Grenoble qualifié pour les demi-finales !
Les Brûleurs de Loups avaient laissé leurs supporters avec quelques inquiétudes à l’issue des deux premiers matchs à Pôle Sud. Mais les hommes d’Edo Terglav ont superbement réagi en récupérant l’avantage de la glace lors de la troisième manche (6-1) avant de renverser la situation dans la quatrième manche (2-1). En avance 3-1 dans la série, ils sont désormais en position de force pour se qualifier. Encore leur faut-il terminer le travail à domicile afin de s’éviter un sixième match délicat à Amiens.

La meilleure occasion grenobloise est pour Rhett Bly qui part en échappée mais perd son duel contre O’Keefe. Finalement l’ouverture du score qui semblait inévitable arrive dans la crosse d’Alexandre Texier dont le tir croisé imparable ne laisse aucune chance à O’Keefe (1-0, 07’56 »). Dans la foulée, Gauthier n’est pas loin de doubler la mise mais son tir passe de peu à côté de la cage.

Petit coup de froid dans Pôle Sud, mais les Grenoblois ne semblent pas trop atteints : Kuralt se lance à l’assaut de la cage amiénoise tandis que Chouinard lance au-dessus. Un tir de Bault montre que les Gothiques sont toujours capables d’aller titiller Horak.
Mais c’est bien Grenoble qui domine ce premier tiers de manière assez stérile. Une dernière tentative de Goličič sur une déviation est repoussée par O’Keefe. Une petite bagarre entre Champagne et Bisaillon donne le ton pour la deuxième période.

Douche froide à Pôle Sud pour les Brûleurs de Loups déstabilisés par ce but inattendu. Et Champagne est tout près de profiter de l’hésitation locale pour inscrire un troisième but.
C’est finalement une pénalité de Bault qui va remettre les Grenoblois dans le bon sens. Un power-play parfaite exécuté puisqu’en moins de trente secondes, Goličič dévie victorieusement un lancer de Chouinard (2-2, 27’35 »).

Après dix premières minutes très intenses, le jeu s’équilibre dans la deuxième moitié du tiers. Les deux équipes sont soudain plus prudentes mais il faut une intervention décisive de Baazzi pour empêcher Riendeau d’aller au but. Texier régale les spectateurs d’un petit numéro avec deux tours de cage consécutifs (!), mais il ne trouve pas de partenaire en bonne situation de tir. Les deux équipes regagnent de nouveau le vestiaire sur un score de parité.

Coup sur coup, Kuralt remet ça avec deux gros tirs en bonne position, mais O’Keefe est héroïque. Il ne semble que pouvoir repousser l’échéance : frustrés par le portier amiénois sur les tirs directs à la cage, les Brûleurs de Loups vont cette fois combiner devant le slot : un joli une deux entre Hardy et Rodman permet de battre enfin O’Keefe (3-2, 48’04 »).

Les Gothiques n’ont pas encore abdiqué. Après un tir de Hardy repoussé par O’Keefe, la pression devient forte sur la cage grenobloise dans les dernières minutes. Horak répond présent et sur une contre-attaque à trois contre un, les Brûleurs de Loups auraient pu mettre fin au suspense mais Trabichet manque le cadre à la conclusion. Il faudra donc tenir jusqu’à bout, ce que feront les vainqueurs de la coupe de France malgré le temps mort de Mario Richer et la sortie du gardien amiénois dans la dernière minute du match.

Finalement, la défaite inaugurale a peut-être servi d’avertissement à une équipe grenobloise qui pouvait tomber dans le risque de l’excès de confiance après une saison régulière particulière aboutie. Mais elle a dû batailler ferme puisqu’à l’exception du troisième match, toutes les rencontres de cette série se sont jouées à un petit but. La faute à des Gothiques accrocheurs et méconnaissables par rapport à la saison régulière avec un effectif quasi au complet. De quoi donner quelques regrets aux Amiénois qui ont montré qu’il ne leur manquait pas grand-chose pour être au niveau d’un demi-finaliste. Des demi-finales que les Brûleurs de Loups retrouvent enfin après quatre années de disette pour autant d’échecs avant le dernier carré. Une mauvaise série qui a pris fin ce soir, signe que le renouveau du club grenoblois est en marche après la victoire en coupe de France.
(Photos Philippe Crouzet)
Commentaires d’après-match :

Joël Champagne (capitaine d’Amiens) : « Ça reste un match serré, je crois qu’on a joué un bon match encore une fois. On n’a pas été opportunistes, on a eu des chances, on n’a pas scoré le but au bon moment. On avait dit qu’il fallait être discipliné, ils n’ont eu que deux ou trois power-plays. Mais il ne leur en a fallu qu’un pour nous faire mal. La différence était qu’eux ont été opportunistes. On y a cru tout le long depuis le début de la série. On les avait battus pendant la saison, on savait qu’on avait nos chances. On disait que ça allait être une longue série, c’est ce qui est un peu décevant. On voulait jouer un match 6 à la maison. Ce qui nous a fait mal aussi, c’est le match 4 qu’on a perdu 2-1. Je crois que c’est un match qu’on méritait. Il faut quand même donner du crédit à Grenoble, c’est une très bonne équipe. C’est sûr que c’est dur d’arrêter sur cette défaite-là, mais c’est les play-offs. On a une jeune équipe mais on a vu que les jeunes ont très bien évolué tout au long de la saison. Je pense à Rudy Matima, qui a joué une très bonne série, qui jouait sur le deuxième trio et qui a encore scoré un but ce soir. C’est positif, c’est bien pour le futur des Gothiques d’Amiens. C’est ma troisième année, j’adore Amiens, j’adore les Gothiques, j’adore la ville, après il faut parler avec le président mais j’ai envie de revenir. »
Sébastien Rohat (attaquant de Grenoble) : « C’était important qu’on finisse ce soir pour ne pas trop gamberger dans la tête. On avait entièrement confiance dans les capacités de l’équipe pour terminer la série. Perdre le premier match nous a fait du bien, ça nous a permis de nous recentrer défensivement, de remettre les choses à plat sur notre jeu défensif et on a vu que plus la série avançait, meilleur était notre jeu défensif. Donc c’était un mal pour un bien cette première défaite même si elle était courte. On a concédé très peu de buts sur les derniers matchs. C’était loin d’être évident, c’était peut-être l’équipe qui nous a posé le plus de problèmes pendant la saison régulière, on s’attendait à des matchs serrés… On a su sortir notre épingle du jeu dans les moments-clés, c’est ce qui fait notre force depuis le début de saison, notre capacité à renverser les matchs, à faire des très gros troisièmes tiers. Content d’accéder aux demi-finales, ça fait longtemps que Grenoble attendait ça. On va profiter, mettre cette série de côté et dès vendredi préparer la prochaine série avec le plus grand sérieux. »
Grenoble – Amiens 3-2 (1-1, 1-1, 1-0)
Mercredi 8 mars 2017 à la patinoire Pôle Sud de Grenoble. 2500 spectateurs.
Arbitrage de Benjamin Gremion et Jimmy Bergamelli assistés de Thomas Caillot et Gwilherm Margry
Pénalités : Grenoble 2′ (2’, 0’, 0’), Amiens 6’ (2’, 2’, 2’)
Tirs : Grenoble 32 (11, 12, 9), Amiens 25 (9, 8, 8)
Évolution du score :
1-0 à 07’56 » : Texier assisté de Kuralt
1-1 à 09’19 » : Crowder assisté de Champagne et Béron
1-2 à 23’14 » : Matima assisté de Narbonne et Riendeau
2-2 à 27’35 » : Goličič assisté de Chouinard et Gauthier (sup. num.)
3-2 à 48’04 » : Hardy assisté de Rodman et Chouinard
Grenoble
Attaquants :
Eric Chouinard (C) – Boštjan Goličič – David Rodman
Sébastien Rohat – Alexandre Texier – Anže Kuralt
Norbert Abramov – Sébastien Gauthier – Mathias Arnaud
Julien Baylacq – Christophe Tartari (A) – Rhett Bly
Défenseurs :
Kyle Hardy – Sébastien Bisaillon (2’)
Teddy Trabichet (A) – Aziz Baazzi
Quentin Scolari – Stéphane Gervais
Gardien :
Lukáš Horák
Remplaçants : Antoine Bonvalot (G), Antoine Torres. Absents : Nicolas Favarin, Camilo Miettinen (blessés)
Amiens
Attaquants :
Grégory Béron (A) – Joël Champagne (C) (2’) – Tim Crowder
Yanick Riendeau – Rudy Matima – Armands Berzins
Rémi Thomas (2’) – Joey West – Maxime Legault (A)
Fabien Kazarine – Quentin Fauchon – Yannick Offret
Loïc Coulaud
Défenseurs :
Maris Jass – Jonathan Narbonne
Mathieu Brisebois – Fabien Bourgeois
Tomas Nechala – Romain Bault (2’)
Nicolas Leclerc
Gardien :
Mitch O’Keefe [sorti de 58’40 » à 60’00 »]
Remplaçants : Corentin Cunsolo (G). Absents : Eric Johansson (blessé), Thomas Suire, Axel Prissaint.









































