Dijon – Lyon (Ligue Magnus, 19e journée)

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Ne pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué… Et celle des Ducs ? Contre des Lyonnais qui ont fini de surprendre et assis leur belle volte-face vis-à-vis de la saison passée, les Bourguignons toujours ennuyés par les blessures – et dont le nouveau défenseur n’est pas encore qualifié – ne sont pas favoris.

Vainqueur du coup d’envoi, Dijon n’est pas ridicule mais peine à concrétiser de réelles occasions. Lyon, en face, semble d’ores et déjà plus acéré : de quoi mettre la pression à une défense locale qui a beaucoup à se faire pardonner. Cela n’empêche pas Kolba de mettre les siens dans l’embarras avec une première faute. Par deux fois, Buysse repousse l’échéance de deux shoots menaçants de la bleue, avant de finalement céder face à Podlipnik (0-1, 4’06 »).

JENSENJimmy20082016La contre-attaque bourguignonne qui s’ensuite permet aux Ducs de ne pas sombrer dans l’atonie, mais il en faudra beaucoup plus pour tromper Pintaric. Qui mieux que ses anciens coéquipiers pour le savoir ?

Comme souvent, les Dijonnais soufflent le chaud et le froid : le pressing qui amène la première supériorité locale est aussi bon que le powerplay est ensuite médiocre. Lyon ne fait qu’y gagner en confiance, mettant à son tour Dijon sous pression, avec des actions qui plus est nettement plus dangereuses.

Comment souvent en Bourgogne, c’est Buysse qui se colle à sauver ses compères, parfois de manière franchement brillante comme sur cet enchaînement impliquant Kaspitz. Et quand, finalement, un engagement se fait en zone lyonnaise, le palet n’y reste guère. Mais où sont ces Ducs capables de maîtriser un match de bout en bout, comme on l’a déjà vu ? À moins que le chaos ne devienne une marque de fabrique ! Cette copie brouillonne réussit en tout cas à l’immanquable Jensen, serial buteur ducal qu’on n’attendait pas (1-1, 15’53 »).

L’ex-Briançonnais, une nouvelle fois, montre la voie aux siens, dont Métais, qui ne passe pas si loin d’augmenter la marque. Tandis que la fin du tiers approche, le jeu se plus engagé, un peu plus physique, remotivant les tribunes. On en vient à attendre avec une certaine impatience le deuxième tiers-temps.

 
La reprise est à la hauteur des espérances, avec des Dijonnais s’attaquant à la zone lyonnaise avec envie et application, forçant Pintaric à se placer dans la situation du « gardien qui sauve les siens ». Les visiteurs ne rugissent plus, d’autant que la défensive locale, attentive à chaque seconde, prévient la moindre tentative de contre. Dijon parvient ainsi à tenir ses adversaires complètement éloignés de la cage de Buysse pendant trois minutes d’affilée. Et c’est maintenant au tour des Lions de ne plus parvenir à exploiter leurs palets en zone dijonnaise.
 
FLEMINGscott201609208988À déployer une telle énergie, les Ducs finissent néanmoins par aller à la faute ; là, Lyon reprendre de sa superbe, mais un arbitrage très coulant met le feu aux poudres. On se bat à Trimolet. On se bat, et on tient : la pénalité est tuée, moyennant quelques interventions de Buysse.
 
Des deux côtés, on patine fort, abandonnant une énergie folle à ce deuxième tiers autrement plus intéressant que le premier ! C’est à qui se fatiguera le premier, et à ce jeu les Ducs, qui ont dépensé sans compter pendant plus de dix minutes, craquent finalement. Lyon reprend l’avantage pendant tout juste le temps qu’il faut à Fleming – très présent ce soir – pour défier Buysse et inscrire un beau but sous la barre transversale (1-2, 32’41 »).
 
Comme au premier tiers, les Ducs se retrouvent menés mais ne de démobilisent pas. Il le faut, car c’est désormais Lyon qui appuie sur la pédale d’accélérateur. Les Rhodaniens, qui quelle que soit l’issue de la rencontre n’auront pas été irréprochables tout du long, dévoilent dans leurs meilleures phases un jeu précis, engagé et où le palet circule joliment. Match après match, Sivic confirme que la surprise de début de saison n’aura rien d’un feu de paille.
 
Dijon, en face, fait trop de fautes que les visiteurs exploitent sans vergogne. Lyon augmente son avance par Koblar tandis que le tiers touche à sa fin (1-3, 39’36 »). Il est grand temps pour les organismes de profiter d’un peu de repos.
 
 
Compte tenu des capacités offensives affichées par les Lyonnais, les Ducs doivent, s’ils veulent l’emporter, être impeccables et inspirés pendant vingt minutes. Le début de période est encourageant : quelques attaques bien placées, un penalty kill sérieux faisant oublier la faute de Quessandier… Les locaux se donnent les moyens de leurs ambitions, ne reste plus maintenant qu’à faire faillir Pintaric. Pour cela, il faudrait le même opportunisme que Takac qui, servi par Fleming, n’a aucun mal à faire déjouer un Buysse complètement lâché par sa défense – comme souvent (1-4, 46’13 »).
 
SIVICmitja201609208963Les bonnes intentions de début de tiers sont en train de se craqueler tout doucement, alors que les petites erreurs s’amoncellent chez les Ducs. Métais ou Månsson ne ménagent pourtant pas leurs efforts, mais rien n’y fait.
La réussite, ce soir, est du côté des visiteurs : sur un engagement, Lipsbergs prend Buysse en traître. À dix minutes de la fin du match, la messe est dite (1-5, 50’53 »).
 
Dijon n’a pas été assez opportuniste. Dijon n’a pas été assez discipliné. Dijon a été trop imprécis. Dijon n’a pas su dégager de schéma de jeu clair. Dijon n’a pas su soigner les entrées en zone. En bref, Dijon a fait à peu près tout ce qu’il fallait pour perdre, sans qu’on puisse pour autant reprocher un manque d’implication aux joueurs. Tandis que le match se termine comme il a commencé – sous un savant brouillon local – on se dit que les Bourguignons ont encore beaucoup de travail pour prétendre aux playoffs, et ce alors même que la saison est plus qu’entamée. En face, les Lions peuvent, eux, regarder l’avenir avec confiance.
 
 
Dijon – Lyon 1-5 (1-1, 0-2, 0-2)
Mardi 15 novembre 2016 à 20h à la patinoire Trimolet.
Arbitrage d’Alexandre Bourreau assisté de Sébastien Geoffroy et Gwilherm Margry.
Pénalités : Dijon 10′ (5×2′) ; Lyon 4′ (2×2′).
Tirs : Dijon 28 (11, 10, 7) : Lyon 39 (12, 17, 10).
 
Evolution du score :
0-1 à 04’06 » : Podlipnik assisté de To Landry et Mickevics (sup. num.)
1-1 à 15’53 » : Jensen assisté de Mansson et Edwards
1-2 à 32’41 » : Fleming assisté de Takac et Podlipnik
1-3 à 39’36 » : Koblar assisté de Takac et Correia (sup. num.)
1-4 à 46’13 » : Takac assisté de Fleming et Mickevics
1-5 à 50’53 » : Lipsbergs assisté de Lamirault

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