Il y a deux ans, au même stade de la Coupe de France, les Comètes de Meudon s’étaient imposées largement à Orléans (11-4). Ce samedi, le scénario s’est répété avec encore plus d’autorité.
On s’y attendait d’autant plus que les Renards ont perdu leur coach la semaine dernière. Ils avaient misé sur le jeune entraîneur David Foltzer (34 ans), qui était responsable du hockey mineur de Clermont-Ferrand, pour sa première expérience à la tête d’une équipe senior. Mais samedi dernier, le match de présaison contre Évry-Viry s’est si mal passé (0-7) qu’il s’est retrouvé sans voix et sans solutions. Le lendemain à 8 heures du matin, il a envoyé sa démission au club. Il est reparti en Auvergne mardi. En quête d’un nouvel entraîneur, le directeur sportif Gilbert Ledigarcher assure l’intérim sur le banc.
Un premier tiers à sens unique
Dès l’engagement, Meudon a pris le contrôle du palet. Le forechecking des Comètes a enfermé Orléans dans sa zone, et les Renards ont passé l’essentiel du tiers à courir après le palet. Sur leur première supériorité numérique, dès la troisième minute, les Meudonnais ont fait tourner le palet avec calme et patience, en multipliant les tirs sans parvenir à conclure.

Orléans a pourtant eu quelques situations de contre en surnombre, sans parvenir à trouver la dernière passe. Faute de pouvoir s’installer en zone offensive, les Renards n’ont jamais réussi à mettre le gardien meudonnais sous pression.
À la 13e minute, Emil Lindblom a ouvert le score en conclusion d’un 2 contre 1. Trois minutes plus tard, les Comètes ont gagné une bataille derrière le but orléanais. Deux passes rapides devant un gardien au sol ont suffi à Johan Lindholm pour doubler la mise. Dans la foulée, Albin Torstensson a trouvé Antoine Mony, seul devant le but, depuis l’arrière de la cage : 0-3 à la première pause.
Le deuxième tiers scelle le match
La période centrale a confirmé l’écart entre les deux équipes. Meudon a utilisé toute la largeur et toute la profondeur de la patinoire, et la pression exercée des deux côtés du palet a étouffé Orléans.
Lindblom a frappé deux fois de plus. D’abord à la 26e minute, lancé en échappée par Justin Svenson, le palet glissant sous le gardien. Puis à la 30e, en coupant de la bande vers le centre pour trouver un filet ouvert, le gardien orléanais s’étant trop avancé. Le Suédois signe ainsi le hat-trick en moins de deux périodes.

Entre-temps, Orléans avait obtenu sa première supériorité numérique et tiré quelques fois au but, sans succès. Les Renards ont ensuite obtenu une belle occasion en contre, avec un joueur en position de partir vers le but. La faute d’Axel Abrahamsson a mis fin à l’action et envoyé Meudon en infériorité numérique. Le public réclamait un tir de pénalité, mais l’arbitre a finalement sifflé une pénalité mineure.
La réponse de Meudon a été cinglante. En infériorité numérique, les Comètes ont fait circuler le palet sur toute la glace pour créer un 2 contre 1, conclu par Ugo Lollier (33e). En fin de période, deux buts en 22 secondes ont porté l’écart à huit longueurs : Idris Blanchet a profité d’un rebond mal contrôlé, puis un palet dévié par un Orléanais a fini au fond du filet, crédité à Owen Fossey.
Juste avant la sirène, en supériorité numérique, Thomas Le Chapelain a sauvé l’honneur pour Orléans (1-8).
Un troisième tiers pour la forme
Les Renards ont mieux fait circuler le palet en début de période, et leur gardien Hugo Jones a mieux contrôlé ses rebonds. Mais Meudon n’a pas levé le pied. Johan Lindholm a frappé deux fois, d’un tir lointain puis pour compléter à son tour un triplé. Lollier a conclu la soirée sur un tir de pénalité (1-11). Meudon a dominé les Renards de bout en bout et lance sa saison officielle par une qualification sans discussion.

L’analyse
L’écart de niveau entre les deux équipes explique en partie le résultat. Mais la manière avec laquelle Meudon s’est imposée mérite aussi d’être soulignée. Après une préparation difficile, les Comètes ont retrouvé plusieurs éléments qui leur avaient manqué : de l’intensité dans le forechecking, une capacité à récupérer le palet en zone offensive et une vraie efficacité dans les unités spéciales.
Le but marqué en infériorité numérique illustre bien la soirée : même à quatre, les Comètes ont été capables de reprendre le contrôle du palet et de se créer une occasion de but.
Le premier trio a porté l’attaque. Emil Lindblom (3 buts, 2 passes) et Johan Lindholm (3 buts) signent chacun un triplé, et Justin Svenson a délivré cinq passes décisives. Ugo Lollier ajoute un doublé.
Pour Orléans, la soirée a surtout mis en évidence les difficultés rencontrées dans les sorties de zone. Les Renards n’ont presque jamais réussi à dégager proprement leur camp, et ils ont rarement suivi au filet pour exploiter les rebonds.
Il faudra toutefois garder cela en perspective. Le vrai test arrivera samedi prochain pour Meudon, avec l’ouverture de la D1 à Cholet, champion en titre.
Récupérer. Créer. Exécuter. Ce soir, Meudon a enchaîné les trois.

Orléans – Meudon 1-11 (0-3, 1-5, 0-3)
Samedi 26 septembre 2026 à la patinoire d’Orléans. 349 spectateurs.
Arbitres : Charles-Édouard Salmon et Jérémie Douchy assisés d’Antoine Marchand et Florian Tocqueville.
Pénalités : Orléans 8’ (4’, 2’, 2’) ; Meudon 10’ (0’, 8’, 2’)
Évolution du score :
0-1 à 12’32” : Lindblom assisté de Svenson
0-2 à 15’38” : Lindholm assisté de Lindblom et Svenson
0-3 à 16’45” : Mony assisté de Torstensson
0-4 à 25’01” : Lindblom assisté de Svenson
0-5 à 29’49” : Lindblom assisté de Torstensson
0-6 à 32’41” : Lollier
0-7 à 37’07” : Blanchet assisté de Hacala
0-8 à 37’29” : Fossey
1-8 à 39’29” : Le Chapelain assisté de Clee et Cionelis
1-9 à 43’45” : Lindholm assisté de Svenson
1-10 à 53’25” : Lindholm assisté de Svenson et Lindblom
1-11 à 56’29” : Lollier (tir de pénalité)
Orléans
Attaquants :
Ethan Holbert – Frans Westberg-Gren – Jérémy Gamache
Aubin Tijou – Rafaël Lahore (2’) – Jules Souchère (C, 2’)
Brewan Cloarec – Kristers Kuznecovs (2’) – Tim Bergström
Loïck Castel – Axel Clee (A) – Pamphile Beau
Défenseurs :
Sandis Cionelis (2’) – Adam Chignard
Ethan Appietto Berlioz – Mattéo Ricou
Thomas Le Chapelain (A) – Sylvain Loua
Rémi Bertrand
Gardien :
Hugo Jones
Absents : Romain Trioullier (G, adducteurs), Damir Shafeïev (ligaments croisés).
Meudon
Attaquants :
Justin Svenson – Johan Lindholm – Emil Lindblom (2’)
Yoanne Lachney – Antoine Mony (2’) – Matteo Mahieu
Ugo Lollier – Idris Blanchet – Lucas Hacala
Hugo Bernier – Arthur Mattioni – Jean Hervé (4’)
Défenseurs :
Axel Abrahamsson (2’) – Albin Torstensson
Thibault Sapelkine – Owen Fossey
Sahrane Zinger – Alex Pisarik
Gardiens :
Tanner Wickware puis à 40’00” Émile Gouranton
































