Événement traditionnel de la période des fêtes, les Championnats du monde des moins de 20 ans sont l’occasion de jeter un œil sur le futur du hockey mondial. Dix pays, des stars à la pelle et un niveau de jeu très relevé : de quoi satisfaire les amateurs.
Cette année, le tournoi se déroule à Toronto et Montréal et les partisans de l’équipe à la feuille d’érable sont bien décidés à pousser leur équipe pour reconquérir le titre…
En 2015, le tournoi avait aussi lieu à Montréal et Toronto. Pour éviter les sièges vides, l’organisation a baissé les tarifs des billets de 30%…
Groupe A
Finlande
La formation finlandaise, rajeunie, compte six champions du monde 2016, dont Julius Nättinen (Dallas) et Kasper Bjorqvist (Pittsburgh). On attend beaucoup d’Eeli Tolvanen, qui brille en USHL, le circuit junior américain, et mené l’équipe U18 au titre. Kristian Vesalainen, grand gabarit puissant, sera aussi à surveiller, tout comme l’espoir de Florida Henrik Borgström, de l’université de Denver. Mais globalement, c’est bien moins créatif et rapide que l’an passé.
Le salut finlandais viendra donc sans doute de sa défense. Olli Juolevi (Vancouver) mène une escouade intéressante aux côtés de Vili Saarijärvi (Detroit), tout juste rétabli d’une opération du poignet, et Juuso Valimäki. L’avenir, ce sont aussi des défenseurs de 17 ans, Robin Salo et Miro Heiskanen, qui seront sous le microscope des scouts NHL.
Dans les cages, Veini Vehviläinen, remplaçant l’an passé, devrait débuter, mais son inconstance chronique ne rassure pas.
Suède
Si l’attaque est d’expérience, ce n’est pas le cas de la défense, ce qui devrait donner à Gabriel Carlsson (Columbus) et Jacob Larsson (Anaheim) un temps de jeu conséquent… Fort heureusement, la relève est au niveau. En l’absence de Timothy Liljegren blessé – il est classé n°2 pour la draft 2017 – il faudra un excellent tournoi d’Eric Brännström (2017) et Oliver Kylington (Calgary) pour relayer les deux défenseurs vedettes. Kylington et Carlsson évoluent déjà sur les glaces nord-américaines, ce qui devrait faciliter leur adaptation pour ce tournoi.
La grande interrogation vient du poste de gardien. Felix Sandström (Philadelphie) s’est montré moyen l’an passé et n’aura pas le droit à l’erreur cette année.
République Tchèque
Si l’attaque tient la route, ce n’est pas le cas d’une défense peu convaincante. Derrière Jakub Zboril (Boston), c’est un peu le désert. Avec Filip Hronek (Detroit), qui évolue en OHL, ils devraient disposer d’un temps de jeu considérable. Libor Hajek (Tampa Bay) sera aussi à suivre. Dans les cages, Daniel Vladar (Boston), grand gabarit qui joue déjà en AHL, et Ales Stezka (Minnesota) paraissent très capables et pourraient voler quelques matchs. Dans une poule relativement ouverte, il leur faudra se montrer rigoureux contre le Danemark et la Suisse.
Suisse
Danemark
Groupe B
Etats-Unis
En attaque, Mozko peut compter sur une formation expérimentée, menée par Colin White (Ottawa) et de nombreux joueurs draftés au premier tour, tels le capitaine Luke Kunin (Minnesota), Clayton Keller (Arizona), tout juste remis d’une blessure au genou, Kieffer Bellows (Islanders), Jack Roslovic (Winnipeg), déjà professionnel en AHL, et le grand Tage Thompson (St. Louis). Jeremy Bracco (Toronto) sera aussi une arme précieuse en supériorité : il a débuté la saison OHL par vingt-six matchs avec un point… Une sacrée variété de profils et de gabarits, qui a permis au staff d’écarter au dernier moment Alex DeBrincat (Chicago), présent en 2016 et buteur prolifique en OHL.
En défense, Charlie MacAvoy (Boston) mène une escouade moins renommée, au sein de laquelle le petit gabarit d’Adam Fox (Calgary) sera à surveiller, tant le mobile défenseur enquille les points avec Harvard. Tyler Parsons
(Calgary) luttera avec le géant Jake Oettinger (2017) pour le poste de gardien partant. De quoi récupérer la première médaille d’or depuis 2013 ?
Canada
L’édition 2017 à la maison s’annonce donc importante pour une équipe privée de six titulaires potentiels, tous retenus en NHL : Jakob Chychrun et Lawson Crouse (Arizona), Anthony Beauvillier (Islanders), Mitch Marner (Toronto), Travis Konecny (Philadelphie) et bien sûr Connor McDavid (Edmonton), trop occupé à lutter en tête des compteurs de la NHL… Autre absent, Nolan Patrick, probable numéro 1 de la prochaine draft, blessé.
Il n’y a bien que le Canada pour pouvoir compenser l’absence de deux lignes complètes. Déjà, en alignant deux centres de très haut niveau, qui ont goûté au monde professionnel en début de saison : le capitaine Dylan Strome (Arizona) et le passeur Matthew Barzal (Islanders). Strome, qui compte 300 points en OHL, aura une pression monstre de devenir enfin un meneur d’hommes. À cela s’ajoutent une collection de premiers tours de draft, tels Pierre-Luc Dubois (Columbus), Julien Gauthier (Carolina), déjà présent l’an passé, Tyson Jost (Colorado) et Michael McLeod (New Jersey). Blake Speers (New Jersey), à peine remis d’une blessure au poignet, a lui aussi connu la NHL en début de saison. Ce qui frappe cet effectif, c’est la grande taille de toutes les lignes d’attaque.
La défense, elle aussi, se révèle imposante, autour du revenant Jake Bean (Carolina), de Thomas Chabot (Ottawa) et Noah Juulsen (Montréal), entre autres. Philippe Myers, non drafté, fait figure d’exception.
La clé du Canada se situera comme souvent dans les cages. L’an passé, Mackenzie Blackwood avait craqué contre la Finlande en quarts alors que son équipe menait au score. Carter Hart (Philadelphie) et Connor Ingram (Tampa Bay) devront faire mieux, mais sont considérés comme le meilleur duo envoyé par le Canada depuis très longtemps.
Russie
L’entraîneur Valery Bragin a perdu les deux dernières finales, contre le Canada et la Finlande, et espère bien en avoir tiré les leçons. Comme d’habitude, le point fort de la Russie sera son attaque, avec deux revenants de 2016. Kirill Kaprizov (Minnesota) et Alexander Polunin devraient récolter l’essentiel des responsabilités. Kaprizov a pris feu en KHL en novembre et semble en route vers une saison historique pour un junior. Mais il y a du bon derrière, à commencer par Denis Guryanov (Dallas) et German Rubstov (Philadelphie), deux joueurs draftés au premier tour en 2015 et 2016.
La défense compte aussi un haut choix de draft avec l’espoir montréalais Mikhail Sergachev, 9e choix en juin dernier, qui pilotera le jeu de puissance. Deux autres joueurs reviennent de la finale de l’an dernier, Yegor Voronkov et Yegor Rykov (New Jersey). Ce dernier semble être l’homme de base de Bragin dans son escouade défensive. A suivre, Mikhail Sidorov, déjà très productif en KHL, et Sergei Zborovsky, qui évolue à Regina, en WHL.
Le meilleur gardien du tournoi serait-il russe ? Possible ! Ilya Samsonov, premier choix de Washington, sera revanchard après son échec en finale 2016.
Slovaquie
Lettonie




































