
Ce scénario, qui aurait tenu du délire au début de la compétition, est suffisamment plausible pour que le staff russe cesse de tergiverser. Zinetula Bilyaletdinov pensait peut-être passer une première semaine tranquille en attendant Datsyuk voire Malkin, il a déchanté. L’heure n’est plus à l’attente, mais aux résultats immédiats : le grand espoir russe Evgeni Kuznetsov a donc enfin été déclaré dans l’effectif, ce que presque toute la Russie réclamait. Le reproche souvent fait à Bilyaletdinov est de ne guère faire confiance aux jeunes (il ne veut d’ailleurs pas appeler Tarasenko, pourtant disponible). Le défenseur Nikita Zaïtsev a également été activé à la place de Ryasensky, qui a une côte cassée.

Le début de match est à l’avantage de la Slovaquie, transformée par rapport à ses défaites douloureuses contre les Lettons et les Autrichiens. De derrière la cage, Michal Sersen donne la meilleure opportunité à Peter Ölvecky, dont le tir trop peu précis arrive dans le haut du poitrail de Bryzgalov.

Evgeni Kuznetsov amène ce « petit plus » qu’on attend de lui en éliminant Svarny en 1 contre 1 en direction de la cage. La pénalité ainsi provoquée est décisive : Aleksandr Radulov, du cercle droit, tire sous le bras du gardien (0-1, photo de droite ci-dessus).

Avant de pouvoir rentrer aux vestiaires, la Slovaquie doit encore tuer deux pénalités prises par Svarny (un « faire trébucher » idiot derrière la cage adverse) et Olvecky (pris de vitesse par Kuznetsov, encore lui). Mais à quinze secondes de la sirène, Ilya Nikulin, servi trop tard par Kovalchuk, se fait contrer à la ligne bleue par Branko Radivojevic qui avait anticipé en montant sur lui. L’attaquant du Spartak Moscou s’échappe en infériorité et marque en lucarne (1-2, photo ci-dessous).

Ilya Kovalchuk, qui se présente en un contre un face à Sekera, tente un type de feinte encore méconnu : la crosse au visage du défenseur. Il s’en excuse d’ailleurs auprès de son adversaire, se montrant plus courtois dans cette rencontre qu’il aurait pu (dû ?) manquer pour suspension. Sekera étant blessé, Kovalchuk prend 2’+2′ et la Slovaquie joue donc les quatre dernières minutes de la rencontre à cinq contre quatre… sans jamais être vraiment dangereux.

La Russie, quant à elle, est qualifiée. Mais ce match n’a pas résolu tous ses maux. En défense, Fedor Tyutin a donné deux passes à l’adversaire et a passé une très mauvaise soirée. Et en attaque, elle a encore compté sur ses deux ailiers-vedettes.
Désignés joueurs du match : Branko Radivojevic pour la Slovaquie et Ilya Kovalchuk pour la Russie.
Commentaires d’après-match

Zinetula Bilyaletdinov (entraîneur de la Russie) : « Nous avons vraiment préparé sérieusement ce match. Les enjeux étaient clairs. Nous avions grand besoin de cette victoire. La question concernant Kuznetsov était de le jeter dans la bataille immédiatement ou durant la rencontre. Nous l’avons lancé immédiatement et cela s’est avéré la bonne décision. Sa ligne s’est créé plus d’occaisons, et des bonnes. Mais nous attendons encore les progrès de la ligne de Popov. »
Ilya Kovalchuk (attaquant de la Russie) : « Notre travail est d’apporter des buts à l’équipe, surtout que le coach nous donne beaucoup de temps de jeu en supériorité numérique. Aujourd’hui, les trois lignes se sont créé des occasions. Kuznetsov a bien joué, je crois qu’il a gagné trois pénalités adverses. Il dribble tout le temps et crée du danger. C’est la première fois que je joue dans la même équipe que lui, et j’ai été agréablement surpris de ce qu’il a montré sur la glace. Comme meilleur joueur du match, j’aurais nommé Bryzgalov qui nous a aidés au bon moment. »
Slovaquie – Russie 1-3 (0-0, 1-2, 0-1)
Dimanche 12 mai 2013 à 20h15 à la Hartwall Arena de Helsinki. 4041 spectateurs.
Arbitrage de Daniel Piechaczek (ALL) et Brent Reiber (SUI) assistés de Roger Arm (SUI) et Sirko Hunnius (ALL).
Pénalités : Slovaquie 10′ (4′, 6′, 0′), Russie 8′ (4′, 0′, 4′).
Tirs : Slovaquie 24 (11, 7, 6), Russie 23 (6, 12, 5).
Évolution du score :
0-1 à 25’36 » : Radulov assisté de Medvedev (sup. num.)
0-2 à 31’44 » : Kovalchuk assisté de Radulov et Tereshchenko
1-2 à 39’44 » : Radivojevic (inf. num.)
1-3 à 44’48 » : Denisov
Slovaquie
Gardien : Jaroslav Janus.
Défenseurs : Andrej Sekera (-1) – Vladimír Mihálik (-2, 2′) ; Ivan Svarný (+1, 4′) – Michal Sersen (2′) ; René Vydarený – Milan Jurcina.
Attaquants : Tomáš Kopecký (A, +1) – Tomáš Surový – Branko Radivojevic (A, +1) ; Tomáš Záborský – Roman Kukumberg (-1) – Michel Miklík (-1) ; Libor Hudácek (-1) – Peter Ölvecký (2′) – Miroslav Šatan (C) ; Marko Dano (-1) – Mário Bližnák (-1) – Marcel Hašcák (-1).
Remplaçants : Rastislav Stana (G), Martin Bartek. Absents : Július Hudácek (G), Branislav Mezei (suspendu), Marek Daloga (blessé), Jozef Stümpel (choix du coach).
Russie
Gardien : Ilya Bryzgalov.
Défenseurs : Yevgeni Biryukov – Ilya Nikulin (C, -1) ; Fyodor Tyutin (+1) – Yevgeni Medvedev ; Denis Denisov (+1) – Anton Belov (+1).
Attaquants : Ilya Kovalchuk (A, +1, 4′) – Aleksei Tereshchenko (A) – Aleksandr Radulov (+1, 2′) ; Sergei Mozyakin – Aleksandr Popov (+1) – Aleksandr Perezhogin ; Evgeni Kuznetsov – Artyom Anisimov – Kirill Petrov ; Denis Kokarev – Aleksandr Svitov – Sergei Soïn (2′).
Remplaçants : Semyon Varlamov (G), Nikita Zaïtsev, Andrei Loktionov. En réserve : Vassili Koshechkin (G), Yevgeni Ryasenski (côte cassée).










































