L’équipe de France disputait son deuxième match au Mondial D1A féminin de Budapest face à la Norvège. Une nouvelle prestation solide des Bleues qui sont parvenues cette fois-ci à faire la différence.
Après avoir joué la Hongrie la veille à 19h30, les Bleues affrontent le lendemain à 16h00 l’autre équipe qui évoluait en 2025 en élite mondiale, la Norvège. Si la troupe de Grégory Tarlé est parvenue à arracher un point à ses hôtes, les Norvégiennes sont toujours à zéro après s’être inclinées contre un promu que l’on savait redoutable, l’Italie. La Norvège se doit donc de réagir face à la France, sous peine de se retrouver dans une position inconfortable. Les Scandinaves ont d’ailleurs eu le dessus sur les Tricolores en match préparatoire de ce championnat du monde, mais à l’issue de la séance de tirs au but.
Alice Philbert est de nouveau alignée devant le but tricolore, Ena Nystrøm garde la cage de la Norvège. Dans les lignes, Tarlé a décidé de switcher Clémence Boudin et Margot Huot-Marchand, Boudin se retrouve sur le premier trio.
La France est mise dans de bonnes dispositions en début de match lorsque la Norvège concède rapidement une première pénalité. Mais en dépit d’une bonne frappe de De Serres, puis une bonne position de Baudrit dont le tir est hélas imprécis, les Bleues ne réussissent pas à en profiter. Pour autant, ce sont bien les Tricolores qui vont débloquer les premières le tableau d’affichage : une frappe lointaine de Clara Rozier est légèrement déviée par Clémence Boudin (0-1). A 17 ans, la jeune attaquante des Bleues, qui avait déjà fait bonne impression aux Jeux olympiques, inscrit là son premier but en compétition officielle.

L’entrée en matière des Bleues est réussie avec beaucoup d’implication dans le jeu. Même lorsqu’elles concèdent à leur tour leur première pénalité, les signaux sont bons, Duvin parvient même à récupérer le puck en zone offensive et sert Rozier, Ena Nystrøm fait l’arrêt. Le powerplay norvégien s’égraine vite… mais Marthe Pabsdorff Brunvold réussit à marquer dans les temps, d’un lancer mi-hauteur, finalement contre le cours du jeu (1-1). Si la Norvège a marqué en avantage numérique, la France demeure muette dans cette configuration, malgré deux pénalités successives à la fin du premier tiers-temps. Les Bleues monopolisent le palet sans pour autant créer du danger. Et à quelques secondes de la pause, Philbert évite la catastrophe en détournant une tentative de Pabsdorff Brunvold qui était partie en contre. 1-1 après vingt minutes.
La France débute en deuxième période avec ce qui reste de la supériorité numérique, et se crée de bonnes chances avec Duvin et Huot-Marchand. Les Bleues sont à la récupération, parviennent à bloquer en zone neutre pour ensuite mettre du danger sur la cage adverse. C’est le cas de Manon Le Scodan qui récupère, s’approche mais son tir manque de précision. Quelques minutes plus tard, l’attaquante de Clarkson University réussit à subtiliser le palet à Austefjord, elle part seule en contre mais là aussi son lancer passe tout près de la cible.
Une pénalité de Baudrit à la 32e minute force une infériorité française, les Bleues ne concéderont finalement qu’une seule opportunité franche : Arntzen voit le puck lui passer sous le nez dans le slot mais elle ne peut s’en saisir malgré une cage vide devant elle. La pénalité est tuée mais la Norvège se montre insistante devant le but, Philbert demeure toutefois solide avec aucun rebond. Mieux, à 33 secondes de la deuxième pause, la France double la mise : Manon Le Scodan part couloir droit et centre pour Clara Rozier qui frappe, le palet est contré mais toujours en jeu, Marie-Pierre Pélissou trouve finalement la faille dans la mêlée (1-2).
Les Norvégiennes se sont pris un coup de massue avec ce but juste avant le retour aux vestiaires, elle essaye alors de mettre du rythme au début de la dernière période. Une pénalité de Berger n’aura aucune incidence puisque Sirum fait à son tour un faire trébucher. Le 4 contre 4 se transforme ensuite en avantage numérique français, le moment dont profite Gabrielle De Serres de décocher une frappe dont elle a le secret, Nystrøm ne voit rien venir (1-3). Après sept jeux de puissance infructueux dans cette compétition, les Françaises ont enfin marqué en supériorité.
La France contrôle désormais la rencontre, contient bien la Norvège, et bénéficie d’une nouvelle supériorité à dix minutes de la fin. Huot-Marchand manque de peu la déviation dans l’enclave. À son tour en powerplay, la Norvège n’en profite pas. Philbert veille toujours, elle réalise un superbe sauvetage en grand écart sur un rebond de Winther Johannessen. La France ne se laisse pas perturber, et continue déstabiliser son adversaire. Aurard-Bushee à l’occasion d’un rapide « coast to coast », et Boudin qui hérite d’un caviar de la part de Duvin, la Norvège aurait pu voir l’addition se corser. Au final, la marque s’achèvera sur un quatrième but français : Manon Le Scodan sert Clara Rozier pour le but en cage vide (1-4).
Sereine dans son camp, plus incisive, plus dangereuse aussi, l’équipe de France a maîtrisé son sujet face à l’un des favoris pour la montée qui se retrouve désormais en grande difficulté. En revanche pour les Bleues, les trois points acquis aujourd’hui permettent de compenser la frustrante défaite en prolongation de la veille, le chemin vers la promotion est toujours balisé. Le prochain match prévu mercredi contre l’Italie, qui a gagné ses deux premiers matchs, aura cependant une importance majeure, ce sera forcément un point de bascule dans ce tournoi.
Élues joueuses du match : Marthe Pabsdorff Brunvold pour la Norvège, Marie-Pierre Pélissou pour la France.
Norvège – France 1-4 (1-1, 0-1, 0-2)
Lundi 13 avril 2026 à 16h00 au Vasas Jégcentrum de Budapest. 117 spectateurs.
Arbitres : Grace Barlow (CAN) et Anneke Katharina Orlandini (ITA) assistées d’Alannah Beres (CAN) et Ottilia Classon (SUE).
Pénalités : Norvège 10′ (6′, 0′, 4′), France 8′ (2′, 2′, 4′).
Tirs : Norvège 32 (7, 13, 12), France 32 (12, 11, 9).
Évolution du score :
0-1 à 06’34” : Boudin assistée de Rozier et Zilliox
1-1 à 12’23” : Pabsdorff Brunvold assistée de Bergesen et Bjelland Strandborg (sup. num.)
1-2 à 39’27” : Pélissou
1-3 à 47’11” : De Serres assistée de Rozier et Duvin (sup. num.)
1-4 à 58’11” : Rozier assistée de Le Scodan et Leclerc
Norvège
Attaquantes :
Andrea Dalen (A, -1) – Mathea Fischer (C, 2′) – Tiril Arntzen (-1)
Millie Rose Sirum (-1, 2′) – Marthe Pabsdorff Brunvold (-3) – Ida Haave (-1)
Silje Gundersen (-2) – Lotte Pedersen (-1) – Ella Morken (-1)
Une Bjelland Strandborg – Tea Løkke Nyberg (-1) – Aurora Winther-Johannessen
Défenseures :
Oda Austefjord – Emma Bergesen (A, -2)
Andrine Furulund – Thea Jørgensen
Iben Tillman (-2) – Thea Fernande Rustbakken (4′)
Nora Morset (2′)
Gardienne :
Ena Nystrøm [sortie de 55’57” à 57’37” puis de 57’51” à 58’11”]
Remplaçante : Marthe Kongstorp Johansen (G). En réserve : Tuva Are-Ekström (G), Emilie Kruse Johansen (A).
France
Attaquantes :
Clémence Boudin (+1) – Estelle Duvin (A, +3)– Clara Rozier (A, +3)
Manon le Scodan (+2) – Julia Mesplède – Chloé Aurard-Bushee
Margot Huot-Marchand (2′) – Lore Baudrit (C, 2′) – Anaïs Peyne-Dingival
Emma Nonnenmacher – Jade Bernoussi – Marleen Origlio
Maëli Moussier
Défenseures :
Sophie Leclerc (+2, 2′) – Elina Zilliox (+1)
Lucie Quarto (+1) – Léa Berger (2′)
Gabrielle de Serres (+1) – Marie-Pierre Pélissou (+1)
Clara Piazzon
Gardienne :
Alice Philbert
Remplaçante : Margaux Mameri (G). En réserve : Violette Pianel Couriaut (G).









































