
Cela fait des années que le TPS court après son passé. Après l’échec du retour de Jortikka, le destin du club avait été confié depuis l’an dernier à Hannu Virta, un des quatre joueurs du club à avoir eu son numéro retiré avec Timo Nummelin, Juhani Wahlsten et Saku Koivu. L’ancien défenseur vient maintenant de marquer l’histoire du club d’une autre manière : Virta est le premier entraîneur à s’y être fait virer en cours de saison !
Pour en arriver là, faut-il que le TPS soit en mauvaise posture. C’est le cas puisqu’il est… dernier. L’attaque est inoffensive (1,7 buts par match) et Aki-Petteri Berg n’est plus le leader des lignes arrières qu’il était encore l’an passé. Les vieilles gloires du club semblent plus un poids qu’autre chose : Marko Kiprusoff, qui a connu les grandes années, effectue désormais des prestations désastreuses à 36 ans.
Le « sauveur » n’est donc pas un grand ancien : Kai Suikkanen a terminé sa carrière au TPS en 1991, mais elle s’est déroulée essentiellement au Kärpät (le nouveau synonyme de « victoire » en finnois dans les dictionnaires du XXIe siècle). Il arrive du Hokki Kajaani, un club dont il a démissionné deux jours avant de s’engager à Turku. Petit budget, le Hokki a été champion puis finaliste en Mestis. Ce n’est pas la première fois que le TPS cherche son salut à Kajaani : l’attaquant maigrelet Antti Erkinjuntti avait été recruté là-bas il y a un an, et après s’être développé physiquement, il est devenu une des pièces maîtresses du club.
Mais toute la Finlande souhaite du courage à Suikkanen. Personne ne parle encore de relégation même si les barrages sont réinstaurés cette année. Par contre, éviter une première élimination des play-offs depuis 1988 (ils se jouaient à 4 équipes, aujourd’hui à 10…) s’annonce très difficile même si ça reste l’objectif officiel. La moyenne de spectateurs est déjà inférieure de 1000 unités à celle inscrite dans le budget prévisionnel, et le TPS ne semble pas près de sortir de la crise…




































