Ce sont deux équipes aux trajectoires opposées qui s’affrontent ce soir au Coliséum. Nice, qui vient d’engranger quatre victoires sur les six derniers matches, avec deux défaites contre Rouen et Angers d’un faible écart, et Amiens, avec quatre défaites sur les six derniers matches, avec notamment un coup d’éclat à Grenoble (5-1).
Les hommes de Mario Richer restent cependant sur deux larges revers (6-1 contre Angers et 6-2 à Rouen) et l’infirmerie ne désemplie pas. Les mauvais résultats s’enchaînent, et la où la quatrième place semblait accessible il y a un mois, on regarde maintenant derrière, car la zone rouge se rapproche inexorablement. Heureusement, les Aigles réussissent bien cette saison aux Gothiques, et c’est l’occasion de relancer la machine à domicile avec un bon résultat.
Les Gothiques entrent fort dans la rencontre et s’offrent même très rapidement la première « chance de compter » par l’intermédiaire de leur capitaine. Danick Bouchard, en break, se présente face à Molder qui fait un arrêt de la botte. Les locaux sont bien installés en zone offensive, mais n’arrivent pas à trouver de ligne de lancer qui permettraient de créer le danger. Les Niçois, en contre-attaque, inscrivent un but contre le cours du jeu, mais celui-ci est refusé car Abramov est coupable d’une obstruction sur Clément Fouquerel et doit laisser les siens en infériorité (5’28).
La rondelle circule bien et Freadrich décoche un lancer, qui est stoppé par Plagnat. Cela surprend Molder, car le centre amiénois, d’un mouvement rapide et précis, reprend le palet et lance à mi-hauteur pour ouvrir le score (1-0, 07’09). On retrouve les deux protagonistes quelques minutes plus tard, mais cette fois-ci c’est le gardien qui remporte son duel sur une grosse occasion des Gothiques.
Nice est très attentiste et procède en contre (seulement deux tirs cadrés dans le tiers), et revient au score complètement contre le cours du jeu. Belisle lance de la bleue, et voit son shoot dévié par la défense des Gothiques. La rondelle se retrouve derrière la cage, et est remise dans l’enclave, en cloche, par Kalan. Kopta en est le destinataire et conclut d’une reprise de volée (1-1, 11’43).
Les hommes de Mario Richer ne se laissent pas abattre et continuent leurs assauts de la cage de Molder. Bouchard n’est décidément pas en réussite ces derniers temps, car il vendange une nette occasion de but, où il n’avait plus qu’à pousser le palet dans les filets déserts. Cependant, le vétéran rate la cage et ne concrétise pas la domination des siens dans cette période.
Les Aigles attaquent le tiers médian avec beaucoup plus d’intensité et d’intentions de jeu. Contrairement aux locaux, ils n’ont pas besoin de nombreuses occasions pour concrétiser, à l’image de Abramov qui récupère un palet dans la crosse de Bergeron à sa ligne bleue, et qui lance Vitou et Sautereau en échappée. Seul face à deux adversaires, Fouquerel ne fait pas de miracle, et les Gothiques se retrouvent menés au score (1-2, 22’11). Les rouge et noir font preuve de répondant car l’égalisation intervient deux minutes plus tard : en contre-attaque, Freadrich voit son tir à mi-hauteur tromper Molder et trouver le fond des filets (2-2, 24’15).
Obligé de tenir un rôle plus offensif avec les absences notamment au centre, Antonin Plagnat réalise un match solide. Habitué aux « tâches ingrates » défensives, et aligné sur le quatrième bloc en temps normal, le jeune formé à Morzine montre que ses qualités de percussion et sa technique peuvent aussi apporter offensivement. Il se fraye un chemin d’une superbe action individuelle, force une pénalité différée, et réussi tout de même à tirer alors qu’il est accroché par Rychagov, mais Molder réalise un arrêt miraculeux (26’57).
Le jeu de supériorité qui suit n’abonde pas en occasions, et il faut attendre une gros revirement en zone défensive de Nice pour assister à la prochaine. Lavigne profite de cette erreur mais l’ailier trouve le poteau de Molder, alors qu’il était battu. Puis, c’est au tour du bloc de Bouchard de s’illustrer, à trois contre un, mais un enchaînement de mauvaises décisions de la part de Bouchard et Boucher, ainsi qu’un manque de soutien à Maïa seul au deuxième poteau, font que cette occasion de reprendre un but d’avance est gâchée.
Les Samariens commencent le dernier tiers en supériorité numérique suite à une faute de Sautereau (faire trébucher, 41’33). Fouquerel relance parfaitement la rondelle alors que Nice change de bloc, Lavigne déborde à toute vitesse et fait mine de passer derrière la cage. Dans sa feinte, il emmène la défense de Nice ainsi que Molder, mais c’est en fait Ilies Djemel qui est en possession du palet dans le cercle. Celui ci envoie un lancer croisé en lucarne et les Gothiques reprennent logiquement une longueur d’avance (3-2, 41’57).
Une fois de plus, cette avance n’est que de courte durée, car Nice égalise en infériorité. Un défenseur amiénois chute, et cela laisse le champ libre à Kopta et partir en échappée, et de tromper Fouquerel d’un shoot en lucarne (3-3, 44’49). La tension monte et les esprits s’échauffent, et une bagarre entre Cip et Niskala éclate. Puis, après une crosse haute de Rychagov (47’58), le jeu de supériorité amiénois ne fait toujours pas mouche.
Les Niçois réalisent le hold-up parfait, et cela est aussi possible grâce au gros match de Molder. Le portier des Aigles réalise une sortie « à la Hasek » sur Boucher qui partait en break, et les offensifs niçois font preuve d’un réalisme chirurgical. Vitou, servi par Abramov, et aussi aidé par le manque de réaction de Fouquerel, inscrit le quatrième but de son équipe avec seulement six minutes à jouer (3-4, 54’03).
Trente secondes plus tard, Bouchard, en capitaine exemplaire, remet son équipe à l’endroit d’une déviation après un lancer Niskala, sorti de la prison peu de temps avant (4-4, 54’33). Ce match fou se dirige alors vers la prolongation, et Nice s’assure un point avec seulement treize lancers à la cage en temps réglementaire.
La prolongation n’est pas aussi spectaculaire, et si l’on omet un surnombre de Nice (64’25), peu de temps forts sont observables. On se dirige alors vers les tirs au buts.
Simonsen est le seul Amiénois à réussir sa tentative, tandis que, côté niçois, Rychagov et Cip trouvent le fond des filets. Ils offrent donc le point supplémentaire aux Aigles, tandis qu’Amiens continue dans sa spirale infernale, avec une quatrième défaite consécutive. Une réaction est attendue rapidement, dès dimanche, à Anglet.
Amiens – Nice 4-5 (1-1, 1-1, 2-2, 0-0) / 1-2 aux tirs au but
Vendredi 12 janvier 2024 à 20h30 au Coliséum d’Amiens. 2694 spectateurs.
Arbitres : Adrien Ernecq et Nicolas Cregut assistés de Thomas Simon et Jérémie Douchy
Pénalités : Amiens 7′ (0′, 0′, 7′, 0′) , Nice 15′ (2′, 2′, 9′, 2′)
Tirs : Amiens 33 (13, 6, 11, 3), Nice 15 (2, 7, 4 ,2)
Évolution du score :
1-0 à 07’09 : Plagnat assisté de Freadrich et Suire (sup. num.)
1-1 à 11’43 : Kopta assité de Kalan et Belisle
1-2 à 22’11 : Sautereau assisté de Vitou et Abramov.
2-2 à 24’15 : Freadrich assisté de Lavigne.
3-2 à 41’57 : Djemel assisté de Lavigne et Bouchard (sup. num.)
3-3 à 44’49 : Kopta assisté de Cip et Belislte (inf. num.)
3-4 à 54’03 : Vitou assisté de Abramov et Levesque
4-4 à 54’33 : Bouchard assisté de Niskala et Bergeron
Tirs au but :
Amiens : Bouchard (manqué), Djemel (manqué), Simonsen (réussi), Maïa (manqué), Lavigne (manqué), Simonsen (manqué)
Nice : Larinmaa (manqué), Sautereau (manqué), Abramov (manqué), Kopta (manqué), Rychagov (réussi), Cip (réussi).
Amiens
Attaquants :
Zack Lavigne – Kaylian Leborgne – Tomas Simonsen
Bastien Maïa – Mathieu Boucher – Danick Bouchard (C)
Thomas Suire – Antonin Plagnat – Ilies Djemel
Anatole De Mali – Rayan Belharfi
Défenseurs :
Dan Gibb (A) – Jared Freadrich
Jaakko Niskala – Justin Bergeron
Nicolas Leclerc – Mathieu Mon
Raphael Opoma Ngombo
Gardien :
Clément Fouquerel
Remplaçant : Antoine Gilbert (G). Absent : Joey West (myocardite), Matias Lehtonen (dos), Julien Tessier (ligaments croisés), Romain Bault (genou)
Nice
Attaquants :
Norbert Abramov – Andrei Rychagov (A) – Mikael Kuronen
Ondrej Kopta – Luka Kalan – Radek Cip
Louis Vitou – Jesper Larinmaa – Bryan Sautereau
Alexis Sutor – Daniel Babka – Kais Faure-Brac
Arrières :
Yoan Salve – Louis Belisle (C)
Lucas Villain – Marc-André Levesque (A)
Yohann Alzon – Ivan Esipov
Gardien :
Conrad Molder
Remplaçant : Lou Silighini (G). Absents : Nikita Bespalov (G), Roope Reini, Kasper Elo, Evgeni Nikiforov






















































