Grenoble – Amiens (Ligue Magnus, quart de finale, match 1)

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Les Brûleurs de Loups ratent leur entrée

Place aux play-offs ! Après 44 matchs d’une saison régulière très dense, les 8 premiers se retrouvent pour les quarts de finale. Les Brûleurs de Loups, malgré leurs six points de pénalité initiaux, ont réussi à finir à la seconde place du classement grâce notamment à une dernière victoire sur le fil contre Épinal vendredi (4-3). Ils reçoivent les Gothiques d’Amiens, septièmes, qui ont mis longtemps avant de pouvoir obtenir leur qualification. Mais si 37 points séparent les deux équipes au classement final, les quatre confrontations entre les deux équipes ont été nettement plus équilibrées : deux victoires de chaque côté avec des scores parfois surprenants (5-2 et 7-3 pour Amiens, 3-2 après prol. et 7-1 pour Grenoble) qui suggèrent que l’offensive devrait être de mise.

La dernière rencontre d’ailleurs avait fait parler puisque les Brûleurs de Loups s’étaient inclinés lourdement au Coliséum (3-7), deux jours avant de soulever la coupe de France à l’Accor Hotels Arena. Les deux équipes sont quasiment au complet puisque seuls manquent à l’appel Miettinen côté grenoblois et Johansson côté amiénois. À noter les grands débuts (!) du Grenoblois Rhett Bly qui s’était blessé aux ligaments du genou lors d’un match de préparation à Vaujany et qui a ensuite manqué toute la saison régulière. Tout juste rétabli, Grenoble a obtenu le feu vert de la fédération qui a validé que son intégration dans l’équipe grenobloise ne provoquait pas un dépassement de la masse salariale encadrée.

2017 02 28 Grenoble Amiens5Malgré ce début de play-offs, ce n’était pas l’ambiance des grands soirs à Pôle Sud. Les gradins sont clairsemés, sans doute en lien avec la répétition des matchs mais aussi à cause de tarifs « play-offs » relativement élevés. C’est donc dans une ambiance feutrée que le coup d’envoi est donné.

Sur la glace, ce n’est guère mieux. Pas d’action vraiment significative à se mettre sous la dent. Le round d’observation se termine lorsque Teddy Trabichet est envoyé en prison. Mais l’infériorité numérique grenobloise est très bien gérée et les Brûleurs de Loups s’en sortent sans dommage. Rarement présents en zone offensive, ils donnent l’impression de laisser venir les Gothiques qui ont l’essentiel de la possession du palet. Champagne teste Horak sur un premier lancer appuyé mais le portier grenoblois répond présent.

Le manque d’intensité finit par coûter l’ouverture du score aux Grenoblois puisque Joël Champagne profite de la passivité de la défense grenobloise pour reprendre à bout portant un centre devant la cage de Béron (0-1, 06’58 »). Amiens est bien rentré dans son match, contrairement à l’équipe locale aux abonnés absents. Joël Champagne traverse la défense pour se frayer un chemin jusqu’à Horak. Le capitaine amiénois pense avoir marqué mais son but est refusé pour une présence trop longue dans le slot qui a gêné le gardien grenoblois.

2017 02 28 Grenoble Amiens6Un cinglage de Kazarine sur Hardy permet enfin aux Brûleurs de Loups de s’installer en zone offensive. Sur le power-play, O’Keefe subit un mitraillage en règle mais repousse un à un tous les assauts grenoblois. Une grosse mêlée devant la cage amiénoise donne enfin un goût de play-offs à la rencontre.

Les défenseurs amiénois ont le sens du sacrifice à l’image de Narbonne qui bloque avec son corps deux lancers de Chouinard avant de dégager le palet du patin après avoir perdu sa crosse. Les esprits s’échauffent une nouvelle fois alors que le palet semblait s’être arrêté sur la ligne. Goličič et West partent se calmer en prison. Bisaillon lance à deux reprises sur la cage d’Amiens mais O’Keefe tient bon.

Les Grenoblois se montent enfin plus entreprenants et manquent de peu l’égalisation sur un 2 contre 1 entre Tartari et Hardy mais ce dernier ne cadre pas son tir. Nouvelle chance en supériorité numérique avec Leclerc en prison. À nouveau, les Brûleurs de Loups tentent de prendre d’assaut la cage amiénoise mais ils manquent de précision dans le dernier geste. Gauthier tire dans le gardien amiénois à bout portant alors que Rodman manque le cadre en excellente position. Puis c’est au tour de Kuralt d’échouer sur O’Keefe. Une charge de Bault sur Arnaud donne dans la foulée une nouvelle supériorité numérique à Grenoble. Mais les Isérois n’y arrivent décidément pas : un tir de Chouinard pas masqué est facilement bloqué par O’Keefe alors que Gauthier rate une cage grande ouverte dans les derniers instants : malgré trois infériorités numériques, Amiens parvient à préserver son petit avantage à la pause.

2017 02 28 Grenoble Amiens1Les Brûleurs de Loups continuent de pousser pour égaliser en début de deuxième période : Gervais trouve le poteau alors qu’Amiens fait le maximum pour conserver le palet. Sur un contre, Rodman et Goličič sont tout près de l’égalisation mais O’Keefe s’en sort. Il dévie ensuite un tir de Chouinard qui était parvenu à fausser compagnie à ses derniers défenseurs. Décisif, le portier amiénois finit par lasser les attaquants grenoblois.

Pas toujours inspirés dans leurs sorties de zone, les Isérois multiplient les approximations dans les passes avec de nombreux dégagements interdits. Et alors qu’ils semblaient à la peine, les Brûleurs de Loups finissent par égaliser sur un lancer de Bisaillon dévié au passage par Kuralt alors qu’O’Keefe est masqué par la présence d’Abramov (1-1, 27’51 »). Grenoble est revenu à ses basiques avec une grosse présence devant le filet pour masquer la vue du gardien. Et ça marche.

Mais Amiens ne se laisse pas impressionner et Riendeau profite d’un instant de démobilisation de la défense grenobloise pour lancer sur Horak. Le gardien grenoblois fait l’arrêt mais une pénalité contre Baazzi donne une chance à Amiens d’évoluer en supériorité numérique. Une occasion gâchée car la défense amiénoise se fait surprendre par Baylacq qui s’échappe sur l’aile droite, profite de la passivité de Brisebois pour revenir au centre et battre O’Keefe en mettant le palet sous la barre (2-1, 30’12 »).

2017 02 28 Grenoble Amiens2Toujours en supériorité, les Gothiques font le forcing pour rattraper leur bévue. Mais Horak s’impose sur une reprise à bout portant alors que Béron met le palet à côté de la cage. Amiens laisse passer sa chance alors que Grenoble obtient à son tour une supériorité numérique lorsque Riendeau se laisse tomber sur Horak. Les Brûleurs de Loups installent leur power-play : Chouinard décale parfaitement Goličič qui d’une reprise limpide en one timer, bat O’Keefe (3-1, 33’44 »).

Amiens est en train de sombrer devant la leçon d’efficacité des Grenoblois. Les Gothiques font alors parler leur physique à l’image d’une grosse charge de Legault sur Texier. Ils obtiennent même une supériorité numérique lorsque Scolari dégage le palet en dehors des limites. Béron a une bonne opportunité mais ne cadre pas son tir. Grenoble parvient à tuer la pénalité et revient au vestiaire avec la satisfaction d’avoir su renverser la situation.

Avec deux buts d’avance, les Brûleurs de Loups ont une avance confortable au début de la troisième période. Mais sous l’impulsion de leur première ligne, les Gothiques montrent qu’ils n’ont pas renoncé. Horak doit se montrer vigilant sur un bon lancer de Bourgeois. Grenoble adopte une posture plus prudente qu’au deuxième tiers et donne l’impression de jouer à l’économie. Une passivité qui est finalement sanctionnée sur un tir dans l’axe de Tim Crowder, le palet passant entre les jambes de Horak, pas forcément bien placé sur cette action (3-2, 44’42 »). Ce but ramène les Gothiques à une unité au tableau d’affichage et leur donne de nouveau des motifs d’espérer.

Rodman essaie de réagir rapidement mais les affaires grenobloises se compliquent lorsque Gauthier part en prison pour un cinglage sur le gant d’O’Keefe. Une faute en zone offensive pas forcément bienvenue à ce moment du match. Amiens a une belle opportunité pour égaliser avec cette supériorité numérique. Mathieu Brisebois lance sur la cage de Horak puis c’est Joey West qui fait le tour de la cage mais Horak revient in extremis.

2017 02 28 Grenoble Amiens7Le portier grenoblois, malmené, multiplie les arrêts notamment devant Bourgeois. En souffrance, les Brûleurs de Loups parviennent à tuer la pénalité, mais à peine de retour à cinq contre cinq, Favarin se fait sanctionner pour un piquage pas évident. La pénalité de trop pour les Brûleurs de Loups qui doivent défendre pendant quatre minutes supplémentaires à quatre contre cinq. Horak tente de sauver les meubles face à Riendeau puis face à Crowder mais il doit finalement s’incliner sur un rebond pris par Champagne suite à un lancer de Narbonne, juste à la toute fin de la première pénalité de Favarin (3-3, 50’01 »).

Tout est à refaire pour les Brûleurs de Loups qui réagissent avec un festival de Bisaillon en zone offensive mais Grenoble est bel et bien dominé par une équipe plus dans le rythme et qui effectue un gros travail en zone offensive. Hardy parvient tout de même à inquiéter O’Keefe sur un bon lancer. Mais Amiens, qui a pris l’ascendant sur Grenoble dans ce troisième tiers, prend les devants au tableau d’affichage grâce à West qui réussit cette fois son tour de la cage en glissant le palet du côté du poteau opposé (3-4, 53’31 »). C’est la panique du côté des Grenoblois qui, en moins de quatre minutes, se retrouvent menés au score.

2017 02 28 Grenoble Amiens8Déjà très pénalisés, les Brûleurs de Loups se retrouvent de nouveau en infériorité numérique lorsque Hardy fait trébucher Béron derrière la cage grenobloise. Mario Richer demande alors un temps mort pour reposer sa première ligne et donner le coup de grâce en power-play. Mais ce sont les Grenoblois qui parviennent à s’échapper grâce au duo Baylacq-Tartari. Trabichet avait bien suivi l’action et se retrouve seul face à une cage grande ouverte mais il manque le cadre. Il obtient tout de même une pénalité de Narbonne, ce qui remet les deux équipes à quatre contre quatre.

Lorsque Jass fait trébucher Baazzi, les Isérois se retrouvent même à quatre contre trois. Cette fois, c’est Edo Terglav qui demande son temps mort pour saisir cette grosse opportunité de revenir au score avec son premier bloc sur la glace. Après un premier tir non cadré de Chouinard et un poteau sur un lancer de Goličič, le capitaine grenoblois parvient à égaliser sur un lancer écrasé qui passe au ras du poteau (4-4, 56’56 »). Après un lancer de Narbonne et une domination grenobloise dans les dernières minutes du temps règlementaire, les deux équipes devront se départager en prolongation.

Rodman lance la première flèche alors que Grenoble a clairement décidé de jouer la possession du palet face à une équipe d’Amiens plus prudente défensivement. À force de faire tourner en zone offensive, les Brûleurs de Loups parviennent à créer le décalage. Mais Chouinard, seul face à la cage, manque le cadre. Mais le vent tourne lorsque Rodman fait trébucher Narbonne en zone offensive. Une pénalité qui risque de coûter cher aux Brûleurs de Loups, les Amiénois pouvant évoluer pendant deux minutes à quatre contre trois. Deux minutes de souffrance pour la défense grenobloise mais le boxplay grenoblois fait un excellent travail face aux Gothiques qui n’arrivent pas à trouver de bonne position de tir. De retour à égalité numérique, Chouinard parvient à s’échapper mais il pousse trop son palet. Le capitaine grenoblois a une nouvelle occasion face à O’Keefe mais il se fait contrer un extremis. Vers la fin de la prolongation, les espaces sont plus nombreux, Goličič, Rodman et Chouinard côté grenoblois, Crowder et Champagne côté amiénois, ont l’occasion de marquer le but décisif mais O’Keefe et Horak restent intraitables.

2017 02 28 Grenoble Amiens3Place donc à la séance des tirs au but. Chouinard et Crowder échouent dans leur première tentative alors que Rodman (avec de la réussite) et Champagne (dans le haut du filet) réussissent. Le troisième tir est manqué par Bisaillon et Riendeau. Il faut donc une fusillade en mort subite pour départager les deux équipes. Champagne marque mais Chouinard lui répond. Les deux capitaines remettent ça pour le cinquième tir mais cette fois, ils échouent dans leur tentative. C’est le sixième tir qui fera la différence : Brisebois marque entre les jambières de Horak alors que Goličič échoue sur O’Keefe.

Les Brûleurs de Loups ont manqué leurs débuts dans cette série de quart de finale. Pas en vraiment en mode « play-offs » au premier tiers, ils ont subi et se sont trouvés menés logiquement au score. Nettement plus en verve au deuxième tiers avec de très bonnes unités spéciales, ils semblaient avoir fait la différence avec trois buts inscrits et deux buts d’avance au début de la troisième période. Mais un relâchement incompréhensible au troisième tiers avec trois buts encaissés en dix minutes a complètement relancé Amiens dans la rencontre. Chouinard a réussi à arracher l’égalisation mais pas le but vainqueur en prolongation, pourtant nettement dominée par Grenoble. À la séance de tirs au but, Joël Champagne a fait parler sa vista pour amener une première victoire à son équipe.

Horak a semblé moins décisif dans une rencontre où les deux équipes ont fait le yoyo pendant tout le match. Les Gothiques ont eu le mérite de ne jamais lâcher, se reposant sur un premier bloc Béron-Champagne-Crowder décisif avec le soutien de Jass et Narbonne tous deux très bons. Amiens a réussi son pari en obtenant une première victoire à Grenoble dans cette série, récupérant ainsi l’avantage de la glace. Côté Brûleurs de Loups, c’est la grosse déception ce soir. Il faudra une réaction impérativement demain dans le match n°2, condition sine qua non pour ne pas que ce quart de finale ne tourne au cauchemar. Mais pour cela, il faudra que les Grenoblois mettent beaucoup plus d’intensité que ce soir, et ce pendant soixante minutes.

Désignés meilleurs joueurs du match : Julien Baylacq (Grenoble) et Joël Champagne (Amiens)

(Photos Philippe Crouzet) 

Commentaires d’après-match :

Edo Terglav (entraîneur de Grenoble) : « On n’avait jamais dit qu’on n’allait battre Amiens facilement. Ça s’est joué à pas grand-chose, pour moi c’est fini, on a un autre match demain. Ça a joué dans les deux sens, ils ont été plus opportunistes que nous. On a eu beaucoup d’occasions aussi, ils ont mis les palets dedans et nous ce n’était pas le cas. C’est comme ça, c’est terminé. Ils ont joué le jeu, on a pris plus de pénalités que nécessaire, l’arbitrage, c’était comme ça, c’est tout. On va prendre les choses positives et on va se reconcentrer pour demain. En prolongation, les joueurs ont bien suivi le plan prévu mais le palet n’est pas rentré. Après, les pénaltys, c’est la loterie. »

Mario Richer (entraîneur d’Amiens) : « On est content d’avoir gagné le match, il en reste encore trois à gagner pour remporter la série. Encore beaucoup de travail à faire, beaucoup d’intensité à mettre et de sacrifice pour l’équipe. Il y a eu beaucoup de rebondissements même dans les lancers de punition. Pas grand monde ne pouvait prévoir l’issue du match mais on a bataillé, on s’est battu tout le long du match. On a été l’équipe qu’on veut, une équipe agressive, intense, qui va travailler du début jusqu’à la fin, on l’a prouvé aujourd’hui. Demain, il va falloir récupérer. Il faudra que notre avantage numérique score plus, c’est notre force. Aujourd’hui, on n’a qu’un but en avantage numérique et en plus on a donné un but en avantage numérique. On a été de chanceux de gagner un match comme ça. Demain, il faut revenir sur nos bases. S’assurer que notre force soit une force et non une faiblesse. Mais on est revenu de l’arrière, on a montré beaucoup de caractère pour réussir de l’emporter. C’est une des belles choses du match. Pas grand monde nous voit passer mais pour l’instant on est dans la course et on espère l’être jusqu’à la fin. »

Eric Chouinard (capitaine de Grenoble) : « C’était un match de play-offs. Ça a été up/down toute la soirée mais en troisième période, on avait le contrôle du match, c’était 3-1. Si on joue à notre manière, on devrait gagner le match mais on les a laissés revenir dans le match et ça nous a coûté. Le tournant du match, c’est en troisième période, on les a laissés revenir dans le match et après on courait après le score. C’est le style de match où on s’étudie d’un côté comme de l’autre, c’était défensif d’un côté puis défensif de l’autre. Mais à la maison à 3-1, on devrait être capable de fermer le match mais on n’a pas été en mesure de le faire. Il faut arriver prêt en troisième période, pas sur les talons mais sur les orteils. »

 

Grenoble – Amiens 4-5 après tirs au but (0-1, 3-0, 1-3, 0-0, 0-1).

Mardi 28 février 2017 à la patinoire Pôle Sud de Grenoble. 2400 spectateurs.
Arbitrage de Savice Fabre et Damien Bliek assistés de Matthieu Barbez et Gwilherm Margry
Pénalités : Grenoble 28′ (4’, 4’, 8’+10’, 2’), Amiens 24’ (8’, 2’+10’, 4’, 0’)
Tirs : Grenoble 44 (14, 12, 10, 8), Amiens 35 (7, 7, 14, 7)

Évolution du score :
0-1 à 06’58 » : Champagne assisté de Béron et Jass
1-1 à 27’51 » : Kuralt assisté d’Abramov et Bisaillon
2-1 à 30’12 » : Baylacq assisté de Tartari et Trabichet (inf. num.)
3-1 à 33’44 » : Goličič assisté de Chouinard et Hardy (sup. num.)
3-2 à 44’42 » : Crowder assisté de Champagne et Béron
3-3 à 50’01 » : Champagne assisté de Narbonne et Riendeau (sup. num.)
3-4 à 53’31 » : West assisté de Thomas
4-4 à 56’56 » : Chouinard assisté de Bisaillon et Goličič (double sup. num.)

Tirs au but : Grenoble : Chouinard (manqué), Rodman (réussi), Bisaillon (manqué), Chouinard (réussi), Chouinard (manqué), Goličič (manqué) ; Amiens : Crowder (manqué), Champagne (réussi), Riendeau (manqué), Champagne (réussi), Champagne (manqué), Brisebois (réussi).
 

Grenoble

Attaquants :
Eric Chouinard (C) – Boštjan Goličič (2’) – David Rodman (2’)
Norbert Abramov – Sébastien Gauthier (2’) – Anže Kuralt
Julien Baylacq – Christophe Tartari (A) – Quentin Scolari [puis Rhett Bly à 20’00 »]
Sébastien Rohat – Alexandre Texier – Mathias Arnaud

Défenseurs :
Kyle Hardy (2’) – Sébastien Bisaillon
Teddy Trabichet (A) (2’) – Stéphane Gervais
Nicolas Favarin (4’+10’) – Aziz Baazzi (2’)
Quentin Scolari (2’) [à 20’00 »]

Gardien :
Lukáš Horák

Remplaçants : Antoine Bonvalot (G), Antoine Torres. Absent : Camilo Miettinen (blessé)

Amiens

Attaquants :
Grégory Béron (A) – Joël Champagne (C) – Tim Crowder
Yanick Riendeau (2’) – Armands Berzins – Loïc Coulaud
Rémi Thomas – Joey West – Maxime Legault (A) (10’)
Fabien Kazarine (4’) – Quentin Fauchon – Yannick Offret

Défenseurs :
Maris Jass (2’) – Jonathan Narbonne (2’)
Mathieu Brisebois – Fabien Bourgeois
Romain Bault (2’) – Tomas Nechala
Nicolas Leclerc (2’)

Gardien :
Mitch O’Keefe

Remplaçants : Corentin Cunsolo (G), Rudy Matima. Absents : Eric Johansson, Thomas Suire, Axel Prissaint.

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