Journaliste : Bonjour coach. On est à la fin de la prépa, 5 matchs en une semaine, 3 gagnés (contre Tours 3-0, contre Meudon 1-7, contre Hogly 5-0), 2 perdus avec courte défaite (contre Tours 1-0, contre Meudon 3-4). Comment vous sentez les gars, comment vous sentez l’équipe, est-ce que vous avez des bonnes impressions après ces matchs de prépa, comment ça s’est passé ?
Frank Spinozzi : Un petit peu comme je m’attendais, une équipe qui est volontaire. On travaille fort, on travaille 60 minutes. On a pu faire jouer nos deux gardiens, notre deuxième gardien ce soir a eu des lancers un petit peu plus compliqués que contre La Roche sur Yon. Je suis content de voir qu’il peut avoir ses minutes importantes dans son développement. On a fait jouer tout le monde sur le powerplay, tout le monde sur le désavantage. Tout le monde a eu une chance honnête de montrer ce qu’il pouvait faire dans toutes les circonstances.
Maintenant, les choses sérieuses commencent et ce sera à moi de trouver les bons duos, les bons trios et prendre les bonnes décisions au bon moment pour aider mes joueurs.
J : On a vu que c’était plutôt positif dans les résultats, beaucoup de buts marqués, assez peu encaissés si on prend tout.
F.S : 18-5
J : C’est de bon augure pour les matchs qui arrivent, je pense la Coupe de France face à Cholet, les premiers matchs de championnat ?
F.S : Les matchs amicaux, je n’ai jamais pris ça en considération. Je vais être honnête, habituellement je les perds tous. Déjà que je n’ai gagné trois, c’est une première dans mon cas. On avait mis des thèmes pour les matchs amicaux, je savais que cinq matchs en huit jours ce serait tout un test. Je trouve que les joueurs ont démontré pas d’excuses, pas de négatifs sur le banc. Ils restent neutres au niveau des émotions, j’aime ça.
À la fin du match, on est rentrés en vestiaire comme d’habitude, on s’est tous mis bras par-dessus, bras en dessous. On s’est dit ce qu’on avait à se dire et après, let’s go, on commence cette semaine les choses sérieuses.
Je trouve ça plat de dire ça, parce que je trouve que c’est sérieux depuis trois semaines. Les gars se défoncent, ça enlève la valeur des trois dernières semaines quand on dit que les choses sérieuses vont commencer. Pour moi, ils sont commencés le premier jour. Celui qui n’est pas arrivé en forme, il a laissé une impression négative, ce sera à lui de vivre avec les conséquences de ça. Celui qui arrive en forme et qui travaille 60 minutes et qui est toujours le premier en rang et qui est volontaire, c’est souvent ce gars-là qu’on va faire appel pour gagner des matchs. Voilà, c’est tout. Je pense qu’on voit que défensivement et dans les buts, on devrait être assez solide.
F.S : C’est sûr que je n’ai pas peut-être les mêmes facilités que certaines équipes au niveau des JFL, des joueurs que je peux rappeler, le nombre de joueurs sous contrat. Il faut que je gagne avec ça. En deuxième période, on a perdu Wille Hedqvist et William Filteau, on les a retirés du match.
Ça a un impact direct parce qu’on n’a pas une grosse profondeur. Mais je crois qu’avec le temps, mes jeunes vont prendre tellement d’expérience à cause des répétitions. Je les mets dans des situations réelles de match qu’ils vont être capables de remplacer quand on va avoir des blessures plus tard. C‘est encore jeune pour eux, ils n’ont pas cette capacité de maîtriser les moments un peu plus critiques ou une dose de glace plus forte. Je suis fier d’eux parce qu’ils essayent, ils ne regardent jamais en arrière, ils foncent. Je trouve que c’est une belle qualité, une belle jeunesse dans notre équipe.
J : En parlant des jeunes, il y a Thomas Dogémont et Evan Chauvel (licence bleue U20 avec les Ducs d’Angers). Ils ont eu beaucoup de glace.
F.S : Sérieux, les matchs amicaux, si on ne les fait pas jouer là, je ne comprends rien dans le sport. Ça en France, c’est souvent comme ça, c’est « plate ». On habille 19 ou 20 joueurs, il faut tous les faire jouer. Si je ne fais pas jouer Dogémont et Evan, comment je vais faire pour premièrement les évaluer ? Honnêtement, si j’ai à classifier sur 12 (attaquants), tous les matchs qu’ils ont joué, les cinq matchs (Evan deux matchs et Thomas trois), ces deux-là, ils n’étaient jamais le douzième attaquant.Deux choses : pour une interrogation sur certains gars, mais wow pour ces deux jeunes-là.
J’ai été très clair, quand je les rappellerai, on va les mettre dans une situation de réussite. Si on a besoin d’un joueur JFL pour faire le nombre, pour être légal pour le match, on sera très transparent avec le gamin, on lui expliquera qu’il n’a pas le niveau, mais qu’il est là pour qu’on fasse le nombre.
C’est un discours que personne ne veut entendre, mais c’est la vérité. Je ne mentirai à personne. Les règlements sont un peu mal faits, il faut vivre avec, c’est tout.
J : Vous avez beaucoup changé vos joueurs, vos lignes, même de capitaine à assistant.
F.S : Je ne dirais pas que j’ai changé, le club a changé, on est plusieurs dans cette décision-là. D’ailleurs, on m’avait expliqué avant mon engagement qu’il y aurait beaucoup de changements, qu’il voulait avoir une nouvelle dynamique. Les attentes ont été clairement identifiées.
J : Est-ce que maintenant vous savez qui devrait avoir le capitanat, les assistants, et vers quelle ligne vous voulez vous orienter ?
F.S : Oui, je le sais. C’est clair au moins. Je l’annoncerai à mon club avant, et mon club validera mes choix, parce qu’il ne faut pas oublier qu’il faut que le club valide les choix. Une fois que ce sera validé, ils feront le nécessaire pour partager ces informations-là.
J : Merci coach !
F.S : Merci à vous !
N.D.L.R : Depuis cette interview, Rémi Thomas a été désigné capitaine, Wille Hedqvist et William Filteau comme assistants.






























