Rouen – Grenoble (Ligue Magnus, 5e journée)

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Après avoir assuré, pour son entrée dans la compétition, face à un Amiens assez quelconque (victoire 3-0), Rouen reçoit des Brûleurs de Loups en quête de rachat après une fin de match ratée à Angers (défaite 6-4).

La venue du dernier champion de France n’arrive pas forcément au bon moment pour un groupe normand encore en manque de rythme et d’automatismes. Et l’ajout à Grenoble d’un certain Alexandre Texier, prêté par Columbus, n’est pas de nature à rassurer.

Entame parfaite

Pourtant, les Rouennais entrent de plain-pied dans la rencontre. À la faveur d’un premier power play (pour surnombre), les Normands ouvrent le score sur leur premier tir : Rolands Vigners reprend le rebond laissé par Lukas Horak sur un shoot puissant de Barker (1-0, 0’41). Quelques secondes plus tard, encore sur un rebond, provoqué par un lancer éloigné de Florian Chakiachvili, c’est Joran Reynaud, préféré à Tomasino et Zago, qui sanctionne le portier tchèque (2-0, 2’16).

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Cueilli à froid, Grenoble est un peu sonné, mais pas du tout KO. Le jeu, alerte malgré quelques imprécisions techniques, se rééquilibre, se portant rapidement d’une cage à l’autre. La première grosse occasion grenobloise intervient après une belle passe en retrait du revers de Texier, depuis la ligne de but, pour Damien Fleury isolé dans le slot. En déséquilibre, l’attaquant international parvient à lever le puck mais Pintaric réalise un arrêt spectaculaire du bouclier (6’52). Signe du regain des hommes de Terglav, le deuxième jeu de puissance normand ne débouche que sur des chances grenobloises.

Barker (pour retenir) puis peu après Koivisto (pour retard de jeu) sont successivement envoyés en prison, et un 5 contre 3 de 51 secondes, bien défendu par les Dragons, ne profite pas aux Brûleurs de Loups. Ils sont toutefois récompensés avant le retour du Finlandais. Sur une mise en jeu, le palet remporté par Caron parvient malgré tout à Hardy à la bleue qui décoche un tir limpide (2-1, 15’33).

Dans la dernière minute d’un tiers enlevé, Horak devant Vigners (19’19) et Pintaric devant McEachen (19’28) auront la mitaine sûre. Si Grenoble mène 10 tirs à 9 (7 à 6 pour Rouen selon une table de marque qui paraît bien approximative), c’est Rouen qui rentre au vestiaire avec un court avantage.

Coup pour coup

En supériorité dès le début du tiers médian, les Alpins ont l’occasion de revenir. Dennis Kearney, bien placé dans le slot, est tout proche d’y parvenir, mais le cerbère slovène s’y oppose (21’53). Les Seino-marins répliquent par un lancer de Chakiachvili, de la bleue, bien repoussé par la jambière d’Horak (22’29).

Le rythme est élevé, et les défenses peinent à la relance. Texier se retrouve absolument seul devant Pintaric. Presque surpris et sans vitesse, il ne peut qu’adresser un shoot facile pour le gardien rouennais (24’11). À l’autre bout de la patinoire, Deschamps, idéalement servi par Koivisto, bute lui aussi sur le dernier rempart (25’07). La première ligne de Grenoble met le feu, qui est éteint par « Pinta », dont le bond de chat empêche Aleardi de conclure (25’30).

Une charge tardive et jugée dangereuse de Julien Baylacq sur Enzo Cantagallo met fin au match des deux joueurs. Le jeune défenseur rouennais est touché à l’épaule, le vétéran grenoblois se voit montrer la direction des vestiaires par les arbitres (30’53).

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Rouen a l’occasion de prendre un peu plus d’avance durant les cinq minutes de jeu de puissance. L’attaque à cinq rouennaise (3 tirs) est cependant inefficace, et on se dit que cela pourrait être un tournant. De retour à égalité numérique, Deschamps récupère un palet à la bleue dans la crosse de Texier, et offre un caviar à son ancien coéquipier des Saguenéens de Chicoutimi, Jacob Lagacé (3-1, 40’29).

Les Normands sont pénalisés deux fois en fin de tiers et commenceront le troisième en infériorité, exactement comme lors du deuxième. Au niveau de tirs cadrés, 8 à 5 pour… Rouen (et non pour Grenoble, selon la table).

Rien ne sert de courir…

Cette fois, 29 secondes suffiront aux Isérois pour revenir sur les talons de leurs adversaires. Sur une action d’école et devant des Rouennais apathiques, (3-2, 40’29). Deux minutes plus tard, Dair touche le montant droit de Pintaric (42’59).

Les pénalités évitables, notamment en zone offensive, s’enchaînent contre les hommes de Fabrice Lhenry. Cependant Grenoble n’en profite pas. Au contraire, Yann Sauvé, tentant une passe transversale dans l’axe, trouve Anthony Guttig. L’international profite de l’aubaine et s’en va crucifier Horak d’un tir à mi-hauteur côté plaque (4-2, 51’56). Ce but en infériorité soulage des Rouennais fatigués et sous pression. Ils ne lâcheront plus et le 3e but des Brûleurs de Loups, sur un tir en angle fermé de Kyle Hardy (4-3, 56’05), ne changera pas le scénario : il fallait partir à point !

Tirs : 5 pour Rouen (et non 0), 8 pour Grenoble (et non 3), soit au total 22 tirs à 23.

Deuxième victoire pour Rouen, deuxième défaite consécutive chez un prétendant pour Grenoble. Il reste encore beaucoup de travail avant que ces deux équipes ne donnent le meilleur d’elles-mêmes. Mais clairement, le potentiel est là, et les joutes futures s’annoncent prometteuses.

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Commentaires d’après-match (dans Paris-Normandie) :

Fabrice Lhenry (entraîneur de Rouen) : « On a pu voir ce soir qu’on manque encore de matches. On a bien débuté, on a fait ce qu’il fallait pour se rendre les choses faciles, mais on a baissé en intensité ensuite. Cela nous a coûté beaucoup de pénalités. Elles nous ont coûté deux buts, mais elles auraient pu nous coûter plus encore. Heureusement, Pinta a fait les arrêts qu’il fallait et, malgré la perte d’Enzo Cantagallo à la mi-match (NDLR : épaule), on a vraiment bien défendu. C’est intéressant de voir notre équipe sous pression. Cela nous fait une bonne base de travail pour la suite et pour continuer à progresser. En très peu de temps, cette équipe a su se créer une belle cohésion. Elle a des valeurs. On a pu voir ce soir que les gars sont prêts à se sacrifier et à bloquer des shoots. C’est vraiment très intéressant de travailler avec une équipe comme ça. »

Edo Terglav (entraîneur de Grenoble) : « On a fait le même début de match que face à Angers. On ne s’est pas présenté comme on voulait et cela nous a coûté deux buts. C’est dur dans ces conditions, et surtout face à une équipe comme Rouen, de revenir à la marque. On a montré beaucoup de caractère, mais on a manqué un peu de réussite et Pintaric a réussi de gros arrêts. Il aurait peut-être fallu un peu plus de présence devant la cage pour le gêner davantage. »

 

Rouen – Grenoble 4-3 (2-1, 1-0, 1-2)
Vendredi 9 octobre 2020 à 20h30 – Centre sportif Guy Boissière. 1000 spectateurs.
Arbitres : Julien Peyre et Adrien Ernecq assistés de Jason Thorrignac et Jérémie Douchy.
Pénalités : Rouen 14′ (6′, 4’, 4’) ; Grenoble 31′ (4’, 25’, 2’).
Tirs officiels : Rouen 12 (7, 5, 0) ; Grenoble 17 (6, 8, 3).

Évolution du score
1-0 à 00’41 : Vigners assisté de Barker et Lampérier (sup. num.)
2-0 à 02’16 : Reynaud assisté de Chakiachvili et Koivisto
2-1 à 15’33 : Hardy assisté de Legault (sup. num.)
3-1 à 36’49 : Lagacé assisté de Deschamps
3-2 à 40’29 : Champagne assisté de Aleardi et Kearney (sup. num.)
4-2 à 51’56 : Guttig (inf. num.)
4-3 à 56’05 : Hardy assisté de Legault et McEachen

Rouen

Attaquants :
Nicolas Deschamps – Brock Trotter – Jacob Lagacé
Loïc Lampérier (A) – Joël Caron – Rolands Vigners
Joris Bedin – Anthony Guttig (A) – Vincent Nesa
Joran Reynaud – Juha Koivisto – Théo Gueurif

Défenseurs
Florian Chakiachvili – Maxim Lamarche
Pierre Crinon – Mark Flood
Cam Barker (C) – Enzo Cantagallo

Gardien
Matija Pintaric

Remplaçant : Valentin Duquenne (G). Absents : Quentin Tomasino, Bastien Zago.

Grenoble

Attaquants :
Dennis Kearney – Joël Champagne – Alex Aleardi
Sacha Treille – Alexandre Texier – Damien Fleury (C)
Dylan Fabre – Peter Valier – Maxime Legault
Aurélien Dair – Julien Baylacq – Julien Munoz

Défenseurs :
Kyle Hardy – Christophe Tartari
Yann Sauvé – Sébastien Rohat
Patrick McEachen – Lucien Onno

Gardien :
Lukas Horak

Remplaçant : Sébastien Raubon (G). Absents : Sébastien Bisaillon (blessure), Adel Koudri (blessure ?).

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