Pour leur retour de la trêve internationale, les Brûleurs de Loups retrouvaient mardi les Rapaces de Gap pour une revanche de la finale de la coupe de France, dix jours après avoir dominé Rouen. Souvent en difficulté après les pauses internationales, ils se sont cette fois imposés sans coup férir (6-2) à l’Alp’Arena, confortant ainsi leur première place en tête de la Ligue Magnus. C’est donc avec confiance que les hommes de Jyrki Aho s’apprêtent à recevoir les Jokers de Cergy, une équipe qu’ils ont réussi à maîtriser lors des trois matchs précédents cette saison (5-4, 5-1 et 6-1).
Après une période difficile, les Jokers se sont bien repris et restent eux aussi sur une victoire face à Nice (4-3). Désormais assurés de disputer les play-offs, ils sont à la lutte pour la quatrième place avec Gap et Bordeaux, une place qui leur permettrait d’avoir l’avantage de la glace pour les quarts-de-finale. Pour cette rencontre, les Brûleurs de Loups seront toujours privés de Fleury et des frères Dair ainsi que de Pierre Crinon, suspendu après son expulsion face à Rouen. À Cergy, c’est Gaëtan Richard, récent transfuge de Bordeaux qui sera devant la cage en l’absence d’Ylönen. Patrick Coulombe sera également absent.

Les Grenoblois ne laissent pas Cergy souffler en ce début de rencontre, Fabre tente sa chance de près puis un lancer de Lamarche est repoussé avec rebond par Richard. Poukkula puis Rouhiainen viennent tester tour à tour Gaëtan Richard, très sollicité en ce début de match. À force de plier, la défense des visiteurs finit par rompre : sur un palet récupéré en zone défensive, Dylan Fabre décale Brent Aubin qui feinte le tir avant de tromper Gaëtan Richard d’un tir croisé (1-0, 08’23). Ouverture du score logique pour des Grenoblois dominateurs depuis le coup d’envoi.

De plus en plus éteints au fil des minutes, les Grenoblois laissent les Jokers prendre confiance et le duo Baillargeon-Rinaldi est tout près de doubler la mise sur une action très chaude devant la cage grenobloise. Sur un engagement, Farnier puis Salonen peuvent prendre un lancer mais cette fois Stepanek est sur la trajectoire. Le momentum est pour les Jokers qui dominent désormais les débats face à une équipe grenobloise devenue très passive. Koudri essaie de réveiller son équipe en venant solliciter Richard qui venait de passer quelques minutes très tranquilles. Deschamps tente une dernière déviation devant la cage mais les deux équipes rentrent au vestiaire sur un score de parité à l’issue d’une première période très contrastée.

En difficulté dans leur zone défensive, les Grenoblois concèdent une pénalité de Lamarche qui fait trébucher Aaron Miller. Mais les Jokers ont toutes les peines du monde à s’installer. La pénalité est finalement tuée facilement par le boxplay grenoblois. De retour à 5 contre 5, les Grenoblois n’arrivent toujours pas à emballer la rencontre. Les Jokers se procurent les meilleures opportunités et occupent la zone offensive. Stepanek s’impose sur une déviation de Torrel. Suire place une belle accélération en zone offensive mais Champagne lance la contre-attaque, interrompue pour un hors-jeu alors que les Grenoblois se présentaient à 3 contre 1.

Cette fois les Brûleurs de Loups réagissent et imposent enfin un pressing en zone offensive sous l’impulsion de Deschamps notamment. Le « top scorer » grenoblois prend un lancer repoussé de la jambière par Richard, Hardy est présent au rebond mais Richard repousse de nouveau. Les Grenoblois se découvrent en cette fin de tiers, Miller se trouve en bonne position face à la cage mais Stepanek bloque le palet. Trop passifs pendant une grande partie du tiers, les Isérois se retrouvent menés de deux buts à la pause.

Jyrki Aho mixe ses lignes offensives pour essayer de réveiller son équipe mais la défense cergypontaine semble tenir bon. Richard se jette sur le palet face à Fabre qui était bien servi par Koudri. Un surnombre est sifflé contre Cergy. Un premier lancer de Hardy dans le trafic est capté par Richard. Mais le portier cergypontain est sanctionné pour avoir déplacé volontairement sa cage. Cette double supériorité numérique est l’occasion rêvée de se relancer et les Grenoblois ne vont pas la manquer : Brent Aubin prend un premier lancer repoussé par Richard puis il sert Hardy dont le puissant lancer au ras du poteau transperce la défense cergy-pontaine (2-3, 46’05). On prend les mêmes alors que les Brûleurs de Loups évoluent toujours à 5 contre 4 : passe en retrait de Aubin pour Hardy dont le tir vient se loger de nouveau dans un trou de souris (3-3, 46’31).

Rouhiainen est décisif dans une intervention face à Gueurif. Sur une belle entrée en zone offensive, Treille laisse en retrait à Aubin dont le lancer est bloqué par Richard. Hardy prend un lancer lointain non cadré. Treille commet une charge inutile après le coup de sifflet sur Gueurif, ce qui offre une nouvelle supériorité numérique à Cergy à quatre minutes de la fin. Mais au lieu d’en profiter pour aller chercher le but de la victoire, les Jokers se mettent en difficulté : Richard dégage le palet directement dans la crosse de Deschamps qui n’en demandait pas tant et sert Fabre sur le côté dont la reprise vient de se loger sous la lucarne (4-3, 57’01). Cette fois les Jokers ont laissé passer leur chance : la pénalité est tuée par Grenoble qui va protéger cet avantage jusqu’à la fin de match, pour le plus grand dépit des visiteurs repartis sans le moindre point.

Les Jokers de Cergy sont passés tout près d’un exploit retentissant ce soir. Ils pensaient avoir fait le plus dur avec les deux buts coup sur coup de Miller et Gueurif au deuxième tiers-temps. Mais alors qu’ils s’étaient montrés très disciplinés jusque-là et qu’ils maîtrisaient les débats à cinq contre cinq avec un excellent positionnement défensif, ils ont encaissé deux pénalités évitables au troisième tiers qui ont complètement relancé Grenoble. Les unités spéciales ont d’ailleurs coûté très cher ce soir à Cergy, inoffensif en supériorité numérique mais friable en infériorité numérique avec ces deux buts encaissés. Le quatrième but encaissé par Cergy en situation d’avantage numérique à trois minutes de la fin laisse les Jokers avec beaucoup de regrets. Il faudra pourtant tirer du positif de cette rencontre pour espérer ramener les trois points de Nice demain soir.
Désignés meilleurs joueurs du match : Kyle Hardy (Grenoble) et Théo Gueurif (Cergy-Pontoise)
(Photos de Philippe Crouzet)
Grenoble – Cergy-Pontoise 4-3 (1-1, 0-2, 3-0)
Vendredi 17 février 2023 à 20h15 à Pôle Sud. 4208 spectateurs.
Arbitrage de Jérémy Rauline et Savice Fabre assistés de Nicolas Constantineau et Thiefen Biot
Pénalités : Grenoble 6’ (0’, 2’, 4’), Cergy-Pontoise 6’ (2’, 0’, 4’)
Tirs : Grenoble 36 (13, 7, 16), Cergy-Pontoise 34 (11, 15, 8)
Engagements : Grenoble 31 (6, 12, 13), Cergy-Pontoise 34 (15, 9, 10)
Évolution du score :
1-0 à 08’23 : Aubin assisté de Fabre et Raymond
1-1 à 15’41 : Rinaldi assisté de Mäkinen et Horton
1-2 à 36’18 : Miller assisté de Horton et Hordelalay
1-3 à 36’56 : Gueurif assisté de Kauppila et Rinaldi
2-3 à 46’05 : Hardy assisté de Aubin et Treille (double sup. num.)
3-3 à 46’31 : Hardy assisté de Aubin et Champagne (sup. num.)
4-3 à 57’01 : Fabre assisté de Deschamps (inf. num.)
Grenoble
Attaquants
Markus Poukkula – Nicolas Deschamps (A) – Adel Koudri [puis Nogaretto]
Sacha Treille (2’) – Joël Champagne (C) – Julien Munoz (A) (2’) [puis Aubin]
Brent Aubin [puis Munoz]– Quinton Howden [puis Koudri] – Dylan Fabre
Hugo Letellier – Hugo Nogaretto – Dov Reboh
Défenseurs :
Jere Rouhiainen – Lucien Onno
Kyle Hardy – Maxim Lamarche (2’)
Bobby Raymond – Alexandre Pascal
Gardien :
Jakub Stepanek
Remplaçant : Raphaël Garnier (G). Absents : Janne Jalasvaara (genou), Damien Fleury (blessé), Timothée Quattrone, Pierre Crinon (suspendu), Flavian Dair, Aurélien Dair.
Cergy-Pontoise
Attaquants :
Loïc Farnier (2’) – Gage Torrel (A) – Samuel Salonen
Pierre-Charles Hordelalay – Jake Horton – Aaron Miller
Théo Gueurif – Robert Baillargeon – Anthony Rinaldi
Thomas Suire – William Bower – Louis Petit
Défenseurs :
William Mäkinen – Aurélien Dorey (A)
Raphaël Faure (C) – Will Thompson
Vincent Mélin – Antti Kauppila
Gardien :
Gaëtan Richard (2’) [sorti de 59’46 » à 60’00 »]
Remplaçant : Antoine Gilbert (G). Absents : Patrick Coulombe (palet dans le visage), Sebastian Ylönen, Jules Lefebvre, Paul Schmitt.










































