L’équipe de France aborde ce dernier match de la Coupe des nations à Amiens sans Justin Addamo blessé mais aussi sans Jordan Perret ménagé. Louis Boudon revient au centre d’une autre ligne, entre Carry et Simonsen, car le trio Bertrand-Bachelet-Fabre est conservé après avoir très bien fonctionné hier. Par ailleurs, Yorick Treille a fait le choix de tester en situation de « back to back » le jeune gardien Martin Neckar.
La Hongrie est théoriquement l’adversaire le plus facile après deux défaites. Mais dans une configuration similaire de fin de tournoi l’an passé à Épinal, elle avait battu les Bleus…
Contrairement à ses deux précédentes sorties, l’équipe de France n’impose pas tout de suite son rythme et est plutôt malmenée en début de match. Après cinq minutes, une transition rapide en deux passes d’Antoine Mony et Enzo Carry placent Tomas Simonsen lancé seul face à la cage, mais sa feinte n’est pas totalement aboutie et il voit son tir détourné par le gardien Kristóf Nagy (photo ci-dessous).

Tommy Perret retient András Mihalik par le bras au passage de la ligne bleue et prend la première pénalité, mais sur la mise au jeu, Mihalik retient Boscq et va lui aussi en prison. Dans la phase à 4 contre 4, les Hongrois restent prédominants dans les duels. Ces dix premières minutes sont plutôt moyennes du point de vue bleu. La Hongrie mène 8 tirs à 3.
C’est donc contre le cours du jeu que l’équipe de France prend les devants. Après un gros travail de Tommy Perret dans la bande face à deux gros adversaires, Enzo Cantagallo centre pour son coéquipier marseillais Kevin Spinozzi qui s’avance dans l’axe et a le temps d’armer très haut un slap surpuissant en pleine lucarne. Nagy ne peut constater les dégâts (1-0).
La France connaît sa première vraie infériorité numérique après une crosse haute de Mony. Son gardien Martin Neckar détourne un tir du cercle droit de Bence Horvath puis laisse un rebond sur un lancer de la ligne bleue de Bence Szabó, mais sans que András Mihalik ne puisse s’en saisir. À la fin de cette action, Valentin Grossetête fait trébucher Mihalik dans le coin et les Bleus doivent jouer 18 secondes à 3 contre 5. Ils tiennent bon sous les engagements soutenus du public picard et bloquent bien les positions de tirs avec une forte activité. Neckar apporte son écot en repoussant un tir de Donát Péter. Cette belle résistance donne le moral avant de rentrer aux vestiaires.

Les Bleus abordent mieux la deuxième période. Ils impriment le jeu et poussent en zone offensive. Cette supériorité ne se traduit toutefois pas dans le dernier geste, avec seulement trois tirs en dix minutes, le plus dangereux étant celui de Simonsen lancé en contre-ttaque par Boudon.
La France essaie de faire preuve d’un peu plus d’opportunisme, avec une accélération de Dylan Fabre qui sert Matias Bachelet, mais Kristóf Nagy reste solide dans les cages. Le gardien hongrois s’impose aussi devant Tom Vidal. La fin de ce deuxième tiers est plutôt hongroise, mais Martin Neckar repousse le lancer le plus dangereux, par Laskawy dans le cercle droit.

Si elle ne signe pas des actions éclatantes comme hier, la France construit un succès laborieux mais sans esbroufe. Le quatrième trio de Tom Vidal se met en évidence dans ce contexte, mais Tommy Perret ne convertit pas sa passe avec un tir trop centré. Vidal va inscrire son premier point en bleu (une seconde assist) quand le défenseur des Gothiques, Charles Schmitt, sert Enzo Carry au moment où celui-ci traverse devant la cage. L’ailier bordelais contrôle dans son élan et marque du revers dans l’angle ouvert par son déplacement (2-0).
Le fait que Martin Neckar tienne parfaitement le choc pour ce second match en deux jours est le socle qui permet la victoire bleue. Il réussit ainsi un arrêt à bout portant face à Kristóf Németh… et Floran Douay lance aussitôt la contre-attaque, où Tamás Ortenszky l’accroche à l’approche du but. Tir de pénalité ! L’attaquant récemment revenu à Genève avec un contrat de le semaines transforme lui-même le pénalty avec une feinte et une conclusion du revers (3-0).

Il ne doit dès lors plus y avoir qu’un objectif, conserver le blanchissage du fils de Franta. À une minute de la fin, le défenseur Donát Horváth voit qu’István Terbócs a échappé au marquage de Spinozzi et lui envoie une très belle longue passe. Échappé seul face au but, l’ailier de Fehérvár rate de peu la cible. Ouf !
À la sirène, tous les Bleus peuvent donc aller congratuler leur jeune gardien porte-bonheur. La dernière fois qu’ils n’avaient encaissé aucun but dans un match, c’était il y a un an et le gardien était déjà Neckar. Ces deux derniers jours, la France a prouvé qu’elle pouvait sortir victorieuse de rencontres d’allure différente, face à des équipes qu’elle veut et doit battre.
Désignés joueurs du match : Tom Vidal pour la France et Ferenc Laskawy pour la Hongrie.

France – Hongrie 3-0 (1-0, 0-0, 2-0)
Samedi 7 novembre 2026 à 19h00 au Coliseum d’Amiens. 3023 spectateurs.
Arbitres : Rayan Bernoussi et Leevan Thiebault assistés de Quentin Ugolini et Enzo Pysniak (FRA).
Pénalités : France 8’ (6’, 0’, 2’) ; Hongrie 4’ (2’, 0’, 2’).
Tirs : France 20 (7, 8, 5) ; Hongrie 25 (12, 4, 9).
Évolution du score :
1-0 à 10’59” : Spinozzi assisté de Cantagallo
2-0 à 46’39” : Carry assisté de Schmitt et Vidal
3-0 à 48’00” : Douay (tir de pénalité)
France
Attaquants :
Charles Bertrand – Matias Bachelet – Dylan Fabre
Enzo Carry (+1) – Louis Boudon (2’) – Tomas Simonsen (+1)
Quentin Tomasino – Valentin Grossetête (2’) – Flavian Dair
Floran Douay (+1) – Tom Vidal (+2) – Tommy Perret (+1)
Défenseurs :
Hugo Gallet (+1) – Charles Schmitt (+1)
Mathis Despatie – Jules Boscq
Kevin Spinozzi (+1) – Enzo Cantagallo (+1, 2’)
Antoine Fertin – Mathieu Mony (2’)
Gardien :
Martin Neckar
Remplaçant : Julian Junca (G). En réserve : Jordann Perret (A), Justin Addamo (blessé).
Hongrie
Attaquants :
Bence Horváth – Gergő Mihalik – Ferenc Laskawy
Csanád Erdély (-1, 2’) – Donát Péter (-2) – István Terbócs (-2)
András Mihalik (2’) – Krisztián Nagy – Mihaly Bendegúz Dobos (-1)
Bálint Molnár – Kristóf Németh – Kolos Fehér
Défenseurs :
Bence Szabó – Tamás Ortenszky (-1)
Roland Kiss (-1) – Donát Horváth (-1)
Gábor Tornyai – Nándor Fejes
Olivér Farkas (-1) – Alex Horváth
Gardien :
Kristóf Nagy
Remplaçant : Ádám Vay (G). En réserve : Roland Farkas (G), Ádám Falus (D), Márk Schlekmann, Csanád Ravasz, László Farkas (A)

































