La gloire ternie de Chicago

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Triples champions en 2010, 2013 et 2015, les Blackhawks de Chicago furent longtemps cités en modèle. Mais les accusations d’agression sexuelle commises par un coach vidéo lors du titre 2010 provoquent une énième onde de choc dans le hockey nord-américain. C’est toute une culture toxique qui, depuis deux ans, est mise en cause. La loi du silence n’a plus cours.


Blackhawks ChicagoJuin 2010 : les Hawks renversent Philadelphie et soulèvent la coupe Stanley. Jonathan Toews, Patrick Kane, Duncan Keith et le coach Joel Quenneville en sont les figures les plus marquantes, sur la première marche d’une carrière légendaire. Le manager général Stan Bowman, en poste depuis un an, savoure. Sur la glace, le staff célèbre. Parmi eux, Brad Aldrich, le coach vidéo. Il aura son nom sur la coupe Stanley et sa journée avec le trophée.

Quelques semaines plus tard, il quitte le club, arguant d’une « usure du rythme de la NHL » et trouve un poste dans une équipe de lycée, à Houghton, Michigan, en tant que bénévole dans le staff – une sacrée chute de standing, justifiée par l’usure des voyages. Un an plus tard, il passe à l’université Miami-Ohio, et n’y reste que quelques semaines avant d’être débarqué : chaque personnel de l’université subit en effet une enquête et celle-ci a détecté des conduites inappropriées dans le passé d’Aldrich. Il rentre à Houghton, Michigan.

C’est là qu’un adolescent de 16 ans va porter plainte contre lui pour agression sexuelle en mars 2013. Aldrich sera condamné à 9 mois de prison et 5 ans de probation en février 2014. Mais la victime va porter aussi plainte contre Chicago, accusant l’équipe d’avoir fourni une lettre de recommandation.

Une plainte qui sera suivie par celle d’un ancien joueur de Chicago, qui restera anonyme pendant quelques années sous le pseudonyme de « John Doe ». Une procédure judiciaire est enclenchée, que les Blackhawks vont s’efforcer d’éteindre à grand renfort de recours et de recherche de vice de forme.

Le parcours d’Aldrich se révèle au fil des mois : messages à caractère sexuel envoyé à un employé de la NHL, proximité excessive avec des adolescents lors de son passage à l’université Notre Dame ou au programme midget de Marquette…

Sous la pression médiatique, Chicago commande une enquête indépendante, confiée au cabinet Jenner & Block, sur ordre du propriétaire Rocky Wirtz. Après avoir interviewé des centaines de personnes, la firme vient de dévoiler ses conclusions cette semaine, provoquant un véritable raz-de-marée de révélations choquantes.

chicago sun times uneLes faits

Dans une interview sur TSN, l’anonyme « John Doe » a accepté de témoigner à visage découvert. La victime de cette agression sexuelle par ce coach, c’est Kyle Beach, ancien numéro 11 de la draft 2008. L’année du titre, il est encore un tout jeune espoir sorti des rangs juniors. Après une saison brillante en WHL, il rejoint Chicago pour les playoffs où il figurera parmi les « Black aces », les réservistes. Kyle Beach ne jouera jamais en NHL.

Alors que les Hawks jouent en finale de conférence contre San José, il subit cette agression qui ruinera sa vie et sa carrière.

Cette agression sera rapportée au staff, et c’est là que les choses deviennent terrifiantes : les hauts dirigeants des Blackhawks se réunissent et décident de ne rien faire. Ils viennent d’atteindre, une heure avant, la finale. Les playoffs, cette finale de coupe Stanley à venir, l’alchimie d’équipe vont primer. Tenter de gagner la coupe est plus important qu’une agression sexuelle. Ce sont les mots recueillis par l’enquête.

En cause, pléthore de têtes pensantes respectées et respectables. À cette réunion figuraient :
– John McDonough, président, qui, aussi bien dans l’organigramme que dans les faits, était la « figure » la plus importante, décidant tout,
– Stan Bowman, manager général pendant douze ans et architecte des trois titres,
– Jay Blunk, vice-président exécutif,
– Al MacIsaac, vice-président des opérations hockey,
– Kevin Cheveldayoff, assistant manager général (et aujourd’hui manager général de Winnipeg),
– Joel Quenneville, coach des Hawks de l’époque (et jusqu’à ce jeudi coach en Floride),
– James Gary, préparateur mental.

Tout ce petit monde a sciemment passé la situation sous silence, et laissé Aldrich finir la saison, soulever la coupe, avoir son nom dessus, fêter sa journée avec la coupe, avant de l’inviter à « poursuivre d’autres opportunités ».

« Voir Aldrich sur la glace, j’ai eu l’impression qu’il avait raison et moi tort. Je me sentais malade, comme si rien n’était arrivé, sa vie était la même que la veille. Comme si je n’existais pas, comme si je n’étais pas important », explique Beach dans une interview insoutenable. « Il me menaçait, si je refusais ses avances il s’assurerait que je ne jouerais jamais en NHL. »

L’enquête n’a pas réussi à prouver que Chicago avait émis une lettre de recommandation, ce que la victime du Michigan dénonçait.

Depuis, la majeure partie de ces sept-là ont quitté les Hawks. McDonough a été limogé en 2020, Cheveldayoff et Quenneville ont pris d’autres routes. Blunk a quitté l’équipe cette été, et Gary a pris sa retraite. Les révélations de l’enquête ont poussé le propriétaire Rocky Wirtz à limoger Bowman et MacIsaac cette semaine.

« Je suis convaincu que la beauté de notre sport, c’est l’accent mis sur le succès collectif au lieu des réussites individuelles. Mais cela ne peut se faire aux dépens de la sécurité des joueurs et de leur bien-être. Il est clair qu’en 2010, les dirigeants de l’équipe ont placé la performance d’équipe au dessus de tout le reste. « John Doe » méritait mieux des Blackhawks », justifie Rocky Wirtz.

Pour autant, les procédures de défense judiciaire vont continuer, Chicago tentant de limiter les dégâts. La NHL a déjà sanctionné l’équipe de 2 millions de dollars pour n’avoir pris aucune mesure.

« Cette amende est une réponse directe et nécessaire à l’échec de l’équipe d’avoir répondu de manière appropriée à cet incident en temps et en heure », annonce Gary Bettman par communiqué.

Chacun se renvoie la balle

Désormais, c’est la fuite en avant. Chacun se renvoie la balle. Stan Bowman renvoie tout le blâme sur McDonough : « Il y a onze ans, alors que je vivais ma première saison en tant que manager général, j’ai été averti d’un comportement déplacé de notre coach vidéo de l’époque, impliquant un joueur. J’ai rapidement reporté le problème à notre président, qui s’est engagé à prendre l’affaire en mains. J’ai appris plus tard qu’il s’agissait d’une agression sexuelle, et je me suis reposé sur mon supérieur pour s’en occuper. Avec le recul, sachant qu’il n’a pas pris les mesures nécessaires, je regrette d’avoir pensé qu’il l’avait fait. »

joel quennevilleUne défense bien bancale, qui ne sera pas la seule. Pourtant les preuves sont solides. L’enquête révèle que lorsque Joel Quenneville apprend la nouvelle, il apparait « en colère, et inquiet que cela perturbe l’alchimie d’équipe », selon le témoignage du directeur des ressources humaines. Stan Bowman le confirme, dans son entretien avec le cabinet Jenner & Block, divulgué cette semaine : « Après avoir appris l’incident, Quenneville a secoué la tête et dit qu’il avait été difficile pour l’équipe d’arriver à ce stade et qu’ils ne pouvaient pas s’occuper de cette affaire maintenant. »

L’obsession de victoire de Joel Quenneville, de victoire à n’importe quel prix, revient le hanter onze plus tard. Le début de saison exceptionnel des Panthers de Floride (7 matchs, 7 victoires) pèse évidemment peu dans les débats. Le coach mythique a abandonné un joueur en souffrance pour un titre. Après avoir rencontré Gary Bettman, Quenneville a annoncé sa démission de son poste d’entraineur des Panthers. Alors même que Beach témoignait en direct, Quenneville dirigeait son équipe pour la dernière fois mercredi. Son départ intervient sans doute un jour trop tard. Il s’explique par communiqué – des paroles réduites et bien trop tardives :
« Je tiens à exprimer ma tristesse pour la peine de ce jeune homme, Kyle Beach, de ses souffrances. Mon ancienne équipe, les Chicago Blackhawks, a failli, a manqué à ses devoirs envers lui. Et je prends ma part de responsabilité dans tout cela. Je veux prendre du temps pour comprendre comme tout cela a pu arriver, et du temps pour m’éduquer sur ces questions et m’assurer qu’à l’avenir le hockey soit un endroit sûr pour tout le monde. »

Un départ salué par le syndicat des entraîneurs (NHLCA) par un communiqué :
« Cette décision n’est qu’un premier pas dans un voyage que nous devons tous entreprendre. Kyle a montré un formidable courage en prenant la parole, et nous sommes convaincus que cela mènera aux changements nécessaires. La NHLCA s’engage à soutenir ces efforts et à travailler au plus près de la NHL et de la NHLPA pour s’assurer que tout le monde puisse se sentir respecté et en sécurité. »

La loi du silence

Revenons en 2010. Après cette réunion au sommet, et pendant des semaines, Kyle Beach a donc souffert presque seul – les défenseurs Nick Boynton et Brent Sopel faisant office de rares soutiens, puisqu’ils sont les seuls à avoir reporté l’agression au coach d’habiletés Paul Vincent, qui remontera l’affaire aux dirigeants. Paul Vincent, ancien juriste, réclamera à ses supérieurs de porter l’affaire à la police de Chicago, ce qui lui sera refusé.

Les années suivantes, l’ex-premier choix de draft sera ostracisé, on lui collera l’étiquette de « problèmes de caractère », de « fainéant et de joueur manquant d’engagement ». Beach évolue aujourd’hui en Oberliga (troisième division allemande) à 31 ans. On comprend mieux d’où venaient ses problèmes…

Car Beach dénonce une culture violente au sein même de l’équipe, où les insultes homophobes pleuvent. D’après lui, aucun joueur du vestiaire n’ignorait l’affaire. Ce que confirme son ancien coéquipier parmi les « Black aces », Shawn Lalonde, aujourd’hui en Finlande. Il explique que tous les joueurs étaient probablement au courant, et qu’ils ne savent pas vraiment quoi dire aujourd’hui…

Défenses boiteuses

« Tous les joueurs savaient. Absolument tous », dénonce Beach. Dans cet effectif champion 2010, où l’on trouvait le gardien français Cristobal Huet, les stars de l’équipe ont pris la parole et paraissent sérieusement à côté de la plaque.

Les leaders de l’équipe s’en défendent. Le capitaine Jonathan Toews assure n’avoir appris l’incident que quelques mois plus tard, lors du camp d’entraînement – Aldrich ne faisait alors plus partie du staff. Patrick Kane et Duncan Keith n’évoquent que des « rumeurs » sur les motifs du départ du coach vidéo. Tous, pourtant, saluent le travail de Stan Bowman… à un moment particulièrement inopportun.

« Je ne veux pas m’exonérer de tout en disant que je ne savais pas. Mais la réalité, c’est que je n’ai entendu parler de cela qu’au camp d’entrainement suivant. Cela ne change pas ce qui s’est passé et ne le fait pas disparaitre. Maintenant, quand vous lisez les détails de ce qui s’est passé, c’est horrible et vraiment dur à digérer. À ce moment-là, il aurait fallu creuser plus avant, mais c’est bien facile à dire avec du recul. Si j’avais été plus proche de la situation, j’ose espérer que j’aurais agi différemment en tant que capitaine », se justifie Toews. « J’aurais aimé que nous fassions plus pour Kyle à ce moment-là et toutes mes pensées sont tournées vers lui. Ce n’est pas une excuse, mais la réalité est que la plupart d’entre nous étaient concentrés sur le hockey ».

toews et kane

On a du mal à croire que le drame vécu par un premier choix de draft, rapporté par deux défenseurs de l’équipe, ait pu échapper aussi longtemps au capitaine. Que les joueurs n’aient posé aucune question pour en savoir plus auprès du staff. Éclaircir les rumeurs qui circulaient. Duncan Keith explique pour sa part s’être interrogé sur le départ d’Aldrich lors du camp d’entraînement suivant, trouvant étrange qu’il quitte une équipe championne pour un poste de bénévole dans une équipe de lycée, mais estimant que chacun faisait ses propres choix, et que le calendrier NHL était difficile à vivre. Il assure ne pas avoir été contacté par le cabinet Jenner & Block pour témoigner, ce qui paraît étonnant puisque même Lalonde, joueur mineur à l’époque, a été interrogé. « Peut-être que certains joueurs savaient. Mais pas tous. Je ne savais pas ce qui s’était passé, ni qui en avait été victime », assure-t-il, contredisant Beach et Lalonde.

Patrick Kane abonde : « Si beaucoup de joueurs avaient su à l’époque, peut-être les choses auraient-elles été gérées de manière différente. Je ne sais pas ce que nous aurions pu faire pour changer les choses. Brad Aldrich n’était plus là après cette saison. Et on se souvient avoir entendu certaines rumeurs, mais pas de détails sur ce qui s’est passé et pourquoi il est parti. C’est resté très vague ».

Mais ce qui hérisse les fans choqués par cette affaire, c’est la défense sans condition de Stan Bowman, notamment par Toews et Kane.

« Pour moi, Stan (Bowman) et Al (MacIsaac), faites les débats que vous voulez, ils ne sont pas directement complices de ce qui s’est passé. Ce n’est pas à moi de commenter s’ils auraient dû gérer cela différemment ou non. Je les connais en tant qu’hommes et j’ai une relation et une amitié forte avec eux depuis longtemps, au sein de la famille Blackhawks. Stan et Al sont la raison pour laquelle les joueurs viennent jouer pour cette équipe et en ont fait une place spéciale, et j’ai beaucoup de respect pour eux. C’est évidemment un jour difficile, quelles que soient les erreurs commises, pour quelqu’un comme Stan qui a tant donné pour les Blackhawks, et pour Al, qui perdent tout ce qu’ils aiment et leur gagne-pain… Je ne comprends pas comment on peut juste les effacer et dire qu’on n’entendra plus parler d’eux. »

Semble-t-il, la « famille » n’accueillait pas Kyle Beach… Ce soutien sans faille aux dirigeants qui ont pourtant camouflé sous le tapis un délit sexuel passe mal auprès des fans. On retrouvera les mêmes soutiens de la part de Kane ou du coach Jeremy Colliton. Un soutien que l’on peut comprendre, certes, mais ce n’était certainement pas le moment de l’exprimer, et certainement pas en public. Ils auraient pu garder ces pensées pour des échanges privés avec leur ancien manager général, alors que le public attendaient plutôt de leur part des mots, convenus ou pas, de soutien à Kyle Beach.

nhlpa logoLes associations non plus n’ont rien fait

Lors de son interview auprès de Rick Westhead sur TSN, Kyle Beach explique que le syndicat des joueurs, la NHLPA dirigée par Donald Fehr, a été informée de l’agression. Il aura fallu onze ans pour que Fehr y réponde… Le dirigeant ayant demandé seulement cette semaine un rendez-vous vidéo avec le joueur, par l’entremise de l’avocate de Beach – tout comme Gary Bettman.

« Pour que la NHLPA tourne le dos aux joueurs quand leur travail est de les protéger à tout prix… je ne sais pas comment il peut être notre leader. Je ne sais pas comment il peut encore être en poste », fulmine Beach lors de sa bouleversante interview.

Fehr s’est lui aussi fendu d’un communiqué lapidaire : « La nature grave de l’incident aurait dû déclencher une enquête de notre part. Le fait que rien ne se soit passé constitue un dysfonctionnement majeur. Je suis sincèrement désolé et déterminé à prendre des mesures pour s’assurer que cela ne se reproduira pas. »

Les liens importants entre la NHL et la NHLPA, via les programmes d’assistance et les milliards en jeu, expliquent sans doute que Fehr marche sur des œufs. Mais il n’échappera à aucun joueur que leur propre syndicat a échoué à défendre l’un des leurs.

Deux ans de chamboulements

Cette affaire Aldrich constitue un nouveau rebondissement pour une NHL pas épargnée par les débats de société depuis deux ans. La ligue la plus conservatrice des sports américains, celle où les stars ne s’expriment que par des clichés éculés, où le « Je » n’existe pas, masqué par l’équipe, a été secouée par des thématiques qui traversent la société comme rarement dans son histoire.

Citons entre autres :
– l’éviction en 2019 de Don Cherry de « Hockey Night in Canada » après de multiples propos racistes, qui ont fini par excéder le public,
– le limogeage de Bill Peters, toujours en 2019, le coach de Calgary étant accusé d’injures raciales envers Akim Aliu au début de sa carrière en ligue mineure – dans l’équipe réserve de Chicago à peu près à la même période que l’affaire Aldrich…
– toujours en 2019, Mike Babcock, limogé de Toronto suite à des accusations de harcèlement moral envers des joueurs à Detroit et Toronto,
– dans les « bulles » de 2020, le genou au sol de Matt Dumba et la grève de deux jours des joueurs NHL suite au meurtre de George Floyd par un policier dans le Minnesota,
– l’affaire Logan Mailloux, ce junior coupable d’avoir divulgué à des coéquipiers en Suède des photos de nature sexuelle de sa partenaire de l’époque – ce qui n’a pas empêché le Canadien de Montréal de le drafter au premier tour, signe que le hockey apprend bien trop lentement.

Cet échantillon est loin d’être complet. Et la culture toxique du hockey ne s’arrête pas à l’Amérique du Nord : citons en France l’affaire Romain Farruggia, condamné en avril 2021 pour des agressions sexuelles sur mineures au Pôle France Féminin de Chambéry – il avait pourtant retrouvé un poste à Rouen qui l’a licencié en mai à l’issue de la procédure.

Cette affaire Aldrich a donc fini par exploser au visage de Bowman, MacIsaac et Quenneville. Kevin Cheveldayoff a lui été épargné par la NHL, après une convocation de Gary Bettman. Il aurait été, selon le communiqué, un « membre mineur de cette réunion, pas en posture de décision ». On peut cependant s’étonner de l’absence de civisme de tout ce petit monde : il n’est venu à l’esprit de personne de se rendre à la police de Chicago… L’équipe et les succès à n’importe quel prix.

Des leçons en seront-elles tirées ? Sans doute. La NHL a ainsi produit un guide pratique à destination des équipes, staffs et joueurs pour « créer une culture sûre et inclusive ». Rocky Wirtz, le propriétaire des Hawks, a pour sa part demandé à ce que le nom d’Aldrich soit retiré de la coupe Stanley.

Mais cela n’empêchera aucun de ces éminents personnages de retrouver un poste. Après tout, Mike Babcock a toujours sa place sur les plateaux de télévision.

Stan Bowman, lui, a dû abandonner son poste à la tête du staff de USA Hockey en vue des Jeux olympiques. Il sera remplacé par le manager général du Wild du Minnesota Bill Guerin. Mais ils auraient pu s’épargner un casse-tête : Guerin est accusé d’avoir couvert une agression sexuelle lors de son passage à Pittsburgh (des attouchements reprochés à Clark Donatelli qui a pourtant retrouvé un poste à Krefeld cette année entre janvier et septembre). Le hockey apprendra-t-il un jour ?

Interview complète de Kyle Beach sur TSN :

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