Dunkerque – Neuilly-sur-Marne (Division 1, 19e journée)

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Entre deux formations à égalité à la cinquième place avec 26 points, cet affrontement Dunkerque – Neuilly s’annonce indécis. Les Franciliens ont vu Tours venir briser leur série de huit gains de rang et cherchent à reprendre leur marche en avant face à des Corsaires rassurés par leur victoire dans la semaine face à Annecy. Dans une ambiance de début de Carnaval, les travées, également garnies de supporters venus de Seine-et-Marne, espèrent une confirmation face à l’une des formations en forme de la Division 1.

Précédés d’une solide réputation, les Bisons pressent d’entrée et provoquent la première faute, de Nicolas Siegfriedt, double buteur mardi. Maxime Dubuc fait chauffer son lancer ras glace, puis s’avance pour autant d’interventions d’un Chimienti vite secouru par sa défense. Au retour à cinq, Marek Mikušovic emploie Ramon Sopko, qui repousse du haut du corps. À la lutte derrière la cage, le centre parvient à transmettre le palet aux abords du but, où surgit Clément Thomas (1-0 à 07’46″). Une obstruction de Jenik sur Garrido au centre du glaçon permettant au Slovaque de doubler la mise, en déviant le lancer de Francis Ballet (2-0 à 09’44″), la soirée dunkerquoise est partie sur de bons rails.

Ses troupes prises d’assaut, Frank Spinozzi demande son temps-mort ; les Bisons trouvent certes une fenêtre de tir, par Wigginton, ils continuent de subir le jeu rapide de leurs adversaires. Louis Olive met à mal Ropert, contraint de gagner la geôle. Le jeu de puissance des Maritimes, bien installé, pêche cependant dans la finition.

Les équipes alternent ensuite les fautes : Pavlicek sur Saliji, d’un côté, Ropert encore sur Garrido, sans que les portiers ne soient particulièrement en danger. La seule frayeur est pour les locaux lorsque Gaborcik perd le disque en position de dernier défenseur face à Yann Diaferia, dont le bâton se brise sur l’action… Un surnombre nordiste offre l’occasion à Axel Rioux, décalé par Dubuc, d’employer Chimienti, sans contrôle. La marque n’évolue pas avant le retour au vestiaire, houleux car l’ancien Mulhousien s’énerve et provoque un début d’explication impliquant son compère Raibon, Ballet et Zeliska.

Revanchards, les Nocéens reprennent le jeu avec plus de conviction et se montrent d’emblée très dangereux. Lino Chimienti cherche un temps le palet, frappé de volée par Jenik, oppose la botte à Lamacchia et fait encore front à Rioux et Dubé, à la recherche d’un chemin parmi ses anciens partenaires. Un faire-trébucher sifflé à l’encontre de Francis Ballet expose un peu plus les hommes d’Antoine Richer. En force, Mika et Dubuc voient une mitaine très sûre contrecarrer leurs plans. Esseulé entre les cercles, Loïc Chabert s’y casse aussi les dents, l’extérieur du poteau écartant la tentative de Lamacchia.

Si, sur la contre-attaque, Dunkerque peut commettre le hold-up grâce à la paire Budínský – Ballet, la réduction du score, d’apparence inéluctable, intervient sur un rebond d’Andrew Wigginton (2-1 à 34’39″). Lino Chimienti fait encore face à Quentin Jacquier, qui contourne la cage, avant de subir un coup de Yann Diaferia au niveau du casque, perdant l’équilibre sur le tir de Radek Mika. Ce dernier, meilleur homme de la rencontre face à Tours, récidive, obligeant le gardien à écarter en catastrophe un palet catapulté au fond des filets par Stepan Jenik (2-2 à 36’22″). Étouffés, les Corsaires attendent avec impatience la fin d’une période où ils auront subi près d’une trentaine de lancers !

Ils auraient pourtant pu reprendre la direction des opérations de façon inopinée à la dernière minute. Clément Thomas, servi au deuxième poteau, est déjoué par un retour de Saliji, qui le propulse illégalement contre la balustrade.

Les deux infériorités numériques au tournant des deuxième et troisième tiers-temps sont bien négociées par les troupes de Frank Spinozzi, face aux tentatives de Mikušovic et Zeliska, en quête de solutions. Toutefois, Neuilly n’est désormais plus dominateur. Adam Young perce entre McSween et Dubuc, pour rater la conclusion face à un Ramon Sopko à son tour en quête d’une rondelle dirigée vers le but par Vit Budínský. Le bras du petit gardien slovaque écarte une salve de son compatriote Gaborcik dès l’entrée de zone. Et le public de doubler ses encouragements en voyant ses protégés retrouver leur allant.

Enthousiasme interrompu par un coup de sifflet à l’encontre de Louis Olive, coupable d’un cinglage en zone neutre. Les Bisons retrouvent le chemin d’une zone délaissée depuis plusieurs minutes. Maxime Dubuc de la bleue réveille un Chimienti masqué, ensuite soulagé par le travail de sape de Parisot et Blinka… dont Antoine Richer aura grand besoin à l’aube d’une nouvelle sentence très contestée à l’encontre de Matej Direr, ce dernier estimant que Sami Saliji a amplifié sa chute. Maxime Dubuc manque cette fois le cadre et, si Guillaume McSween cause plus de grabuge, c’est en toute fin de pénalité que Lamacchia inquiète Chimienti, dont la botte écarte le lancer croisé. Le portier venu de Tours doit aussi plonger pour geler la rondelle après un tir de Jenik.

La balle de match échoit pourtant à Lukas Zeliska, dont la tentative est parfaitement captée par Ramon Sopko. Ce dernier s’effondre à la sirène, faisant craindre pour sa présence en prolongation. Frank Spinozzi demande à la doublure Hugo Souchère de se préparer à entrer en scène, mais c’est bien le titulaire qui reprend sa place, pour un court instant car Sami Saliji de la droite centre pour Axel Rioux, dont le contrôle est suivi d’un essai victorieux sous la barre (2-3 à 60’16″).

Indécise, la rencontre aura débouché sur un chassé-croisé au cours duquel les Dunkerquois seront passés par tous les états. Réalistes et solidaires en défense, notamment en infériorité, les Corsaires ont retardé la sixième victoire en sept prolongations pour les hommes de Frank Spinozzi, nullement usurpée tant les visiteurs ont campé dans la zone locale au deuxième tiers-temps.

 

Dunkerque – Neuilly-sur-Marne 2-3 après prolongation (2-0, 0-2, 0-0, 0-1).
Samedi 20 janvier 2018 à 18h30 à la patinoire Michel Raffoux. 474 spectateurs.
Arbitrage de Stéphane Rousselin assisté d’Aurélien Smeeckaert et Sueva Torribio.
Pénalités : Dunkerque 10′ (6’, 0′, 4′, 0′), Neuilly-sur-Marne 10′ (6′, 4′, 0′, 0′).
Tirs : Dunkerque 28 (14, 2, 12, 0), Neuilly-sur-Marne 46 (10, 29, 6, 1).

Évolution du score :
1-0 à 07’46″ : Thomas assisté de Mikušovic et Houque
2-0 à 09’44″ : Mikušovic assisté de Ballet et Thomas (sup. num.)
2-1 à 34’39″ : Wigginton assisté de Ropert et Lamacchia
2-2 à 36’22″ : Jacquier assisté Jenik et Mika
2-3 à 60’16″ : Mika assisté de Saliji et Rioux
 

Dunkerque

Attaquants :
Clément Thomas (C) – Marek Mikušovic (A) – Vit Budínský
Alexis Geoffroy-Lemoine – Matej Direr – Lukáš Zeliska
Matej Blinka – Geoffrey Parisot – Nicolas Siegfriedt
Clément Garrido – Louis Olive – Martin Poirier

Défenseurs :
Adam Young – Francis Ballet (A)
Martin Pavlicek – David Gaborcik
Antoine Houque – Jonathan Lafrance

Gardien :
Lino Chimienti

Remplaçants : Pierrick Boudot (G), Nathan Thomm. Absents : Brendan Martial et Rémi Houque (blessés).

Neuilly-sur-Marne

Attaquants :
Elie Raibon – Sami Saliji – Axel Rioux
Massimo Lamacchia – Andrew Wigginton – Jeffrey Jones
Quentin Jacquier – Joé Dubé – Yann Diaferia
Nathan Bernier, Loïc Chabert, Marc Slupski, Kévin Guimbard (A).

Défenseurs :
Stepan Jenik – Radek Míka (A)
Guillaume McSween – Maxime Dubuc (C)
Martin Ropert, Jérémy Fritsch

Gardien :
Ramon Sopko

Remplaçant : Hugo Souchère (G).

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