Dijon – Angers (Ligue Magnus, 25e journée)

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En dépit d’une rechute contre Gap, Dijon a montré dernièrement des signes de reprise encourageants, aidé entre autres par le retour de Fallon. Angers, en face, vient de recruter Arrossamena pour tenter de s’extraire du ventre mou. Le résultat est, de fait, imprédictible ce soir, mais la joie règne à Trimolet où on a annoncé le retour d’un chouchou du public, Anthony Guttig.

 
Après un début de match où les Angevins sollicitent régulièrement Buysse, les locaux se trouvent en supériorité. Dijon prend sont temps pour exploiter cet avantage. Edwards, dans un coin de la cage, tente crânement sa chance, sans succès : les Bourguignons auront, finalement, essentiellement jaugé leur adversaire.
 
Le rythme est pour le moment assez tranquille car personne ne veut se découvrir. Le retour d’Andersson ne devrait pas tarder à se faire sentir pour les Dijonnais mais c’est White, retrouvé depuis quelques matchs, qui contourne joliment la cage angevine pour apporter aux locaux le premier but de la partie (1-0, 5’25 »).
 
Les locaux se trouvent alors pénalisés ; Buysse oppose une fin de non-recevoir à Gaborit. Les Angevins chercheront bien encore une solution mais, à l’image de leurs opposants, proposent un powerplay bien peu dangereux. Les locaux auraient sans doute s’en méfier d’autant plus : quelques secondes plus tard, le tir de Lacroix est dévié par Lessard (1-1, 10’02 »). Les Ducs sont à égalité. La défense locale panique, se désorganise et, comme souvent, c’est le plus que précieux Mansson qui vient en aide aux siens et dégage la zone dijonnaise. Ses efforts apportent un peu d’air, mais les locaux ont un vrai passage à vide, qui amène presque à se demander comment l’infériorité suivante peut être tuée. Les Angevins, en face, ont bien entendu mis à profit ce relâchement, sans qu’on puisse pour autant parler de domination : on assiste en fait à un match laborieux, dans lequel seuls quelques joueurs montrent le meilleur d’eux-mêmes. Gaborit en fait partie qui, une nouvelle fois en duel face à Buysse, lève le palet dans les filets locaux (1-2, 17’07 »).
 
Dijon l’a un peu mérité, à ne pas prendre le match à son compte, dans une partie où les joueurs auraient largement la place de le faire. À deux minutes de la fin du tiers, l’idée d’une remise en question à la pause s’impose : Gap ou Grenoble peuvent ne pas réussir à Dijon, mais les « autres Ducs » n’ont pas montré les arguments des Alpins.
 
 
MANSSONMathias20082016Dijon gagne l’engagement du deuxième tiers, ce que l’on pourrait qualifier de bon augure. Et en effet, les locaux ont enfin pris leurs responsabilités. Le jeu est plus construit, plus rapide, et transpire une autre implication. Angers, en face, n’est pas à la traîne non plus : les deux gardiens respectifs sont sollicités tour à tour. On frémit enfin ! L’avalanche de buts se fait néanmoins attendre, les défenses étant, elles aussi, plus en place.
 
En powerplay sur une faute d’Igier, les Ducs – ceux de la version chevaleresque – tentent comme de beaux diables, mais rien n’y fait : Bertein est en forme. Les Ducs à plumes tuent leur infériorité, non sans avoir transpiré.
 
Le but angevin qui survient alors, sans être complètement à contre-courant du jeu, surprend. Buysse, habituellement doté d’une excellente vision de jeu, s’écarte dans sa cage, offrant un boulevard à Gagnon qui glisse tranquillement le palet au fond des filets bourguignons. Les efforts dijonnais sont bien mal récompensés ! (1-3, 27’59 »). À moins que … le chrono est à peine reparti qu’un missile du souvent discret Lazzaroni fait lever la tribune (2-3, 28’57 ») !
 
Dijon a lâché les chevaux ! Dans la foulée, Stefishen et Jensen traversent la patinoire, mais la ficelle est un peu grosse pour Bertein. Rendus méfiants, les visiteurs mettent toute leur énergie à contrer le powerplay dijonnais. Il faut bien ça, au milieu de la ferveur retrouvée de Trimolet. Si seulement les locaux évitaient les passes approximatives qui, trop souvent encore, donnent de l’air à leurs adversaires … Les visiteurs ne sont pas en reste sur ce point, fort heureusement.
 
Après quelques bonnes secondes d’interruption, au terme desquelles Tavzelj, resté au sol, regagne son banc sans le moindre applaudissement d’un public dijonnais qu’on a connu beaucoup plus fairplay, les locaux sont en infériorité, et même rapidement en double infériorité. Angers tente sa chance, mais ce n’est qu’une fois Edwards revenu sur la glace que les chouettes trompent Buysse. Encore Gagnon ! (2-4, 38’44).
 
Les Bourguignons avaient pourtant retrouvé la bonne attitude. Tout sera à refaire dans le troisième tiers.
 
 
Dijon n’a plus que vingt minutes pour reprendre l’avantage et l’emporter mais, cette fois, c’est Angers qui a pris les manettes de la partie. Les locaux doivent agir, et vite, mais ne se montrent guère dangereux sur leur premier tir de la période. Les Ducs à l’épée conservent le palet un bon moment avant que leurs adversaires repartent à l’attaque, mais ne parviennent à tromper Bertein, décidément précieux pour les siens ce soir.
 
Dijon domine en possession de palet, Angers se contentant souvent de contrer, mais ne marque toujours pas. Placés en supériorité par Arrossamena bien dans son rôle traditionnel de provocation, les visiteurs ne parviennent pas non plus à trouver les filets adverses. La vista du deuxème tiers s’est envolée au profit d’un jeu beaucoup plus besogneux. Le public y met tout de même du sien, mais on attend la petite étincelle, le grain de folie qui enlèvera la partie. 
 
Dans ce rythme en trompe-l’oeil, Dijon, faute d’avoir su imposer sa marque, subit le but idiot de la soirée : le palet qui rebondit sur Buysse retombe doucement dans son dos, et vient anéantir les espoirs bourguignons (2-5, 54’31 »).
 
Angers s’est presque assuré la victoire, non sans amertume pour les locaux. Et si l’on pardonne aisément la baisse de forme d’un Buysse qui porte si souvent l’équipe sur ses épaules, on ne peut que déplorer le manque d’inspiration dijonnis. Les locaux ont été appliqués, sans doute un peu trop même. Il y avait pourtant la place face à des Angevins que l’on voit mal jouer les premiers rôles en fin de saison.
 
Commentaires d’après-match :
 
Robin Lamboley (attaquant, DHC) : « Je pense qu’on avait bien entamé le match. On est revenu dans un deuxième tiers un peu plus difficile. On est tombé dans leur jeu. Il leur manquait plusieurs joueurs, on devait apporter beaucoup d’intensité, mais je pense qu’on n’en a pas amené assez. C’est ça qui nous a coûté le match. »
 
Jonathan Paredes (coach, DHC) : « Il faut qu’on soit plus intelligent sur la gestion de match. Et il faut que tout le monde fasse plus pour l’équipe, que ce soit physiquement, intellectuellement. Faire le bon geste au bon moment. »
 
 
Dijon – Angers 2-5 (1-2, 1-2, 0-1)
Vendredi 9 décembre à 20h00 à la patinoire Trimolet.
Arbitrage de Jérémy Rauline assisté de Sébastien Levasseur.
Pénalités : Dijon 20′ (5×2′, 1×10′) ; Angers 8′ (4×2′).
Tirs : Dijon 24 (2, 10, 12) ; Angers 26 (12, 7, 7).
 
Evolution du score :
1-0 à 05’25 » : White (sans assist.)
1-1 à 10’02 » : Lessard assisté de Lacroix et Bahain
1-2 à 17’07 » : Gaborit assisté de Lacroix et Bahain
1-3 à 27’59 » : Gagnon assisté de Walls et Arrossamena
2-3 à 28’57 » : Lazzaroni assisté de Goncalves
2-4 à 38’44 » : Gagnon assisté de Campbell (sup. num.)
2-5 à 54’31 » : Campbell (sans assist.)

 

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