Les quarts de finale des championnats du monde se déroulent ce jeudi.
Tchéquie 60% – Allemagne 40%
Les Tchèques ont-ils laissé filer leur dernier match de poule pour éviter le Canada ? Chacun pensera ce qu’il veut. Ils se sont bien rattrapés de leur début de tournoi difficile et le joker de luxe David Pastrnak qui a amené du danger offensif depuis son arrivée, même s’il n’a pas marqué sur ses deux dernières rencontres. Mais ils doivent se méfier. Les Allemands ont réussi un tournoi très solide et se surprennent eux-mêmes. Ils comptaient pourtant pas mal d’absents, mais tous les débutants aux Mondiaux ont des fiches +/- positives jusqu’ici… sauf le plus attendu, le centre de NHL Tim Stützle, qui s’est malheureusement blessé. Mais Lukas Reichel l’a remplacé et ressuscite la ligne des Eisbären de l’an passé avec Marcel Noebels et Leo Pföderl qui connaissent leur percée internationale. Sans compter un gardien plus expérimenté avec Philipp Grubauer. Mais ce sera aussi et surtout un affrontement tactique entre deux entraîneurs finlandais (Kari Jalonen et Toni Söderholm).
Suède 55% – Canada 45%
Sur le prestige des participants, c’est l’affiche de ces quarts de finale, car le Canada reste toujours le Canada. Il n’a pas fait impression en poule, mais c’était pire l’an passé et il avait fini champion. La star supposée Matt Barzal (0 but, 2 assists et une fiche de -1) peut-elle se réveiller ? Si oui, cela peut passer car les autres lignes ne tournent pas trop mal. La Suède a néanmoins un peu plus d’atouts pour offrir une sortie digne au mandat jusque là raté du sélectionneur Johan Garpenlöv. William Nylander a amené la vitesse de jeu qui manquait à l’attaque et la Tre Kronor a les meilleurs défenseurs… y compris Oliver Ekman-Larsson qui jouera bien le quart de finale après avoir manqué les deux derniers matches. Est-il à 100% pour autant, c’est moins sûr…
Suisse 65% – États-Unis 35%
Invaincue en poule, la Suisse impressionne, avec Denis Malgin (photo de titre) en meilleur marqueur actuel de la compétition, et aborde un quart de finale de Mondial en favorite ! Ce n’est pas forcément une si bonne nouvelle : les deux fois où ça lui était arrivé, elle avait été battue par l’Allemagne en 2010 et en 2021. Les États-Unis lui réussissent mieux, c’est l’équipe qu’elle avait défaite pour accéder à sa première finale (2013). Les Américains suscitent le scepticisme jusqu’ici par leur niveau de jeu et par leur configuration à 15 attaquants et 5 défenseurs, même si les jokers offensifs Hartman et Boldy ont amené un vrai plus. Peuvent-ils tenir ainsi ? Sur un match, cela peut passer, mais la vitesse suisse sera un vrai défi à gérer. Après son temps de jeu énorme pendant six rencontres (28 minutes par match quand aucun autre joueur ne dépasse 25 minutes dans ce Mondial), Seth Jones a été économisé en ne jouant que 12 minutes dans le match sans enjeu contre la Norvège. On peut donc être sûr que le capitaine jouera énormément face à la Nati, avec la condition physique qu’on lui connaît.
Finlande 75% – Slovaquie 25%
100% en infériorité numérique, un gardien (Juho Olkinuora) à 99% d’arrêts. La Finlande est une véritable machine de guerre défensive et elle est en pleine confiance à domicile. Mais lors de ces Jeux olympiques parfaitement maîtrisés, une équipe lui avait donné du fil à retordre : c’était justement la Slovaquie, avec sa jeunesse enthousiaste et son allant offensif. Mais perturber ne signifie pas gagner. Cela fait 18 ans que les Slovaques n’ont pas battu les Finlandais dans une grande compétition internationale. Ce qui est sûr, c’est qu’ils n’auront rien à perdre.
Les championnats du monde 2022
Petite information importante au passage : au vu du classement IIHF, l’équipe de France pourrait croiser la route du Danemark, de l’Autriche et de la Hongrie l’an prochain. Les Hongrois sont l’équipe la plus faible comme adversaire pour le maintien. Il faudra néanmoins attendre confirmation car la Lettonie pourrait changer de poule en tant que co-organisatrice probable, pour ne pas être avec la Finlande (la composition complète dépendra des résultats des phases finales).








































