
L’Allemagne a montré une grande rigueur, qui lui a permis de prendre un point aux Finlandais dans le match d’ouverture du Mondial et de rester sur deux blanchissages consécutifs de Rob Zepp, à défaut de se rassurer sur ses qualités offensives. La rencontre de la veille est même une victoire à la Pyrrhus car l’Allemagne y a laissé trois joueurs blessés au cours de la partie, dont André Rankel, sur le premier trio offensif.
C’est l’expérimenté Dennis Endras qui prend le relais dans la cage après les deux blanchissages de Rob Zepp, avec l’espoir de faire aussi bien. Espoir de courte durée : sur leur première supériorité numérique, les États-Unis ouvrent la marque. Justin Faulk tire de la ligne bleue plein axe. Le gardien de Mannheim laisse un rebond qu’exploite Bobby Butler pas assez surveillé dans l’enclave par Christian Ehrhoff. 1-0 à 2’39

Menés 2-0 en moins de cinq minutes par une grosse nation, c’est ce que redoutait le plus l’entraîneur Pat Cortina. Son équipe ne semble pas en mesure de réagir. Le jeu se déroule essentiellement dans la zone allemande et les rares incursions proviennent de contre-attaques et de pénalités.
Michael Wolf se crée ainsi une très grosse occasion sur une échappée qu’il conclut d’un tir d’une main qui trompe John Gibson. Le palet retombe sur la ligne mais Erik Johnson veille au grain et dégage le palet au loin. Les Américains concèdent néanmoins une pénalité de Matt Hunwick sur l’action.

L’Allemagne commence la deuxième période en infériorité numérique. Mais même revenue à cinq joueurs de champ de part et d’autre, ce sont les Américains qui se montrent les plus dangereux, à l’image d’Aaron Palushaj qui continue son show, avec cette fois un slalom dans la défense allemande ponctuée d’une feinte de contournement de cage, qui ne surprend par Dennis Endras.
Puis il plonge la tête la première dans les patins de Philip Gogulla pour tenter d’enrayer une contre-attaque, ce qui lui vaut deux minutes de cachot. Le joueur de Cologne essaie de se faire justice et se procure deux énormes occasions sur le power-play, en vain.

Enfin, comme au premier tiers-temps, Nate Thompson est sanctionné de deux minutes, cette fois pour avoir voulu jouer le palet qui lui arrivait dans les patins au moment de ramasser son casque, perdu dans une charge précédente.
Comme au premier tiers-temps, les Allemands se prennent une pénalité juste avant la fin qui les obligera à commencer la période suivante en infériorité numérique, Danny Kristo ayant poussé John Tripp à commettre un faire trébucher. N’y voyez aucun rapport non plus avec son nom.

Le 4 contre 4 est une démonstration de la supériorité américaine en patinage, en technique et dans le jeu contre les bandes, ce qui fait que les Américains semblent jouer en power-play.
Mais comme ils ne marquent pas, les Allemands ont bien repris confiance. Patrick Hager trouve la faille d’un bon tir qui retombe dans le dos de John Gibson, mais Jeff Petry dégage le palet.
S’ils ne marquent pas, c’est aussi grâce à quelques arrêts héroïques de Dennis Endras. Mais à force d’insister, ça finit par rentrer : Matt Hunwick tire de la ligne bleue, Nate Thompson prend un premier rebond, dévié, puis Stephen Gionta, plus rapide que Marcel Goc, prend un deuxième rébond qu’il met au fond dans un angle fermé. 3-0 à 51’27

On se dirige vers la fin du match quand Nate Thompson se souvient qu’il n’a pas encore été pénalisé dans ce troisième tiers-temps. Hop ! Un petit coup de coude pour ne pas casser la moyenne d’une prison par période, et une supériorité numérique allemande qui permet de placer trois bons tirs, dont un sur la sirène de Marcel Goc. Mais John Gibson protège son blanchissage.
Les États-Unis sont en quart de finale au terme d’une performance à nouveau très solide. Ils peuvent même encore terminer premier du groupe s’ils battent les Slovaques pour le dernier match. Les Allemands quant à eux devront gagner contre les Français et espérer d’autres résultats dans le bon sens de la part des Français et des Slovaques s’ils veulent espérer jouer le tour suivant. Mais ils devront surtout hausser leur niveau de jeu.
Désignés joueurs du match : Chris Butler pour les États-Unis et Patrick Hager pour l’Allemagne.
Commentaires d’après-match :

Pat Cortina (entraîneur de l’Allemagne) : « Félicitations aux Américains, non seulement pour ce match mais aussi parce que, si nous avons peu de temps pour nous préparer avec nos internationaux, ils n’ont pas de temps du tout avec leur internationaux. Ce n’est pas facile de faire venir les joueurs ici et les équipes nord-américaines font un bon tournoi. Nous leur souhaitons bonne chance. On a attendu et on a regardé. J’espère qu’on aura l’occasion de se rencontrer à nouveau ici avant que l’on parte d’Helsinki. Rob Zepp a bien joué hier. Je pensais qu’avec Dennis Endras, ça donnerait une nouvelle énergie. Cela obligerait les joueurs à se surpasser pour le protéger. Zepp s’est reposé. C’est difficile pour un gardien. 24h ça va encore, mais 20h seulement, c’est difficile à enchaîner. »
Bobby Butler (attaquant des États-Unis) : « C’est une grosse victoire pour nous. Je dirais pas que c’était plus simple que contre les Français. Les deux ont poussé jusqu’à la fin mais on a bien tenu. »
États-Unis – Allemagne 3-0 (2-0, 0-0, 1-0)
Dimanche 12 mai 2013 à 16h15 à la Hartwall Areena. 11057 spectateurs.
Arbitrage de Vyacheslav Bulanov (RUS) et Konstantin Olenin (RUS) assistés de Ivan Dedioulia (BLR) et Petr Blümel (TCH).
Pénalités : États-Unis 12’ (4′, 4′, 4′) ; Allemagne 8’ (4’, 2’, 2’).
Tirs : États-Unis 29 (11, 8, 10) ; Allemagne 30 (11, 7, 12).
Évolution du score :
1-0 à 02’39 » : B. Butler assisté de Faulk et Smith (sup. num.)
2-0 à 04’53 » : Stastny assisté de Johnson
3-0 à 51’27 » : Gionta assisté de Thompson et Hunwick
États-Unis
Gardien : John Gibson.
Défenseurs: Matt Carle (A) – Justin Faulk ; Matt Hunwick (+2, 2′) – Erik Johnson (+2) ; Chris Butler – Jeff Petry ; Jamie McBain.
Attaquants : Craig Smith (+1) – Paul Statsny (C, +1) – David Moss (+1) ; Bobby Butler – Drew Leblanc – Tim Stapleton ; Ryan Carter (+1) – Nate Thompson (A, +1, 6′) – Stephen Gionta (+1) ; Danny Kristo – Nick Bjugstad – Aaron Palushaj (4′).
Remplaçants : Ben Bishop (G), Jacob Trouba (D).
Allemagne
Gardien : Dennis Endras.
Défenseurs : Christian Ehrhoff (C, -1, 2′) – Justin Krueger ; Frank Hördler – Torsten Ankert ; Nikolai Goc (-1) – Moritz Müller (-1, 2′) ; Benedikt Kohl (-1).
Attaquants : Thomas Greilinger (-1) – Marcel Goc (A, -1) – Felix Schütz (-1, 2′) ; Michael Wolf – Christoph Ullmann (A) – Philipp Gogulla ; John Tripp (-1, 2′) – Marcus Kink (-1) – Yannic Seidenberg (-1) ; Marcel Noebels – Patrick Hager – Daniel Pietta.
Remplaçant : Danny aus den Birken (G). Blessés : Jens Baxmann (béquille), André Rankel (ménisque externe), Frank Mauer (fracture).










































