Maintenant qu’elle est médaillée mondiale, la Norvège a un statut à défendre, surtout face à trois adversaires oscillant entre l’élite et l’étage inférieur. Elle s’y est appliquée en battant les Français, qui l’ont bousculée au départ par leur vitesse. Elle doit confirmer contre la Hongrie.
Cet après-midi, la Norvège pratique encore un hockey solide et engagé. Même quand Øby-Olsen prend la seule pénalité de la première période (accrocher), son gardien Tobias Breivold s’interpose sur le tir du cercle gauche de Mark Schlekmann. Il n’est pas trop inquiété le reste du temps… mais son homologue hongrois non plus. Les Scandinaves contrôlent mais ne se distinguent pas dans leurs prises de décision en zone offensive.
Ce tiers-temps sans évènement est arrêté quand la protection en mousse au bord du plexi se dévisse et gêne la fermeture de la porte du banc hongrois. Les arbitres renvoient les deux équipes aux vestiaires le temps de la réparation (rapide).
Les 4’29” qui restent se jouent après le resurfaçage. Le jeu reprend où il s’était arrêté, en zone offensive norvégienne. Après le premier changement de lignes, Philip Granath vient ouvrir le score côté droit (1-0). Un but important pour ce petit attaquant de Liiga, double champion de Finlande mais qui n’arrive toujours pas à s’imposer comme titulaire en équipe de Norvège.
Mais juste avant le changement de côté, alors qu’une pénalité différée est appelée contre Bjørndal, Le titre entre les cercles de Krisztián Nagy bat Brejdal côté plaque (1-1). Le petit incident technique a eu le mérite de vraiment lancer le match après la pause !
La deuxième période débute… par un surnombre hongrois. Les deux défenseurs Emil Wasenden et Anders Koch distribuent chacun le jeu à la pointe vers les shooteurs placés aux cercles. La meilleure reprise est décochée avec vivacité par Vesterheim dans le cercle droit. Le palet passe rarement dans le milieu mais le bumper Markus Vikingstad prend le second tir dangereux. Une faute en zone offensive de Thomas Olsen écourte l’avantage numérique. Au tour de la Hongrie de passer à 5 contre 4, mais le petit Breivold (1,80 m) couvre assez sa cage pour repousser de l’épaule le tir de la gauche de Laskawy.
À 5 contre 5, la Norvège domine toujours, mais ses séquences installées en zone offensive ne font pas vaciller un bloc hongrois compact. Même quand Laskawy est en prison, le powerplay rouge tourne avec les mêmes schémas autour d’une boîte ramassée et infranchissable. Dans l’effort, au courage, la Hongrie s’agrippe à ce résultat nul.
Le troisième tiers-temps démarre par une faute hongroise après six secondes (cinglage de Laskawy). C’est encore un festival de tirs bloqués, mais les Norvégiens arrivent enfin à mettre un palet dans le slot, un centre d’Eskild Wold que dévie Petter Vesterheim qui a su se faire oublier (2-1). Une pénalité de Strandborg une minute plus tard pourrait remettre en cause cette avance, mais les rouges s’en sortent sans encombre.
Un petit succès est toujours un succès, sur le même score que contre la France, mais face à un adversaire qui a adopté une stratégie différente, beaucoup plus attentiste avec moins de forechecking (2-1). La Norvège prouve qu’elle sait s’en sortir et gérer des situations différentes. Tobias Breivold est sûrement le plus heureux : c’est enfin sa première victoire internationale, pour sa troisième titularisation.
Désignés joueurs du match : Philip Granath pour la Norvège et Gergő Mihalik pour la Hongrie.

Norvège – Hongrie 2-1 (1-1, 0-0, 1-0)
Vendredi 6 novembre 2026 à 16h00 au Coliseum d’Amiens. 462 spectateurs.
Arbitres : Johan Fauvel et Cyril Debuche assistés de Hugo Maillard et Achille Lefevre (FRA).
Pénalités : Norvège 8’ (4’, 2’, 2’) ; Hongrie 8’ (0’, 4’, 4’).
Tirs : Norvège 27 (11, 9, 7) ; Hongrie 12 (6, 5, 1).
Évolution du score :
1-0 à 16’28” : Granath
1-1 à 19’32” : Nagy assisté de Terbocs et Ortenszky
2-1 à 41’09” : Westerheim assisté de Wold (sup. num.)
Norvège
Attaquats :
Patrick Elvsveen – Eirik Østrem Salsten – Emilio Pettersen
David Aas Larsen – Markus Vikingstad – Thomas Olsen (A, 2’)
Eskil Wold – Petter Vesterheim (A) – Mikkel Øby-Olsen (2’)
Fredrik Bjørndal (2’) – André Strandborg (2’) – Philip Granath
Défenseurs :
Emil Wasenden – Max Krogdahl (C)
Gabriel Koch (+1) – Johannes Johannesen (+1)
Sverre Rønningen (-1) – Marius Määttänen (-1)
Viktor Kopperstad – [Johannessen ou Krogdahl]
Gardiens :
Tobias Johansen Breivold
Remplaçants : Jonas Arntzen (G), Johannes Løkkeberg (A). En réserve : Theo Rooseboom de Vries (G), Aron Jessli (A).
Hongrie (2’ pour surnombre)
Attaquants :
Bence Horváth – Gergő Mihalik – Ferenc Laskawy (4’)
István Terbócs (C, +1) – Krisztián Nagy (+1) – Csanád Ravasz (+1)
András Mihalik – Kristóf Németh (-1) – Márk Schlekmann (-1)
Kolos Fehér – László Farkas – Bálint Molnár (2’)
Défenseurs :
Bence Szabó – Tamás Ortenszky (A, +1)
Olivér Farkas (-1) – Gábor Tornyai (A)
Donát Horváth – Roland Kiss (+1)
Ádám Falus (-1) – Alex Horváth
Gardien :
Roland Farkas [sorti à 58’34”]
Remplaçant : Kristóf Nagy (G). En réserve : Ádám Vay (G), Nándor Fejes (D), Donát Péter, Csanád Erdély, Mihaly Bendegúz Dobos (A)






































