La série est repartie de plus belle. Les Angevins ont réduit l’écart à domicile hier soir, après deux revers à Polesud. Cet acte 4 est l’occasion pour les hommes de Jonathan Paredes d’égaliser. De leur côté, les Grenoblois veulent repartir de l’Iceparc avec une victoire importante en poche. Les Brûleurs de loups ont perdu leur 4 derniers matchs en terre angevine, mais n’ont jamais subi de défaites un 1er avril. Les Ducs parviendront-ils à revenir à la marque ? Les Brûleurs de loups arracheront-ils leur 3e victoire ? La réponse se trouve sur la glace.
D’entrée, le ton est donné : les deux équipes se disputent la possession avec fébrilité, les palets se perdent en zone neutre et les maladresses s’accumulent. C’est d’ailleurs sur une passe mal ajustée de Charbonneau qu’Angers amorce sa première offensive. Donaghey dévie le palet in extremis, Halley et Charbonneau s’élancent en contre mais le lancer du poignet du numéro 71 fuit le cadre de Pintaric (01’05). Les Ducs retrouvent confiance. Et confirment leur dynamique avec une nouvelle opportunité. Depuis la zone défensive, Rouhiainen décale Simon Pasquet à la seconde bleue d’une passe nette ; le jeune attaquant se projette mais son lancer ne trouve pas le cadre (02’20).
Grenoble répond immédiatement : Nogaretto pénètre en zone et sert Raveaud qui expédie un one-timer ambitieux de la bleue, capté en deux temps par Smith (02’30). Dans la foulée, Beauchemin remporte son engagement, Zajac récupère à la bleue et alerte Boivin côté droit. Celui-ci patiente, feinte, retrouve Beauchemin face à une cage désertée. Mais Llorca et Manning font barrage de leur corps et le lancer de l’enclave s’écrase dans leur équipement, Smith encore mal repositionné (02’40). Les Angevins ne se laissent pas déborder et souhaitent contre-attaquer. Charbonneau remonte côté droit et joue sur Donaghey, laissé avec du temps et de l’espace. Le défenseur arme de la jambière et de la plaque : Pintaric repousse, mais le rebond retombe sur une crosse angevine. Donaghey s’y remet aussitôt, sans succès davantage (03’50). La prochaine tentative est pour Weigel, déviée du bouclier par Smith (04’10).
Le match s’équilibre davantage, les deux équipes alternent possession et repli défensif. La pression est pesante dans les tribunes. Les supporters ont un espoir, lorsque Archambault ressort de derrière la cage et sert Charbonneau dans le haut de l’enclave. Mais le Canadien tarde à déclencher. Pintaric s’impose et vole l’occasion aux Angevins, au grand dam de l’Iceparc (10’05). Le jeu s’accélère. Cette nouvelle énergie dans la rencontre est amplifiée, car Grossetête s’engouffre dans le couloir gauche et sert De Smitt d’une passe précise. Le one-timer atterrit dans la jambière droite de Smith (11’30). Les Isérois continuent leur pressing et se montrent conquérants dans le jeu. C’est alors que Deschamps arme de la bleue, le palet est intercepté et contrôlé par Leclerc qui fait le tour de la cage. Il trouve Kulbis-Marino, lequel arme — Smith opère le bon déplacement au dernier instant (14’30). Sur ce gros temps fort grenoblois, Angers, qui suffoque, pique en contre. Onno intercepte en zone neutre et lance parfaitement Charbonneau en profondeur. Son lancer du poignet percute la mitaine de Pintaric, qui capte proprement (15’15).
La dalle angevine porte bien son nom. Sans se démonter, Angers pilonne à son tour : Rouhiainen par deux fois, Donaghey une troisième — trois lancers sans réponse du gardien isérois (15’50). Donaghey ajoute même une tentative de sa propre moitié, le palet sautant juste devant Pintaric qui s’y attendait si peu (16’20). Grenoble le sait, face à une bonne défense, il faut marquer en premier. Boivin décale Beauchemin qui déboule pleine vitesse. Le top scorer des Brûleurs de loups tente le dribble face à Simth mais bute sur sa jambière (17’20). Le match est intense, physique, et la première pénalité se fait attendre jusqu’à 18’36, lorsque Boivin charge Di Dio Balsamo avec la crosse. Sur la supériorité angevine, le palet circule vite de crosse en crosse, la solution ne se dessine pas. Le 0-0 ne reflète pas la richesse de cet acte, tant les occasions ont été nombreuses des deux côtés. Angers a dominé aux lancers dans le premier acte (14 à 6).
Le deuxième tiers s’ouvre avec 40 secondes d’infériorité numérique des Isérois. Ils les tuent proprement, puis s’offrent une très belle opportunité quand Koudri glisse dans l’axe à son capitaine Treille, mais Smith empoigne de la mitaine (21’55). Les visiteurs insistent. Un lancer anodin de Kulbis-Marino est dévié par un barrage de corps — Smith sort de son rectangle à contre-temps et contrôle (23’15). Côté angevin, Kerbashian sonne la révolte en interceptant le palet en zone défensive, il transperce ensuite la défense et bute sur la jambière du roc Pintaric (23’40). La salle s’enflamme, les chants reviennent. Rouhiainen en profite et alerte Sarliève dans sa zone de prédilectio ; le lancer part en plein sur le gardien. Les Ducs revigorés ont une deuxième action, Sarliève dans le couloir droit décale Cap côté gauche, qui sert aussitôt Hervé posté à un mètre de Pintaric. Le numéro 92 reprend en une touche — but (1-0 à 25’03).
Portés par l’élan, les Ducs se montrent brouillons. Donaghey perd le palet derrière sa propre cage au profit de Treille, qui sert Leclerc seul devant Smith. L’arrêt est miraculeux (26’04). La dynamique bascule et l’euphorie laisse place à la panique. Un revirement de Llorca en sortie de zone offre quatre lancers consécutifs aux Grenoblois (26’30). Kerbashian, en très grande forme, répond en contournant le but de Pintaric, puis sert Rouhiainen dont le one-timer précis est stoppé de l’épaule (27’30). Mais à l’engagement suivant, Kerbashian s’empare du palet et fusille Pintaric (2-0 à 27’35).
Les nerfs grenoblois lâchent. Grossetête cherche à lâcher les gants face à Onno, qui ne bronche pas. Il part logiquement en prison deux minutes pour dureté (27’54). Le jeu reprend sans grand danger, Boivin se glisse en entrée de zone sans trop inquiéter Smith (30’55). Après cinq minutes d’accalmie durant lesquelles les fans tout comme les équipes reprennent progressivement leurs esprits, Sarliève purge une crosse haute sur Mallet (35’25). Cette première supériorité grenobloise démarre fort : un gros lancer d’Englund est repoussé tant bien que mal par Smith. Le palet circule, Beauchemin libère Zajac qui punit les Angevins (2-1 à 37’07).
Les Ducs, insatisfaits, répondent dans la foulée. Halley transfère à Archambault au large à droite, qui remonte jusqu’à la bleue et met Donaghey dans le cercle en pleine possession. Un tir sur réception limpide : 3-1 (37’28). Les Brûleurs de loups, piqués au vif, assiègent la cage angevine dans la dernière minute, en vain.
En ce début de troisième tiers, les intentions grenobloises sont lisibles : forecheck agressif pour forcer les revirements, mises en échec appuyées, lancers à volonté sur Smith. Un cadre idéal pour Paredes, qui attend ses hommes en transition. La défense angevine va-t-elle résister ? Elle s’y emploie. Kerbashian intercepte en zone offensive et sert Besson, qui bute sur Pintaric. Les Isérois, menés de deux buts et sans plus rien à perdre, haussent le ton physique. Cela leur coûte : Beauchemin et Manning écopent chacun de deux minutes, pénalités substituées (32’58). Le match s’emballe mais les gardiens verrouillent tout. Les Brûleurs de loups, acculés, misent sur la faute adverse — et ça tombe sur Archambault, chassé pour un coup au genou. Les unités spéciales grenobloises bombardent Smith sans trouver la faille. À peine sorti du banc, le meilleur pointeur angevin de ces playoffs récidive : deux minutes pour dureté (49’28). Les Ducs tuent à nouveau la pénalité, la foule est en délire et les chants des supporters angevins transforment l’Iceparc en fournaise.
La rudesse continue avec une charge incorrecte de Prissaint (52’02). Angers ne convertit pas davantage. Le jeu devient haché, les corps s’alourdissent, les joueurs sont fatigués mais patinent de toutes leurs forces. Sur une interception, Archambault s’échappe seul mais envoie son lancer au-dessus de la cage (56’55). À deux minutes du buzzer, l’Iceparc gronde et Pintaric déserte son filet. C’est le moment que tous les fans attendaient. Les Grenoblois s’offrent un ultime espoir : Mallet pousse dans le but vide sur un rebond abandonné par Smith, qui se retrouvait sans masque (3-2 à 58’11). L’ambiance monte encore d’un cran, il y a beaucoup de pression et de tension. Treille a la prolongation au bout du bâton mais bute sur un Smith impérial. Les supporters vibrent debout jusqu’au coup de sirène final. Deux partout dans la série — tout reste à faire. Rendez-vous à Polesud samedi 4 avril.
Élus hommes du match : Matija Pintaric (Grenoble) et Jacob Smith (Angers).

Angers – Grenoble 3-2 (0-0, 3-1, 0-1)
Mercredi 1er avril 2026 à 20h30 à l’Iceparc. 3 586 spectateurs
Arbitres : Julien Peyre et Cyril Debuche assistés de Thomas Simon et Quentin Cady.
Pénalités : Angers 8’ (0’, 2’, 6’) ; Grenoble 8’ (2’, 2’, 4’)
Tirs : Angers 34 (14, 12, 8) ; Grenoble 35 (6, 19, 10)
Évolution du score :
1-0 à 25’03” : Hervé assisté de Cap et Sarliève
2-0 à 27’35” : Kerbashian assisté de Centazzo et Gutierrez
2-1 à 37’07” : Zajac assisté de Beauchemin et Boivin (sup. num.)
3-1 à 37’28” : Donaghey assisté d’Archambault et Halley
3-2 à 58’11” : Mallet
Angers
Attaquants :
Olivier Archambault (4’) – Philippe Halley (C) – Jonathan Charbonneau
Téo Sarliève (2’) – Romain Gutierrez – Jordan Hervé
Kale Kerbashian – Nicolas Ritz – Orrin Centazzo
Cédric Di Dio Balsamo – Marius Serer – Noa Besson
Simon Pasquet
Défenseurs :
Jere Rouhiainen – Cody Donaghey
Neil Manning (2’) – Vincent Llorca
Ethan Cap – Lucien Onno
Gardien :
Jacob Smith
Remplaçant : Elliot Lévêque (G). Absents : Matt O’Connor (G, commotion), Matt Prapavessis (blessé), Sami Tavernier (ligaments), Daniel Viksten (choix du coach)
Grenoble
Attaquants :
Christophe Boivin (2’) – François Beauchemin (2’) – Alexandre Mallet
Guillaume Leclerc – Fredric Weigel (A) – Nicolas Deschamps (A)
Sacha Treille (C) – Adel Koudri – Aurélien Dair
Hugo Raveaud – Hugo Nogaretto – Valentin Grossetête (2’)
Sacha De Smitt
Défenseurs :
Nolan Zajac – Andrius Kulbis-Marino
Antoine Fertin – Pontus Englund
Axel Prissaint (2’) – Rudy Matima
Gardien :
Matija Pintaric
Remplaçant : Cebald Debiak (G). Absents : Jakub Štěpánek (surnuméraire), Théo Gueurif (commotion), Matias Bachelet (épaule), Martin Karlsson (blessé), Pierre Crinon (suspendu), Niklas Terglav, Maxime Toukmatchev.










































