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Débuts réussis pour un nouveau gardien tchèque

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En plus du duo Francouz-Furch, la République Tchèque teste un nouveau gardien. Champion tchèque en 2013 avec Plzen, Marek Mazanec était alors parti en NHL à Nashville. Il avait été élu rookie du mois de NHL en novembre 2013 mais n’a pas confirmé et a essentiellement joué en AHL les saisons suivantes. Il s’est engagé cette saison en KHL avec le Slovan Bratislava et se débrouille bien dans une équipe de bas de tableau.

C’est donc un débutant assez expérimenté qui a été sélectionné : il est familier de son collègue Francouz avec qui il a partagé le filet en junior (ils n’ont qu’un un an d’écart). Il ne faut pas qu’il s’attende à une grosse ambiance pour ses débuts. C’est le défaut du tournoi Karjala à six, la Finlande ne joue pas en cette journée de vendredi. Autant dire que les tribunes sonnent creux à Helsinki.

Mazanec n’a rien à faire en début de match. Chris Baltisberger commet une obstruction après seulement 26 secondes de jeu et les Tchèques sont tout de suite en jeu de puissance. Jakub Krejčík sert Milan Gulaš qui reprend de volée dans le cercle gauche (1-0). La Suisse n’arrive pas à réagir, elle est tenace mais ses passes arrivent trop rarement à destination. La République tchèque montre ses progrès en infériorité numérique, qui lui avait coûté la défaite face aux Suédois, et frappe de nouveau en supériorité en toute fin de premier tiers : bien servi par Jakub Klepiš, Lukáš Radil tire sous la barre (2-0).

La Suisse aborde mieux la deuxième période. Elle tue une nouvelle pénalité de Baltisberger et marque par Gaëtan Haas, qui récupère un rebond et contourne joliment le gardien (2-1). Maintenant que l’on joue un peu plus durablement à 5 contre 5, la Nati fait meilleure figure avec des occasions pour Ambühl et Suter. Mais à partir de la mi-match, les coups de sifflet retentissent de nouveau. Alors qu’Untersander vient d’être pénalisé, Tristan Scherwey prend deux minutes de prison pour avoir enfreint la procédure de mise au jeu, strictement appliquée dans ce tournoi (Zatovic avait lui-même été sanctionné au premier tiers). Les Tchèques jouent donc à 5 contre 3, et la colonie de Plzen marque de nouveau : tir de près de Kubalik sur assistance de Gulaš (3-1).

Le troisième tiers montre une Suisse capable de dominer le jeu à égalité numérique. Andres Ambühl marque sur une magnifique action solitaire où il a passé en revue toute l’équipe tchèque après avoir récupéré le palet à sa ligne bleue (3-2). Mais ce même Ambühl manque l’égalisation à dix secondes de la fin en ne convertissant pas la passe transversale de Suter. Les Tchèques remportent donc la victoire grâce à un powerplay fracassant : 5 buts en deux rencontres, 50% d’efficacité !

Commentaires d’après-match

Marek Mazanec (gardien de la République tchèque) : « Les deux premiers tirs venaient de la ligne rouge et de la ligne bleue opposée. C’est terrible, on ne sait jamais ce que le palet va faire. La nervosité était là jusqu’au premier véritable arrêt propre à la dixième minute. Si j’étais resté immobile à regarder les palets tourner le long des bandes, j’aurais gelé. Mes jambes se seraient durcies. C’est pourquoi je sors et je joue le palet pour que nous sortions plus vite de notre zone. Les gars ont bien travaillé devant moi, ils ont bloqué les tirs ou m’ont permis de les voir. Les Suisses sont obstinés, ils tirs de toutes les positions. Nous savions que ce ne serait pas facile jusqu’à la fin. »

Milan Gulaš (attaquant de la République tchèque) : « Notre premier tiers était le meilleur, ensuite nous avons un peu perdu le rythme. Nous avons beaucoup parlé de l’infériorité numérique, et c’était bien mieux, nous avons bloqué les lancers et aidé notre gardien. J’aime bien ‘Mazi’ parce que je le connais de longue date de Plzen, c’est un super gars honnête qui fait son job et mérite cette victoire. C’est un gardien expérimenté qui a déjà du vécu, et son grand avantage est son jeu à la crosse. Quand un gardien joue vite, cela aide les joueurs de champ. »

Patrick Fischer (entraîneur de la Suisse) : « Nous avons totalement dormi au premier tiers. Nous devions nous adapter au tempo élevé. Ce sera bien sûr encore plus élevé contre les Russes demain. C’était mieux au deuxième tiers, mais nous nous sommes enlevé nous-mêmes le vent des voiles avec ces pénalités. Nous aurions peut-être pu voler plus tôt comme au dernier tiers. »

République Tchèque – Suisse 3-2 (2-0, 1-1, 0-1)
Vendredi 10 novembre 2017 à 15h00 à la Hartwall Arena de Helsinki. 1320 spectateurs.
Arbitrage de Mikko Kaukokari et Lassi Heikkinen (FIN) assistés de Daniel Österholm et Lauri Nikulainen (FIN).
Pénalités : République Tchèque 8′ (6′, 0′, 2′) ; Suisse 16′ (6′, 10′, 0′).
Tirs : République Tchèque 29 (9, 13, 7) ; Suisse 24 (11, 6, 7).

Évolution du score :
1-0 à 02’02 : Gulaš assisté de Krejčík et Kubalík (sup. num.)
2-0 à 19’46 : Radil assisté de Klepiš et Nakladal (sup. num.)
2-1 à 22’50 : Haas assisté de Praplan et Hollenstein
3-1 à 32’52 : Kubalík assisté de Gulaš (double sup. num.)
3-2 à 50’54 : Ambühl assisté de Du Bois et Loeffel

République Tchèque

Attaquants :
Jiří Sekáč (-1) – Andrej Nestrašil (-1) – Lukáš Radil
Dominik Kubalík – Jan Kovář (A) – Milan Gulaš
Michal Birner – Jakub Lev – Michal Řepík
Martin Zaťovič (-1, 2′) – Roman Horák (-1) – Jakub Klepiš (A, -2)

Défenseurs :
Ladislav Šmíd – Jakub Nakládal (C)
Jakub Krejčík – Tomáš Kundrátek (2′)
Ondřej Vitásek – Vojtěch Mozík (2′)
Libor Šulák (-2, 2′) – David Němeček (-2)

Gardien :
Marek Mazanec

Remplaçants : Pavel Francouz (G), Michal Moravčík (D). En réserve : Patrik Bartošák (G), Tomáš Mertl (blessé).

Suisse

Attaquants :
Vincent Praplan (+1) – Gaëtan Haas (+1) – Denis Hollenstein (+1)
Anders Ambühl (C, +1) – Enzo Corvi – Simon Moser (A, +1, 2′)
Fabrice Herzog (2′) – Pius Suter (2′) – Gregory Hofmann
Chris Baltisberger (4′) – Reto Schäppi (A) – Tristan Scherwey (2′)
Thomas Ruefenacht (+1)

Défenseurs :
Roman Untersander (+1, 2′) – Christian Marti (+1)
Félicien Du Bois (+1) – Romain Loeffel (+1)
Michael Fora – Marco Maurer (2′)
Joel Genazzi

Gardien :
Gilles Senn [sorti à 57’53]

Remplaçant : Jonas Hiller (G). En réserve : Rafael Diaz, Philippe Furrer, Samuel Kreis (D), Luca Cunti, Lino Martschini, Cody Almond, Reto Suri, Samuel Walser, Sven Ryser (A).