La concurrence est rude en équipe de Finlande pour faire les championnats du monde car la liste des titulaires sûrs dont la venue est programmée la semaine prochaine en Suède est longue : le gardien Justus Annunen, les défenseurs Mikko Lehtonen, Olli Määttä, Nikolas Matinpalo et Urho Vaakanainen, les attaquants Aleksander Barkov, Anton Lundell, Lenni Hämeenaho, Jesse Puljujärvi et Teuvo Teräväinen (dernier annoncé hier).
Mais l’élimination se fait pour l’instant par la case infirmerie. Le staff finlandais vient de révéler que deux joueurs présents aux Mondiaux l’an passé ne pourront pas y retourner parce qu’ils se sont blessés dans les deux dernières rencontres, Rasmus Rissanen face au Danemark et Juho Lammikko contre les Tchèques.
Dans le camp suisse, pas de blessé… et pourtant le moral est plombé. Les deux sélectionneurs suisses restés le plus longtemps en poste dans l’histoire en sont la cause. L’un, Ralph Krueger a révélé publiquement aujourd’hui qu’il souffrait de la maladie de Parkinson, tout en précisant que cela ne l’avait pas empêché de prendre des places pour voir la Nati. L’autre, Patrick Fischer, a été éjecté de la sélection pour avoir utilisé un faux certificats de vaccination aux JO de Pékin.
Son successeur Jan Cadieux est donc pris dans une tourmente médiatique et sportive. Le problème le plus soudain et inattendu concerne les gardiens. Leonardo Genoni avait encore excellé aux Jeux olympiques il y a trois mois, mais à 38 ans chaque match suscite des commentaires de déclin, et il s’est fait sortir jeudi avec sept buts encaissés dans le terrible 1-8 contre la Suède. Forcément, cela relance le gardien d’avenir Stéphane Charlin, qui peut prouver qu’on a eu tort de ne pas le prendre au moins comme numéro 3 aux JO.

Toute la Suisse se doit de réagir, et elle le fait au début, surtout pendant son premier avantage numérique où le gardien Emil Larmi est très sollicité mais repousse les tentatives de Thürkauf et Kukan. Au contraire, en fin de tiers, Patrik Puistola convertit une passe de derrière la cage de Mäenalanen. Et 48 secondes plus tard, Charlin perd de vue le palet sur le but d’Aku Räty.
Deux buts en quatre tirs, ce n’est pas brillant. Charlin espère redresser la barre en deuxième période mais son bilan sera identique. Valtteri Ojantakanen prend le palet à Romain Loeffel derrière le but et passe à Sami Päivärinta qui crucifie le gardien. Celui-ci ne peut pas rattraper les erreurs de ses collègues et un palet non sorti de l’enclave par Gregory Hofmann est exploité par le pur buteur Ojantakanen, celui qu’il ne faut pas laisser avec la rondelle dans ce coin-là (37 buts cette saison). Charlin est alors sorti par Jan Cadieux, qui était assistant-coach à ses débuts en senior à Genève. Le pauvre pourrait encore finir numéro 4 après l’arrivée des finalistes de championnat Berra et Aeschlimann…
Comme jeudi, Kevin Pasche entre en cours de jeu, et comme jeudi, il prend un but dans les six minutes qui suivent. Fabian Heldner ne l’aide pas en prenant deux minutes de pénalité pour accrochage. L’infériorité numérique tombe mal et Janne Kuokkanen inscrit le 0-5 d’un tir du poignet précis.
La Nati va-t-elle vivre une seconde déroute à deux jours d’intervalle ? Enfin, elle réagit avec un but de Ken Jäger. La remontée se poursuit en deuxième période avec un but de renard de Tyler Moy (en frappant fort dans le dos de Larmi depuis l’arrière de la ligne de fond) puis avec une déviation gagnante de Heldner sur un tir de Malgin. 3-5, cela rend le résultat beaucoup plus acceptable.
Joueurs du match : Denis Malgin pour la Suisse et Sami Päivärinta pour la Finlande.

Suisse – Finlande 3-5 (0-2, 1-3, 2-0)
Samedi 2 mai 2026 à 12h00 à la Budvar Arena de České Budějovice. 3995 spectateurs.
Arbitres : Robin Šír et Tomáš Mejzlík assistés de Vít Lederer et Michal Axman (TCH).
Pénalités : Suisse 6’ (0’, 4’, 2’) ; Finlande 10’ (2’, 6’, 2’).
Tirs : Suisse 28 (9, 8, 11) ; Finlande 15 (4, 7, 4).
Évolution du score :
0-1 à 17’11” : Puistola assisté de Aatu Räty et Mäenalanen
0-2 à 17’59” : Aku Räty assisté de Manninen et Riikola
0-3 à 23’20” : Päiväranta assisté d’Ojantakanen
0-4 à 26’53” : Ojantakanen assisté de Päkkilä et Päiväranta
0-5 à 32’47” : Kuokkanen assisté de Heinola (sup. num.)
1-5 à 38’16” : Jäger assisté de Riat et Thürkauf (sup. num.)
2-5 à 40’49” : Moy assisté de Rohrbach et Egli
3-5 à 41’57” : Heldner assisté de Malgin et Riat
Suisse
Attaquants :
Dario Rohrbach – Denis Malgin (-1) – Pius Suter (-2, 2’)
Théo Rochette – Calvin Thürkauf (C) – Damien Riat (A, +1)
Gregory Hofmann (-1) – Ken Jäger – Tyler Moy (+1)
Dario Meyer (-1) – Sven Senteler – Nicolas Baechler (-2)
Gaëtan Haas (-1)
Défenseurs :
Christian Marti (A, -1, 2’) – Dean Kukan (-1)
Tim Berni (+1) – Dominik Egli (+1)
Tobias Geisser (-2) – Romain Loeffel (-2)
Giancarlo Chanton – Fabian Heldner (2’)
Gardien :
Stéphane Charlin (4/8) puis à 26’53” Kevin Pasche (6/7)
En réserve : Leonardo Genoni (G), David Aebischer, Simon Le Coultre (D), Tristan Scherwey, Fabrice Herzog, Sven Andrighetto (A).
Finlande
Attaquants :
Janne Kuokkanen – Sakari Manninen (A) – Aku Räty
Saku Mäenalanen – Aatu Räty (+1) – Patrik Puistola
Petteri Puhakka (2’) – Hannes Björninen (C, -1) – Waltteri Merelä (A, 2’)
Eetu Päkkilä (+2, 2’) – Sami Päivärinta (+2) – Valtteri Ojantakanen (+2)
Défenseurs :
Ville Heinola (-1, 2’) – Topias Vilén (+1, 2’)
Juuso Riikola – Vili Saarijärvi (-1)
Mikael Seppälä (+1) – Miska Kukkonen (+1)
Santeri Hatakka (+1) – Mikko Kokkonen (+2)
Gardien :
Emil Larmi
Remplaçants : Waltteri Ignatjew (G), Roni Hirvonen (A). En réserve : Harri Säteri (G), Anttoni Honka (D), Eemil Erholtz (A).

































