Le Canada est habitué à venir préparer les Mondiaux en Hongrie, mais cette année, après l’escale à Paris, il était plus simple pour lui d’aller directement en Suisse. Il a donc convenu un match de préparation avec la sélection hongroise à Neuchâtel. Deux jours seulement après le début du championnat du monde, c’est tard pour un match préparatoire. Et ce n’est pas le seul match en Europe ce mercredi : il se joue le match 7 de la finale de Liiga finlandaise, ce qui explique l’absence de Vilmos Galló (KooKoo) dans les rangs de la Hongrie. Un possible renfort qu’ont en tête tous ses potentiels coéquipiers : cela veut dire qu’un attaquant risque encore de sauter.
Le Canada évolue forcément dans une configuration quasi-définitive à moins de 45 heures de son entrée dans la compétition. Les paires défensives se forment. Ryan O’Reilly devient deuxième centre et fait passer Cozens à l’aile. Mais tout cela sera encore remis en cause par l’ajout de la dernière annonce-choc Sidney Crosby (et dans une moindre mesure du grand talent Porter Martone). En attendant, Macklin Celebrini porte donc toujours le C qui lui a été confié, le débat de savoir s’il le « rendra » ou non à Crosby – et si ce dernier l’acceptera… – ne se pose donc pas encore.

Le Canada attaque d’entrée. Après un peu plus de deux minutes, István Bartalis prend déjà une pénalité pour crosse haute. Le jeu de puissance est tout aussi efficace qu’à Bercy : 29 secondes pour que Mark Scheifele marque d’un tir puissant (1-0).
La Hongrie sera plus rapide que la France pour égaliser : Sebők tire à la cage en angle fermé, István Terbócs vient s’en saisir dans le slot dans son élan pour le passer entre Cam Talbot et le poteau, d’un geste improbable (1-1).
Deuxième pénalité hongroise (surnombre)… et il faut 33 secondes cette fois au Canada pour marquer, cette fois par le travail de Dylan Cozens sur son propre rebond. Comme dimanche, le Canada laisse quelques espaces au premier tiers et Sárpátki part en un-contre-un, avec le même succès que Douay (c’est-à-dire avec un arrêt du gardien). Au quart d’heure de jeu, John Tavares creuse l’écart à 3-1, servi seul face à la cage par une passe de Gabriel Vilardi qui est entré en zone à pleine vitesse.

En deuxième période, un évènement arrive. Le Canada, qui a inscrit quatre buts en jouant seulement 2’12” d’avantage numérique, passe deux minutes pleines à 5 contre 4 sans marquer ! La Hongrie peut inscrire à son tableau de chasse cet exploit que la France n’a pas pu faire : elle a tué une pénalité ! Même si elle ne fait un peu que défendre, elle défend en fin de compte très bien. Après son entrée programmée à la mi-match, Ádám Vay réussit même l’exploit de garder ses cages inviolées. Il fait pourtant tout de suite un premier arrêt à froid face à Fraser Minten, et ne manque pas de travail, notamment face à Scheifele avant la pause.
Si le Canada relâche un peu le rythme en dernière période, il ne calme pas le jeu physique, avec des mises en échec rudes de part et d’autre. Sárpátki est envoyé en prison à 1’45” de la fin, et là encore la Hongrie s’en sort. Sa défaite a des proportions honorables (3-1) mais elle n’aura cadré que 9 tirs.
Le match ne s’achève pas par une cérémonie comme à Paris, mais les nombreux spectateurs ont le droit à des extras. Les deux équupes se sont entendues sur une prolongation d’entraînement, gagnée par le Canada, et par une séance de tirs au but. Ce sont les Hongrois qui s’y imposent 2-1, par des pénaltys de Vincze et Sofron. Chacun sa petite victoire.

Canada – Hongrie 3-1 (3-1, 0-0, 0-0)
Mercredi 13 mai 2026 à 19h00 à la patinoire du Littoral, Neuchâtel (SUI). 3628 spectateurs.
Arbitres : Roland Gerber et Loïc Ruprecht assistés de Michael Stalder et Sébastien Duc (SUI).
Pénalités : Canada 2’ (0’, 2’, 0’) ; Hongrie 8’ (4’, 2’, 2’).
Tirs : Canada 33 (16, 10, 7) ; Hongrie 9 (3, 3, 3).
Évolution du score :
1-0 à 02’44” : Scheifele assisté de Bouchard et Celebrini (sup. num.)
1-1 à 03’07” : Terbócs assisté de Hadobás et Sebök
2-1 à 05’46” : Cozens assisté de Thomas et O’Reilly (sup. num.)
3-1 à 15’20” : Tavares assisté de Thomas et Vilardi
Canada
Attaquants :
Mark Scheifele – Macklin Celebrini (C) – Gabriel Vilardi
Dylan Holloway – Ryan O’Reilly (A) – Dylan Cozens
John Tavares (A) – Robert Thomas – Connor Brown
Emmitt Finnie – Fraser Minten – Dawson Mercer
Défenseurs :
Parker Wootherspoon – Evan Bouchard
Morgan Rielly – Dylan DeMelo
Darnell Nurse – Ryan Whitecloud
Denton Mateychuk – Sam Dickinson (2’)
Gardien :
Cam Talbot
Remplaçant : Jet Greaves (G). En réserve : Jack Ivankovic (G), Sidney Crosby, Porter Martone (A).
Hongrie (2’ pour surnombre)
Attaquants :
Bence Horváth – Balázs Sebök – István Terbócs
Kristóf Papp (2’) – Domán Szongoth – Tamás Sárpátki (2’)
Csanád Erdély (C) – István Bartalis (2’) – István Sofron
Márton Nemes – Krisztián Nagy – Péter Vincze
Csanád Ravasz
Défenseurs :
Bence Stipsicz – Milán Horváth
Zétény Hadobás – Tamás Ortenszky
Zsombor Garát – Márkó Csollák
Gábor Tornyai – Roland Kiss
Gardien :
Bence Bálizs (18/21) puis à 29’45” Ádám Vay (12/12) [sorti de 57’02” à 58’15”]
En réserve : Levente Hegedüs (G), János Hári (A)







































