L’IIHF a publié ce samedi un nouveau communiqué qui précise – si besoin – que le Bélarus ne sera pas réintégré aux Mondiaux U20 et seniors 2027 (le Bélarus n’a pas fait appel devant le TAS contrairemet à la Russie) et dit « examiner les conditions à remplir pour préserver nos championnats, protéger la stabilité financière de l’organisation et assurer l’avenir à long terme du hockey sur glace international » en discutant avec les fédérations, Russie incluse.
Le directeur général a réitéré sa position presque immédiatement, par la voix de son directeur général Samu Kauhanen : « La Finlande a déjà exprimé sa position à l’IIHF : nous ne jouerons pas contre la Russie tant que la guerre d’agression contre l’Ukraine se poursuivra. Les championnats du Monde ne peuvent pas avoir lieu si la Russie est incluse. Un nombre significatif de pays ont refusé de jouer contre la Russie. »
Pour son deuxième match de son tournoi d’Euro Hockey Tour à la maison, la Finlande présente deux nouveauix débutants. Juuso Arola, le défenseur offensif du JYP Jyväskylä, et Daniel Mäkiaho, l’ailier du HIFK, ont pour point commun d’être des joueurs révélés sur le tard qui n’ont même jamais été sélectionnés dans les équipes nationales de jeunes.
Pour Arola, les débuts sont triomphaux. Il inscrit son premier point – une seconde assist – dès la deuxième minute de jeu ! Il peut remercier pour cela le double champion du monde Juho Lammikko qui effectue un joli tour de cage et glisse le palet sous les bottes de Bednář (1-0).
Obligés de courir après le score, les Tchèques déploient une belle acrtivité et rivalisent en patinage avec les Finlandais, qui ont souvent été une référence en la matière. Pendant les 60 minutes de temps réglementaire, les visiteurs vont même nettement dominer 39 tirs à 18, avec des occasions venant surtout de la première ligne et notamment d’Ondřej Kovařčík. Longtemps, tous les efforts tchèques se heurtent à un homme : le gardien finlandais de 20 ans Kim Saarinen, promis à un brillant avenir.
On passe tout près du 2-0 en tout début de troisième période sur un but sur rebond de Janne Koukkanen, annulé pour obstruction sur le gardien par le premier « challenge » de la carrière de sélectionneur de Zdeněk Moták. Mais quand les rouges sortent leur propre portier en fin de match pour transformer une situation de 4 contre 4 en supériorité numérique « classique », Andrej Šustr égalise d’un slap puissant (1-1). Šustr gâche son statut de héros du jour par une pénalité en prolongation, qui reste sans conséquence.

Comme à leur premier match, les Tchèques doivent donc disputer des tirs au but. Le seul qui avait réussi son pénalty jeudi soir, c’est David Tomášek, mais il a été laissé à la maison comme tous les joueurs de Pardubice, par accord avec le club avant la CHL. Ce sont donc cinq autres tireurs tchèques qui sont alignés cette fois… et le seul à tromper Saarinen est le dernier, Filip Chlapík, qui égalise in extremis. Il enchaîne aussitôt avec un deuxième pénalty consécutif pour les duels un à un… mais échoue cette fois.
L’entraîneur finlandais Antti Pennanen choisit alors une solution assez rare : envoyer un sixième tireur différent, et non pas celui qui a réussi ma première fois. Le coup fonctionne : le « tireur neuf » Jere Innala réussit sa feinte devant Bednář. La Finlande a 5 points et est première ex-aequo avec la Suède avant leur confrontation finale.
Commentaires d’après-match :
Zdeněk Moták (entraîneur de la Tchéquie) : « L’équipe avait du cœur, de l’envie, de l’enthousiasme et de la détermination, mais malheureusement nous n’avons marqué qu’un seul but. Un seul aussi lors de la séance de tirs au but. C’est en fait quelque chose que nous avions souligné lundi. Nous ne marquons pas de buts même à l’entraînement. Je ne veux pas dire que c’est de la malchance, c’est juste du sport. Nous devons être plus prédateurs. Nous devons aller là où ça fait mal, être prêts à prendre un coup. Les performances de l’équipe ne sont pas mauvaises du tout. Nous avons un bon patinage, c’est la base du hockey. »
Finlande – Tchéquie 1-1 (1-0, 0-0, 0-1, 0-0) / 2-1 aux tirs au but
Samedi 7 novembre 2026 à 18h30 à la Veikkaus Arena de Helsinki. 8292 spectateurs.
Arbitres : Mikael Holm et Christoffer Holm (SUE) assistés de Valtteri Niiranen et Joni Pekkala (FIN).
Pénalités : Finlande 8’ (2’, 2’, 4’, 0’) ; Tchéquie 8’ (2’, 2’, 2’, 2’).
Tirs : Finlande 23 (4, 8, 6, 5) ; Tchéquie 41 (10, 16, 13, 2).
Évolution du score :
1-0 à 01’52” : Lammikko assisté de Rautiainen et Arola
1-1 à 58’11” : Šustr assisté de Ticháček et Konečný
Tirs au but :
Finlande : Kuokkanen (réussi), Järventie (manqué), Borgström (manqué), Rautiainen (manqué), Mäkiäho (manqué).
Tchéquie : Špaček (manqué), Konečný (manqué), Rychlovský (manqué), R. Zohorna (manqué), Chlapík (réussi).
Tireurs supplémentaires : Chlapík (T, manqué), Innala (F, réussi).
Finlande
Attaquants :
Jere Innala – Janne Kuokkanen (2’) – Roby Järventie (2’)
Benjamin Rautiainen (+1) – Juho Lammikko (A) – Markus Nurmi (+1)
Daniel Mäkiaho (2’) – Henrik Borgström – Iiro Pakarinen (A, 2’)
Eetu Päkkilä – Sami Päivärinta – Eemil Erholtz (-1)
Défenseurs :
Mikko Lehtonen (C, -1) – Axel Rindell
Juuso Riikola – Anttoni Honka
Juuso Arola (+1) – Miska Kukkonen (+1) [sorti blessé à la mi-match]
Peetro Seppälä (-1)
Gardien :
Kim Saarinen
Remplaçants : Petteri Rimpinen (G), Kristian Tanus (A). En réserve : Kari Piiroinen (G), Robin Salo, Oliwer Kaski (D), Saku Mäenalanen, Hannes Björninen (A).
République tchèque
Attaquants :
Matěj Blümel – Radim Zohorna (A) – Filip Chlapík (A)
Ondřej Kovařčík (+1) – Michael Špaček – Daniel Voženílek (C, +1)
Jakub Rychlovský (-1, 2’) – Jan Myšák (-1) – Jan Bambula (-1, 2’)
Radovan Pavlík – Jakub Konečný (+1) – Michal Kunc
Défenseurs :
Radek Kučeřík – Jiří Ticháček (+1)
Jakub Galvas (-1, 2’) – Andrej Šustr (+1, 2’)
Tomáš Galvas – Libor Zábranský (-1)
Matteo Kočí – Marian Adámek
Gardien :
Jan Bednář [sorti de 57’00” à 58’11”]
Remplaçants : Dominik Frodl (G), Petr Fridrich (A). En réserve : Pavel Čajan (G), David Moravec (D), Jakub Flek, Vojtěch Hradec (A).
































