Après le suspense irrespirable des matchs 3 et 4 gagnés aux tirs au but, les Brûleurs de Loups se retrouvent en position de force pour gagner la coupe Magnus puisqu’ils mènent 3-1 dans la série et qu’ils reçoivent dans leur antre de Pôle Sud pour ce match 5. Tous les voyants sont donc au vert pour le leader de la saison régulière même s’il serait présomptueux de crier victoire trop tôt face à des Ducs extrêmement solides et compétitifs lors de cette finale.
Battus à deux reprises sans avoir vraiment perdu dans le jeu, les Ducs ont toutes les armes nécessaires pour gagner à Pôle Sud comme lors du match 2 et repartir à l’IceParc pour un match 6. C’est un combat acharné qui est attendu entre une équipe grenobloise qui veut aller chercher le titre dès ce soir et des Angevins qui ne veulent pas mourir et feront tout pour prolonger leur saison le plus longtemps possible. Damien Fleury, suspendu lors du match 4, est de retour dans l’alignement grenoblois. Lucien Onno et Flavian Dair sont les joueurs surnuméraires ce soir.
Début de match très prudent des deux équipes : vu l’enjeu, le mot d’ordre est sans doute de rester discipliné et de ne pas laisser d’opportunité à l’adversaire. Les deux blocs sont bien en place mais Sacha Treille arrive le premier à fausser compagnie à la défense angevine. Il se présente face à Cowley qui réalise un gros arrêt. Puis c’est au tour de Valier de prendre un lancer lointain au milieu du trafic, Koudri est tout près de dévier au fond mais Cowley finit par geler la rondelle. Les meilleures opportunités sont grenobloises en ce début de match.
Angers réagit avec un petit tir du revers de Nicolas Ritz suite à un engagement mais Stepanek ferme bien son angle. Encore une fois, Sacha Treille parvient à s’extirper de la défense angevine et prend un tir mais Cowley détourne encore. Puis c’est au tour de Fleury de se démarquer pour passer à Poukkula qui se heurte à son tour à Cowley. Les Brûleurs de Loups poussent en ce début de rencontre. Fleury se démène en zone offensive pour trouver une position pour marquer. Smith prend un lancer de la ligne bleue, bien bloqué par Stepanek. Mais après un turnover en zone neutre, Halley lance Giroux en zone offensive, ce dernier fixe Lamarche et Hardy pour servir Bouvet, complètement démarqué, qui parvient à ajuster Stepanek d’un lancer entre les jambes (0-1, 10’34).

Une faute de Hardowa sur Hardy offre une belle opportunité pour Grenoble de prendre les devants avant la fin de la première période. Le jeu de puissance est bien installé avec Hardy à la manœuvre, Champagne reprend un palet en bonne position mais Cowley fait l’arrêt. Tuppurainen trouve Fleury démarqué devant le slot, ce dernier est gêné par Manning qui est envoyé à son tour en prison. À 5 contre 3 pendant 53 secondes, les Grenoblois poussent pour faire la différence mais le boxplay angevin est parfaitement organisé et les espaces ne sont pas si nombreux. Fleury puis Hardy tentent leur chance mais Cowley multiplie les arrêts. Angers revient à quatre puis à cinq et sort de cette passe difficile sans dommage grâce à une belle prestation de Cowley. À 5 contre 5, Koudri, bien placé dans le slot, a de nouveau une occasion de pousser le palet au fond mais les deux équipes rentrent au vestiaire sur un score de parité malgré une grosse domination grenobloise.

À cinq contre cinq, des lancers lointains de Crinon puis Bisaillon sont repoussés par Cowley. Les Ducs tentent de retrouver la zone offensive avec un bon décalage de Bouvet pour Halley qui se retrouve en excellente position mais sa reprise est repoussée par Stepanek. Les Brûleurs de Loups continuent de pousser avec Poukkula qui prend un lancer, Cowley repousse mais le palet revient sur Rouhiainen qui tente du revers, une nouvelle fois contré par Cowley. Poukkula tout en puissance parvient à prendre un lancer malgré Manning.

Grenoble n’y arrive pas en power-play mais à cinq contre la différence est faite par Valier qui récupère un palet laissé en zone neutre par Dusseau. En deux contre un, il déséquilibre Llorca pour servir sur un plateau Adel Koudri qui ne se prive pas de pousser le palet au fond (2-1, 37’38). Grenoble prend enfin les devants au tableau d’affichage. Dans la foulée, Fleury place une petite accélération, dribble Cowley mais son tir en angle fermé n’est pas cadré. Un cinglage est appelé contre Maurin Bouvet sur l’action et les Brûleurs de Loups terminent le tiers en supériorité numérique, protégeant ainsi leur avantage au score.

Hardy est sanctionné à son tour et Angers se retrouve en double supériorité numérique pour 54 secondes. Sur un lancer de Bouchard, Stepanek repousse avant de s’opposer à Halley sur le rebond. Cette fois, c’est le boxplay grenoblois qui résiste héroïquement. Jusqu’au bout de la supériorité numérique, les Ducs poussent pour marquer mais Grenoble parvient finalement à tuer les deux pénalités. À 5 contre 5, Cowley sort une belle mitaine sur un lancer de Poukkula. Angers essaie de continuer à mettre la pression, Manavian prend un lancer puissant qui vient heurter l’extérieur du poteau. Mais sur une magnifique accélération en zone offensive, Aurélien Dair se heurte à Cowley mais récupère le palet pour centrer en retrait vers Deschamps dont la reprise imparable crucifie le gardien canado-américain (4-1, 48’49).

Dans les cinq dernières minutes, les pénalités s’enchaînent contre Grenoble. Bisaillon est sanctionné pour avoir retenu Sarliève. Mais les Ducs n’y croient plus vraiment sur la supériorité numérique. Une nouvelle pénalité est sifflée contre Champagne, les Ducs évoluent tout de même à six contre trois ! Mais Stepanek continue de fermer la porte avec un gros arrêt face à Bouchard. Les esprits s’échauffent avec une bagarre qui éclate entre Bouchard et Rouhainien. Stepanek est même expulsé pour avoir chargé Halley. Beaucoup de pénalités pas forcément nécessaires alors que le sort du match est désormais connu. Garnier vient terminer les trois dernières minutes en parvenant à réaliser à froid quelques arrêts de classe pour éviter qu’Angers ne marque un deuxième but jusqu’au coup de sifflet final. Les Brûleurs de Loups remportent la série en cinq matchs et, par là même, leur huitième coupe Magnus !
Grenoble met un terme au suspense dans cette série avec une victoire à domicile lors du match 5. Les Brûleurs de Loups n’ont pas tremblé et évitent de retourner à Angers pour un match 6 périlleux. Pourtant le scenario du match a encore été compliqué malgré un score final plutôt flatteur. En concédant l’ouverture du score, les Grenoblois se sont mis dans une situation difficile. Mais l’égalisation heureuse de Deschamps leur a permis de ne pas courir trop longtemps après le score. L’inefficacité en supériorité numérique alors qu’Angers accumulait les pénalités aurait pu se payer comme lors du match 2. Mais cette fois les Grenoblois ont réussi à changer le scenario en marquant juste avant la fin du deuxième tiers et au tout début du troisième. Deux moments-clés qui leur ont permis de passer définitivement devant. La discipline affichée lors des deux premiers tiers a également permis à Grenoble de ne pas trop s’exposer. Les pénalités sont finalement arrivées au troisième tiers alors que le score avait déjà basculé. Mais Stepanek a fait la différence, bien aidé par une défense irréprochable en infériorité numérique.
Avec un doublé, Deschamps est le grand bonhomme de ce match 5. Tout comme Sacha Treille, dans tous les bons coups ce soir. Mais le but le plus important a sans doute été marqué par Adel Koudri, sur une passe de Peter Valier. La profondeur grenobloise en attaque a encore fait la différence ce soir alors que les Ducs ont cette fois manqué d’efficacité à l’image de Halley et Torquato qui n’ont pas eu leur réussite habituelle. Cowley a tenu pendant près de 40 minutes avant de lâcher prise. Mais on ne peut pas lui en vouloir car il encaisse deux buts « casquettes » ce soir. Deux buts qui pèsent lourd au final. Les Ducs n’ont pas démérité dans cette finale, faisant souvent jeu égal avec les Grenoblois. Il leur a manqué un peu de chance lors des séances des tirs au but pour faire basculer la série de leur côté. Les Brûleurs de Loups terminent pour leur part en apothéose une saison exceptionnelle qui les a vu terminer largement premiers de la saison régulière et ne perdre que deux matchs sur quatorze en play-offs. Un bilan remarquable pour une équipe homogène dans toutes ses lignes, dominante tant offensivement que défensivement. Après deux saisons frustrantes, les Brûleurs de Loups ont réussi leur pari avec un nouvel entraîneur, Jyrki Aho qui est pour beaucoup dans la construction de ce succès : récupérer la coupe Magnus trois ans après le sacre de 2019. C’est un huitième titre pour le hockey grenoblois qui a réalisé une saison exceptionnelle avec en plus le sacre des U20 et des U17.
(Photos de Philippe Crouzet et Emmanuel Giraudeaux)
Commentaires d’après-match :
Jyrki Aho (entraîneur de Grenoble, photo ci-dessus) : « Depuis la première réunion qu’on a eue tous ensemble à mon arrivée, on n’a jamais douté qu’on allait y arriver. C’était notre objectif, on l’a réussi en une saison, c’est merveilleux. D’abord, une chose qui m’attriste : les arbitres ne sont pas au même niveau que le jeu. C’est dommage. Ils devraient être plus humbles, servir les joueurs, l’entraîneur et le jeu. Si à la fin du match il y a de l’énervement, des tensions, c’est à cause d’eux. Mais si on oublie ça, c’est incroyable de voir tous ces garçons sourire et célébrer leur titre, là devant nous ! Je suis tellement fier de l’engagement qu’ils ont mis dans tout ce qu’ils ont fait toute cette saison. Tellement fier aussi de la manière dont on a appris, tous ensemble, durant toute la saison. Pendant plusieurs mois, ils ont tous donné le meilleur d’eux-mêmes pour en arriver là où on est. Évidemment nous avons eu des moments compliqués, mais quand je vois ce qui se passe actuellement, c’est comme si nous n’en avions eu aucun. C’est fantastique. On en a parlé avec les garçons. J’ai probablement coaché plus d’une soixantaine de matchs de play-offs durant ma première expérience à Jyväskylä (2007-2013), puis une vingtaine seulement avant cette saison avec Grenoble. C’est pour ça que j’ai dit aux gars avant de monter sur la glace qu’il fallait profiter de ces moments. on ne sait jamais quand ils arriveront à nouveau. Et donc profiter aussi de tous les trophées, on ne sait jamais non plus quand on en aura un autre. Alors profitons de celui-ci. La Ligue des Champions la saison prochaine, c’est le nouveau défi pour nous. Et un sacré challenge à relever. »
Jean-François Dufour (manager de Grenoble) : « On travaille tellement dur toute l’année. C’est un accomplissement, c’est incroyable. C’était des play-offs avec une pression tellement élevée car tout le monde nous voyait déjà champions. Ce qui est fantastique, c’est surtout le combat qu’on mène tout du long : tout le monde est uni, fait des sacrifices. On a des joueurs en fin de carrière qui partent sur un titre, c’est le top du top pour eux de partir comme ça. »
Jacques Reboh (président de Grenoble) : « Le bonheur est complet : un public de folie, des joueurs, un groupe soudé comme jamais, des émotions… Il n’y a que dans le sport qu’on vit ça et c’est tellement beau, c’est tellement magique, on a tellement souffert pour en arriver là que je peux dire que merci à tous ceux qui travaillent, le staff, la formation avec les U17 et les U20, c’est que du bonheur, une totale réussite, je suis vraiment heureux. C’est un travail de tous les jours, je suis peut-être un des acteurs mais je ne suis pas le seul, il y a toute une équipe, ces gars-là travaillent, ils ne comptent pas leurs heures, c’est beaucoup de cœur, d’émotions, que du bonheur. »
Joël Champagne (capitaine de Grenoble) : « C’est magique, surtout après deux années sans play-offs. Ça fait du bien de revoir la coupe à la maison. C’est une des meilleures équipes avec laquelle j’ai joué, un bon mélange de jeunes, de vieux. On avait tout pour gagner, on a travaillé très fort et on mérite ce titre. C’est dur de comparer mais gagner à la maison c’est quand même quelque chose, devant nos fans, devant la famille, c’est vraiment cool. Le hockey en France se développe très bien. Depuis que je suis arrivé, il y a beaucoup de progression. »
Sacha Treille (attaquant de Grenoble, MVP des play-offs) : « On n’y croit toujours pas, on avait la coupe dans les mains et pourtant on n’y croit pas encore. Mais elle est bien là ! C’est magnifique, c’est pour ça qu’on joue. On est vraiment content, c’était un match avec beaucoup d’émotions et il a tourné du bon côté, donc c’est parfait, on avait à cœur de gagner à la maison. Ils ont une très belle équipe, félicitations à eux, ils nous ont vraiment donné du mal tout au long de cette série, j’aimerais vraiment leur faire un gros big up parce qu’ils ont vraiment été des valeureux adversaires. La fête ne fait que commencer, là on ne rentre pas pendant une semaine ! Je suis vraiment content pour Julien Baylacq et Christophe Tartari, Bis [Bisaillon] aussi mais ces deux-là, ce sont les enfants du pays, ils ont fait toute leur carrière ici, c’est vraiment incroyable pour eux et de finir comme ça avec la coupe, c’est la plus belle sortie qu’un sportif peut rêver, félicitations à eux. »
Damien Fleury (attaquant de Grenoble) : « C’est juste incroyable, c’est une super soirée, en plus ça se termine de la meilleure des façons pour Tartoche, Ju et Bis donc on est super content pour eux et maintenant on va profiter parce que ça a été une saison quand même vraiment éprouvante et on est fier de ce qu’on a fait et maintenant on va profiter. On va faire la fête. N’importe quel titre est spécial, ce sont toujours des moments remplis d’émotion. C’est magique et quand on voit le public, la patinoire était pleine toute l’année. Ce soir c’était juste incroyable, ce sont des bons moments. »
Christophe Tartari (attaquant de Grenoble) : « Je ne réalise pas trop en ce moment, je réalise que j’ai beaucoup de chance de finir comme ça à Grenoble avec tous les amis et je remercie vraiment le club, tous mes coéquipiers, je suis content de vivre ça avec Julie Baylacq et Sébastien Bisaillon qui arrêtent aussi leur carrière. Le titre à la maison, c’est génial, à un moment je vais craquer mais là je vais fêter ça comme il se doit. Je n’ai pas vraiment de mots, je rêvais d’une sortie, c’est celle-là. »
Julien Baylacq (attaquant de Grenoble) : « C’est fantastique, j’ai du mal à faire le tri dans mes mots, dans mes émotions, dans mes pensées. C’est juste magnifique, quoi. Il y a beaucoup de choses qui se sont passées dans ma tête ces derniers jours, ces dernières semaines, ces dernières minutes… Après voilà, je vais profiter avec les copains, et faire le bilan plus tard. Je ne pouvais pas rêver mieux. J’ai joué la moitié de ma vie pour ce club, c’est la fin rêvée. »
Pierre Crinon (défenseur de Grenoble) : « C’était l’objectif quand je suis venu mais on ne sait jamais ce qu’il peut se passer ! On avait l’équipe bâtie pour aller jusqu’au bout, on l’a montré ce soir ! Ce titre, on l’obtient de la bonne manière, devant nos fans en plus, c’est exceptionnel ! L’ambiance était folle, on n’aurait jamais gagné de cette manière sans ce public. »
Aurélien Dair (attaquant de Grenoble) : « Cette équipe, c’est la famille, c’est les frérots, c’est énorme de gagner pour eux. Je ne réalise pas encore. Je ne vais pas trop en parler de comment on fête ça parce que je ne vais pas trop assumer ce que je vais faire. À titre personnel je suis tellement heureux d’avoir eu autant de temps de jeu, d’importance. Maintenant il faut qu’on revienne chaque année, tout le temps tout le temps, toujours la gagner. »
Peter Valier (attaquant de Grenoble) : « On a tellement travaillé : c’est des heures d’entraînement, du stress, énormément de sacrifices… Mais on a confirmé tout ce qu’on savait déjà : c’est qu’on est la meilleure équipe du championnat. Maintenant on va savourer ce titre de champion de France. »
Grenoble – Angers 5-1 (1-1, 1-0, 3-0)
Mercredi 13 avril 2022 à 20h30 à Pôle Sud. 4208 spectateurs.
Arbitrage de Damien Bliek et Pierre Dehaen assistés de Nicolas Constantineau et Clément Goncalves.
Pénalités : Grenoble 40’ (0’, 0’, 10’+5’+25’), Angers 17’ (4’, 6’, 2’+5’)
Tirs : Grenoble 37 (16, 14, 7), Angers 28 (6, 5, 17)
Engagements : Grenoble 35 (11, 12, 12), Angers 33 (8, 12, 13)
Évolution du score :
0-1 à 10’34 : Bouvet assisté de Giroux et Halley
1-1 à 13’47 : Deschamps
2-1 à 37’38 : Koudri assisté de Valier
3-1 à 40’21 : Treille assisté de Tuppurainen et Fleury (sup. num.)
4-1 à 48’49 : Deschamps assisté de A.Dair
5-1 à 55’22 : Champagne assisté de Jalasvaara (inf. num., cage vide)
Grenoble
Attaquants
Markus Poukkula – Nicolas Deschamps – Damien Fleury (A) (2’)
Sacha Treille – Joël Champagne (C) (2’) – Jani Tuppurainen (2’)
Dylan Fabre – Adel Koudri – Peter Valier
Aurélien Dair – Christophe Tartari – Julien Munoz
Julien Baylacq
Défenseurs :
Jere Rouhiainen (5’) – Janne Jalasvaara (A)
Kyle Hardy (2’) – Maxime Lamarche
Pierre Crinon – Sébastien Bisaillon (2’)
Gardien :
Jakub Stepanek (5’+ 20’) puis à 57’33 Raphaël Garnier
Absents : Malo Ville (épaule), Flavian Dair, Lucien Onno (surnuméraires).
Angers
Attaquants :
Tommy Giroux – Philippe Halley (2’) – Maurin Bouvet (2’)
Robin Gaborit (A) – Nicolas Ritz – Marius Serer
Loic Farnier – Zach Torquato – Riley Guenther
Danick Bouchard (5’) – Teo Sarliève
Défenseurs :
Neil Manning (2’) – Connor Hardowa (2’)
Patrick Coulombe (C) – Jerret Smith (2’)
Kévin Dusseau – Vincent Llorca (A) (2’)
Antonin Manavian
Gardien :
Evan Cowley [sorti de 54’06 à 55’22 et de 56’50 à 57’33]
Remplaçant : Julian Barrier Heyligen (G). Absents : Cédric Di Dio Balsamo (blessé), Axel Tarabusi.















































