On avait annoncé une équipe en plein naufrage la semaine dernière, et New York a acté ce constat sans détour. Après une saison 2024-25 où les Rangers avaient sombré au point de manquer les séries malgré un effectif perçu comme compétitif (une chute spectaculaire après un Presidents’ Trophy remporté la saison précédente), le club est de nouveau à la dérive en ce début d’exercice 2025-26.
Chris Drury a envoyé un message clair : c’est un retool assumé qui est engagé, plutôt qu’une reconstruction complète. L’objectif est de rééquilibrer l’effectif autour de joueurs clés et de prospects, tout en ouvrant la porte à des départs de poids. Dans ce cadre, Artemi Panarin ne sera pas prolongé et est présenté comme une pièce qui pourrait être déplacée d’ici la date limite du 6 mars, dans l’espoir d’obtenir des retours intéressants en retour.
Ce changement de cap n’est pas un simple ajustement : il arrive alors que les Rangers flanchent dans la conférence Est et que leur production offensive comme défensive souffre, même après les départs de cadres comme Chris Kreider ou Jacob Trouba la saison dernière.
Les équipes en forme
Carolina Hurricanes
La période a été marquée par une démonstration impossible à ignorer. Le 9-1 infligé à Florida le 17 janvier a servi de point de bascule, dans un match totalement à sens unique où Carolina a pris l’avantage très tôt. Derrière, les Hurricanes ont confirmé avec deux succès plus fermés mais tout aussi révélateurs contre New Jersey (4-1) puis à Buffalo (2-1). Même quand le jeu se referme, Carolina reste structurée, patiente, et rarement mise en danger. Sur la séquence, c’est une équipe qui impose son rythme plus qu’elle ne le subit.
Edmonton Oilers
La semaine d’Edmonton est limpide sur le plan comptable et très parlante dans le contenu. Les Oilers s’imposent 6-0 à Vancouver le 18 janvier, avant d’enchaîner avec un 5-0 contre St. Louis le 19. Deux jeux blancs consécutifs qui traduisent une belle maîtrise collective. L’attaque fait toujours la différence, mais ’e sont surtout la discipline défensive et la gestion des avances qui ressortent sur cette période.
Anaheim Ducks
Anaheim a pris des points dans tous les scénarios possibles. Victoire aux tirs au but contre les Kings le 17 janvier, succès en prolongation face aux mêmes Kings le lendemain, puis victoire 5-3 contre les Rangers le 20 janvier. La période se conclut par un nouveau succès arraché face à Colorado aux tirs au but le 22. Les Ducks ne dominent pas toujours le jeu, mais restent accrochés jusqu’au bout et savent profiter des moments clés quand le match bascule.
Les équipes en difficulté
Florida Panthers
La période a été brutale pour Florida. Le 9-1 encaissé à Carolina le 17 janvier a laissé des traces, tant sur le plan du jeu que de la confiance. La victoire suivante à Washington (5-2) a brièvement redonné de l’air, mais elle n’a pas suffi à masquer les difficultés persistantes. La défaite 4-1 à San José le 20 janvier a remis en lumière une équipe encore trop irrégulière, capable d’un sursaut ponctuel mais rarement en mesure d’enchaîner.
Washington Capitals
Washington a souvent subi face aux équipes capables d’imposer un rythme élevé. Battus par la jeunesse de San Jose, puis dominés par Florida et les incontournables cette saison Colorado, les Capitals ont montré leurs limites. La victoire arrachée à Vancouver hier soir permet de limiter la casse au classement, mais l’impression générale reste celle d’un groupe qui peine à contrôler le tempo.
Calgary Flames
Calgary n’a pas sombré, mais n’a jamais vraiment réussi à forcer le destin sur la période. Deux défaites serrées contre les Islanders et les Devils, suivies d’un revers plus net à Pittsburgh (4-1 le 22 janvier), résument une semaine sans point d’ancrage clair. Les matchs restent souvent accrochés, mais les Flames manquent de constance pour inverser une dynamique ou verrouiller les moments clés.
Blessures, mouvements et dossiers chauds
Vegas muscle sa défense avec Rasmus Andersson
Vegas a réalisé l’un des mouvements les plus lourds de la période en obtenant Rasmus Andersson en provenance de Calgary. En retour, les Flames récupèrent Zach Whitecloud, un choix de premier tour 2027 (protégé top 10), un choix conditionnel de deuxième tour ainsi que les droits d’un espoir. Un échange significatif, qui confirme que les Golden Knights restent dans une logique d’optimisation immédiate malgré une saison parfois irrégulière.
Andersson arrive pour stabiliser une défense très sollicitée, dans un contexte où Vegas cherche à mieux contrôler les séquences longues et les fins de match. Côté Calgary, ce départ s’inscrit dans une saison compliquée, où les Flames peinent à transformer leur potentiel collectif en résultats constants.
San José ajoute de l’impact avec Kiefer Sherwood
San José a également bougé en allant chercher Kiefer Sherwood. L’attaquant apporte un profil clair : intensité, présence physique et production complémentaire. Avant son échange, Sherwood faisait partie des joueurs les plus efficaces de Vancouver cette saison, notamment à cinq contre cinq.
Pour les Sharks, l’objectif est évident : ajouter du poids dans les duels et une capacité à faire mal sur les lignes secondaires, dans une équipe encore irrégulière mais qui refuse de décrocher complètement du wagon des séries.
Buffalo sécurise Josh Doan
Buffalo a frappé fort sur le long terme en prolongeant Josh Doan pour sept saisons. Une décision cohérente avec la trajectoire prise par l’organisation : stabiliser son noyau plutôt que multiplier les ajustements à court terme. Doan s’est imposé comme un élément fiable, capable d’apporter à la fois du volume de jeu et une production régulière.
Blessures et retours notables
Plusieurs équipes doivent encore composer avec des absences importantes.
À St. Louis, Robert Thomas est indisponible pour au moins deux semaines, un coup dur pour une équipe déjà en difficulté offensivement. À New Jersey, Luke Hughes reste éloigné de la glace après une luxation de l’épaule, une absence qui pèsera pour cette fin de saison.
En Floride, le retour de Matthew Tkachuk a été scruté de près. Après une longue convalescence, son intégration progressive vise surtout à redonner de la consistance à une équipe encore trop irrégulière sur la période.
Enfin, du côté d’Edmonton, l’absence temporaire de Leon Draisaitl pour raisons familiales est à surveiller. Même courte, elle intervient à un moment où les Oilers semblaient retrouver un meilleur équilibre collectif.








































