C’est le choc au sommet du week-end. Victorieux en première journée, France et Pologne ont un œil sur la promotion en élite mondiale. Le vainqueur du soir aura fait un grand pas vers cet objectif.
Les Bleus se sont fait peur contre le Japon, renversant le score grâce à deux buts tardifs, après avoir bombardé le gardien adverse. La Pologne a tout autant souffert pour se défaire de l’Ukraine et compte quelques heures de repos en moins (match à 19h30, contre 12h30 pour les Bleus). Cette saison, la Pologne a battu les Tricolores deux fois : en décembre, et mercredi dernier en préparation, les deux fois en fusillade. La patinoire affiche complet, sans surprise.
Privée d’Hugo Gallet, et avec Quentin Papillon dans les cages, la France se lance à la bataille. Kamil Wałęga entame fort lui aussi : une lourde charge contre la bande sur Enzo Cantagallo, coude en avant. Les officiels appellent une pénalité, et même une révision vidéo. C’est finalement une pénalité de cinq minutes et une méconduite pour charge à la tête contre Wałęga.
La France s’installe face à un bloc bien regroupé. Les lignes de tirs sont difficiles à trouver, malgré les efforts de Simonsen. Le deuxième groupe ne fait pas beaucoup mieux : une possession stérile, des essais de renversements devant le but sans réussite. Une volée de Simonsen, puis deux minutes brouillonnes des Bleus : pas de but, une chance en or de gaspillée.
À 5 contre 5, une déviation de Perret donne une meilleure occasion. Le capitaine est ensuite la cible des officiels pour une mise en échec appuyée. Là encore, la révision vidéo est appelée : seulement deux minutes. La Pologne s’installe dans un climat tendu. Pociecha allume de la bleue, Papillon ne lâche pas de rebond et les défenseurs viennent le protéger.
Une mauvaise passe en retrait de Schmitt profite ensuite à Kiełbicki, qui se heurte à l’épaule de Papillon. Frayeur chez les Bleus… Après quelques minutes un peu chaudes dans le camp bleu, la France desserre l’étau au fil des minutes et prend le contrôle du palet. C’est encore beaucoup trop de temps dans les bandes et pas vraiment de danger, mais cela casse la dynamique polonaise. Jules Boscq se fend même d’un démarrage de son camp à travers la défense adverse pour un tir excentré bien capté par le gardien.
Chaque palet est âprement disputé et, sur une lutte derrière la cage, Boudon retombe mal. Il semble en douleur sur le banc, touché à l’épaule. Le reste du tiers se passe principalement dans le camp polonais, mais sans grande occasion. 0-0 à l’issue de vingt minutes animées et très physiques… La France a su contrôler le palet à la bleue offensive la plupart du temps, et gêner la relance polonaise : reste à en faire quelque chose de plus efficace, même si le 10-4 favorable en tirs est encourageant.

La France entame en possession, avec le travail de Perret en attaque. Mais sur une longue relance, Leclerc a un pas d’avance – ou son prédécesseur un de retard. Surnombre et la Pologne obtient un avantage numérique. Il reste 24 secondes lorsque Krężołek feinte Cantagallo et attaque la cage, battant Papillon dans le slot (0-1).
Patryk Krezolek works his magic again! Powerplay goal, and Poland is on the board first.
1-0 🇵🇱 | Men's D1A vs. 🇫🇷 pic.twitter.com/YMxO1NuhJ8
— Polish Puck (@PolandHockey) May 3, 2026
Le but rassure les joueurs de Pekka Tirkkonen, qui verrouillent la neutre. La France peine à franchir le rideau, ses longues passes n’aboutissant que rarement. Il faut attendre huit minutes pour une occasion franche, d’un tir de Bruche en hauteur capté du gant par Fučík.
Finalement, la France trouve la faille. À la faveur d’une mise au jeu offensive, Boudon récupère sur le côté et envoie une passe à travers l’enclave. Perret, oublié au marquage, ne rate pas l’occasion (1-1).
France ties 1-1. Exactly what can't happen for Poland. 4 guys down low, all watching, and a player all alone in front. Have to be more active and less passive in the defensive zone.
1-1 | Men's D1A vs. 🇫🇷 pic.twitter.com/YZRmpe0EdR
— Polish Puck (@PolandHockey) May 3, 2026
Les Bleus enchaînent avec un bon shift, suite au travail de Perret et Simonsen dans les bandes. Grossetête se signale d’un tir croisé capté du gant par le gardien. Perret, intenable, assène une superbe mise en échec sur Ciura, qui fait voler le casque du défenseur. Mais le capitaine rentre péniblement au banc, où il reçoit des soins de la part du staff, poche de glace sur la nuque.
Peu après, la France concède un deuxième surnombre… et un deuxième but. Pociecha, servi à la bleue, feinte une passe qui fait mordre Bozon, puis, libre, allume à travers le trafic (1-2). Le vétéran de 34 ans n’avait plus participé aux Mondiaux depuis 2018 !
WELCOME BACK POCIECHA! Poland takes back the lead on the power play thanks to a rocket from the blueline.
2-1 🇵🇱 | Men's D1A vs. 🇫🇷 pic.twitter.com/4TBfaMH3zg
— Polish Puck (@PolandHockey) May 3, 2026
Sur l’engagement, nouvelle action polonaise, et Papillon est puni d’une pénalité rare : « jet d’équipement », pour avoir lancé sa crosse pour contrer un tir. La France ne concède aucune occasion, mais, au retour au complet, Bougro relance dans l’axe, ce qui offre une grosse chance à la Pologne. Łyszczarczyk sert Krężołek à bout portant, Papillon se déplace vite et sauve le coup de la botte !
Malgré une bonne séquence au fond, la France ne revient pas : 2-1 à la pause, dans un tiers dominé par la Pologne 14 tirs à 4.

La France repart dans le bon sens. Elle prend le contrôle du palet, s’installe et tourne en zone offensive. Après 2’35, Simonsen déniche Perret dans le slot, qui efface son défenseur et trompe le gardien du revers (2-2).
Can't leave a guy alone in front, France ties it.
2-2 | Men's D1A vs. 🇫🇷 pic.twitter.com/VzJZ03JH1g
— Polish Puck (@PolandHockey) May 3, 2026
Les Bleus sont dans leur match et continuent à confisquer le disque. À force de tourner en zone offensive, ils provoquent une faute : Górny accroche Bruche, deux minutes appelées. Bruche entre les cercles, Simonsen à gauche et Ritz à droite, la Pologne survit et se dégage. Pas de but et, pire, Douay est puni pour un contact avec le gardien en cherchant une passe tour de cage de Boscq…
La défense bleue, très haute, gêne la relance et consomme une bonne partie du temps. Puis, Zygmunt est puni pour obstruction, lançant un quatre-contre-quatre pour 38 secondes, puis un bref avantage que la France n’exploite toujours pas, Guebey lançant hors cadre.
Les Bleus sont toujours en zone offensive et ne concèdent aucune occasion. Mieux, ils décrochent un nouveau power-play sur un faire trébucher de Wanacki.
La France s’installe et décale Simonsen à la volée, avec Bruche au rebond. Fučík se jette sur le palet, puis sauve un tir d’Aurélien Dair sur l’engagement. Encore une fois, l’équipe spéciale reste muette. Les joueurs de Yorick Treille continuent de camper dans la zone adverse, entre deux arrêts de jeu de ce match haché par les coups de sifflet.
Il reste 5’55 et Nicolas Ritz est sanctionné pour une mise en échec jugée approximative. La Pologne, globalement stérile dans ce tiers, reçoit une chance en or. Elle s’installe et sert Łyszczarczyk au cercle droit : Papillon a suivi. Le reste est bien défendu et Ritz revient juste à temps pour voir Aurélien Dair sanctionné à son tour dans un duel.
Papillon se montre solide sur un numéro de Dominik Pas, puis sur une volée de Chmielewski. La France résiste et revient au complet. Les deux équipes ne lâchent rien sur les derniers instants. 2-2, place à la prolongation.

Ce n’est pas vraiment une surprise. Les deux équipes s’étaient départagées en fusillade à deux reprises cette saison. Les Bleus conservent le palet une bonne partie du temps, avec quelques chances de Boudon et Bougro. Mais un revirement permet à Chmielewski de partir sur le côté, au duel avec Boudon. Dans la confusion des duels, il obtient une grosse chance bloquée par Papillon. Le gardien sort un nouvel arrêt de justesse sur un tir dans l’axe.
Puis, Boudon sonne la charge : il gagne une mise au jeu en puissance et démarre avec Leclerc en deux contre un. Le tir est manqué, mais Leclerc gagne son duel le long de la bande et attaque la cage, deux joueurs sur le dos. Le palet revient sur Guebey, cage béante : il n’a pas de mal à marquer ! Les Bleus exultent, mais Tirkkonen douche leur enthousiasme en demandant une révision vidéo. Le but est refusé, contact de Leclerc sur le gardien dans la zone bleue…
Mais il y a bien eu faute sur l’action, c’est donc un quatre contre trois tricolore qui s’annonce pour les 1’16 restantes. La France campe dans la zone et cherche soit le tir de Simonsen, soit une déviation de Perret dans le slot. Sans réussite, et, comme lors des deux matchs amicaux, la séance de tirs au but va départager les deux équipes.
Ce n’est pas une bonne nouvelle pour la France, battue deux fois par la Pologne en fusillade cette saison.
Bruche s’avance lentement et trompe Fučík mi-hauteur (1-0).
Papillon sort la mitaine devant Syty.
Boudon tente un revers, sans succès.
Papillon bloque Krężołek d’un grand écart.
Perret lance, et le palet est dévié du gant.
Papillon sauve ensuite en fermant les jambières devant Zygmunt.
Pas plus de réussite sur Bougro, arrêté.
Łyszczarczyk libère le public d’un revers en hauteur (1-1).
Simonsen échoue à son tour ras glace.
Papillon, encore, sort un grand écart devant Pas.
Cinq tirs chacun : la séance continue !
Łyszczarczyk remporte son duel entre les jambes et fait exploser le public (2-1).
Bruche s’avance, et remet exactement le même but et la France survit (2-2).
Łyszczarczyk est encore envoyé mais rate le cadre.
Bruche s’y colle encore, mais sa feinte ne suffit pas.
Cette fois, c’est Syty et il échoue sur Papillon.
Boudon n’a pas plus de réussite, c’est arrêté.
Łyszczarczyk est renvoyé une quatrième fois, et rate le cadre.
Réponse avec Bruche, qui fixe bien le gardien mais la botte est levée et sauve la Pologne.
Krężołek, 10e tireur, ne surprend pas Papillon.
Tomas Simonsen trouve un espace entre les jambes et offre la victoire à la France !
Les Bleus ont eu le mérite de ne rien lâcher. Sans doute meilleurs à cinq-contre-cinq, avec plus de possession, ils ont eu du mal à trouver des décalages et des solutions offensives. Le jeu de puissance, surtout, les a trahis, et leur propre penalty kill a flanché deux fois, suite à des surnombres. Beaucoup de pénalités évitables, mais du caractère pour s’accrocher, limiter les chances de la Pologne et trouver un chemin. Les Bleus comptent cinq points, un de moins que la Pologne. Plus que trois matchs pour accrocher la montée.
Désignés joueurs du match : Dominik Pas (Pologne) et Jordann Perret (France).

France – Pologne 2-2 (0-0, 1-2, 1-0, 0-0) / 3-2 aux tirs au but
Dimanche 3 mai 2026 à 19h30 au Stadion Zimowy de Sosnowiec (Pologne). 2194 spectateurs.
Arbitres : Logan Gruhl (USA) et Niclas Lundsgaard (DAN) assistés de Eric Cattaneo (SUI) et Markus Merk (ALL).
Pénalités : France 14’ (2’, 6’, 6’, 0’) ; Pologne 33’ (25’, 0’, 6’, 2’).
Tirs : France 35 (10, 4, 12, 8, 1) ; Pologne 28 (4, 14, 7, 3, 0).
Récapitulatif du score :
0-1 à 23’22” : Krężołek assisté de Naróg et Chmielewski (sup. num.)
1-1 à 30’51” : Perret assisté de Boudon
1-2 à 34’40” : Pociecha assisté de Wronka et Łyszczarczyk (sup. num.)
2-2 à 42’35” : Perret assisté de Simonsen et Boudon
Tir au but décisif : Simonsen
France
Attaquants :
Jordann Perret (+2) – Louis Boudon (A, 2′, +2) – Tomas Simonsen (1′, +2)
Guillaume Leclerc – Jordann Bougro – Baptiste Bruche
Floran Douay (2′) – Nicolas Ritz (2′) – Kevin Bozon
Flavian Dair – Valentin Grossetete – Aurélien Dair (2′)
Fabien Colotti
Défenseurs :
Enzo Cantagallo (+1) – Jules Boscq (+1)
Enzo Guebey (+1) – Thomas Thiry (A, +1)
Kevin Dusseau – Charles Schmitt
Gardien :
Quentin Papillon (2′)
Remplaçant : Martin Neckar (G). Réserviste : Antoine Keller (G).
Pologne
Attaquants :
Paweł Zygmunt (2′) – Kamil Wałęga (25′) – Patryk Krężołek
Alan Łyszczarczyk – Dominik Pas – Patryk Wronka
Aron Chmielewski (2′, -2) – Filip Komorski (-1) – Szymon Kiełbicki (-2)
Jakub Ślusarczyk – Mikołaj Syty (-1) – Krzysztof Macias
Défenseurs :
Bartosz Ciura (A) – Bartłomiej Pociecha (A, -1)
Kamil Górny (C, 2′) – Michał Naróg (-1)
Jakub Wanacki (2′, -1) – Mateusz Bryk (-1)
Karol Biłas
Gardien :
Tomas Fučík
Remplaçant : Michał Kieler (G). Réserviste : Maciej Miarka (G).



































