Les Brûleurs de Loups n’ont eu que 48h pour passer du match 7 de leur demi-finale contre Angers au match 1 de la finale contre Bordeaux. Après une série éprouvante et très longtemps indécise (4-3) où la différence s’est faite sur l’avantage de la glace, les Grenoblois doivent basculer directement sur la finale contre les Boxers, qualifiés depuis 9 jours après un « sweep » contre Rouen (4-0). Une performance aussi impressionnante qu’inattendue face au premier de la saison régulière et favori de ces play-offs. Les joueurs d’Olivier Dimet sont en pleine confiance au moment d’aborder cette série finale et seront bien reposés face à ceux d’Edo Terglav qui ont eu deux séries compliquées face à Briançon et surtout Angers.
Malgré les doutes qui les envahissent depuis la finale de Bercy et l’éviction de Hanberg, les Brûleurs de Loups se sont malgré tout hissés jusqu’à la finale où ils pourront défendre leur titre acquis l’année dernière. Confrontés à l’adversité, ils auront au moins l’avantage d’être dans le rythme de la compétition alors que les Boxers auront besoin sans doute d’un peu plus de temps pour se remettre dedans. Les Boxers abordent la finale au complet alors que les Isérois sont privés de trois attaquants majeurs : Matias Bachelet, absent depuis la fin de saison régulière, mais aussi Alexandre Mallet et Frederic Weigel, blessés lors de la demi-finale contre Angers. En revanche Martin Karlsson effectue son grand retour et disputera ce soir son premier match des phase finales. Lors des rencontres opposant les deux équipes cette saison, on se retrouve sur la même configuration qu’entre Grenoble et Angers : les Brûleurs de Loups se sont imposés à Pôle Sud (6-2, 3-2 et 5-1 en coupe de France) et les Boxers à Meriadeck (3-1 et 4-2). L’avantage de la glace promet d’être déterminant et la rencontre de ce soir a déjà une grosse importance pour donner le ton de la série.
Il ne fallait pas rater le début de match du côté de Pôle Sud. Sur l’engagement, Beauchemin entre en zone, décale plein centre Zajac qui trouve Boivin dans le dos de Lamarche et le buteur québécois ajuste Papillon de près pour conclure un très beau mouvement collectif qui a surpris la défense bordelaise très statique (1-0, 00’19). Galvanisés par ce but, les Brûleurs de Loups continuent de mettre la pression. Grossetête centre devant le slot pour Koudri qui oblige Papillon à geler le palet. Mais ce n’est que partie remise, Grossetête insiste de près, tire sur le poteau, l’action se poursuit avec Fertin qui centre fort devant le slot pour Koudri, laissé tout seul par la défense bordelaise, qui ne se prive pas de marquer à bout portant (2-0, 00’57). Coup de tonnerre à Pôle Sud avec cet avantage important au score en moins d’une minute !
Après ce départ catastrophique, Olivier Dimet demande logiquement un temps mort pour remobiliser son équipe. Mais cela ne suffit visiblement pas car quelques instants plus tard, Boivin lance Beauchemin dans le dos de Kindl et Pageau pour se présenter seul face à Papillon, sans cadrer son tir. Grenoble rate une belle occasion de prendre un avantage décisif. Les Boxers réagissent enfin et poussent autour de la cage grenobloise avec Farnier et Rambelo. Bien décalé par Morin, Tomasino tire au-dessus de la cage. Bordeaux prend le contrôle du palet et le fait circuler dans la zone grenobloise. Mais les Isérois sont à l’affut du moindre contre : Deschamps glisse le palet derrière Pageau à Dair qui s’échappe à son tour mais sa feinte pour déjouer Papillon échoue sur la jambière du portier bordelais. Un tir de Dusseau de la ligne bleue est capté difficilement par Pintaric. Puis c’est Puffer qui prend un tir plein axe dévié par Pintaric.
Les tirs se succèdent sur la cage grenobloise mais les Brûleurs de Loups restent dangereux avec un tir en pivot de Deschamps non cadré. Bruche s’approche de la cage et vise la lucarne mais le palet passe de peu à côté. Poudrier puis Bruche tirent au cours d’une grosse séquence bordelaise. Grenoble laisse trop la possession du palet et subit de plus en plus dans cette première période. Morin remet le palet juste devant la cage sur Pelletier, neutralisé par Rautanen. Bien décalé sur la droite, Toukmatchev prend un lancer bloqué par Papillon. Cette action donne un peu d’air aux Grenoblois qui sont de plus en plus dominés. Les Boxers tentent leur chance de la ligne bleue pour chercher une déviation devant le slot. Bruche remet en retrait à Puffer qui prend un tir sur réception mais Deschamps se jette pour contrer le palet. Bruche tente une nouvelle déviation devant la cage puis Lamarche vient au contact sur la cage grenobloise.
Le danger se rapproche pour Pintaric et les siens après un cinglage de Boivin sur Morin dans la zone offensive grenobloise. Bordeaux a 41 secondes de supériorité numérique avant la fin du tiers : Bruche remet devant la cage à Morin qui attire trois Grenoblois à lui. Beaudry parvient à le glisser au milieu d’une forêt de jambes à Tommy Giroux laissé tout seul. Le top scorer bordelais marque à bout portant (2-1, 19’32). Cueillis à froid, les Bordelais ont petit à petit repris le dessus sur une équipe grenobloise devenue trop défensive et ont logiquement réduit le score en fin de tiers à la faveur d’un power-play.
Bordeaux prend logiquement l’initiative au début du deuxième tiers avec bon nombre de palets mis à la cage par les défenseurs depuis la ligne bleue. Pintaric doit dégager plusieurs fois le palet sur des tirs de Pageau et Beaudry notamment alors que le trafic mis devant le slot par les attaquants des Boxers est efficace. La défense bordelaise est, elle, bien en place avec peu de palets qui arrivent jusqu’à la cage gardée par Papillon. Malgré cette situation favorable aux visiteurs, la défense grenobloise tient le choc et les Brûleurs de Loups peuvent même s’offrir quelques opportunités à l’image d’un tir de Grossetête en bonne position, bloqué par la mitaine de Papillon. L’égalisation est toute proche sur un tir de Giroux de près, repoussé de la botte par Pintaric, alors que le rebond pris par Morin passe juste à côté du poteau. Boivin essaie tout de même de ramener le palet dans la zone adverse avec à la clé un lancer sur Papillon.
Lancé par Kulbis-Marino, Koudri tire en bonne position sans trouver le cadre. Sur le contre, Guidoux s’approche de la cage sans déjouer Pintaric. Kindl fait tomber Deschamps qui entrait en zone offensive. Grenoble obtient une première supériorité numérique dans ce match. Alors que le jeu de puissance est installé, une crosse haute de Dusseau sur Treille est appelée avant d’être annulée car c’est le palet qui a heurté le visage du capitaine grenoblois. Le boxplay bordelais est très bien en place et Grenoble n’arrive pas à trouver de position de tir. Un tir sur réception de Treille est bloqué par Pintaric. Une poussette de Dusseau dans le dos de Dair après le coup de sifflet provoque un petit brassage entre Treille et Guillaume, les deux joueurs étant appelés à se calmer en prison.
Les Boxers peuvent reprendre l’initiative à 5 contre 5. Koudri manque le cadre suite à une récupération du palet de Prissaint en zone offensive. Les Boxers installent le jeu dans la zone offensive et tentent de trouver une ouverture. Rambelo tente sa chance face à Pintaric qui repousse. Et sur un nouveau palet gagné dans la zone grenobloise par Giroux, Tomasino déborde sur la droite et centre devant le but pour Morin qui reprend victorieusement à bout portant en devançant Matima (2-2, 34’29). Trop passifs dans leur propre zone, les Grenoblois sont sanctionnés logiquement par une équipe bordelaise plus entreprenante. La réaction vient de Zajac qui prend un tir sur réception à la ligne bleue, repoussé difficilement par Papillon. Une reprise de Deschamps passe de peu à côté du cadre.
Une passe lointaine et hasardeuse de Englund pour Koudri est interceptée par Morin qui relance toute de suite sur Pompei qui se retrouve en situation de 2 contre 0 avec Leborgne alors que les défenseurs grenoblois avaient déserté la zone défensive. Leborgne conclut logiquement l’action face à Pintaric laissé bien seul (2-3, 36’01). En difficulté et désormais menés, les Brûleurs de Loups ont du mal à sortir de l’emprise bordelaise. Un tir de Pelletier continue de mettre la pression sur la cage grenobloise. La réaction grenobloise est confuse en fin de tiers et c’est bien Bordeaux qui a pris les commandes de cette rencontre à l’issue d’un deuxième tiers temps où le pressing des Boxers a fini par payer après un gros travail de sape dans la zone grenobloise.
La réaction grenobloise est attendue au début de la troisième période mais la défense bordelaise, très bien en place, arrive à neutraliser sans difficulté les Isérois en zone neutre. Alors qu’il ne s’est pas passé grand-chose au cours des quatre premières minutes, une charge de Crinon au niveau de la tête de Beaudry qui entrait en zone provoque une supériorité numérique pour Bordeaux. Les Boxers n’en demandaient pas tant et la sanction est immédiate : Bruche fait le tour de la zone et lance dans le trafic, le palet revient sur Morin face à la cage qui ajuste Pintaric à bout portant (2-4, 43’50). L’indiscipline grenobloise s’est payée cash et permet à Bordeaux d’asseoir un peu plus sa domination sur ce match 1.
Avec désormais deux buts de retard, les Brûleurs de Loups n’ont plus le choix et doivent se ruer à l’attaque mais cela laisse des espaces et Pageau est tout près d’en profiter avec un tir sur la barre transversale qui fait trembler Pôle Sud. Les attaques grenobloises ne sont guère construites et les meilleures occasions viennent souvent d’initiatives individuelles à l’image d’une bonne séquence de Grossetête mais Papillon est présent pour geler le palet. Leclerc essaie de reprendre au rebond un tir de Zajac dans le trafic. Zajac tente sa chance de nouveau. Les esprits s’échauffent devant la cage bordelaise après plusieurs situations tendues. Sur une contre-attaque rapidement jouée, Tomasino a le palet du 5-2 dans la crosse mais il échoue sur Pintaric. Papillon s’illustre, lui, sur un tir plein axe de Kulbis-Marino sans laisser de rebond. À dix minutes de la fin, les Brûleurs de Loups semblent sans solution face à une équipe de Bordeaux qui maîtrise son sujet.
Morin ramène une nouvelle fois le palet dans la zone grenobloise avec un lancer sur Pintaric. Morin fait trébucher Deschamps dans la zone bordelaise et donne une petite chance à Grenoble de se relancer. Un lancer de Zajac passe juste à côté de la cage. En voulant ressortir le palet, Lamarche accroche Boivin et Bordeaux se retrouve en double infériorité numérique. Grenoble peut évoluer pendant 1’35 à 5 contre 3 et ne va pas rater l’aubaine. Un premier tir de Beauchemin est repoussé par Papillon mais le palet revient sur Boivin qui feinte le tir pour servir Treille devant le slot qui dévie à bout portant (3-4, 52’07). Les Brûleurs de Loups peuvent enchaîner à 5 contre 4, Beauchemin sert Boivin qui a une cage vide en angle fermé mais le palet est contré par Papillon. Beauchemin prend sa chance avec un tir repoussé par Papillon. Et finalement sur un one timer, Boivin règle la mire, avec la complicité involontaire de Boscq qui dévie le palet du patin (4-4, 53’33).
Cette double supériorité numérique a complètement relancé les Grenoblois dans un match maîtrisé jusque là par Bordeaux. Tout est à refaire pour les Boxers qui réagissent tout de suite en posant le jeu dans la zone grenobloise. Tomasino profite d’un trou dans la défense grenobloise pour se présenter face à Pintaric qui détourne de la jambière. Et la pression bordelaise à 5 contre 5 finit par payer avec un tir de Beaudry au milieu du trafic qui trompe Pintaric, gêné par un écran de Giroux (4-5, 55’56). Les Brûleurs de Loups se retrouvent de nouveau dos au mur avec peu de temps à jouer… Les attaques grenobloises ne mettent pas en difficulté une défense bordelaise bien positionnée. Le temps mort appelé par Terglav entraîne la sortie de Pintaric. Face à la cage vide, Pelletier tire sur le poteau laissant Grenoble en sursis surtout qu’un cinglage de Puffer sur Dair permet aux Brûleurs de Loups de finir à 6 contre 4. En vain, c’est bien Bordeaux qui remporte cette première manche de la finale !
Cueillis à froid et en manque de rythme, les Boxers ont connu une entrée difficile dans cette finale en encaissant deux buts en une minute et ils ont mis près de deux tiers-temps pour refaire leur retard. Mais ils ont vraiment pris l’avantage dans le jeu à 5 contre 5, dominant une équipe grenobloise rarement autant en difficulté à Pôle Sud cette saison. La double supériorité numérique grenobloise a permis d’entretenir l’illusion d’un retour en toute fin de match mais les Boxers n’ont pas paniqué et Beaudry est venu sceller le sort des Grenoblois qui n’ont pas paru fatigués ce soir mais qui n’avaient pas la maîtrise collective de leurs adversaires. Les erreurs défensives se sont payées cash face à une attaque bordelaise opportuniste et réaliste à l’image de Morin, auteur d’un doublé ce soir. Dans un match offensif (41 tirs cadrés à 32 pour Bordeaux !) avec neuf buts marqués, les deux gardiens n’ont pas été à la fête ce soir même s’ils n’ont pas grand-chose à se reprocher. Côté grenoblois, Boivin a inscrit un doublé et a encore brillé en supériorité numérique mais les Brûleurs de Loups ont beaucoup subi après leur début de match tonitruant, se laissant trop dominer par leurs adversaires. Le retour inespéré à 4-4 aurait pu laisser espérer une fin heureuse mais les hommes de Terglav, trop fébriles, n’ont pas su enfoncer le clou. Bordeaux a repris l’avantage de la glace dans cette série et il faudra désormais beaucoup de ressources mentales et physiques aux Grenoblois pour revenir à hauteur demain soir dans le match 2 qui s’annonce déjà très important.
Désignés meilleurs joueurs du match : Christophe Boivin (Grenoble) et Pierre-Olivier Morin (Bordeaux)

Commentaires d’après-match :
Edo Terglav (entraîneur de Grenoble) : « C’est un match dur. On savait que finir une série et en recommencer une tout de suite, la fraîcheur était moins là. Et c’était un peu normal vu le nombre de matchs qu’on a joués en très peu de temps contre une équipe qui a eu neuf jours pour se préparer. Les décisions n’étaient pas toujours les bonnes. Ça s’est senti qu’il y avait de la fatigue, avec ça on a donné quelques occasions, même les buts sur les jeux qu’on fait normalement. Aujourd’hui il manquait cette fraîcheur pour être plus focus sur la glace. Mentalement, émotionnellement on n’était pas là non plus… On a l’impression que tout le monde était fatigué, même le public… Il manquait un peu d’énergie de tout le monde de donner plus mais on en a quand même trouvé à la fin pour revenir. C’était la chose positive de voir le caractère qu’on a mais ce n’a pas été suffisant… À 2-0 c’est un bon début de match mais on a commencé à jouer le hockey qu’on ne joue pas, on avait l’impression qu’on voulait marquer dix buts… Au lieu de jouer compact, on n’a pas joué en unité à cinq, on était un peu trop loin entre nos défenseurs et nos attaquants… Bordeaux est une équipe très bonne dans le jeu de transition et a mérité ce premier point sur l’ensemble du match. Si on avait marqué un autre but au premier tiers, ça aurait pu changer la suite mais Bordeaux est resté calme et a joué son jeu. Trois buts sur cinq ce sont des turnovers, on ne sort pas les palets, on met le puck dans des endroits où on ne devrait pas et Bordeaux a profité de nos erreurs. Sur les infériorités numériques, on était bien en place mais le palet est tombé pour eux dans ces moments-là. C’est comme ça, c’est une série… Gagner une finale, être champion, c’est dur. Il faut être prêt à se sacrifier, se faire mal à certains moment… Comme j’ai dit aux gars, on fait le reset, on se revoit demain matin pour faire le bilan de ce match. On va tourner la page rapidement et aller au combat demain. Ce qui est important c’est la récup… Physiquement ça commence à être dur. On a fait 4 matchs en 8 jours, c’est sûr que côté fatigue, ce n’était pas évident, mais si on regarde la deuxième partie du match, physiquement on était bien, on a senti que les gars sont en forme et qu’ils sont capable de revenir de 4-2, ça montre beaucoup de caractère de cette équipe. Prendre des bonnes décisions, prendre moins de risques, rester calme, ce sont pleins de petites choses que les joueurs sont capables de faire. En série, quand tu joues beaucoup en très peu de temps, il y a des matchs où tu vas être un peu moins bien, ça arrive… Mais c’est comme ça, il faut aller chercher le match suivant, mentalement se reposer et physiquement récupérer. J’ai confiance à 100%. Karlsson, on voit ce qu’il a vécu après cette blessure, il n’y a pas grand monde qui était confiant qu’il allait rejouer mais c’est quelqu’un d’extraordinaire, le caractère qu’il a, c’est un vrai leader. Que ça soit son expérience, le leadership, ce qu’il a vécu… On voi toutes les blessures qu’on a eues donc chaque joueur qui revient, c’est sûr que ça fait du bien à tout le monde. »

Olivier Dimet (entraîneur de Bordeaux) : « On s’attendait à ce début de match… On savait qu’après neuf jours sans jouer, on allait manquait de rythme, d’intensité… On savait que Grenoble sortait d’une grosse série face à Angers et allait avoir ce rythme qu’on n’avait pas. On l’a payé cash parce que c’est deux buts sur la première minute de jeu. Il nous a fallu cinq-six minutes pour vraiment rentrer dans le match. Paps évite que ça soit 3 ou 4-0, c’est sûr que ça nous laisse dans le match. Derrière, on a repris confiance dans notre jeu, on a retrouvé le rythme qui nous manquait, le but en power-play en fin du premier tiers nous fait du bien et nous lance vraiment dans le match. La supériorité numérique a bien fonctionné des deux côtés ce soir, on sait que les unités spéciales vont avoir leur rôle dans cette série. Le chemin est long. C’était assez logique qu’on ait du mal à rentrer dans le match mais derrière il faut se remobiliser. Garder la tête froide et continuer à faire ce qu’on a fait de bien depuis le début de ces play-offs. Petit à petit on a retrouvé le visage des Boxers qu’on a depuis ce début de play-offs. Il faut continuer, on est dans un process depuis un long moment, on savait que cette finale face à Grenoble ne serait pas facile. Et elle ne sera pas facile. On prend le premier match, on est très content mais est déjà tourné vers la suite, c’est le match n°2 demain. »
Adel Koudri (attaquant de Grenoble) : « On a bien démarré à 2-0, on perd à la fin sur le fil. Mais les play-offs, c’est long. Ce n’est que le premier match donc il en reste six pour aller chercher la coupe. [Dimet] a pris son temps mort parce qu’ils n’ont pas fait un très bon début de match. On est resté focus sur notre jeu, on a eu des occasions après. Elles n’ont pas été concrétisées mais il faut garder le positif ce soir, on a tenu jusqu’au bout, on est allé chercher le 4-4 quand même à trois minutes de la fin. Il faut continuer à travailler, et demain est un autre jour. Ça fait du bien de marquer parce que j’ai envie d’aider l’équipe et le 2-0 c’est sûr que ça aide en début de match, c’est mon premier but en play-offs et j’espère que ce ne sera pas le dernier. Il faut regarder ce qu’on a mal fait, ajuster et garder la même énergie et la rage de vaincre. Depuis mercredi on a continué les entraînements, on est resté en équipe, on est restés soudés, on a travaillé dur, non on n’est pas fatigués, on a plein d’énergie et on va le montrer par la suite. »

Grenoble – Bordeaux 4-5 (2-1, 0-2, 2-2)
Vendredi 10 avril 2026 à 20h15 à Pôle Sud. 4208 spectateurs.
Arbitrage de Julien Peyre et Cyril Debuche assistés de Quentin Ugolini et Quentin Cady
Pénalités : Grenoble 6’ (2’, 2’, 2’), Bordeaux 10’ (0’, 4’, 6’)
Tirs : Grenoble 32 (9, 10, 13), Bordeaux 41 (22, 11, 8)
Engagements : Grenoble 40 (11, 12, 17), Bordeaux 32 (13, 7, 12)
Évolution du score :
1-0 à 00’19” : Boivin assisté de Zajac et Beauchemin
2-0 à 00’57” : Koudri assisté de Fertin et Grossetête
2-1 à 19’32” : Giroux assisté de Beaudry et Morin (sup. num.)
2-2 à 34’29” : Morin assisté de Tomasino et Giroux
2-3 à 36’01” : Leborgne assisté de Pompei et Pelletier
2-4 à 43’50” : Morin assisté de Bruche et Beaudry (sup. num.)
3-4 à 52’07” : Treille assisté de Boivin et Zajac (double sup. num.)
4-4 à 53’33” : Boivin assisté de Zajac et Beauchemin (sup. num.)
4-5 à 55’56” : Beaudry assisté de Lamarche et Tomasino
Grenoble
Attaquants :
Christophe Boivin (2’) – François Beauchemin – Guillaume Leclerc
Sacha Treille (C) (2’) – Adel Koudri – Valentin Grossetête
Rudy Matima – Nicolas Deschamps (A) – Aurélien Dair
Martin Karlsson – Hugo Nogaretto – Maxime Toukmatchev
Défenseurs :
Nolan Zajac – Andrius Kulbis-Marino
Antoine Fertin – Pontus Englund
Axel Prissaint – Juho Rautanen (A)
Pierre Crinon (2’)
Gardien :
Matija Pintarič [sorti de 59’01” à 60’00”]
Remplaçant : Cebald Debiak (G). Absents : Jakub Štěpánek (surnuméraire), Théo Gueurif (commotion), Matias Bachelet (épaule), Fredric Weigel (blessé), Alexandre Mallet (blessé), Sacha De Smitt, Hugo Raveaud.
Bordeaux
Attaquants :
Craig Puffer (2’) – Loïk Poudrier (C) – Baptiste Bruche
Tommy Giroux – Pierre-Olivier Morin (2’) – Quentin Tomasino
Kaylian Leborgne – William Pelletier – Mathieu Pompéi
Loïc Farnier – Julien Guillaume (A) (2’) – Tom Guidoux
Aina Rambelo
Défenseurs :
Kévin Dusseau (A) – Maxim Lamarche (2’)
Jules Boscq – Jérémy Beaudry
Nick Pageau – Jakub Kindl (2’)
Gardien :
Quentin Papillon
Remplaçant : Ewan Barrier (G). Absents : Alex Dubeau (surnuméraire), Enzo Carry (main), Esteban Ragot, Ulysse Tournier.














































