
Julien Desrosiers (attaquant de la France) : « On avait les devants 2-0 mais ils n’ont pas paniqué, ils ont eu leurs chances et ont bien remonté. On a eu des bonnes occasions mais on n’a pas concrétisé. Encore une fois, on est passé très proche. On s’est peut-être un peu plus concentré sur la défensive à 2-0, on n’aurait pas dû, mais on fait quand même un bon match, en gagnant en prolongation. On les a poussés à changer leur plan de match : dans le deuxième tiers, ils ont commencé à envoyer le palet et au fond et à fore-checker fort. Ce sont eux qui avaient la pression. J’ai touché la barre à la fin. Le palet est un peu bondissant mais je réussis à prendre un bon lancer quand même, un peu trop haut. Ça se joue pas à grand chose, 1 ou 2 centimètres plus bas, ça rentre dans le filet. »

Dave Henderson (entraîneur de la France, en photo) : « On a travaillé pendant 4 ans pour Sotchi. C’est une énorme déception. On fait le nécessaire, on mène de deux buts. Cristo fait un énorme match. Quand vous prenez un but après 12 secondes alors avoir gagné l’engagement, ce n’est pas bon signe. Au deuxième tiers, on a commencé à reculer et on a souffert, mais le premier tiers-temps était pour nous entièrement. Au troisième, on a mieux joué mais on a pris trop de punitions qui ont freiné notre jeu offensif tout au long du match. Ce qui nous a manqué, c’est peut-être un peu de préparation. On sait qu’on a du mal à rentrer dans ces tournois. On récupère l’équipe complète seulement deux jours avant le tournoi avec les joueurs des championnats finlandais, suédois, allemand, contrairement au championnat du monde où on a trois semaines de préparation. La différence avec les Kazakhs se fait peut-être là. La déception prend le dessus sur l’exploit de battre la Lettonie chez elle devant 10 000 personnes. L’objectif était Sotchi. Ce sont 4 ans de travail qui disparaissent. C’est le sport, il faut l’accepter. Il y a des hauts et des bas. Aujourd’hui c’est une défaite, c’est un bas. »







































