Colmar – Poitiers (Division 2, poule de maintien)

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La partie devait être initialement jouée plus tôt dans cette poule, avant d’être finalement repoussée une semaine avant le terme de la saison, Poitiers n’ayant pu se déplacer dans un premier temps. Ce n’est pas plus mal pour les Titans colmariens, qui bénéficient actuellement d’une meilleure forme qu’en tout début de cette poule, où ils accusaient le coup de leur non qualification en play-offs pour un point. Peut-être que cette qualification eût pû être acquise si les Alsaciens avaient gagné lors de ces prolongations, au lieu de perdre… chez les Dragons de Poitiers ! Qu’importe, les locaux doivent désormais gagner leurs deux dernières parties à jouer, contre leur hôte du jour puis en terre poitevine, s’ils veulent espérer se maintenir. C’est jouable au vu des deux dernières parties gagnées contre les rivaux d’Évry-Viry et Courbevoie.

Poitiers n’a, de son côté, plus rien à espérer de cette saison galère où les Dragons n’auront remporté que trois victoires (dont une contre Colmar) en saison régulière, puis glané un seul point dans cette ultime poule, à la maison contre les Coqs courbevoisiens. Ils seront relégués en division 3 la saison prochaine. Il leur reste donc à finir cette saison de façon la plus positive possible. Attention toutefois pour Colmar à ne pas tomber dans l’excès d’optimisme, rien n’est encore acquis.

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Et d’ailleurs, même en les voyant rejoindre leur vestiaire lors de la première pause, alors qu’ils mènent 2-0, on ne peut être totalement rassurés de leur prestation, pas forcément aussi flamboyante que contre les deux précédentes équipes franciliennes. La partie est alors jouée par à-coups, on voit bien que Colmar contrôle mieux le palet, mais les Haut-Rhinois butent sur cinq Poitevins regroupés et qui n’offrent pas beaucoup d’espaces devant leur gardien pour faire circuler le palet, tout en étant prêts à lancer leur première ligne, très vive. L’ouverture du score, d’un tir à mi-distance d’Ivan Esipov, a le mérite de décrisper les siens (1-0 à 2’44″), mais le collectif colmarien peine à trouver des solutions de groupe, les joueurs ont encore une tendance à essayer d’y aller seuls. Cette solution réussit à Alexandre Conti, en transit autour de la cage de Jérémy Brunet avant de décocher un tir soudain à mi-hauteur qui surprend le portier canadien (2-0 à 9’11″). Ça va un peu mieux pour les locaux, sans toutefois se mettre à l’abri de cette satanée première ligne, comme lors de ce retour à 5 contre 5 où Jérémy Fortin s’en va affronter, façon turbo, Isaac Charpentier qui s’en sort bien pour l’occasion (11’35″). Son homologue visiteur est plus souvent au four et au moulin, comme sur ce double rush contre Arthur Pousse puis Conti qui tente de prolonger dans la foulée (15’09″). Au final, le double avantage des Colmariens est mérité mais peut être rapidement remis en question tant Poitiers ne semble pas décidé à abdiquer rapidement.

Il en sera autrement dès le début du deuxième tiers : en captant un cafouillage devant la cage viennoise, suite à un tir appuyé de Lélian Vix, Hugo Poirot débloque la situation (3-0 à 22’00″). Dès lors, Colmar déroule. Brunet fait de son mieux pour retarder les échéances, aidé de sa mitaine face à Corentin Cruchandeau (26’13″), ou de son poteau face à Théo Lobstein (26’24″). Poitiers subit la partie et doit attendre de longues minutes pour enfin tirer sur Charpentier, via un envoi de Hrybko (27’57″), avant que Marceau Digoin exploite un palet mal gelé suite à une remontée turbo de son collègue Fortin (3-1 à 29’18″). Les petits moments de doute sur le banc colmarien se dissipent très rapidement quand Pousse allume à mi-distance Brunet (4-1 à 31’23″), puis quand « Zébulon » Goncalvès conclut une rapide et excellente combinaison en triangle (5-1 à 33’26″), et enfin lorsque Pousse prolonge victorieusement un centre au cordeau adressé par Shanouk Boiteau (6-1 à 36’34″). Les Titans se sont mis à l’abri tout en continuant de pousser sur Brunet, qui reste héroïque malgré l’étendue du score, notamment sur un dernier brulôt d’Antonin Germond qui bute deux fois de suite sur le poteau puis sur la jambière du portier poitevin (39’11″).

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Et le même portier continue d’ailleurs de tenir ce qu’il reste de suspens dans le dernier tiers, et ce même si les Colmariens continuent d’enfoncer le clou, via Cruchandeau qui exploite un cafouillage devant la cage adverse (7-1 à 41’37″). Attention toutefois aux restes de souffle des Dragons, notamment sur ce nouveau rush de Fortin alors que Charpentier est sorti de sa cage. Le Colmarien peine d’ailleurs à revenir rapidement à sa place, et n’est pas encore bien installé quand Hrybko décoche un tir à mi-distance (7-2 à 51’14″). Le temps d’engager que Pousse chauffe une nouvelle fois, à bout portant, la mitaine de Brunet (51’40″). Le gardien ne pourra par contre rien faire sur cette fixation d’Alexis Hermant, à mi-distance, lors d’une des rares supériorités numériques colmariennes (8-2 à 55’29″). Tout est dit depuis longtemps, Colmar finit donc sa saison à la maison sur une victoire méritée et avec la manière, même si tout ne fut pas aisé pour y parvenir.

Colmar est donc à soixante minutes du dénouement final. Pour le moment, les Alsaciens ont tenu le cap, il leur faudra encore vaincre Poitiers chez eux, c’est jouable au vu du match de ce soir, tout en espérant que Courbevoie l’emporte contre Évry.

Poitiers aura essayé de tenir le plus longtemps possible. Malheureusement, les Dragons n’ont pas pu faire illusion durant 60 minutes, malgré le danger permanent de leur première ligne et les nombreux exploits de leur gardien. Colmar, avec un effectif plus quantitatif et homogène qu’eux, a été plus endurant.

(Illustrations de Dominique Bonnefond)

 

Colmar – Poitiers 8-2 (2-0, 4-1, 2-1)
Samedi 9 avril 2022 à 17h15 à la patinoire de Colmar. Environ 100 spectateurs.
Arbitrage de M. Aurat assisté de MM. Messier et Thorrignac.
Pénalités : Colmar 2’ (2’, 0’, 0’) ; Poitiers 6’ (2’, 0’, 4’).
Tirs : Colmar 49 (13, 20, 16) ; Poitiers 22 (9, 5, 8).

Évolution du score :
1-0 à 02’44″ : Esipov assisté de Poirot
2-0 à 09’11″ : Conti assisté de Vix
3-0 à 22’00″ : Poirot
3-1 à 29’18″ : Digoin assisté de Fortin
4-1 à 31’23″ : Pousse assisté de Burgert et Boiteau
5-1 à 33’26″ : Goncalvès assisté de Esipov et Cruchandeau
6-1 à 36’24″ : Pousse assisté de Boiteau
7-1 à 41’37″ : Cruchandeau
7-2 à 51’14″ : Hrybko assisté de Fortin
8-2 à 55’29″ : Hermant assisté de Mathieu et Vix (sup. num.)

Colmar

Ailiers :
Anthony Conti – Antonin Germond
Alexis Hermant – Enzo Poirot
Théo Lobstein – Corentin Cruchandeau
Shanouk Boiteau – Julien Burgert (A)
en rotation avec les centres Maxime Mathieu (C), Antony Goncalvès (A) et Arthur Pousse

Défenseurs :
Léopold Beckmann – Lélian Vix
Ivan Esipov – Joachim Sonnet
Milo Avoine – Eliot Weber

Gardien :
Isaac Charpentier

Remplaçant : Arthur Krauss (G)

Poitiers

Attaquants :
Charly Venien (C) – Jérémy Fortin – Marceau Digoin
Louis Robuchon – Elliot Braud – Arthur Chauvineau
Ryan Widmar – Yorick Faurie – Franck Amouriq

Défenseurs :
Mathieu Chambre-Chiron (A) – Dzianis Hrybko
Alban Itsitsa – Romain Neil

Gardien :
Jérémy Brunet

Remplaçant : Tom Faucher (G)

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