L’Allemagne a fait le plein de confiance avec ses deux victoires mais l’adversaire norvégien peut poser des problèmes. Deux défaites il est vrai pour les Scandinaves mais seulement sur le score de (1-2) contre le Kazakhstan et la République Tchèque. Leur capitaine Thomas Berg-Paulsen a subi une blessure qui met fin à sa participation au Mondial, mais il a été remplacé par Michael Brandsegg-Nygård, le jeune attaquant de Skellefteå qui a 19 ans a été drafté par les Detroit Red Wings en première ronde à la 15e place.
Les Allemands peuvent compter pour la première fois sur la présence de Tim Stützle, qui a renvoyé Marcel Noebels à la maison. Et c’est le joueur d’Ottawa qui réceptionne la passe/tir de Marc Michaelis. Yasin Ehliz, qui a suivi, marque sur le rebond (0-1). À noter la mauvaise évacuation de la zone d’Eskild Bakke Olsen à l’origine du but.
Alors que les Allemands sont en infériorité, le duo Ehliz-Michaelis s’enfuit et place un contre rapide. Marc Michaelis dévie le palet en pleine course juste devant le portier (0-2). Le match est interrompu sur l’action suivante parce que la glace est endommagée à un endroit près de la balustrade.
Les trois dernières minutes de la période sont donc jouées après la pause, le temps de rétablir les conditions de jeu. Kahun se procure une occasion après une bonne combinaison de passes avec Justin Schütz, mais bute sur Arntzen. Peu après, Moritz Seider est pénalité pour retenir. Cette fois, Andreas Martinsen ne loupe pas l’occasion avec une reprise en face des cages et loge le palet sous la barre (1-2).
Le deuxième tiers-temps officiel débute. c’est le puissant Wojciech Stachowiak qui trouve la solution. Alors qu’il est accroché dans la bande par Stian Solberg, il se libère et joue à deux avec Dominik Kahun qui lui remet le palet. Juste à côté des cages, Stachowiak place le palet en force dans un trou de souris (1-3). L’intensité et la folie du jeu allemand continue avec un revirement en zone neutre qui part à 100 à l’heure. Le jeu de passe est rapide et magnifique conclu par un one-timer, genou sur la glace, du jeune Josh Samanski (1-4).
Passeur sur ce quatrième but, Lukas Reichel quitte ses coéquipiers peu après, touché à l’épaule après un duel dans la bande. Les Norvégiens réagissent mais le puissant tir de Johannes Johannesen est capté d’une mitaine ravageuse par Philipp Grubauer (31’42).
Troisième période, la partie reprend avec de la vitesse et Jacob Berglund déborde côté gauche, traverse le slot et envoie le palet qui percute l’épaule de Grubauer (42’00). La Norvège s’applique à récupérer les pucks de sa zone défensive et relancer vers l’avant pour sécuriser sa zone. Tim Stützle, avec sa vitesse et son placement, parvient à être seul dans le slot et shooter (45’04). Suite à une mise au jeu en zone défensive, les Allemands remontent le palet. Tiffels s’échappe mais Jonas Arntzen bloque son puissant tir sans rebond (45’32).
Les Norvégiens parviennent à multiplier les situations de danger. Michael Brandsegg-Nygård est devant le gardien et le reçoit la passe-tir d’Andreas Martinsen. La reprise est déviée par le corps de Grubauer. Mais à force de pousser, cela concrétise avec Berglund qui s’infiltre dans le slot, lors d’un power-play (2-4).
Le forechecking rouge pèse et gène considérablement les Allemands. Clairement, les blancs ne parviennent plus à passer la ligne rouge. Il faut un moment pour que les Germaniques trouvent les ressources et parviennent à traverser le rideau défensif. C’est une nouvelle fois Stützle qui de sa vitesse traverse le slot et renvoie, du revers, le palet dans la lucarne opposée. Mais au dernier moment, Thomas Olsen dégage le palet avec le gant (50’35).
En supériorité numérique à quatre minutes de la fin, les Allemands subissent même le contre de Patrick Rørbu Elvsveen, qui est gêné par Jonas Müller. Un cinglage de Patrick Elvsveen l’envoie en prison avant que Martinsen en sorte. La Norvège reste en infériorité mais sort son gardien pour équilibrer le jeu à cinq contre cinq, cage vide. Tiffels conclut la marque après une pression autour de la cage norvégienne. Kahun est derrière et remet la rondelle devant reprise par Tiffels (2-5).
La Norvège a bien résisté et démontré des qualités mais cela n’a pas suffi face à une Allemagne solide et intense, qui est première de son groupe. Le premier très gros test l’opposera jeudi à la Suisse.
Désignés joueurs du match : Martin Rønnild pour la Norvège et Yasin Ehliz pour l’Allemagne.
Réactions d’après match :
Harold Kreis (entraîneur de l’Allemagne) : « C’était un dur combat. Les Norvégiens sont exigeants dans chaque duel. Ils ont aussi toujours mis la pression sur notre powerplay, nous avons eu du mal avec ça. Les gars sont restés dedans, ils se sont adaptés et ils méritent de sortir à 5-2. J’ai trouvé que la charge contre Lukas [Reichel] était correcte – une des rares dans ce cas ! Nous avons dû adapter les lignes et faire jouer Eric Mik à l’offensive. Cela a bien fonctionné et l’équipe a très bien relevé le défi. J’espère que ce n’est pas trop grave pour Lukas. »
Marc Michaelis (attaquant de l’Allemagne) : « Certaines mises en échec étaient très en retard. Pour moi, c’était physiquement le match international le plus intense que j’ai vécu jusqu’ici. Je suis cependant assez satisfait qu’on ait tenu. Le powerplay était vraisemblablement notre zone d’ombre aujourd’hui. »
Philipp Grubauer (gardien de l’Allemagne) : « Je dois faire attention à ce que je dis, pour ne pas prendre une réprimande de l’IIHF. À mon avis, c’est dangereux pour les joueurs quand on voit que la glace est si molle. On ne peut presque plus faire une passe, c’est comme un étang gelé qui fond. Comme gardien, on s’enfonce et on ne peut plus glisser. C’est comme courir dans un bac à sable avec des poids. »
Norvège – Allemagne 2-5 (1-2, 0-2, 1-1)
Mardi 13 mai 2025 à 16h20 à la Jyske Bank Boxen de Herning. 3622 spectateurs.
Arbitres : Andris Ansons (LET) et Riku Brander (FIN) assistés de Danny Beresford (GBR) et Nick Briganti (USA).
Pénalités : Norvège 12′ (2′, 4′, 6′) ; Allemagne 8′ (6′, 0′, 2′).
Tirs : Norvège 31 (9, 9, 13) ; Allemagne 30 (10, 14, 6).
Évolution du score :
0-1 à 04’51” : Ehliz assisté de Stützle et Michaelis
0-2 à 16’10” : Michaelis assisté d’Ehliz et Wagner (inf. num.)
1-2 à 19’50” : Martinsen assisté de Brandsegg-Nygård et Johannesen (sup. num.)
1-3 à 24’56” : Stachowiak assisté de Kahun
1-4 à 26’46” : Samanski assisté de Reichel et Kälble
2-4 à 47’07” : Berglund assisté de H. Salsten et Bakke Olsen (sup. num.)
2-5 à 59’43” : Tiffels assisté de Kahun et Stützle (sup. num., cage vide)
Norvège
Attaquants :
Jacob Berglund (-2) – Eirik Salsten (-2) – Eskild Bakke Olsen (-1)
Michael Brandsegg-Nygård (-2) – Markus Vikingstad – Andreas Martinsen (A, -2, 2’)
Noah Steen (A) – Petter Vesterheim – Thomas Olsen (-1)
Patrick Elvsveen (2’) – Håvard Østrem Salsten – Martin Rønnild
Simen Andre Edvardsen (-1)
Défenseurs :
Emil Lilleberg (C, -1) – Sander Vold Engebråten
Johannes Johannesen (-2) – Stian Solberg (2’)
Isak Hansen (-1) – Max Krogdahl (-1, 6’)
Adrian Saxrud-Danielsen
Gardien :
Jonas Arntzen [sorti de 58’25” à 59’43”]
Remplaçant : Tobias Normann (G). En réserve : Jonas Myhre (D), Martin Johnsen (A)
Allemagne
Attaquants :
Dominik Kahun – Wojciech Stachowiak – Justin Schütz
Yasin Ehliz (+2) – Tim Stützle (+1) – Marc Michaelis (A, +2)
Lukas Reichel (+1) [blessé à 30’] – Joshua Samanski (+1, 2’) – Frederik Tiffels (+1)
Maximilian Kastner (2’) – Patrick Hager (2’) – Alexender Ehl
Défenseurs :
Jonas Müller (A, +1) – Moritz Seider (C, +2, 2’)
Korbinian Geibel (+1) – Fabio Wagner (+1)
Lukas Kälble – Maksymilian Szuber
Eric Mik (+1) – Leon Hüttl
Gardien :
Philipp Grubauer
Remplaçant : Mathias Niederberger (G). En réserve : Arno Tiefensee (G), Leonhard Pföderl, Manuel Wiederer (A).