Grenoble, c’est du solide !
Les Brûleurs de Loups continuent leur incroyable série de dix victoires. Malmenés à Épinal mardi, ils étaient menés 3-0 à la mi-match. Avant qu’Éric Chouinard ne marque le but de l’espoir en fin de deuxième tiers-temps puis que Grenoble ne revienne à hauteur par Gautier et Arnaud et enfin qu’Hardy n’arrache la victoire en prolongation. Un succès qui à lui seul symbolise la confiance engrangée par les Isérois ces dernières semaines. Ils sont prêts à passer un gros test face au leader bordelais, seule équipe de SaxoPrint Ligue Magnus qu’ils n’ont pas encore battue cette saison.

Le début de rencontre est très équilibré entre deux équipes qui se craignent et qui font jeu égal. La première grosse opportunité bordelaise vient d’une reprise de Charland sur laquelle Horak répond présent. Dans une rencontre assez fermée, la première pénalité a son importance et c’est le Bordelais Cadren qui regagne le premier la prison. Le power-play grenoblois s’installe bien et manque de conclure sur une très bonne opportunité de Trabichet qui écrase trop son tir. Puis c’est au tour de Tartari de se retrouver en excellente position sans pouvoir concrétiser. Un gros lancer de Bisaillon trouve la mitaine d’Ylönen, mais malgré toutes ces occasions, les Brûleurs de Loups n’arrivent pas à trouver la faille.
Une contre-attaque de Rohat est mal négociée par ce dernier mais les hommes d’Edo Terglav vont avoir une occasion de se reprendre : suite à une faute sur Chouinard, Kara s’énerve et se fait pénaliser par un 2’+2’ par l’arbitre. Une grosse opportunité pour Grenoble avec quatre minutes de supériorité et même deux minutes à cinq contre trois lorsqu’une contestation du banc bordelais indispose M.Gremion.
Les Brûleurs de Loups vont pourtant laisser filer cette incroyable occasion à cause d’une transmission du palet bien trop lente et un très bon positionnement du box play bordelais. Héroïques en défense face à une unité spéciale grenobloise pas assez créative, les Boxers arrivent à souffler lorsque Texier se fait sanctionner à son tour pour une crosse haute. Et paradoxalement, c’est à quatre contre quatre que les Brûleurs de Loups trouvent l’ouverture sur un gros missile de la ligne bleue de Bisaillon qui finit dans la lucarne d’Ylönen, pourtant pas masqué (1-0, 18’12 »). Un but qui débloque la rencontre : la défense bordelaise se laisse surprendre dans la foulée par Baylacq qui se présente seul face à Ylönen, mais le portier bordelais remporte le duel. Passés tout près du 0-2, les Boxers réagissent bien juste avant la sirène par Valier mais cette fois c’est Horak qui dit non.

Déstabilisés, les Bordelais se font pénaliser sur un surnombre. Les Brûleurs de Loups ne se montrent pas vraiment inspirés mais bénéficient d’une deuxième chance quand Dusseau accroche Miettinen. Grenoble met physiquement la pression sur la cage à l’image de Rodman qui entre en collision avec Ylönen puis Chouinard est tout près de marquer sur une déviation devant la cage. Mais les Isérois n’y arrivent décidément pas en supériorité numérique ce soir.
Et comme lors du premier tiers, c’est après avoir résisté à quatre contre cinq que les Bordelais se font surprendre : Baylacq profite d’un palet récupéré en zone neutre par Favarin pour partir dans le dos des défenseurs et battre Ylönen d’un tir croisé au ras de la glace (3-0, 31’47 »).
Avec trois buts d’avance, les Brûleurs de Loups ont semble-t-il le match bien en main et ils continuent d’insister de près sur la cage bordelaise. Mais ils ne sont pas à l’abri et se font peur sur un arrêt à bout portant de Horak devant Janil puis sur une reprise non cadrée de Côté qui avait récupéré un palet mal dégagé par la défense grenobloise. Alors que Miettinen a le palet du 4-0 dans la crosse, Bordeaux marque finalement le but de l’espoir en toute fin de tiers, sur un lancer de Côté dévié malencontreusement par une crosse grenobloise… Janil reçoit le palet dans sa crosse et marque dans la cage ouverte, Horak n’ayant pas eu le temps de se repositionner à temps (3-1, 39’19 »).

Les Boxers essaient de jouer leur va-tout, la tension monte d’un cran entre Besch et Hardy notamment. En contrôle du palet, les visiteurs finissent par provoquer une faute de Gervais. Alors que la pénalité est appelée, Bouchard se présente seul devant Horak mais le portier tchèque ferme la porte. En infériorité numérique, le box play grenoblois fait du bon travail mais à peine Gervais est de retour sur la glace que Rohat fait trébucher Petit. C’est la pénalité de trop pour Grenoble : après une bonne circulation du palet, Charland parvient à marquer d’un one timer à mi-distance (3-2, 50’53 »).
De nouveau sous pression, les Brûleurs de Loups réagissent immédiatement en prenant le jeu à leur compte. Cela permet d’obtenir une pénalité de Besch à un moment clé pour reprendre une bonne marge de sécurité au tableau d’affichage. Après que Chouinard et Hardy ont « canardé » la cage bordelaise, Grenoble finit par trouver la faille dans la muraille bordelaise sur un décalage de Tartari pour Miettinen dont le tir du poignet à bout portant bat Ylönen alors que les Bordelais réclamaient un hors-jeu préalable (4-2, 54’20 »). Soulagés, les Brûleurs de Loups peuvent se contenter de défendre au cours des cinq dernières minutes. Une nouvelle pénalité pour contestation du banc bordelais leur permettra même de terminer la rencontre en supériorité numérique, empêchant la sortie d’Ylönen dans la dernière minute.

Bordeaux a dû plier à son tour face à l’équipe en forme de ces dernières semaines au terme d’un match de qualité, précurseur des play-offs. Trop pénalisés, les Boxers ont gaspillé beaucoup d’énergie en infériorité numérique. Dominés à égalité numérique, ils ont progressivement lâché prise. Mais le but marqué en fin de deuxième tiers leur a finalement redonné des raisons d’y croire en troisième période. À 3-2, tout semblait de nouveau possible pour au moins revenir en Gironde avec un point. Mais encore une fois l’indiscipline a condamné les Bordelais, également moins en réussite offensivement ces derniers temps. Désormais troisièmes, les hommes de Philippe Bozon ont une semaine pour préparer un week-end « à domicile » face à Épinal et Nice.
Désignés meilleurs joueurs du match : Sébastien Bisaillon (Grenoble) et Matthias Terrier (Bordeaux)
(Photos Philippe Crouzet : http://www.ipernity.com/doc/182273/album/872520)
Commentaires d’après-match :


Sébastien Bisaillon (défenseur de Grenoble) : « On ne fait pas un match complet, on a un peu des hauts et des bas, on veut jouer soixante bonnes minutes mais ce qui compte ce sont les trois points à la fin de la journée. Notre séquence continue, c’est la différence avec le début de saison où on trouvait un moyen de perdre ces matchs serrés en perdant notre avance. Sur le premier but, je m’en voulais un peu de ne pas avoir shooté un peu plus sur le cinq contre trois puis en entrée de zone je me suis servi du défenseur comme écran, c’était pas facile parce que Bordeaux fait un bon travail dans les lignes de tirs. »
Grenoble – Bordeaux 4-2 (1-0, 2-1, 1-1)
Vendredi 2 décembre 2016 à 20h15 à la patinoire Pôle Sud de Grenoble. 3300 spectateurs.
Arbitrage de Benjamin Gremion assisté de Matthieu Barbez et Frédéric Peuriere
Pénalités : Grenoble 6′ (2’, 0’, 4’), Bordeaux 16′ (8’, 4’, 4’)
Tirs cadrés : Grenoble 33 (10, 11, 12), Bordeaux 25 (9, 9, 7)
Évolution du score :
1-0 à 18’12 » : Bisaillon assisté de Horak
2-0 à 23’10 » : Goličič assisté de Chouinard et Gervais
3-0 à 31’47 » : Baylacq assisté de Favarin
3-1 à 39’19 » : Janil assisté de Tarantino et Charland
3-2 à 50’53 » : Charland assisté de Petit et Desrosiers (sup. num.)
4-2 à 54’20 » : Miettinen assisté d’Abramov et Tartari (sup. num)
Grenoble
Attaquants :
Eric Chouinard (C) – Alexandre Texier (2’) – Boštjan Goličič
Anže Kuralt – Sébastien Gauthier – David Rodman
Norbert Abramov – Christophe Tartari (A) – Camilo Miettinen
Julien Baylacq – Sébastien Rohat (2’) – Mathias Arnaud
Défenseurs :
Kyle Hardy – Sébastien Bisaillon
Nicolas Favarin – Aziz Baazzi
Teddy Trabichet (A) – Quentin Scolari
Stéphane Gervais (2’)
Gardien :
Lukáš Horák
Remplaçant : Antoine Bonvalot (G). Absent : Rhett Bly (ligaments du genou)
Bordeaux
Attaquants :
François Bouchard – Félix Petit – Peter Valier
Julien Desrosiers – Vincent Cadren (2’) – Francis Charland
David Gilbert – Matthias Terrier – Vincent Kara (4’)
Lionel Tarantino – Julien Guillaume – Aina Rambelo
Défenseurs :
Jean-Philippe Côté (A) – Jonathan Janil
Nicolas Besch (A) (2’) – Maxime Moisand (C)
Kévin Dusseau (2’) – François Paquin
Gardien :
Sebastian Ylönen
Remplaçants : Victor Goy (G), Andrei Esipov. Absent : Ilpo Salmivirta








































