Ville saxonne de 20 000 habitants, Crimmitschau ne faillit pas à sa réputation de bastion du hockey sur glace. C’est une patinoire à guichets fermés (5222 spectateurs) qui accueille l’équipe de France.
Un spectacle est organisé avant le match avec des patineuses puis une chanteuse, mais ce sont surtout les supporters qui assurent l’ambiance visuelle et sonore avec leurs applaudissements et leurs chants.
La France semble moins prête qu’hier dans cet environnement. Elle a simplement changé de gardien, alors que Pat Cortina, tout en conservant Felix Brückmann dans les cages, a quelques réserves avec lui pour faire tourner ses lignes. Il a notamment intégré Daniel Pietta, connu comme un créateur de danger. Après seulement dix secondes, il décale Frank Mauer qui part en bonne position et se fait accrocher par Antonin Manavian. Kai Hospelt convertit immédiatement cette supériorité numérique avec un tir du poignet à mi-distance dans la lucarne opposée (1-0, 00’26 »).
Ce début est cruel pour Ronan Quemener, mais le gardien français aura l’occasion de se rattraper sur des tirs de Felix Schütz, Sinan Akdag ou encore Toni Ritter. Les attaquants tricolores n’ont qu’une seule occasion dans cette première période, mais elle est belle : Yorick Treille se présente seul face au but mais échoue sur Brückmann.
Le deuxième tiers-temps est toujours sous emprise locale. La première ligne allemande reste la plus dangereuse. Frank Mauer bute deux fois sur Quemener, et Kai Hospelt tire même sur la barre transversale. Un cinglage du capitaine Frank Hördler donne un avantage numérique particulièrement saillant à la France, mais Felix Brückmann réussit deux arrêts très spectaculaires face à Damien Fleury puis à Valentin Claireaux. La pénalité suivante, une obstruction de Henry Haase, sera moins exploitée. C’est au contraire Frank Mauer qui part en contre-attaque en infériorité et manque de doubler la mise.
Même si elle ne marque pas à cinq contre cinq, l’Allemagne s’y montre supérieure. Elle défend mieux qu’hier, avec plus de solidarité et aussi plus d’agressivité, laissant peu de marges à des Français sans doute un peu émoussés par la répétition des efforts deux jours de suite.
Pat Cortina avait promis d’utiliser tout le monde dans toutes les situations de jeu, et il a tenu parole. La ligne des jeunes marque le deuxième but à 5 contre 4, par Matthias Plachta, qui avait signé de belles passes en début de match mais finit buteur. Les juniors Draisaitl et Kahun récoltent une nouvelle assistance, comme hier.
La France a confirmé ses qualités de patinage et ses progrès techniques, mais l’Allemagne a pratiqué un forechecking plus agressif qu’hier pour ne plus s’en laisser compter dans les duels. Elle a donc cette fois fait respecter la hiérarchie entre les co-organisateurs du Mondial 2017. C’est tout de même une bonne préparation pour les Bleus, qui affronteront la Slovaquie jeudi prochain à Gap puis samedi à Grenoble.
Commentaires d’après-match
Yannic Seidenberg (attaquant de l’Allemagne) : « Nous avions comme projet d’être encore plus compacts qu’hier soir. Nous avons appliqué ces consignes de l’entraîneur, et nous avons obtenu quelques bonnes occasions durant tout le match parce que nous avons su mettre de la pression. Quand on tire beaucoup et qu’on a un homme devant la cage adverse, il se produit forcément des opportunités. Nous devons continuer ainsi. »
Allemagne – France 2-0 (1-0, 0-0, 1-0)
Vendredi 11 avril 2014 à 20h00 au Kunsteisstadion am Sahnpark de Crimmitschau. 5222 spectateurs.
C'est le grand jour : le tournoi masculin de hockey sur glace commence aux Jeux olympiques de Milano Cortina ! Un tournoi très attendu, car les joueurs de NHL font leur retour. Absents depuis Sotchi (2014), les...
L'Allemagne a installé son camp de préparation olympique à Bolzano, ville qui n'a pas attendu les JO pour avoir une grande patinoire fonctionnelle et permanente : c'est celle des Mondiaux 1994, quand l'Italie battait l'Allemagne et...
Il y a quatre ans, juste après les Jeux olympiques à Pékin, la Russie envahissait l'Ukraine. Depuis cette date, le monde a irrémédiablement changé et n'a jamais paru aussi instable depuis des générations. La trêve...