HA
top

Le Canada blanchi par la Muraille de Chine

261

La Suède perd son capitaine… après l’échauffement ! Staffan Kronwall y participe, mais se sent fiévreux et déclare forfait au dernier moment. Un autre arrière, Erik Gustafsson, doit descendre des tribunes en catastrophe pour s’habiller et jouer à sa place. Heureusement, l’effectif suédois comprend 27 joueurs afin d’en tester autant que possible pour la sélection aux JO.

Ménagé au premier match puisqu’il avait joué la veille avec Frölunda en Ligue des Champions, le défenseur de 17 ans Rasmus Dahlin intègre l’équipe de Suède pour cette rencontre face au Canada. Le futur numéro 1 annoncé de la draft NHL attire tous les regards, et pas uniquement des 71 recruteurs de NHL présents en tribune. Les observateurs le considèrent déjà comme une évidence pour l’équipe olympique.

C’est un autre joueur qui va progressivement attirer les regards dans ce match : le gardien Magnus Hellberg. Il joue ce soir son premier match avec le maillot aux trois couronnes, sans avoir jamais été sélectionné dans les équipes juniors du pays. Parti à 21 ans en Amérique du Nord, il y a joué 4 matches NHL en 5 saisons, un ratio pas vraiment satisfaisant. Mais cette saison, il a rejoint le Red Star Kunlun, la franchise chinoise de KHL, et s’est imposé comme titulaire indiscutable avec des performances solides. La Suède semblait déjà avoir deux gardiens sûrs pour les JO (les anciens champions du monde Jhonas Enroth et Viktor Fasth), elle en découvre peut-être un troisième plus inattendu : la « muraille de Chine », son surnom depuis qu’il joue dans l’Empire du Milieu.

À force de frustrer les attaquants canadiens, Hellberg finirait-il par par devenir une cible ? Alors qu’il dégage un palet derrière son but, Mason Raymond le charge à pleine vitesse en venant le contrer. En se relevant, le gardien ira dire sa façon de penser au Canadien, qui sera expulsé. La Suède ne profitera pas des cinq minutes d’avantage, mais Le Canada concède d’autres pénalités, un surnombre puis une crosse haute de Simon Després. En fin de compte, le lancer de la bleue Patrik Hersley est dévié par Pär Lindholm (0-1).

En troisième période, c’est au tour du Canada d’exercer son jeu de puissance pendant cinq pénalités scandinaves consécutives. Hellberg réalise alors l’impensable : il plonge devant un rebond en angle de Matt Ellison, puis jette sa grande carcasse de 1m96 à plat ventre pour bloquer le tir de Christian Thomas, qui pensait avoir la cage ouverte face à lui. Ce n’est pas académique, mais c’est efficace. Le Canada finira le match avec un 0 sur 8 inhabituel en powerplay.

La Suède, déjà excellente en jeu de puissance contre les Tchèques, confirme en revanche qu’elle est redoutable dans l’exercice : le jeu en triangle de la ligne de Skellefteå, avec Oscar Möller en appui sur la ligne de fond, est absolument magnifique (0-2). Si les deux ailiers Lindström et Möller sont les joueurs les plus connus, c’est le centre Pär Lindholm qui est dans la lumière ce soir avec ces deux buts.

Commentaires d’après-match

Rikard Grönborg (entraîneur de la Suède) : « Hellberg a été très bon. Il a donné du calme et de la sécurité à l’équipe. Il a accru ses chances de faire partie de l’équipe olympique. La ligne de Skellefteå a encore paru très forte. On peut vraiment lui faire confiance. »

Pär Lindholm (attaquant de la Suède) : « J’ai l’impression que ça va de mieux en mieux. Nous avons élevé notre niveau et je me sens confortable sur la glace. Nous parlons beaucoup sur notre ligne et nous sommes bien entraînés tous les trois. Oui, j’ai eu des offres de NHL, mais je n’en étais pas sûr. Je me développe bien et je pense que j’ai fait le bon choix. Je veux aller en NHL, mais cela doit être la bonne équipe. Cela sera amusant contre la Finlande. C’est un derby et je pense que ce sera intense. »
 

Canada – Suède 0-2 (0-0, 0-1, 0-1)
Vendredi 10 novembre 2017 à 18h30 à la Hartwall Arena de Helsinki. 2132 spectateurs.
Arbitrage de Anssi Salonen et Stefan Fonselius (FIN) assistés de Sakari Suominen et Markus Hägerström (FIN).
Pénalités : Canada 37′ (6′, 4’+5’+20′, 2′), Suède 16′ (4′, 2′, 10′).
Tirs : Canada 35 (9, 8, 18), Suède 21 (8, 10, 3).

Évolution du score :
0-1 à 36’02 » : Lindholm assisté de Hersley et Dahlin (sup. num.)
0-2 à 51’53 » : Lindholm assisté de Möller et Lindström (sup. num.)
 

Canada (2′ pour surnombre)

Attaquants :
Wojtek Wolski – Linden Vey – Gilbert Brulé (A, 2′)
Rob Klinkhammer (A, 2′) – Matt Ellison – Brandon Kozun
Andrew Ebbett – Quinton Wowder – Teddy Purcell
Mason Raymond (2’+5’+20′) – Eric O’Dell – Christian Thomas

Défenseurs :
Karl Stollery – Chris Lee
Charles Genoway – Maxim Noreau (C)
Geoff Kinrade – Simon Després (2′)
Jesse Blacker – Zach Whitecloud

Gardien :
Ben Scrivens (2′) [sorti à 58’02 »]

Remplaçant : Justin Peters (G). En réserve : Nick Spalling, René Bourque.

Suède (2′ de banc mineur)

Attaquants :
Joakim Lindström – Pär Lindholm (2′) – Oscar Möller
Robert Nilsson – Anton Lander – Fredrik Pettersson (4′)
Linus Omark (A) – Johan Ryno (4′) – Patrick Cehlin
Dick Axelsson – Rasmus Asplund – André Pettersson
Dennis Everberg

Défenseurs :
Erik Gustafsson (A) – Patrik Hersley (2′)
Marcus Högström (2′) – Rasmus Dahlin
Simon Bertilsson – Magnus Nygren
Johan Fransson

Gardien :
Magnus Hellberg

Remplaçant : Jhonas Enroth (G). En réserve : Linus Söderström (G), Staffan Kronwall, Jonas Ahnelöv (D), Joakim Andersson, John Norman (A).