Comme chaque année désormais, le premier week-end d’octobre marque le début de la saison de Division 2. Un exercice particulier puisque pour la première fois depuis vingt-cinq ans (saison 2001-2002), le troisième échelon du hockey national ne compte aucune « équipe 2 ». Vingt formations motivées, avec pour certaines de grandes ambitions, se présentent sur la ligne de départ.
Dans la poule nord, le nouveau venu est le promu Wasquehal, qui cherchera à éviter l’ascenseur qu’il connaît depuis quatre saisons entre D2 et D3, et ce malgré le plus petit budget du championnat. Les Lions accueillaient Châlons en Champagne, pour une rencontre qui fut bien malheureusement écourtée. Tout avait pourtant très bien démarré pour les locaux. Après 17 secondes, Antoine Salomez partait en échappée et trompait Michal Krofta d’un lancer ras glace. Les visiteurs réagissaient par Alex Gauze avant la pause, à la réception au second poteau pour une reprise instantanée. Une pause qui vit le corps arbitral constater une première fois des défauts sur la glace, mais laisser le match se poursuivre. Si Wasquehal reprenait l’avantage par Aleksandrs Zaprivoda, rapidement parti sur le flanc gauche pour décocher un tir puissant, un autre trou constaté dans la zone des Gaulois conduira à l’arrêt définitif de la rencontre, après vingt-cinq minutes. (merci à notre rédacteur Mathieu Hernaz, présent sur place, pour les précisions apportées).
L’adversaire de Wasquehal en coupe de France la semaine passée, Paris, constituera pour sûr une attraction du championnat avec son nouveau projet XXL. Les Français Volants se montreraient bien inspirés de démarrer la saison de la meilleure des manières, mais ce premier derby était bien piégeux face à une équipe d’Evry-Viry réputée pour ses débuts de saison en boulet de canon. Si les Parisiens furent les premiers à se mettre en évidence par Jonathan Bartuccio-Pereira après dix minutes, les Jets ne furent pas détachés et égalisèrent à mi-match, par Stepan Vimmer. Plus rien ne sera alors marqué jusqu’à la fin du temps réglementaire et le début des prolongations, qui seront propices aux locaux : la recrue tchèque Vimmer complètera un doublé personnel pour offrir la victoire aux joueurs de l’entente (2-1 a.p.). Les Français Volants devront se contenter d’un point et d’un démarrage timide.
De l’ouest à l’est, La Roche sur Yon se déplaçait ce samedi sur la glace du Luxembourg. Il a fallu attendre la fin du premier tiers pour voir le Tornado débloquer le tableau d’affichage, par son nouveau canadien Rowan Miller. Après une deuxième période plutôt marquée par des indisciplines, les locaux doublaient la mise dès la reprise du troisième vingt par Jan Shikera. Dans l’autre sens de la glace, un Clément Ginier en grande forme mettait en échec toutes les tentatives des Aigles, gardant invaincue la défense luxembourgeoise (2-0).
Dans une partie plus prolifique, Reims accueillait Orléans à la patinoire Albert 1er. Sylvain Loua donnait l’avantage aux visiteurs, mais les Phénix égalisaient par l’intermédiaire de Thybaud Rouillard. Ces derniers mèneront une première fois dans la partie en début de deuxième tiers grâce à Jules Renault, mais Jérémy Gamache d’un doublé inversait le cours des choses. Parfaitement dans leur match, les Renards subiront alors une fin de tiers médian fatale, en concédant quatre buts par Aymeric Michaux par deux fois, Rouillard à nouveau et Grant Newcomer. Le triplé complété par Gamache dans les dix dernières secondes du match ne renversera pas le résultat (6-4).
Le premier leader de cette saison en poule A est donc Brest, sortie victorieuse de son déplacement à Courbevoie. Les Albatros démarraient la partie pied au plancher en inscrivant quatre buts au cours du premier acte, grâce à Joé Dubé, Mathis Coachon, Dimitri Motreff et Sören Le Roy, contre le seul but local d’Aurélien Vinals. Si rien ne sera marqué au cours du deuxième acte, les Bretons conserveront leur avance jusqu’à l’issue de la partie, malgré des buts de Melker Gustavsson, Martin Singer et Ludovic Vinals. Des réalisations de Malo Faurie, Souleymane Oulmantich et un doublé du jeune Coachon assureront le très bon départ des Brestois dans ce championnat (4-7).
En poule sud, les regards se tournaient vers les Boucaniers de Toulon, qui retrouvaient une Division 2 quittée en 2012-2013. Pour les retrouvailles, les Varois recevaient Clermont-Ferrand, mais furent cueillis à froid par un but rapide de Matvei Kokovin. Loin d’être abattus, ils profitèrent d’une supériorité numérique pour égaliser, par l’intermédiaire de O’Brian Brodeur. Toulon tiendra finalement une période, avant de s’incliner sur un nouveau but de Kokovin, vite imité par Matteo Caudron. Les choses ne s’arrangèrent guère en fin de tiers, quand Camden Thomson puis Vladislav Korobkin vinrent encore creuser l’écart. Les Sangliers faisaient fructifier leur avance au cours du dernier acte, Caudron et Thomson s’offrant un doublé et Melvin Bélières y allant également de son but. La réaction de Grégoire Gonnard fut bien insuffisante, pour des Toulonnais en apprentissage (2-8).
Ce large succès clermontois pouvait les laisser prétendre à la première place inaugurale, mais ce fut sans compter sur Toulouse-Blagnac, sans pitié pour les Ducs de Dijon. Les Bélougas ont remporté les trois périodes du match, même s’ils ont démarré tranquillement avec le but de Pierre Bye après douze minutes de jeu. Le rythme s’accélérait dans le deuxième acte avec Pablo Sudor, Raphaël Opoma Ngombo puis Bye et Mathieu Tremblay, provoquant le rappel au banc de la jeune licence bleue strasbourgeoise, Noa Graffi. Albert Bosch ne fut guère plus en réussite dans le dernier vingt, et les Toulousains ajouteront deux buts au compteur, par Aleksandar Dimovski et Quentin Borg. La cage inviolée de Charles-Anthony Barbeau parachevait le match parfait des Occitans (7-0).
L’ancien pensionnaire de Division 1 Courchevel-Méribel-Pralognan faisait le court déplacement pour Vaujany-Grenoble. Tout de suite challengés à ce niveau, les Bouquetins furent menés de deux buts après le premier tiers, Titouan Gautier et Neelan Obninsky endossant le rôle de buteur. Les visiteurs recollent au cours du deuxième acte par Shane Sullivan d’abord, puis Thibaud Masson. C’est en prolongations que la décision se fera, et l’HCMP arrachera la victoire d’un but de Douglas McGuire (2-3 a.p.).
Autre rencontre à s’être achevée au-delà du temps réglementaire, Annecy accueillait Montpellier. La formation dominatrice de la poule la saison passée démarrait le match dans d’excellentes dispositions, Martin Vojsovic venait à bout de Julien Gaubert après huit minutes de jeu. Malgré les essais annéciens, les Montpelliérains continuaient de faire la course en tête, Marius Cagigos ajoutant un deuxième but qui aurait pu faire plonger les Chevaliers en fin de T2. Et puis la machine s’est enrayée, et Annecy qui n’avait nullement abdiqué en profita. Pour son grand retour au jeu après quatre ans éloignés de la compétition, Edouard Dufournet entretenait l’espoir, puis Anton Vasilyev profitait d’une supériorité pour remettre les compteurs à zéro, et conduire les acteurs en prolongations. C’est toujours l’ancien angloy que l’on retrouvera, après vingt-huit secondes, pour le but décisif (3-2 a.p.).
S’ils ont connu une précédente saison galère à lutter pour leur maintien, les Scorpions de Mulhouse envisagent un tout autre scénario pour 2026-2027. En recevant Roanne, les Alsaciens menaient rapidement par un but d’Arslan Iamalov, le russe passé par le Mont-Blanc. Dans la continuité de son excellente préparation d’avant saison, Lyly Jokinen égalisait pour les Renards, mais il ne fallut que deux minutes aux Mulhousiens pour reprendre la tête, grâce à Flavien Tichy. Liam Anderson inscrivait le troisième but local. Dans le dernier acte, Jokinen permit aux siens de revenir à une longueur, avant une folle fin de rencontre. Au pied du mur, Roanne tentait le tout pour le tout à six contre quatre, un choix payant avec le but égalisateur d’Adam Gajarsky. Mais alors que l’on pensait le plus dur effectué pour Roanne avec des prolongations programmées, Mulhouse produisait le dernier effort et alla tout de même chercher les trois points, grâce à Noah Oswald à neuf secondes du terme (4-3).
(Illustration : Amy Vanhaezebrouck – V.Amy photographie)
































