Vainqueurs la veille de la première manche de cette finale (5-4), les Boxers abordent en position de force ce deuxième match après avoir récupéré l’avantage de la glace. Les Brûleurs de Loups avaient pourtant bien débuté la rencontre avec deux buts en une minutes avant de céder progressivement jusqu’à 4-2 en faveur de Bordeaux. Une double supériorité numérique a permis à Grenoble de revenir à 4-4 avant que les Boxers ne portent le coup de grâce en fin de troisième tiers-temps. La réaction grenobloise est donc attendue ce soir sous peine de laisser Bordeaux s’échapper dans cette série finale, comme ce fut le cas lors de la demi-finale contre Rouen. Pour ce deuxième match, les Brûleurs de Loups doivent se passer de Nicolas Deschamps, touché hier et les Bordelais se présentent sans Baptiste Bruche. Hugo Raveaud côté grenoblois et Ulysse Tournier côté bordelais remplacent numériquement les absents du jour.
Le match débute avec intensité et une première collision entre Farnier, poussé par Beauchemin, et Pintaric. Kindl accroche Grossetête qui avait placé une bonne accélération dans la zone offensive. C’est la première pénalité du match et une première supériorité pour Grenoble. Et d’entrée une bonne remise de Dair sur Treille permet à ce dernier de tirer à bout portant mais Papillon ne se laisse pas surprendre. Le reste du power-play grenoblois est assez poussif et bien neutralisé par les Boxers qui ne subissent pas de tir dangereux. La pénalité est donc tuée sans difficulté par Bordeaux dans un début de match relativement calme et bien maîtrisé par les défenses. Sur une contre-attaque, Beauchemin arrive à remettre le palet sur Prissaint qui arrivait dans l’axe mais Papillon parvient à renvoyer le palet qui avait été détourné par le patin de Pompei. Puffer se présente en bonne position dans la zone grenobloise suite à un palet bien gratté par Guidoux mais il ne parvient pas à prendre un lancer. Une pénalité est sifflée contre Treille, coupable d’une crosse haute sur Beaudry en zone offensive. C’est au tour de Bordeaux d’évoluer en supériorité numérique pour la première fois dans ce match. Le jeu de puissance est vite installé côté bordelais, Lamarche prend un tir de la ligne bleue, repoussé par Pintaric. Une reprise de Giroux échoue sur le gardien grenoblois. Beaudry prend un tir dans l’axe, repoussé par Pintaric puis essaie de prendre un autre lancer sur un décalage de Giroux mais le palet ressort pour Karlsson qui prolonge pour Grossetête mais Papillon ne se fait pas surprendre par la feinte de l’attaquant grenoblois. Petite frayeur pour Bordeaux sur cette supériorité numérique mais les Boxers tentent de nouveau leur chance sans succès avec Tomasino puis Poudrier qui prennent des tirs à la cage. La pénalité est tuée finalement par le boxplay grenoblois.
A peine de retour à cinq contre cinq, les Brûleurs de Loups se font pénaliser de nouveau avec Zajac, sanctionné pour une charge avec la crosse sur Rambelo. Nouvelle supériorité numérique donc pour Bordeaux qui installe de nouveau le jeu de puissance mais encore une fois dans cette situation, le danger vient de Grossetête qui parvient à partir en contre-attaque sans parvenir à déjouer Papillon. Une nouvelle fois le power-play bordelais est bien installé, Pintaric repousse un lancer de Tomasino avant d’être présent au rebond face à Pelletier. Malgré ces quelques bonnes opportunités bordelaises, la pénalité est de nouveau tuée par Grenoble. A cinq contre cinq, Leclerc essaie de ramener le jeu dans la zone offensive mais échoue sur Pintaric à l’issue d’une belle remontée de palet. Guillaume reçoit le palet juste devant la cage de Pintaric mais il croise trop son tir. Une nouvelle pénalité est sifflée contre Boivin, coupable d’une crosse haute sur Lamarche en zone offensive. C’est déjà la troisième pénalité du tiers contre les locaux, la deuxième dans la zone offensive. Celle de trop peut-être, car les Boxers se montrent de plus en plus pressants sur la cage grenobloise. Et cette fois, le décalage parfait de Giroux sur Morin provoque un tir imparable de l’attaquant bordelais, déjà très en réussite hier (0-1, 16’28). La troisième pénalité aura été la bonne pour les Boxers qui capitalisent enfin sur le power-play et prennent les devants dans cette rencontre. Les Boxers profitent de cette ouverture du score pour imprimer leur rythme dans la zone offensive avec une nouvelle incursion de Farnier, ponctuée d’un tir non cadré. A leur avantage face à une équipe grenobloise bien discrète en cette fin de tiers, les Boxers ont la maîtrise du palet et mènent logiquement à la première pause avec un petit but d’avance venu concrétiser trois supériorités numériques et une nette domination dans le jeu (15 tirs cadrés à 4 !).
Menés au score après ce premier tiers difficile, les Brûleurs de Loups n’ont plus vraiment le choix. Plus actifs, les Grenoblois tentent de mettre du trafic sur la cage bordelaise. Un palet mis à la cage par Kulbis Marino est dévié par Koudri alors que Karlsson était près de reprendre le rebond. Mais les Boxers ramènent le palet dans la zone grenobloise et Pintaric gèle un palet lancé par Pageau de la ligne bleue. Bordeaux essaie de tenir le palet dans la zone offensive. Une pénalité est appelée contre Rambelo pour un coup de coude sur Prissaint. Cette supériorité numérique est l’occasion pour Grenoble de créer enfin un peu d’offensive et de ramener le jeu dans la zone bordelaise. Le jeu de puissance finit par être installé par Grenoble, Beauchemin trouve Treille qui reprendre à bout portant mais Papillon s’interpose. Mais après une bonne circulation du palet, Leclerc trouve Kulbis-Marino sur une belle passe transversale et le défenseur américain trompe Papillon d’un tir croisé (1-1, 25’29). Ce but en supériorité numérique relance enfin Grenoble dans une partie encore mal engagée. Les Boxers essaient de reprendre l’initiative avec Poudrier qui prend un bon lancer bloqué de la mitaine par Pintaric. Puis c’est au tour de Pelletier de tenter sa chance au milieu du trafic. Sur un deux contre un, Treille sert Koudri en bonne position mais le tir du centre grenoblois manque de précision et le palet est détourné par Papillon. Les Boxers ont toujours la maîtrise du palet mais les Brûleurs de Loups arrivent par moment à ouvrir quelques brèches dans la défense girondine à l’image d’un tir de Bovin bloqué par Papillon après une belle accélération.
La pression bordelaise est encore forte sur la cage grenobloise mais peu de tirs vraiment dangereux sont à signaler dans cette deuxième période plus équilibrée. Sur un contre, Tomasino arrive à prendre un bon lancer sur Pintaric mais ce dernier détourne le palet. Beauchemin sollicite Papillon de près qui répond présent. Le portier bordelais s’oppose consécutivement à un tir de Zajac et un rebond de Leclerc alors que Beauchemin est sanctionné pour avoir un peu trop insisté en voulant récupérer le palet gelé par le portier bordelais. La supériorité numérique peut permettre à Bordeaux de reprendre l’avantage mais malgré une bonne circulation du palet, les Boxers ne trouvent pas d’angle de tir et la pénalité est tuée assez tranquillement par le boxplay grenoblois bien positionné. De retour à cinq contre cinq, un tir de Fertin est dévié par Boivin mais Papillon parvient à sortir le palet. Un cinglage de Pageau sur Zajac donne cette fois une supériorité numérique aux Grenoblois pour terminer la période. Dès le début du power-play, le jeu de puissance est bien en place avec Beauchemin qui sert Treille dont la reprise à bout portant est sauvée par Papillon. Zajac prend un tir de la ligne bleue qui manque le cadre. Dair, en bonne position devant le slot, touche légèrement le casque de Papillon avec la palette de sa crosse, il est sanctionné pour cinglage, tout comme Papillon qui est pénalité pour avoir exagéré sa chute. Le jeu se poursuit à cinq contre quatre pour Grenoble, avec un tir de Zajac repoussé par Papillon. En fin de power-play, Beauchemin finit par trouver une magnifique lucarne pour mettre Grenoble devant au score juste avant le troisième tiers-temps (2-1, 39’27).
Désormais plus en confiance, les Brûleurs de Loups attaquent tambour battant la troisième période avec un tir de Treille qui passe juste au-dessus de la cage bordelaise. Mais sur un palet perdu en zone offensive, Morin place une rapide contre-attaque pour déborder Rautanen et placer un tir qui passe juste au-dessus de la cage gardée par Pintaric. Les Boxers reprennent le contrôle du palet et remettent la pression dans la zone offensive alors que la défense grenobloise se met parfois en danger sur des sorties de zone risquées. Matima est touché sur un choc avec Kindl et regagne difficilement le banc. Sur un très bon jeu, Pompei s’ouvre le chemin de la cage mais trouve la mitaine de Pintaric sur la trajectoire. Papillon n’est pas en reste sur un tir de Rautanen alors la tension monte entre les deux équipes à chaque arrêt des gardiens. Le jeu est équilibré dans ce troisième tiers-temps avec des défenses bien en place à cinq contre cinq. A la lutte avec Poudrier le long de la bande, Leclerc fait trébucher le capitaine bordelais et les Boxers peuvent chercher l’égalisation en supériorité numérique à dix minutes de la fin du tiers. Pintaric bloque sans laisser de rebond un lancer lointain de Lamarche.
Le jeu de puissance est bien installé par les Boxers, avec une bonne circulation de palet. Un tir de Morin est repoussé par Pintaric, au rebond, Giroux tente une reprise complètement ratée mais le palet s’élève au milieu du trafic et retombe dans la cage, lobbant Pintaric au passage (2-2, 50’45). Un but « gag » qui fait le bonheur de Bordeaux alors que Pintaric protestait contre Pompei qui l’aurait touché auparavant avec sa crosse. C’est encore en power-play que la différence s’est faite alors que tout est à faire à neuf minutes de la fin du temps réglementaire. La tension monte de nouveau après un arrêt de Pintaric sur un tir de Puffer. Sur une contre-attaque rapidement jouée par Kulbis-Marino, ce dernier trouve Leclerc qui réalise un joli jeu en triangle avec Beauchemin puis Boivin mais le tir de ce dernier est dévié de la jambière par Papillon. L’occasion était énorme pour Grenoble de repasser devant au score. Les Boxers tentent leur chance également à l’image d’un lancer de Dusseau sur Pintaric. Les deux équipes se neutralisent sur la fin du tiers-temps, une accélération de Beauchemin ne surprend pas Papillon qui détourne le palet. Les deux équipes ne prennent plus de risque dans les dernières minutes et c’est une prolongation qui devra départager Bordeaux et Grenoble dans ce match 2.
Dès le début de la prolongation, une pénalité est appelée contre Morin qui accroche Beauchemin. Grenoble peut jouer à quatre contre trois, une énorme opportunité qui vaut à Terglav de demander son temps mort. Le boxplay bordelais est bien en place et empêche le jeu de puissance grenoblois, trop statique, de prendre un lancer. Belle opportunité de manquée pour Grenoble puisque les Boxers tuent cette pénalité assez facilement. A égalité numérique, Bordeaux essaie de reprendre le contrôle du palet mais l’action bien menée par Lamarche ne va pas au bout. Beauchemin prend un tir repoussé par Papillon, Morin en fait de même sur un bon service de Boscq mais Pintaric répond lui aussi présent. Un tir du revers de Grossetête échoue sur le portier bordelais. Un tir de Puffer est repoussé à son tour par Pintaric. Pelletier sert parfaitement Lamarche juste devant le slot mais Pintaric ne se laisse pas surprendre et repousse la meilleure occasion bordelaise de ces prolongations. Dans la foulée, il renvoie un tir de Pelletier. Les Boxers ont l’avantage dans la deuxième partie de la prolongation, sans pouvoir forcer le verrou Pintaric. Leclerc manque la lucarne après avoir fait le tour de la cage. Tomasino prend un tir devant deux défenseurs mais n’arrive pas à surprendre Pintaric, décidément intraitable. Pintaric sort une dernière mitaine sur un tir de Lamarche et c’est donc aux tirs au but que les deux équipes devront se départager. Une séance au cours de laquelle Pintaric va être encore décisif en arrêtant les cinq tirs au but bordelais alors Treille sera le seul à marquer le tir au but de la victoire pour Grenoble !
Les Brûleurs de Loups reviennent donc à égalité dans la série à l’issue d’un match très incertain qui aurait pu basculer d’un côté comme de l’autre. Les Boxers ont été encore dominateurs au niveau des tirs (44 tirs cadrés à 31) mais se sont heurtés à un excellent Pintaric qui a été décisif tout au long du match, prolongation comprise avec en point d’orgue une performance majuscule lors de la séance de tirs au but. Son vis à vis Papillon n’a pas été en reste et les deux gardiens ont réalisé une grande performance ce soir. On retiendra de ce match qu’aucun but n’a été inscrit à cinq contre cinq puisque les quatre buts ont été marqués en supériorité numérique, preuve s’il en était besoin que les unités spéciales vont jouer un grand rôle dans cette série. Offensivement, le duo Morin-Giroux continue sur sa lancée de la veille en portant l’attaque bordelaise alors que Beauchemin continue de mener l’attaque grenobloise. Les défenses ont été intraitables ce soir à égalité numérique. En revanant à 1-1 dans la série, les Brûleurs de Loups limitent la casse après la défaite d’hier et portent un coup d’arrêt à la série de victoires bordelaises puisque les Boxers n’avaient plus perdu depuis le match 4 de la série de 1/4 de finale contre Marseille, leur seule défaite lors de ces play-offs jusqu’à présent…. Avec la série qui se déplace à Meriadeck pour les matchs 3 et 4, ils restent en position de force dans cette finale. Aux Grenoblois d’inverser la tendance après avoir prouvé ce soir qu’il avaient encore des ressources physiques et mentales.
Désignés meilleurs joueurs du match : Matija Pintaric (Grenoble) et Pierre-Olivier Morin (Bordeaux)
(Photos de Philippe Crouzet)
Commentaires d’après-match :
Edo Terglav (entraîneur de Grenoble) : « On ne voulait pas trop se focaliser sur l’importance de ce match-là. Par rapport au match d’hier, on était très bien mentalement ce qu’on n’était pas hier. Dans le jeu, ce n’était pas trop un problème physique, c’était plus un problème mental. Aujourd’hui dès ce matin on a parlé de cela, comment on va gérer le match, comment on va gérer la pression en début de match. On a bien réagi, encore des changements dans les lignes, il y avait Nick Deschamps qui n’était pas là donc on essaie d’équilibrer et de trouver le meilleur fit pour tout le monde mais les gars ont très bien réagi, on a senti une intensité, ils étaient engagés dans ce qu’on voulait faire… ça pouvait basculer de l’autre côté aussi mais on a senti un vrai match de play-offs, de finale. Une bonne victoire d’équipe et comme je l’ai dit, j’ai beaucoup aimé la réaction par rapport à hier. Au premier tiers, on était encore un peu dans le match d’hier, on n’avait pas de confiance avec le palet, il y avait encore beaucoup de longues passes, on n’y arrivait pas. J’ai dit aux gars de rester ensemble, de chercher les solutions, battre les joueurs avec des passes courtes et plus le match allait, on avait une bonne deuxième période, on était beaucoup plus dangereux parce que notre transition était meilleure et c’est avec ça qu’on a construit, il n’y avait pas plus de stress ou plus de changement, c’est juste rester compacts, connectés l’un à l’autre qui a fait notre force et puis les gars ont bien réagi, on bien fait et avec ça aussi on a coupé un peu la vitesse à Bordeaux. Quand on est trop éloignés, que les cinq joueurs ne sont pas sur la même page… et eux ils ont beaucoup de vitesse, ils profitent de nos erreurs quand on n’est pas compacts, et la deuxième période c’était probablement notre période dans la finale donc oui c’est bien. Si tu veux gagner, si tu n’as pas de gardien, tu n’as pas de chance… Quand on voit Pinta depuis le début de play-offs ce qu’il nous fait, les moments importants où il nous garde dans le match, c’est quelqu’un qui a un vécu, qui a gagné beaucoup de championnats donc il sait comment ça fonctionne… et de l’autre côté Papillon fait aussi une bonne série donc c’est un duel de gardiens et on voit qu’on cinq contre cinq, il n’y a pas énormément d’espaces ni de chances de marquer, ça joue beaucoup sur les unités spéciales, c’est pour ça aussi qu’il faut qu’on soit plus disciplinés…. Encore aujourd’hui on a pris beaucoup de pénalités loin de notre cage, dans la zone offensive, il faut qu’on soit plus prudents en allant à Bordeaux. Quand on est moins bien, on sent le public, les joueurs le sentent aussi, c’était bien aujourd’hui à certains dans le match, ils étaient là, ils ont poussé les gars et quand tu arrives ici, tu as 4200 personnes, il faut profiter de ce public qui est de notre côté, et ils font partie de cette équipe-là donc c’est important qu’on soit dans cette finale ensemble. On essaie d’être calme, parce que ce que nous on dégage, les joueurs le sentent aussi, on essaie d’être calme, positifs, d’essayer d’encourager les joueurs et quand tu arrives en prolongation comme ça, les gars ils savent ce qu’ils ont à faire, sur les tirs de pénalités on essaie de choisir les bons joueurs mais après tu laisses les joueurs faire… ce sont eux qui sont sur la glace et qui font le job, nous on essaie d’être connectés avec eux et vivre ça avec eux, c’est stressant mais en même temps, c’est plaisant d’être avec ces gars-là, c’est le fun. Demain c’est une journée calme loin de la patinoire et demain soir, on part déjà à Bordeaux pour être sur place, s’entraîner et profiter lundi d’être tranquille, et de préparer le match comme il faut mais deux jours sans match ça va faire du bien, énormément pour tout le monde mentalement et physiquement… On s’attendait à deux matchs difficiles à la maison, on est allé en chercher un sur deux, c’est très très bien , mais maintenant on va prendre un match à la fois à Bordeaux est essayer de gagner des matchs là-bas. »
Olivier Dimet (entraîneur de Bordeaux) : « On s’attendait à ce qu’il y ait une grosse réaction de Grenoble ce soir après la défaite d’hier soir… C’était un match un peu plus physique, je les ai trouvés plus en forme qu’hier avec beaucoup plus d’énergie, ils nous ont mis plus en difficulté, derrière on mène au score sur le premier tiers mais ils font un gros deuxième tiers où ils méritent je dirais de prendre le large mais derrière on a montré du caractère, on est revenu sur le troisième tiers, je crois ce soir que ce sont les unités spéciales qui font la différence et après c’est la loterie des pénalties. On avait gagné en demi-finale contre Rouen, ce soir on perd contre Grenoble donc c’est comme ça… Aujourd’hui on est déçus de la défaite ce soir mais on est satisfait de ces deux matchs. On rentre à la maison en reprenant l’avantage de la glace, c’est une bonne chose maintenant voilà, on se tourne rapidement sur la suite, c’est le match n°3. On étudie les gardiens mais il y a deux très bons gardiens donc ce n’est pas évident justement de scorer et du côté de Grenoble, c’est la même chose, ils étudient notre gardien de but comme on l’a fait avec Pinta mais je trouve ça dommage que les matchs sur les séries finales se jouent sur les pénalties mais comme je l’ai dit on a gagné contre Rouen, ce soir on perd il faut l’accepter. On ne s’attendait pas à jouer 4/0 contre Grenoble cette série finale, maintenant on est dans le process.. notre objectif c’était au moins de prendre un match, c’est ce qu’on a fait hier soir, c’est une bonne chose, maintenant on laisse ce qui vient de se passer derrière et on se projette sur la suite c’est le match n°3 mardi soir. On n’avait pas gagné ici, aujourd’hui ce sont les finales, tout est différent, bien entendu on va se servir de notre public, du soutien, de cette ferveur, on a vu ce soir un gros public grenoblois qui a poussé fort son équipe, on espère que de notre côté ce sera le cas mais comme c’est le cas depuis le début de l’année, je ne serais pas surpris qu’il y ait une grosse ambiance aussi mardi soir, je pense que c’est bien pour les spectateurs d’avoir de beaux matchs avec de l’engagement et des équipes qui se respectent. On espère que ce sera une saison de rêve, on verra à la fin, on joue chaque match pour le gagner, et je pense que de l’autre côté c’est la même chose… Ce soir on était proche mais on n’a pas gagné donc la série est à 1-1, comme je l’ai dit on ne s’attendait pas à gagner 4-0 même si on peut l’espérer mais quand on connaît la qualité de l’équipe de Grenoble, on s’attendait à une finale très serrée, on est sorti vainqueur de notre duel face à Marseille, de notre duel face à Rouen, maintenant c’est une nouvelle étape et c’est ce qui compte aujourd’hui. »
François Beauchemin (attaquant de Grenoble) : « C’est un match de série, on est content d’avoir gagné ce match-là, on a travaillé fort. Et on part à 1-1 chez eux donc on est super content pour ce soir. Le momentum est des deux bords, je pense que les deux équipes jouent du gros hockey, c’est une belle finale et ça va être comme ça tout au long de la série. On devait garder le jeu simple, toujours jouer à l’intérieur, et travailler fort. Les deux équipes se débrouillent en power-play et c’est ce qui fait la différence dans des matchs comme ce soir. Quand tu es rendu aux penalties, il n’y a plus de fatigue, tu sais que tu as juste une glace à patiner donc c’est correct, c’est le fun, on est à la maison, tout le monde est excité, c’est le plaisir de jouer au hockey à ce moment-là. Le public a vraiment été derrière nous et nous a poussé, tout le monde est content d’être à Grenoble, ce soir tout mon respect envers eux. Ce jour de repos, c’est sûr que ça va faire du bien à tout le monde mais c’est sûr que ça reprend assez rapidement par contre. C’est notre travail, on est correct. On est bien entraîné, on est bien heureux et on va aller se reposer ce soir. Une série c’est long, ce qui fait qu’on est bien content d’être allés chercher cette victoire là ce soir. »
Loic Farnier (attaquant de Bordeaux) : « On sort plutôt la tête haute, nous on est déçus de la défaite parce qu’on aurait voulu la prendre mais on peut sortir la tête haute sur le contenu qu’on a proposé sur les deux matchs, pareil on perd 1-0 et on se remet dedans, on revient, on perd 2-1 et puis on revient et ça finit aux penalties, on sait tous comment ça se passe les penalties, c’est un peu lancer une pièce donc on est vraiment contents de ce qu’on a produit. On a fait de la vidéo, on le sait tous, pour battre Pinta, c’est aller à la cage, se mettre devant lui, lui voler le plus possible sa visibilité, l’attaquer et essayer de l’embêter le plus possible pour marquer un but. C’est une bonne performance mais au bu de la physionomie des deux matchs on aurait voulu aller chercher une deuxième victoire aussi, on ne s’en lasse jamais mais on est content d’avoir pris au moins un match, on récupère l’avantage de la glace et on compte bien continuer ça à Bordeaux. Ca faisait un petit moment qu’on n’avait pas perdu, ça arrive, c’est comme ça, c’est les finales, on ne sait jamais ce qui peut se passer, on a fait un très bon boulot contre Rouen et on compte bien continuer à faire ce qu’on a fait sans rien changer sur les matchs à venir. On sait tous que les play-offs c’est un autre championnat, les joueurs sont censés « step up » et montrer un autre visage, c’est un autre championnat et on a quand même eu des hauts et des bas dans la saison, on le sait tous, on a eu des bas qu’on est venus ici, on a eu des hauts, on a fait des meilleurs matchs même si on a perdu, c’est toujours dur de venir prendre un match à Grenoble quoi qu’il arrive et je pense qu’on montre un tout autre visage pendant les play-offs et on est très contents. C’était prévisible, on le savait, Grenoble ça a toujours été une grosse rivalité, nous on se bat pour notre but ultime, et eux aussi, on le veut tous ils le veulent donc je pense que ce sera tendu comme ça jusqu’à la fin et que le meilleur gagne comme on dit. Il en reste, on a travaillé pour, on a eu neuf jours de repos ce qui donne un petit désavantage sur le commencement, on l’a tous vu sur la première minute du match 1 mais je pense que sur le long terme ça aide quand même pour faire fonctionner notre cardio et nos réserves plus facilement… ils sont allés en sept matchs, j’imagine qu’ils sont un peu plus fatigués que nous… Peut-être pas mais en tout cas c’est ce qu’on espère et sur le long terme, on compte bien utiliser ça pour nous. On a de l’expérience, comme on l’a dit en début de saison quand ils ont fait l’équipe, ils ont pris des joueurs qui sont quand même allés souvent en finale, ils ont pris des gars qui ont aussi gagné des finales donc on essaie d’apporter cette expérience là pour essayer d’aller jusqu’au bout et gagner à la fin. »
Grenoble – Bordeaux 2-2 (0-1, 2-0, 0-1, 0-0) // 1-0 aux tirs au but
Samedi 11 avril 2026 à 20h15 à Pôle Sud. 4208 spectateurs.
Arbitrage de Geoffrey Barcelo et Jérémy Rauline assistés de Quentin Ugolini et Quentin Cady
Pénalités : Grenoble 12’ (6’, 4’, 2’, 0’), Bordeaux 10’ (2’, 6’, 0’, 2’)
Tirs : Grenoble 31 (4, 18, 6, 3), Bordeaux 44 (15, 9, 13, 7)
Engagements : Grenoble 33 (8, 14, 9, 2), Bordeaux 38 (7, 14, 9, 8)
Évolution du score :
0-1 à 16’28 : Morin assisté de Giroux et Beaudry (sup. num.)
1-1 à 25’29 : Kulbis-Marino assisté de Leclerc et Englund (sup. num.)
2-1 à 39’27 : Beauchemin assisté de Zajac et Boivin (sup. num.)
2-2 à 50’45 : Giroux assisté de Morin et Beaudry (sup. num.)
Tirs au but : Grenoble : Treille (réussi), Boivin (arrêté), Koudri (arrêté), Beauchemin (arrêté) ; Bordeaux : Pelletier (arrêté), Pompei (arrêté), Giroux (arrêté), Beaudry (arrêté), Poudrier (arrêté)
Grenoble
Attaquants :
Christophe Boivin (2’) – François Beauchemin (2’) – Guillaume Leclerc (2’)
Sacha Treille (C) (2’) – Adel Koudri – Martin Karlsson (A)
Rudy Matima – Valentin Grossetête – Aurélien Dair (2’)
Hugo Raveaud – Hugo Nogaretto – Maxime Toukmatchev
Défenseurs :
Nolan Zajac (2’) – Andrius Kulbis-Marino
Antoine Fertin – Pontus Englund
Axel Prissaint – Juho Rautanen (A)
Pierre Crinon
Gardien : Matija Pintarič
Remplaçant : Cebald Debiak (G). Absents : Jakub Štěpánek (surnuméraire), Théo Gueurif (commotion), Matias Bachelet (épaule), Fredric Weigel (blessé), Alexandre Mallet (blessé), Sacha De Smitt, Nicolas Deschamps (blessé)
Bordeaux
Attaquants :
Craig Puffer – Loïk Poudrier (C) – Loïc Farnier
Tommy Giroux – Pierre-Olivier Morin (2’) – Quentin Tomasino
Kaylian Leborgne – William Pelletier – Mathieu Pompéi
Aina Rambelo (2’) – Julien Guillaume (A) – Tom Guidoux
Défenseurs :
Kévin Dusseau (A) – Maxim Lamarche
Jules Boscq – Jérémy Beaudry
Nick Pageau (2’) – Jakub Kindl (2’)
Gardien :
Quentin Papillon (2’)
Remplaçants : Ewan Barrier (G), Ulysse Tournier. Absents : Alex Dubeau (surnuméraire), Enzo Carry, Esteban Ragot, Baptiste Bruche.


















































