Brest – Mulhouse (Division 1, finale, match 3)

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Les Albatros reviennent à une manche 

Bien que l’issue de la finale de Division soit déjà connue (montée de Mulhouse en Ligue Magnus), il reste un titre à décrocher. Les Scorpions ont bien avancé leurs pions en empochant sur le même score (4-1) les deux premières rencontres disputées dans une patinoire l’Illberg archi-bondée. Ce soir à Brest, comme trop souvent cette saison, ce n’est pas le même engouement avec encore une affluence trop clairsemée (652 spectateurs) pour une finale. Les fidèles des fidèles sont là, y compris pour Mulhouse qui peut compter sur la présence de la « Sexion cochons » des Ultras. La pudeur nous empêche de retranscrire ici la teneur du propos inscrit sur la banderole déployée en début de match par ces derniers.

N’ayant pas le droit à l’erreur, Brest gère parfaitement le début de rencontre. Faisant preuve d’opportunisme les Albatros prennent rapidement le large. Sur une mise en jeu gagnée en zone offensive tout d’abord qui permet à Doyle de lancer vers Blazek. Le gardien tchèque laisse un rebond fatal récupéré et exploité par Erwan Pain posté en embuscade dans l’enclave (1-0 à 3’27’’). Un peu plus tard, Alan Dana (très porté sur l’offensive ce soir), déborde la défensive adverse sur l’aile droite et ajuste un centre repris de volée par l’international belge Kolodziejczyk (2-0 à 7’57’’).

Et Mulhouse ? Et bien les Scorpions sont néanmoins présents et ils donnent du travail à Guillaume Duquenne, titularisé ce soir. Cependant ils ne font pas preuve d’opportunisme contrairement aux Bretons. Un déboulé de Nikkilä conclu d’un bon tir leur donne une petite bouffée d’air (2-1 à 13’55’’). Peine perdue puisque sous la pression du premier bloc emmené par Ben Power, la défensive alsacienne cède. Jessyko Bernard contourne de près Blazek (3-1 à 16’36’’).

Une entame idéale pour les locaux qui doivent rester vigilants car la défense est sollicitée. Mais celle de Mulhouse l’est également et a souffert. En fin de période, le géant Suzzarini est pris pour une charge contre la bande (19’45’’). C’est donc en supériorité que Brest démarre le tiers médian. Une situation qui confirme l’insolente réussite locale puisque le jeu de puissance peinait vraiment à s’installer mais le seul tir adressé sur Blazek est le bon. Un lancer frappé de Gyesbregh dévié par Pain qui fait mouche (4-1 à 21’27’’).

Nullement démobilisés, les Alsaciens poussent toujours et c’est même le poteau qui sauve Duquenne sur un tir de Charles Wells (22’). Brest fait le dos rond tout en changeant son approche dans le jeu. La recherche de la contre-attaque mortelle est flagrante tout en laissant venir l’adversaire à lui. Cela est proche de payer par Alan Dana qui perd son duel (25’). Finalement c’est un exploit personnel de Benjamin Lagarde, d’une combativité exemplaire, qui porte l’estocade peu après la mi-match à 5-1 (31’). L’avance est tenue jusqu’à la sirène malgré un nouveau poteau pour Mulhouse, de Suzzarini cette fois (31’).

La suite est essentiellement de la gestion de score et d’effectif. Mickaël Muller remplace au dernier tiers un Jiri Blazek qui sera passé à côté de son match. Le principal désavantage de Brest dans cette série est la justesse de son effectif non pas en qualité mais en quantité. Forcé de tourner à cinq en défense, Sylvain Codère fait le choix de n’utiliser que trois blocs offensifs tandis que Mulhouse s’appuie sur quatre blocs complets. Le dernier bloc local a néanmoins du temps de jeu afin de faire souffler les organismes dans l’optique de la rencontre du lendemain qui se profile.

Pour la forme, les Scorpions inscrivent un second but sur un tir malicieux de Bryan Ten Braak. L’ancien Corsaires de Nantes tente un tir de derrière la cage qui glisse entre Duquenne et son poteau (55’13’’). Le seul évènement marquant d’un tiers temps joué à l’économie.

Sursis donc pour Brest qui s’offre le droit de disputer une rencontre supplémentaire pour tenter d’égaliser dans la série. Il faudra fournir le même effort et espérer que la réussite reste de leur côté.

Brest – Mulhous 5-2 (3-1, 2-0, 0-1)
Mardi 28 mars 2017 à 20h00 au Rïnkla Stadium. 652 spectateurs.
Arbitrage de Nicolas Cregut assisté de Vincent Villard et Guillaume Barthe.
Pénalités : Brest 6′ (0′, 2′, 4′), Mulhouse 4′ (2′, 2′, 0′).
Tirs : Brest 38 (17, 14, 7), Mulhouse 45 (14, 13, 18)

Évolution du score :
1-0 à 03’27″ : Erwan Pain assisté de Doyle
2-0 à 07’57″ : Kolodziejczyk assisté de Dana
2-1 à 13’55″ : Nikkilä assisté de Seda et Gewiese
3-1 à 16’36″ : Bernard assisté de Power et Lagarde  
4-1 à 21’27″ : Pain assisté de Gyesbreghs et Kolodziejczyk (sup. num.)
5-1 à 31’00″ : Lagarde assisté de Gyesbreghs et Bernard
5-2 à 55’13″ : Ten Braak assisté de Lindgren et Borysenko (sup. num.)

Brest

Attaquants :
Benjamin Lagarde – Benjamin Power – Jessyko Bernard
Jonathan Avenel (C) – Graham Avenel – Karel Richter (puis Bastien Lardière à partir de 41’)
Bryan Kolodziejczyk – Erwan Pain (A) – Jakub Schwarz
Thibaut Chatellard – Alex Dulude – Jérémy Cormier (ligne utilisée à partir de 45’)
 
Défenseurs :
Aurélien Gréverend (A) – Alan Dana
Gaëtan Cannizzo – Vadim Gyesbreghs
Charlie Doyle

Gardien :
Guillaume Duquenne

Remplaçant : Sébastien Dubé-Rochon (G). Absent : Aleksi Laine.

Mulhouse

Attaquants :
Jeremy Ares – Roope Nikkilä – Anton Östman
Rolands Vigners – Arturs Sevcenko – Charles Wells
Bryan Ten Braak – Milan Jurik (A) – Magnus Lindgren
Adrien Gleveau – Kenny Martin – Tarik Chipaux

Défenseurs :
Petr Gewiese – Michal Seda
Hugues Cruchandeau (C) – Maxime Suzzarini
Ruslan Borysenko (A) – Michal Petira

Gardien :
Jiri Blazek puis Mickaël Muller à 40’

Remplaçants : Maxime Lutz, Michael Marchand.

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