Acte 1 d’une série inédite entre deux formations qui n’ont jamais croisé le fer à ce stade de la compétition. Angers débarque en confiance, auréolé de six victoires consécutives en fin de saison régulière. Nice a conclu sur un bilan équilibré, trois victoires, trois défaites. Dans leurs quatre confrontations de la saison, les Ducs ont pris le dessus trois fois. L’Iceparc, à guichet fermé, vibre déjà avant la mise en jeu. Le public angevin a lui aussi basculé en mode playoff.
La partie démarre sur les chapeaux de roues. Orrin Centazzo déborde côté gauche et sert Robin Gaborit de l’autre côté de la cage : reprise en une touche, arrêt magnifique de Shank (00’10). Le palet file d’un camp à l’autre à toute allure, les deux équipes n’hésitent pas à se chercher physiquement. Après une crosse haute de Cirgues sur Hervé (04’43), Donaghey arme de la bleue, Halley au rebond bute du revers sur Shank (04’53). Les Aigles réagissent malgré l’infériorité, Coulaud intercepte à la bleue, entre en zone et sert Regis dans l’axe, dont le one-timer est bloqué par la jambière de Smith (05’40). En fin de pénalité, Gutierrez lance Archambault en échappée d’une passe laser. Le Canadien, stoppé par Shank, récupère son rebond et remet dans l’enclave pour Gutierrez, qui ajuste le gardien niçois (1-0 à 06’52). Nice répond dans la foulée. Larinmaa expédie Cherkowski seul face à Smith, qui reste vigilant (07’10).

Les situations se succèdent. Onno sert Ritz, qui lance sur Shank, le rebond profite aux Angevins et le but est marqué… mais refusé (08’49). Les Aigles cherchent le contact, les Angevins répondent. Ce qui aboutit à une pénalité dans les deux camps, Regis pour obstruction, Hervé pour dureté (09’20), puis Salve pour retard de jeu (09’28). Les Ducs obtiennent de bons lancers sans trouver la faille. En fin de supériorité, Donaghey dans le cercle décale intelligemment Archambault côté opposé. Son one-timer est repoussé par Shank, le rebond atterrit sur la crosse de Ritz qui pousse au fond (2-0 à 11’34).
Les Aigles deviennent davantage dangereux. Leur défenseur Louis Cirgues lance sur Smith qui arrête le danger de la mitaine (13’14). Les Niçois cherchent à intimider le gardien, Cap et Larinmaa sortent pour dureté (13’14). Nice crée un revirement derrière la cage de Smith, Johansson tente de trouver ses partenaires devant le filet en vain (13’40). Les Aigles trouvent finalement la faille après une grosse possession offensive. L’action commence avec deux slapshots de Lefebvre, Rommel prend le rebond, remonte à la bleue et sert Regis seul dans l’axe. Le défenseur contourne patiemment défense et gardien pour marquer du revers (2-1 à 14’34).
Nice domine les dernières minutes, Regis arme sur Smith (17’16). Gutierrez et Ruel s’accrochent devant la cage, deux minutes chacun pour dureté (17’16). Angers réagit : lancer d’Onno arrêté proprement par Shank (18’02), puis Archambault sert Charbonneau d’un retourné en zone neutre, le top scorer de la saison régulière se retrouve seul face à Shank, repoussé une nouvelle fois (18’58). Fin d’un premier acte intense.

Nice rentre sur la glace avec une intention claire, égaliser rapidement. Cirgues (21’20) puis Ruel (21’55) tentent leur chance, Smith capte les deux de la mitaine. Les Aigles s’installent ensuite longuement en zone offensive. Angers subit sans trouver la sortie, défenseurs et gardien tiennent bon. Les Ducs n’ont aucune occasion jusqu’au gros lancer de Rouhiainen, préparé par Archambault (26’18). Dans la foulée, Archambault tourne derrière la cage de Shank et trouve Onno dans l’enclave, le défenseur lance mais le gardien niçois arrête efficacement le palet (26’30).
Ce deuxième tiers est fermé, les occasions se font rares. Mugnier glisse un palet millimétré entre les défenseurs angevins pour Coulaud en breakaway depuis la petite glace, la jambière de Smith stoppe le lancer (31’32). Le match s’emballe d’un coup. Halley pénètre en zone et décale Centazzo seul côté gauche. Le numéro 91 lance, le palet tape le poteau et s’immobilise sur la ligne mais est dégagé par la défense niçoise (34’11). Les Aigles répondent presque dans la foulée, avec quatre Niçois qui déboulent sur Smith, avec un magnifique tic-tac-toe, la dernière passe est arrêtée in extremis de la jambière (34’38). Puis Cherkowski lance côté droit, Smith laisse filer le rebond sur sa ligne, Desgagnés opportuniste pousse au fond (2-2 à 34’56). Une égalisation méritée, tant Nice a dominé outrageusement Angers cette période.

Les Ducs n’ont pas digéré leur deuxième tiers. Halley récupère un palet en zone offensive, transperce la défense niçoise et loge dans la cage de Shank dès la première attaque (3-2 à 40’23). Le match se ferme aussitôt. Nice n’arrive plus à se montrer dangereux, Angers maîtrise collectivement et défensivement. Smith sort de sa cage et perd le palet par deux fois (40’50, 45’20), Nogaretto est tout proche de profiter de l’aubaine. Quelques secondes après la sortie hasardeuse, Hervé et Sarlieve se retrouvent en surnombre face à un seul défenseur. Hervé joue en solo, le lancer ne trouve pas le cadre (45’35).
Le match se rouvre, les chants des supporters montent d’un cran. Les deux équipes s’engouffrent dans les défenses adverses tour à tour. Ni la pression angevine en zone offensive ni le siège niçois dans le camp des Ducs ne font bouger le tableau. Les Ducs en profitent d’un cinglage de Coulaud sur Ritz (56’10) pour fusiller Shank, avec trois lancers de Donaghey, un de Charbonneau, un de Centazzo, mais le gardien niçois est solide. Nice tue la pénalité. Shank déserte sa cage dans la dernière minute, sans résultat. Les Ducs tiennent et remportent la première manche.
Élus hommes du match : Alexis Shank (Nice) et Jacob Smith (Angers)
Commentaires d’après-match :
Jonathan Paredes (entraîneur d’Angers) : « Un bon premier tiers, puis des erreurs défensives ou un peu plus de retard sur les batailles au palet. On a su se reprendre au troisième tiers et re-maîtriser la zone neutre. Je pense qu’on a plongé mais Nice a bien joué aussi. Maintenant il faut rester concentré tout un match demain, et essayer d’avoir le moins de trous d’air possible. On sait que ça va être une série disputée jusqu’au bout. Nice n’est pas arrivé sixième par hasard et leur gardien a fait un très bon début de match. »

Angers – Nice 3-2 (2-1, 0-1, 1-0)
Vendredi 13 mars 2026 à 20h30 à l’Iceparc. 3 586 spectateurs.
Arbitres : Romain Herrault et Nicolas Cregut assistés de Hugo Maillard et Nicolas Constantineau.
Pénalités : Angers 6’ (6’, 0’, 0’) ; Nice 12’ (10’, 0’, 2’)
Tirs : Angers 40 (19, 9, 12) ; Nice 45 (13, 25, 7)
Engagements : Angers 35 (12, 14, 9) ; Nice 32 (12, 12, 8)
Évolution du score :
1-0 à 06’52” : Gutierrez assisté d’Archambault
2-0 à 11’34” : Ritz assisté d’Archambault et Donaghey
2-1 à 14’34” : Regis assisté de Rommel et Lefebvre
2-2 à 34’56” : Desgagnés assisté de Cherkowski et Johansson
3-2 à 40’23” : Halley assisté de Centazzo et Gaborit
Angers
Attaquants :
Orrin Centazzo – Philippe Halley (A) – Robin Gaborit (C)
Olivier Archambault – Nicolas Ritz – Jonathan Charbonneau
Jordan Hervé (2’) – Romain Gutierrez (2’) – Téo Sarliève
Cédric Di Dio Balsamo – Marius Serer – Daniel Viksten
Défenseurs :
Neil Manning – Vincent Llorca
Jere Rouhiainen – Lucien Onno
Ethan Cap (2’) – Cody Donaghey
Gardien :
Jacob Smith
Remplaçants : Elliot Lévêque (G), Simon Pasquet. Absents : Matt O’Connor, Matt Prapavessis, Sami Tavernier (blessés), Kale Kerbashian.
Nice
Attaquants :
Mathieu Desgagnés – Henrik Rommel (A) – Nicolas Ruel (C, 2’)
Jasper Larinmaa (2’) – Hugo Nogaretto – Nicholas Cherkowski
Jordan Mugnier – Teemu Loizeau – Loïc Coulaud (2’)
Robin Johansson – Henry McKinney – Hugo Proux
Défenseurs :
Samuel Regis (A, 2’) – Colin Morillon
Louis Cirgues (2’) – Adam Nobes
Yoan Salve (2’) – Jules Lefebvre
Valentin Coffy
Gardien :
Alexis Shank
Remplaçant : Isaac Charpentier (G). Absent : Charles-Antoine Roy (blessé).





































