Bouchard d’assaut

Amiens tente donc de sortir de la crise, et, pour tenter de faire bouger les choses tout en renforçant l’effectif, a fait signé l’ancien Rouennais Ilpo Salmivirta, qui n’est toutefois pas qualifié pour ce match. Son absence s’ajoute aux deux blessures de Martin Gascon, qui va devoir se faire opérer pour ne revenir que le 6 décembre, et d’Aziz Baazzi.
Du côté alsacien, le sourire est là, en occupant une place de milieu de tableau conforme aux ambitions, ajoutée à une qualification pour les quarts de finale de la coupe de la Ligue, où, malgré une défaite de deux buts à domicile, ils gardent toutes leurs chances pour rejoindre le dernier carré. Pour ce duel, les hommes de Bourdages sont également privés de deux éléments, et pas des moindre, puisque Jan Cibula et Julien Correia sont absents.

Le match ne s’emballe pas pour autant, et le jeu reste très fermé. Le premier but vient sur une situation assez insolite, puisque les Strasbourgeois, installés en zone offensive, pensent obtenir une pénalité lorsque M.Bergamelli lève le bras, mais les Amiénois récupèrent et l’arbitre ne siffle toujours pas, et la pénalité différée est bien en faveur des Gothiques qui sortent donc Ramon Sopko pour obtenir un joueur de plus. Danick Bouchard perce alors la défense côté gauche, met en retrait pour Johan Ohlsson à la bleue, qui décale François Ouimet à droite, le canadien trouvant le fond des filets de Vladimir Hiadlovsky (1-0, 14’19), Jan Pardavy explique alors sa façon de penser à l’officiel du soir, et écope d’une pénalité.

Le show Bouchard
Le jeu est un peu plus rapide dans le deuxième tiers, et il ne faut attendre qu’une minute pour voir une première occassion, François Ouimet transmettant le palet derrière lui à Bouchard qui prend un tir rapide qui finit au-dessus de la cage de Hiadlovsky. Les Gothiques commencent à se faire plus pressants, et ils obtiennent une supériorité numérique lorsque Julien Beaumlin tarde à monter sur la glace. Strasbourg est alors sanctionné d’un retard de jeu. David Bastien remporte le faceoff, le palet arrive sur Ohlsson, qui transmet à Santala, le Finlandais donne le palet rapidement à Bouchard qui perce le portier strasbourgeois après seulement 7 secondes de supériorité (24’28).

La pénalité amiénoise n’est toujours pas finie, et il reste un peu de temps pour marquer en jeu de puissance pour Strasbourg, mais Marcos rate une cage vide.
La pénalité d’Ohlsson à peine tuée que le capitaine Vincent Bachet est envoyé au cachot, mais les tentatives de Suchanek et de Carlson ne trouvent toujours pas le fond des filets. Quasiment deux minutes après la fin de la pénalité de Bachet, Valentin Claireaux, qui s’arrache pour tenter de récupérer le palet, touche Hiadlovsky qui tombe. L’international français est furieux d’écoper de deux minutes, et le portier slovaque tente d’en rajouter une couche en venant lui hurler dessus, mais un juge de ligne l’empêche de s’approcher plus de Claireaux, qui a gardé son calme. Peter Bourgaut arme un tir puissant à bout portant, que Ramon Sopko sauve de très belle manière, pour la seule occasion dangereuse de ces 2 minutes, bien que Cody Carlson, en toute fin de pénalité, pénètre en zone offensive, feinte son vis-à-vis pour tenter un tir qui ne bat pas le cerbère gothique.

Sopko fait le boulot
Ce troisième tiers doit voir une réaction des hommes de Daniel Bourdages, qui ne sont pas distancés. Mais le jeu est loin d’être au rendez-vous, et malgré des tirs provenant de Marcos ou Suchanek, Sopko n’est pas réellement mis en difficulté. Il faut attendre près de cinq minutes avant d’avoir une première occasion. Kévin Dusseau passe le palet à Mathias Arnaud qui prend un tir au ras de la glace, mais le gardien alsacien réalise un arrêt de la jambière. Quelques secondes après, Dusseau, encore lui, arme un tir qui ne bat pas Hiadlovsky. Claireaux prend ensuite sa chance, sans succès.
Le jeu se ferme peu à peu, et devient très pauvre en occasions, malgré une pénalité à l’encontre de Michal Cesnek qui écope de 2 minutes pour avoir gardé le palet donc longtemps dans son gant. Les tentatives respectives de Bouchard, Bastien et Ouimet ne permettent pas aux locaux de se mettre définitivement à l’abri. Puis vient une nouvelle chance en supériorité numérique pour Strasbourg, puisque David Bastien est sanctionné pour une crosse haute. Jakub Suchanek tente sa chance, mais Sopko est impérial et réalise un très bel arrêt-mitaine, puis réalise un double arrêt face à Suchanek, encore lui, puis Dufournet.

On entre dans les deux dernières minutes quand l’attaque alsacienne fait trembler le Coliséum. Sébastien Trudeau pénétre en zone offensive, arme un tir du poignet en visant la lucarne opposé, mais il heurte la barre transversale et le palet finit dans le filet de protection. Daniel Bourdages prend alors son temps mort. Édouard Dufournet remporte la mise au jeu, et Vladimir Hiadlovsky déserte sa cage, mais les joueurs de l’Étoile Noire n’arrivent pas à réduire l’écart.
C’est même David Bastien qui enfonce le clou en marquant dans le but vide, après des tentatives manquées de Bouchard et Ouimet, à 13 secondes de la fin. Le dernier engagement du match est pris par Matt Lyall qui met au fond, le palet est récupéré par les Amiénois, et le buzzer retentit. Le match se finit sur deux mauvais gestes, un début de bagarre générale le long de la bande au buzzer, puis un autre début de bagarre entre Hiadlovsky et Arnaud lors de la poignée de mains.
Amiens se rassure donc grâce à cette victoire, mais la dépendance au rendement de sa première ligne s’accroît grandement, même si l’arrivée d’Ilpo Salmivirta devrait changer les choses. La défense a réussi un match plein, entourant bien Sopko qui a réussi un nouveau très bon match au Coliséum, le deuxième consécutif après le blanchissage face à Caen. Les Gothiques remontent au classement avant la trève, avant d’aller à Dijon puis recevoir Grenoble et Neuilly-sur-Marne à la reprise.
Les Strasbourgeois, quant à eux, n’ont pas réussi à enchaîner, et ont vite tenter le jeu de la provocation lorsqu’Amiens a creusé l’écart. Les absences de Cibula et Correia se sont faites ressentir, l’attaque ne réussissant pas à concrétiser les quelques occasions que l’Étoile Noire s’est procurée. Gageons que lorsque les deux piliers de l’attaque alsacienne reviendront au jeu, Strasbourg aura une opportunité de faire quelque chose de bien cette saison. La trève devrait faire du bien à l’effectif de Daniel Bourdages, avant d’attaquer une grosse semaine qui les verra se déplacer 3 fois en 4 matches, le tout en à peine 6 jours.
Élus meilleurs joueurs du match : Jakub Suchanek pour Strasbourg et Danick Bouchard pour Amiens.
Amiens – Strasbourg 4-1 (1-1, 2-0, 1-0)
Samedi 2 novembre 2013 à 20h à la patinoire du Coliséum, 3000 spectateurs.
Arbitrage de Jimmy Bergamelli assisté de Charles-Édouard Salmon et Pierre Dehean
Pénalités : Amiens 8′ (0′, 6′, 2′), Strasbourg 20′ (14′, 2′, 4′)
Tirs cadrés : Amiens 23 (6, 6, 11), Strasbourg 27 (7, 11, 9)
Évolution du score :
1-0 à 14’19 » : Ouimet assisté de Bouchard et Ohlsson (pénalité différée)
1-1 à 15’14 » : Michel assisté de Bourgaut et Marcos
2-1 à 24’28 » : Bouchard assisté de Ohlsson et Santala (sup. num.)
3-1 à 25’46 » : Bouchard (inf. num.)
4-1 à 59’47 » : Bastien assisté de Bouchard et Ouimet (cage vide)
Amiens
Gardien : Ramon Sopko.
Défenseurs : Johan Ohlsson – Jimi Santala ; Nicolas Lecerc – Kevin Dusseau ; Vincent Bachet – Romain Bault ; Fabien Bourgeois.
Attaquants : Danick Bouchard – David Bastien – François Ouimet ; Romain Carpentier – Valentin Claireaux – Mathias Arnaud ; Fabien Kazarine – Marius Serer – Rémi Thomas.
Remplaçants : Léo Bertein (G), Quentin Fauchon. Absents : Martin Gascon (fracture du poignet), Aziz Baazzi (entorse de la cheville), Ilpo Salmivirta (pas qualifié).
Strasbourg
Gardien : Vladimir Hiadlovsky.
Défenseurs : Jakub Suchanek – Daniel Cesnek ; Hughes Cruchandeau – Cody Carlson ; David Striz – Yan Turcotte.
Attaquants : Sébastien Trudeau – Édouard Dufournet – Jan Pardavy ; Valentin Michel – Elie Marcos – Peter Bourgaut ; Julien Beaumlin – Matt Lyall – Julien Burgert.
Remplaçants : Gilles Beck (G), Damien Bourguignon, Yann Pfleiger. Absents : Jan Cibula, Julien Correia.







































