Pour les clubs non engagés en Ligue Magnus, c’est le premier tour de Coupe de France qui marquait le grand début de la compétition.
En division 3, les équipes-réserves avaient déjà commencé leur championnat, mais pour les équipes « une », celles qui se sont inscrites en coupe et qui veulent se jauger parce qu’elles rêvent de monter en D2. L’adversité était un peu trop ardue pour Avignon qui avait un adversaire de D1 et devaient compenser deux divisions d’écart. Et pourtant, les Castors ont mené 1-0 après le premier tiers-temps face à Villard-de-Lans, sur un but de Jordane Fazende dès la deuxième minute. Eric Medeiros a peut-être montré les crocs dans le vestiaire à la pause, en tout cas les Ours se sont sérieusement énervés par la suite pour gagner 1-13.
Nîmes rencontrait une équipe tout juste reléguée de D1 en D2 (le HCMP) et n’a pas vraiment pu exister face aux Bouquetins de la Vanoise (2-10). Poitiers a fait le match typique de l’équipe de division inférieure qui se bat au courage puis finit par craquer complètement. Les 697 spectateurs y ont cru quand le capitaine Charly Venien a égalisé à 2-2 après 25 minutes de jeu, et puis Toulouse-Blagnac s’est détaché irrémédiablement (2-13) avec 3 buts et 2 assists de Pablo Sudor. Un score égalé par Chambéry (D1), qui se rendait de son côté chez une équipe promue de D3 en D2 (Toulon) et prendra un défi à la fois.
Une autre équipe de D3 à avoir gagné la première période est Compiègne, menant 3-2 contre Évry-Viry qui restait pourtant sur une victoire 7-0 sur son homologue de D2 Orléans. Là encore, ça n’a pas tenu jusqu’au bout, mais les 36 tirs sur la cage des visiteurs et le triplé de Thomas Tellier témoignent du mordant des Lions entraînés par Antoine Richer, l’ancien grand joueur de l’équipe de France. Il faudra vraiment suivre de près les Picards : ils formaient déjà un bon groupe français sans étranger et ont reçu le renfort du « porte-bonheur » slovaque David Kubovcik qui a déjà fait monter trois clubs de D3 en D2 (Châlons en 2017 qu’il a accompagné au niveau supérieur, Lyon en 2023 et re-Châlons en 2024). Compiègne va se rajouter aux favoris, voire être en tête de liste.
Dans le derby des deux anciennes capitales régionales de Bourgogne-Franche-Comté, celle qui a dû céder son rang par la fusion a bien tenté de se venger de sa rivale. L’équipe de bas de tableau D2 Dijon ne risquait pas de sous-estimer son adversaire Besançon dans ce contexte et a été très sérieux dès le début avec deux buts de Loïc Chabert et de Charles Massey. Mais dans ce derby houleux qui a vu trois joueurs finir aux vestiaires, les Bisontins se seront battus jusqu’au bout (3-6).
Il était aussi intéressant de suivre les ambitieux de D2 face aux adversaires de D1. Annecy s’est renforcé cette année, mais Lyon aussi et l’écart a été net (2-7). Pour une surprise, on misait surtout sur Roanne qui a souvet coupé des têtes. Ce fut effectivement serré par Morzine-Avoriaz a su convertir sa première supériorité numérique par Patrik Machac. Les Pingouins ont ajouté deux autres buts par Gaëtan Villiot et Robin Lebrun, même si Ilmari Vial a frappé entre-temps pour les Renards. 1-3, Roanne a été solide et n’a jamais craqué, avec son nouveau gardien de 21 ans dans les cages, Pierre Bazire.

Pour les équipes du ventre mou de D2, pas de miracle pour Luxembourg contre Strasbourg (2-8) ou pour Courbevoie contre Valenciennes (3-8). Les nouveaux cadors de la Division 2, les Français Volants, ont été sans pitié dès la première période à Wasquehal (0-4 pour un succès final (1-6). En revanche, très beau derby marnais de D2 : menés 0-3 par Reims après douze minutes, les Gaulois de Châlons en Champagne se sont relancés par un doublé de Matéo Labat puis ont égalisé par Jonathan Jansson. Et à trois minutes de la fin, Pablo Maltas leur a donné la victoire (4-3).
Si le promu Valence était encore trop tendre dans son déplacement à Mont-Blanc (7-1), un beau duel intra-D1 opposait Dunkerque à Neuilly-sur-Marne. Les Bisons chargeaient après six minutes par Bryan Sautereau, mais la nouvelle recrue Konstantin Kebets a grandement contribué à renverser le score avec 2 buts et 1 assist (4-2).
La zone ouest, qui comptait 4 clubs de D1 sur 6, est la plus relevée des zones géographiques. Les deux pensionnaires de D2 se sont rencontrés (La Roche-sur-Yon a battu Brest 3-2 sur un but gagnant de Vladimir Andreïev au début du troisième tiers après une égalisation de Hugo Laporte juste avant la pause). Restaient donc deux gros chocs. Nantes a été sans pitié face à Cholet (5-0), ce fut nettement plus chaud à Tours devant 1603 spectateurs. Caen a mené 2-0 grâce à Daniel Paille et à la licence bleue rouennaise Paul Le Lem, mais Tours est passé devant par trois buts en avantage numérique. Les Drakkars ont égalisé à 3 secondes de la fin par Paille, mais les Remparts ne se sont pas laissé mettre sur la Paille ! Leur gardien Jean-Philippe Fontaine a remporté son duel à distance face à la référence Ronan Quemener lors des pénaltys, en arrêtant 4 tentatives sur 4 pour qualifier Tours.
Seul autre match ayant connu une prolongation, un duel de D2. Clermont-Ferrand, qui a connu des saisons difficiles, confirme être redevenu une équipe dure à battre à domicile. Comme lors de leur dernière visite en janvier – alors qu’ils étaient loin devant au classement – les Vipers de Montpellier ont dû s’avouer vaincus, sur un triplé de Camden Thomson et un but gagnant de Vladislav Korobkin (5-4).































