La résurrection du hockey professionnel à Milan était d’abord le rêve de supporters. Ils s’étaient mobilisés pendant la Coupe d’Italie (qui servait de test pour la patinoire olympique Santa Giulia) pour profiter de l’attention médiatique autour des retards de travaux et de la qualité de la glace pour manifester en tribune pour leur club qu’ils veulent voir revivre. Pendant les JO, des acteurs importants se sont manifestés pour le projet, dont le président de la fédération italienne des sports de glace Andrea Gios et surtout le Maire de Milan, Giuseppe Sala.

Tous ces soutiens ne suffisent cependant pas à régler du jour au lendemain le problème majeur : l’absence de patinoire. La préservation d’une des structures olympiques (celle de Milano Rho) était une hypothèse vite écartée : le bâtiment était promis à d’autres destinations. C’est donc un autre bâtiment du parc des expositions qui sera transformé en patinoire temporaire de 4000 places, pour 5 millions d’euros. Les travaux doivent s’achever le 30 septembre. Une date déjà tardive, sachant que les chantiers milanais n’ont pas fait la preuve de leur célérité avant les JO… La patinoire permanente reste un axe de travail.
C’est donc sans patinoire et sans références que Milan s’est porté candidat à l’ICE HL. Une candidature déposée qui plus est après tous les délais statutaires… Pas vraiment le meilleur des dossiers, d’autant que la ligue autrichienne a connu quelques mésaventures avec des candidats étrangers, dont dernièrement Asiago (le club de Gios) qui n’avait jamais effectué la rénovation de patinoire promise.

Le vote qui s’est tenu hier restait donc incertain, mais Milan a obtenu la majorité nécessaire des deux tiers. Le statut attractif de grande métropole a acquis l’adhésion, le passage souhaité à 14 clubs aussi, mais pas seulement. L’ICE HL construit en effet progressivement son modèle économique sur l’expansion. Les clubs intégrés doivent débourser 150 000 euros, et ce n’est pas tout. Milan est arrivé en garantissant pour la ligue des sponsors à hauteur de 150 000 euros par an pendant trois ans, une somme portée à 200 000 euros pendant les négociations. Des recettes de la ligue qui profitent indirectement aux autres clubs et compensent les surcoûts de déplacement.
Viktor Szélig, l’ancien joueur de Briançon qui a ensuite fait de Fehérvár un club qui compte dans la ligue, a quitté le poste de vice-président de la ligue pour devenir le manager général de la nouvelle structure professionnelle. Elle s’appuiera sur le hockey mineur des HC Milano Devils, le seul club survivant à Milan qui vivait tant bien que mal en exil en lointaine banlieue.





































