Vaincu sur le fil chez des Lions qui ont su confirmer leur rang à Charlemagne, l’entraîneur dunkerquois Ludovic Duchesne espère que le caractère démontré dans le Rhône, couplé au respect du plan de jeu, se poursuivra avec succès pour ce match 2. À défaut, ses hommes rejoindront le voisin valenciennois en vacances. L’ex-Rouennais s’attend à une issue dessinée par les détails. Pour faire pencher la balance, il peut compter sur un public chauffé à blanc, à défaut d’un Jeremiah Luedtke encore forfait.
Les Dunkerquois font preuve de détermination dans les duels, eux qui ont pris l’habitude récemment d’ouvrir le score rapidement. Le service de Carpentier pour Kuronen ouvre la voie, et les visiteurs acculés concèdent deux dégagements interdits et un surnombre dans les deux minutes initiales. Ces derniers se sacrifient en infériorité, tels Fondadouze devant Bouchard. Une passe mal ajustée vers Sointu oblige le Finlandais à sortir de la zone et le jeu de puissance tâtonne. Lyon souffle et se présente une première fois en zone offensive par Elabiyev, stoppé par un défenseur, mais Dudkin suit pour tromper un Luba encore froid (0-1 à 06’07″) et démuni sur l’assaut suivant, un centre de Valier de la droite, repris dans la cage ouverte par Andreacchi (0-2 à 06’56″).
Cette réussite fait mal paraître la troupe nordiste, elle n’empêche pas Danick Bouchard de la contester d’un lancer puissant qui le caractérise. Dans la foulée le trop engagé Andraud rejoint à son tour la prison. Wilder doit alors détourner un tir en force de Belharfi, concéder un rebond dangereux au tir de Lanvers ; il subit toujours la pression au retour à cinq, moment choisi par Sointu pour percer et offrir une bonne occasion à Bouchard, déjoué par le gardien. Le Québécois poursuit sur sa lancée, dépossède Vafin du puck et prend le rôle de passeur pour permettre à Rayan Belharfi de lever tout Raffoux (1-2 à 13’03″). L’arrière-garde des Lions cherche son second souffle, notamment Elabiyev auteur de deux dégagements interdits et d’une relance dans la palette d’un adversaire. Heureusement, Henry Wilder brille devant Carpentier et si plusieurs essais ne sont pas cadrés, comme celui de Dinda dévié, le portier américain s’interpose devant Thomas, peu avare d’efforts dans son dos. Pierre Vervoort trouvé aux abords de la cage par Sointu donne l’impression de le tromper du revers, mais le polyvalent numéro 21 ne trouve que l’extérieur du filet. La botte préserve le court avantage en fin de tiers sur un palet récupéré par Louis Olive.

Le jeu s’équilibre au retour des vestiaires car les Lyonnais occupent enfin Michael Luba, bien placé sur la salve d’Andraud. Thimothé Guillemot riposte, occasionnant un rebond létal finalement dégagé, toutefois le palet revient vite dans le camp maritime, d’où Cal trouve le gant du portier. Inquiété par un lancer en hauteur de Dinda écarté par l’épaule de Wilder, Lyon concède par Deni Elabiyev un dégagement hors de l’aire de jeu, illustrant les difficultés pour les arrières à sortir la rondelle de façon optimale de leur zone depuis plusieurs minutes. En supériorité, Bouchard fait parler la poudre, avant que Rayan Belharfi, sans contrôle, ne rétablisse l’égalité, signant le doublé et un troisième but cette semaine (2-2 à 28’58″). Lubomir Dinda enchaîne, tentant de profiter d’un écran devant une cage qui tremble face à Romain Carpentier, puis Danick Bouchard ne profite pas d’un palet perdu par ses adversaires face à Kuronen. L’étau se desserre cependant et la fin de tiers est lyonnaise. Valier est en position de lancer, et Tucker tente sa chance en vain dans un angle très restreint. L’un des virevoltants attaquants russes est déséquilibré par Thomas, permettant aux Lions de déployer enfin leur attaque massive. Si Peter Valier manque la mire, Dmitri Dudkin trouve Elabiyev en bonne position. Luba concède en catastrophe un rebond que le premier ne peut convertir, à cause d’un retour salutaire. Le défenseur dispose d’une seconde opportunité, Luba lui oppose une parade réflexe et la période se termine sur une situation chaude née d’un tir de Tucker.
Subissant peut-être le contrecoup physique de sa première moitié de rencontre, Dunkerque est à nouveau contourné par Peter Valier en début de troisième période. Mis sur orbite par la vista de Tomko, l’ancien international butte sur le gardien, des explications s’ensuivent et se traduisent par une méconduite pour le capitaine local. Luba sauve encore Dunkerque devant Valier et Andreacchi, mais la pression des Gones est interrompue par un faire-trébucher de Dudkin devant l’enclave. Les forces rééquilibrées, Matias Sointu arme un lancer puissant dans le casque d’Henry Wilder, sonné et contraint de regagner le banc jusqu’à la reprise du jeu. Il rassure rapidement ses troupes car Danick Bouchard trouve la déviation opportune de Louis Olive, déjouée. Le scénario du premier acte semble renaître car la pression est de nouveau maritime…et la contre-attaque lyonnaise, illustrée par un échange Tomko-Valier pour isoler Chautant dont le revers ne surprend pas Luba. L’explication physique entre Vervoort et Elabiyev oblige le corps arbitral à des palabres devant la table de marque, chaque décision pouvant à ce moment peser lourdement sur l’issue des débats. Le jeu reprend à égalité, sans pour autant freiner l’élan local. Kuronen et Davranche ratent deux rebonds, une botte solide frustre Carpentier et Bouchard connaît le même sort. Théo Lanvers maintient la pression par deux fois, sans plus de succès, alors il se poste devant la cage pour récupérer un palet perdu de vue par l’ancien portier universitaire (3-2 à 51’15″).
Défiée par le danger permanent de Valier, la troupe nordiste s’accroche à ce court avantage, le premier de la soirée. En pressant Slavomir Tomko sur une rondelle expédiée en zone offensive, Matias Sointu subit un cinglage du vétéran slovaque. De retour d’une longue pénitence, l’autre capitaine quarantenaire Clément Thomas surgit pour dévier le lancer de Carpentier, synonyme pour lui de troisième but de la série (4-2 à 53’10″). Les Rhôdaniens s’en remettent dans un premier temps à la force de frappe de Jack Tucker, au moment où son portier de compatriote gagne une première fois le banc. Peter Valier enchaîne d’un lancer sur réception, Dunkerque résiste jusqu’à un jeu inspiré du défenseur nord-américain. Celui-ci délaisse le lancer pour décaler opportunément Rocco Andreacchi (4-3 à 59’02″), inaugurant une dernière minute étouffante. Dunkerque préfère sortir le palet de la zone, épargnant les tentatives vers la cage vide. Un plongeon de Luba, suite à une dernière passe de Tucker à la pointe, libère Raffoux. La saison se poursuivra dimanche entre Rhône et Saône, pour la joie d’une assistance comblée.
Désignés meilleurs joueurs de la rencontre : Peter Valier pour Lyon et Rayan Belharfi pour Dunkerque.
Dunkerque – Lyon 4-3 (1-2, 1-0, 2-1)
Vendredi 13 mars 2026 à 19h30 à la patinoire Michel Raffoux. 1 417 spectateurs.
Arbitres : Charles-Edouard Salmon et Maxime Laboulais assistés de Charles Baudoin et Paul Fonteneau.
Pénalités : Dunkerque 16′ (0’, 2’, 4’+10’), Lyon 12’ (4’, 2’, 6’).
Tirs : Dunkerque 35 (13, 11, 11), Lyon 39 (4, 17, 18).
Évolution du score :
0-1 à 06’07″ : Dudkin assisté d’Elabiyev
0-2 à 06’56″ : Andreacchi assisté de Valier et Chautant
1-2 à 13’03″ : Belharfi assisté de Bouchard
2-2 à 28’58″ : Belharfi assisté de Lanvers et Carpentier (sup. num.)
3-2 à 51’15″ : Lanvers assisté de Sointu et Carpentier
4-2 à 53’10″ : Thomas assisté de Carpentier et Belharfi (sup. num.)
4-3 à 59’02″ : Andreacchi assisté de Leroux et Tucker
Dunkerque
Attaquants :
Clément Thomas (C) – Mikael Kuronen – Romain Carpentier
Danick Bouchard – Zackary Daneau (A) – Louis Olive
Matias Sointu – Rayan Belharfi – Pierre Vervoort
Timon Davranche
Défenseurs :
Lubomir Dinda (A) – Théo Lanvers
Markus Kojo – Martin Poirier
Hugo Deberge, Thimothé Guillemot
Gardien :
Michael Luba
Remplaçants : Léo Bertein (G), Logan Ducrocq Enzo Abis. Absent : Jeremiah Luedtke.
Lyon
Attaquants :
Lucas Chautant (A) – Peter Valier (A) – Rocco Andreacchi
Dmitrii Dudkin – Maxence Leroux – Ranel Vafin
Rémi Mouret – Flavien Fondadouze – Erwan Plantrou
Justin Rocher
Défenseurs :
Nathan Cal – Slavomir Tomko (C)
Deni Elabiyev –Jack Tucker
Evan Andraud – Joris Rama
Marcell Szélig
Gardien :
Henry Wilder (sorti de 55’31″ à 56’43″ et de 56’53″ à 52’02″ et à 59’11″)
Remplaçants : Maxence Barbaret (G), Mattéo Baravaglio. Absents : Enzo Baravaglio, Antoine Addamo, Xavier Carrichon, Benjamin Robert.









































