L’équipe de France masculine entame son année internationale par le tournoi des 6 nations, à Budapest. Au programme, trois matchs face au Japon et à la Hongrie tout d’abord, avant un troisième match de classement.
Trois matchs en trois jours, un rythme intense qui va concerner un effectif sérieusement rajeuni. C’est désormais la tradition pour Philippe Bozon de n’emmener en novembre que quelques vétérans de Magnus pour l’encadrement. L’occasion de voir comment se comportent ces joueurs hors du cadre du championnat, d’apprendre à les connaître en coulisses et d’établir les bases de l’exigence d’un Championnat du monde élite. Pour l’assister, le sélectionneur compte sur Laurent Meunier, ancien capitaine des Bleus, pour ce tournoi.
Quatre joueurs font leurs grands débuts en bleu : le défenseur mulhousien Ivan Esipov, le défenseur offensif naturalisé Kevin Spinozzi, le grand espoir offensif Tomas Simonsen et l’invité-surprise Théo Gueurif, relancé à Cergy quelques mois après avoir claqué la porte du vestiaire de Rouen.
Quentin Papillon débute, avec en face de lui le seul naturalisé de la formation japonaise, Roman Bengert, né à Tokyo mais qui a surtout joué au Canada et compte une poignée de matchs NCAA avant de rejoindre la Ligue asiatique cette saison.
La France ne profite pas du premier avantage numérique, un accrochage de Teruto Nakajima. Poussifs et manquants d’automatismes, les Bleus concèdent même le premier but, une réalisation de Kotaro Yamada (0-1). Ils résistent à un accrochage de Kévin Spinozzi peu après, tenant le score jusqu’à la pause avec un compteur de tirs équilibré.
Les Bleus attaquent fort la deuxième période. Guillaume Leclerc ne tarde pas à égaliser, après seulement quatorze secondes (1-1). Puis, une longue relance d’Ivan Esipov envoie Baptiste Bruche entre les deux défenseurs. L’attaquant d’Amiens ne rate pas son duel face au gardien avec un revers bien pensé, pour son premier but international en senior (2-1).
Ce genre de tactique manque de peu de payer sur la présence suivante lorsque Spinozzi, de son camp, tente de trouver Cédric Di Dio Balsamo. Cette fois, la combinaison ne passe pas. Cette accélération des Bleus se traduit par un nouveau but lorsque Enzo Guebey, au point d’appui, tire de la bleue et profite d’un écran pour tromper le gardien en hauteur (3-1). Trois buts en trois minutes et le scénario est totalement inversé.
Adel Koudri s’infiltre ensuite, grâce à une bonne passe de Spinozzi, mais échoue du revers. La France s’installe dans le camp japonais. Boscq enchaine de la bleue, pour un nouvel arrêt. Les Bleus patinent fort pour couper les actions japonaises et limiter les chances sur Papillon. Il n’a que des tirs lointains à gérer, sans souci.
La technique des Français est nettement supérieure, à l’image d’un beau geste de Leclerc pour s’ouvrir le chemin du but. Le jeu à la crosse permet par ailleurs de récolter bon nombre de palets en ne laissant aucun espace à l’attaque adverse. Et les occasions continuent de pleuvoir, Koudri trouvant Bourgeois dans l’intervalle, mais le tir est manqué.
À la mi-match, Julian Junca entre en piste à la place de Quentin Papillon.
Un palet perdu dans la neutre profite à Loïc Farnier, qui cherche à partir en échappée. Il est accroché par Shogo Nakajima et obtient un tir de pénalité. Farnier fixe le gardien, mais celui-ci étire la jambière. L’échec-avant tricolore cause beaucoup de problèmes à la relance japonaise. Bruche, très en vue, harcèle la défense et obtient une nouvelle chance.
Junca doit se signaler face à un bon mouvement Nakajima-Furuhashi, et le portier français se déplace bien. À la dernière minute, Sato bénéficie d’un contre favorable ; accroché sur l’échappée, il reçoit un tir de pénalité à 39 secondes de la sirène, mais il perd le contrôle du disque avant de pouvoir tirer. Le score est de 3-1 dans un deuxième tiers copieusement dominé par les jeunes joueurs de Philippe Bozon.
Dès la reprise, un accrochage de Osawa Yuto offre une chance aux Bleus de creuser l’écart. Ils n’en profitent pas, et cèdent même un avantage numérique dans la foulée sur un retard de jeu de Rudy Matima.
Pas de dommage et les Tricolores contrôlent les minutes suivantes. Ils cherchent à exploiter leur vitesse avec de longues passes dans la neutre. Farnier se retrouve en bonne position en deux contre un mais son tir ne fait pas mouche, et Tomas Simonsen ne parvient pas à exploiter le rebond. Les interceptions sont aussi une arme. Fabien Bourgeois récupère dans la neutre, s’avance et trouve la mitaine du gardien. Le harcèlement en fond de zone paie encore, avec un faire trébucher de Osawa Yuto.
Le palet ne circule pas assez vite et de manière trop périphérique pour perturber la défense. On cherche trop la passe parfaite, et finalement ce sont les arrières qui tentent leur chance. Bourgeois, puis, sur la deuxième équipe, Spinozzi, échouent sur le gardien. L’avantage ne donne finalement rien. De retour au complet, les Japonais se créent une situation dangereuse dans l’enclave. Junca sauve en deux temps et sa défense dégage.
Pas de quoi traumatiser la France, qui parachève son succès avec un quatrième but, signé Jules Boscq, servi en retrait par Théo Gueurif. La longue présence des Tricolores et leur jeu derrière la cage a donc fini par payer (4-1). Les joueurs de Philippe Bozon se contentent de gérer les dernières minutes en laissant le palet aux Japonais, quitte à chercher une contre-attaque.
Après un premier tiers poussif, les joueurs de Philippe Bozon ont accéléré en début de deuxième tiers, avec trois buts en trois minutes qui leur ont donné le contrôle de la rencontre. Une victoire finalement solide dans cette entrée en matière et ce baptême international de plusieurs jeunes pousses. Il faudra confirmer contre des oppositions plus relevées ces prochains jours.
Désignés joueurs du match : Jules Boscq pour la France et Kotaro Yamada pour le Japon.
France – Japon 4-1 (0-1, 3-0, 1-0)
Vendredi 11 novembre, 15h, au Tüskecsarnok de Budapest. 107 spectateurs.
Arbitres : Vladimir Babic et Daniel Rencz (HON) assistés de Norbert Balla et Norbert Muzsik Ferenc (HON).
Pénalités : France 6′ (2′, 2′, 2′) ; Japon 8′ (2′, 2′, 4′)
Tirs : France 36 (11, 13, 12) ; Japon 38 (12, 12, 14)
Récapitulatif du score :
0-1 à 11’00 : Yamada
1-1 à 20’14 : Leclerc assisté de Maia
2-1 à 22’24 : Bruche assisté d’Esipov
3-1 à 23’15 : Guebey assisté de G. Ville et Simonsen
4-1 à 55’08 : Boscq assisté de Gueurif et A. Dair
France
Attaquants
Bastien Maia (+1) – Fabien Colotti (-1) – Guillaume Leclerc (A)
Cédric Di Dio Balsamo (C, +1) – Adel Koudri – Aurélien Dair (+1)
Gabin Ville (+1) – Loïc Farnier (+1) – Tomas Simonsen (+1)
Théo Gueurif (+1) – Baptiste Bruche – Rudy Matima (+1, 2′)
Défenseurs :
Kévin Spinozzi (+1, 2′) – Fabien Bourgeois (A, +1)
Enzo Guebey (+1) – Jules Boscq (+1)
Ivan Esipov (+1) – Enzo Cantagallo (+1)
Lucien Onno (+1)
Gardien :
Quentin Papillon (18/19) puis à 33’20 Julian Junca (19/19)
En réserve : Thomas Thiry (D), Dylan Fabre, Jordann Bougro, Kévin Bozon (A).
Japon
Attaquants :
Kosuke Otsu (+1) – Yushi Nakayashiki – Yuto Osawa (C, -1)
Makuru Furuhashi (A) – Teruto Nakajima (-1) – Kento Suzuki (+1)
Kohei Sato (-1) – Shogo Nakajima (A, -2) – Kenta Takagi (-3)
Taiga Irikura (-1) – Sota Isogai (-1)
Défenseurs :
Jiei Halliday (-1) – Seiya Hayata (-1)
Ryo Hashimoto – Keigo Minoshima
Kotaro Yamada (-1) – Hiroto Sato (-2)
Yusei Otsu – Shuto Soma (-1)
Gardien :
Roman Bengert
Remplaçant : Yuta Narisawa (G).









































