Lors du premier match, les Berlinois ont su imposer de la vitesse et exploiter les occasions avec une efficacité foudroyante. Pourtant Mannheim, à domicile, était au contact en faisant jeu égal. Mais la concrétisation des actions n’a pas été au rendez-vous. C’est donc dans la capitale que les aigles vont tenter de faire leur retard.
L’entraîneur Serge Aubin explique : « Nous sommes ravis de rejouer devant nos supporters. L’ambiance sera assurément électrique. Nous devons être prêts dès le coup d’envoi et livrer notre meilleure performance pendant toute la rencontre. Nous voulons jouer notre hockey. »
Le show est impressionnant avant la partie avec l’hymne des Eisbären qui est chanté par tout le public. C’est la vainqueur du concours TV The Voice Deutschland qui entonne a cappella l’hymne national.
Le match démarre avec un bon départ des Mannheimer sur un contre de Kris Bennett qui conclut par un tir (1’13). Mais la fête berlinoise commence avec une contre-attaque. Manuel Wiederer, serré de près, dépasse le repli défensif et lance directement (1-0).
La vitesse berlinoise est en marche et il faut attendre le tir de Marc Michaelis pour voir une occasion de Mannheim. Jonas Stettmer fait l’arrêt en deux temps (4’30). La technique et la vitesse sont favorables aux locaux qui prennent le dessus. Il faut une faute de Zach Solow pour stopper l’hémorragie. On est subjugué par la vitesse du jeu de puissance des Eisbären. Par contre, Mannheim tient le choc et reste au contact. C’est Leon Gawanke qui fait la passe laser depuis sa zone défensive à Plachta. Celui-ci transmet à Michaelis qui rate sa reprise dans le slot (12’13).
C’est le moment fort des Adler avec O’Donnell qui transmet à Kälble dont le missile percute le plastron de Jonas Stettmer. Le gardien se jette au sol mais éprouve les pires difficultés pour capter la rondelle. La défense dégage en catastrophe (15’15). Encore une fois, les joueurs de Dallas Eakins n’ont pu concrétiser leur moment fort et c’est Berlin qui remet la pression. Cela se conclut par une pénalité de O’Donnell dont la crosse reste accrochée dans la visière de Ty Ronning. La pression implose avec une prise de catch entre Bennett et Ronning qui vont tous deux en prison. Fin du premier acte.
En deuxième période, Berlin applique un jeu très agressif ; la chevauchée de Liam Kirk prend de vitesse toute la défense, il repique devant le gardien et place le palet entre les jambes de Franzreb. Le palet a été, à l’origine, gagné par un poke-check défensif d’Andreas Eder pour alimenter le Britannique (2-0).
Mannheim remet une pièce dans la machine avec des tirs que Stettmer parvient à dévier. Sa défense évacue le danger, tout en facilité. Le gardien fait même l’arrêt à bout portant sur Anthony Greco (24’45). Franzreb est lui aussi mis à contribution, lors d’un oubli défensif sur Leo Pföderl, au second poteau (25’46). Berlin termine ce tiers-temps sur un temps fort. Dallas Eakins a du travail pour trouver une ouverture, tant on sent que les joueurs de la capitale sont bien en place.
Le troisième tiers débute et la domination continue avec une vitesse dans les courses au palet remportée par les locaux. Et cette pression créée une erreur que Kai Wissmann exploite et relance à l’offensive ; Yannick Veilleux fait la passe en pleine chute et Pföderl reprend en pleine course avec Worge Kreü qui le serre de près. Le but est hallucinant de vitesse et de jeu avec le palet (3-0).
Les charges se multiplient. Wiederer part en prison mais Plachta aussi pour plongeon. Wissmann est également pénalisé. Ce jeu intensif bloque toute velléité de Mannheim. Berlin est rapide et gagne les duels. Mannheim ne peut installer aucun jeu de puissance. Au retour à cinq, Kris Reichel se crée une grosse occasion et le portier berlinois se jette casque en avant sur son tir (52’50). Une « embrouille » entre Mattinen et Müller ne change pas la physionomie. La vitesse est supérieure pour les ours blancs. Berlin domine totalement et Pföderl marque son 50e but en play-offs sur un one-timer (4-0).
Pas le temps de respirer, Eric Hördler s’avance et tire en pleine course (5-0). La défense est dépassée et l’attaque bute sur un Stettmer solide. Une nouvelle fois, Dallas Eakins doit sortir son gardien. Jonas Müller envoie sa crosse au visage et met fin aux espoirs de blanchissage de son gardien ; Zach Solow remet un rebond dans les filets, suite au méga-tir de John Gilmour (5-1).
Berlin a été impressionnant et nous ressert la même prestation que lors de la finale de l’année dernière avec beaucoup de vitesse et d’intensité. Le gardien est également d’une rare efficacité. Mannheim a beaucoup de travail en perspective pour trouver la faille et gagner des détails qui feront la différence.
Réactions d’après match :

Marc Michaelis (capitaine de Mannheim) : « C’est évidemment frustrant de constater que nous manquons actuellement d’efficacité, celle qui nous a caractérisés tout au long de la saison. Berlin n’était pas forcément plus solide défensivement ; nombre de nos buts encaissés provenaient de contre-attaques rapides. C’est précisément ce qui a fait la différence aujourd’hui. Il est temps maintenant de se ressaisir, d’analyser les matchs et d’aborder le troisième match avec un esprit clair. »
Dallas Eakins (entraîneur-chef de Mannheim) : « Au final, c’est simple : il faut gagner les duels pour la rondelle et concrétiser ses occasions. C’est précisément ce qui nous a fait défaut aujourd’hui, et c’est pourquoi nous avons encaissé plusieurs buts. Le gardien adverse a été solide, mais nous devons encore trouver des solutions pour mieux exploiter nos opportunités. Berlin n’a pas besoin de beaucoup d’occasions pour gagner. »
Serge Aubin (entraîneur-chef de Berlin) : « Ce fut un match intense et disputé entre deux équipes solides. Le but marqué rapidement nous a donné l’avantage. Cependant, nous avons aussi commis quelques petites erreurs en première période, ce qui a offert des occasions à Mannheim. Nous avons corrigé le tir aux deuxième et troisième tiers. Bravo à mes joueurs. Ils se battent avec une énergie incroyable et exécutent les actions au bon moment. Je suis ravi de cette victoire. Mais nous sommes déjà concentrés sur le troisième match. »
Leo Pföderl (attaquant de Berlin) : « Nous avons su concrétiser nos occasions aujourd’hui. Nous sommes désormais en bonne position. Mais nous savons que nous affrontons un adversaire redoutable. La série est loin d’être terminée. Il faut absolument continuer sur cette lancée. Je suis content d’avoir marqué mon 50e but en play-offs de la DEL, mais je me concentre sur les prochains matchs. »
Berlin – Mannheim 5-1 (1-0, 1-0, 3-1)
Dimanche 26 avril 2026 à 19h30 à Uber Arena – 14 200 spectateurs
Arbitres : Sean MacFarlane (USA) et Marian Rohatsch assistés de Kai Jürgens et Jan Philipp Priebsch
Pénalités : Berlin 20’ (2’+10’, 2’, 6‘) ; Mannheim 18’ (6’, 10’, 2’)
Tirs : Berlin 26 (9, 9, 8) ; Mannheim 19 (8, 4, 7)
Évolution du score
1-0 à 02’25” : Wiederer assisté de Tiffels et Müller
2-0 à 22’33” : Kirk assisté de Eder et Müller
3-0 à 46’19” : Pföderl assisté de Veilleux et Wissmann
4-0 à 53’25” : Pföderl assisté de Ronning et Wissmann
5-0 à 53’35” : Hördler assisté de Wiederer
5-1 à 57’39” : Solow assisté de Gilmour et Greco (sup. num.)
Eisbären Berlin
Attaquants :
Frederik Tiffels (+3) – Jean Sébastien Déa – Ty Ronning (2’, +1)
Marcel Noebels (+1) – Andreas Eder r+1) – Liam Kirk (+1)
Yannick Veilleux (2’, +1) – Markus Vikingstad (+1) – Leo Pföderl (+2)
Erik Hördler (+2) – Manuel Wiederer (2’, +2) – Lennard Nieleck (10’)
Défenseurs :
Jonas Müller (2’, +3) – Kai Wissmann (2’, +3)
Adam Smith – Mitch Reinke
Erik Mik (+2) – Les Lancaster (+2)
Moritz Kretzschmar
Gardien :
Jonas Stettmer
Remplaçant : Lennart Neisse (G). Absents : Jake Hildebrand (G, jambe), Korbinian Geibel (opéré de l’épaule), Blaine Byron (jambe), Patrick Khodorenko (genou), Lean Bergmann (genou), Markus Niemeläinen.
Adler Mannheim
Attaquants :
Brendan O’Donnell (2’, -2) – Marc Michaelis (-1) – Kristian Reichel (-1)
Kris Bennett (2’, -2) – Zach Solow (2’ -3) – Anthony Greco
Matthias Plachta (2’) – Luke Esposito (-1) – Alexander Ehl (-3)
Maximilian Heim – Tom Kühnhackl (-2) – Yannick Proske
Défenseurs :
Dan Renouf (-2) – Nicolas Mattinen (10’, -2)
Lukas Kälble (-1) – Leon Gawanke (-3)
William Worge Kreü (-2) – John Gilmour
Gardien :
Maximilian Franzreb
Remplaçant : Kimi Saffran (G). Absents : Justin Schütz et Kevin Bicker (blessés à la jambe), Hayden Shaw, Tobias Fohrler, Alexander Ruuttu et Samuel Soramies (surnuméraires).











































