
Les Bleus, eux, ont rassemblé tous leurs meilleurs joueurs disponibles, sauf les gardiens. Robin Gaborit, sérieusement blessé aux ligaments, a été remplacé par Loïc Lampérier, appelé en treizième attaquant.
L’autre différence est le contexte : si les Français peuvent s’attendre à une ambiance bouillante dans l’Arena Riga en février, les spectateurs du Palais des sports de Gerland semblent bien moins chauds…

Bien que la France ne manque pas de cadres, c’est le benjamin de l’équipe, Nicolas Ritz, qui montre la voie. Il bloque un lancer à la fin d’une pénalité de Hecquefeuille, s’échappe en solitaire et tire sous le bras du gardien (1-2). En perçant les lignes adverses sur un engagement, Ritz provoque aussi une pénalité de Porejs. Mais sur ce premier jeu de puissance, Julien Desrosiers manque la cage ouverte après un tir de Meunier qui a rebondi dans la bande.
En fin de première période, Yohann Auvitu reste sonné sur le sol après avoir pris le coude d’Andris Dzerins au niveau de la tête. Le défenseur français reviendra heureusement au jeu, mais on s’étonne que Dzerins n’ait pas été sanctionné : s’il part en prison sur l’action suivante, c’est pour avoir accroché Meunier dans une faute tout aussi évidente. Cette pénalité illustre que les Baltes se sont trouvés un nouveau joueur majeur en infériorité numérique avec Gints Meija : il contre une passe à la bleue de Hecquefeuille avant la pause, puis part en contre-attaque après la pause et tire sur le poteau.
Après avoir failli encaisser le 1-3, la France va reprendre l’avantage grâce à deux actions collectives. Laurent Meunier entre en zone et passe en retrait pour Julien Desrosiers qui trouve aussitôt la déviation de Yorick Treille dans l’axe. Le principe de l’entrée en zone rapide et de la passe immédiate sera pris en exemple : Damien Raux, à la réception d’un centre de Hecquefeuille, tire sous la barre (3-2).

Bachet n’aurait pu rêver meilleur cadeau pour honorer sa 250e sélection, qui en fait le troisième joueur le plus capé de l’équipe de France à égalité avec Laurent Gras. On n’attend pas forcément des buts du défenseur défensif amiénois, mais c’est la 21e fois qu’il trouve le chemin des filets sous le maillot tricolore.
Après ces deux buts rapprochés, l’entraîneur Ted Nolan appelle un temps mort. Il envoie Maris Jucers dans la cage à la place de Martins Raitums, qui a concédé pas mal de buts (et de rebonds), mais qui n’est pas le seul fautif. Le placement de ses joueurs sur tous ces buts était très défaillant…
La France termine le tiers-temps par une forte séquence juste avant la pause, ce qui aboutit à une faute de Sotnieks qui a fait trébucher Fleury. Les Bleus reprennent donc le jeu en supériorité numérique avec une action parfaitement exécutée : passe transversale de Meunier pour la reprise de Desrosiers.

Le score enfle dans les dernières minutes avec un rebond de Yorick Treille, pour un triplé personnel, et une déviation devant la cage de Maris Jass juste la sirène (7-4).
On n’accordera pas trop d’importance à ce résultat. Individuellement, la Lettonie sera beaucoup plus forte dans deux mois. Le type de jeu devrait cependant présenter des similarités. Ted Nolan a clairement donné un style plus direct à cette équipe, qui correspond mieux à ces joueurs plus jeunes, qui ont de l’énergie pour patiner et même presser. Mais l’équipe de France a de quoi répondre et préfère sans doute ça à ses vieux cauchemars face à un hockey de l’est du genre du Kazakhstan qui jouait à deux à l’heure.
La France sait qu’elle peut compter sur une ligne Desrosiers-Meunier-Treille qui répond présent et peut la mener haut. La Lettonie, elle, en est réduite à espérer que ses cadres seront là, sans avoir autant préparé ses lignes. Il lui faudra surtout améliorer son comportement en zone défensive. Ce soir, elle a en effet laissé entrevoir de vraies lacunes. Les nouveaux venus Vitalijs Pavlovs et Elvijs Biezais sont les révélations de la soirée, mais ce ne seront pas ces joueurs inexpérimentés qui seront au tournoi de qualification olympique.
France – Lettonie 7-4 (1-2, 4-0, 2-2)
Vendredi 15 novembre 2012 à 20h00 au Palais des sports de Gerland. 3058 spectateurs.
Arbitrage d’Alexandre Bourreau et Jérémy Rauline (FRA) assistés de Pierre Dehaen et Guillaume Gielly (FRA).
Pénalités : France 12′ (2′, 2′, 8′), Lettonie 24′ (4′, 4′, 6’+10′).
Tirs : France 26 (7, 15, 4), Lettonie 48 (15, 17, 16).
Évolution du score :
0-1 à 03’21 » : Meija assisté de Porejs et Kenins
0-2 à 03’43 » : Biezais assisté de Pavlovs et Jekimovs
1-2 à 08’55 » : Ritz
2-2 à 23’35 » : Y. Treille assisté de Desrosiers et Meunier
3-2 à 29’03 » : Raux assisté de Hecquefeuille et Henderson
4-2 à 30’35 » : Y. Treille assisté de Desrosiers et Auvitu
5-2 à 30’52 » : Bachet assisté de S. Treille et Y. Treille
6-2 à 40’37 » : Desrosiers assisté de Y. Treille et Meunier (sup. num.)
6-3 à 48’58 » : Sotnieks assisté de Bajaruns et Stals
7-3 à 58’00 » : Y. Treille assisté d’Amar et Meunier (sup. num.)
7-4 à 59’59 » : M. Jass assisté d’Indrasis et Kenins
France
Gardien : Ronan Quemener.
Défenseurs : Vincent Bachet (A, +1) – Kévin Hecquefeuille (+1, 2′) ; Baptiste Amar (A, -1) – Antonin Manavian ; Yohann Auvitu – Nicolas Besch ; Thomas Roussel (+1).
Attaquants : Julien Desrosiers (+1) – Laurent Meunier (C) – Yorick Treille (+2) ; Sacha Treille (+1) – Damien Fleury (-1) – Anthony Guttig (-1) ; Damien Raux – Brian Henderson (-1) – Teddy Da Costa ; Valentin Claireaux (+1, 2′) – Nicolas Ritz (+1, 4′) – Charles Bertrand (-1) ; Loïc Lampérier (2′).
Remplaçant : Florian Hardy (G).
Lettonie
Gardien : Martins Raitums puis Maris Jucers à 30’52 ».
Défenseurs : Kristaps Sotnieks (C, -1, 2′) – Martins Porejs (-2, 2′) ; Aleksandrs Jerofejevs – Maris Jass (+1) ; Agris Saviels (-1) – Martins Jakovlevs.
Attaquants : Miks Indrasis (-1) – Ronalds Kenins (+1) – Gints Meija (2′) ; Lauris Bajaruns (+2) – Armands Berzins (-2) – Juris Stals (-2, 2′) ; Roberts Jekimovs (+1, 2’+10′) – Vitalijs Pavlovs – Elvijs Biezais (2′) ; Andris Dzerins (2′) – Maris Bicevskis – Arturs Ozolins.






































