Brest – Caen (Division 1, 2e journée)

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Une bonne reprise

Privé de hockey depuis près de six mois, les supporters ont retrouvé en nombre les chemins du Rïnkla Stadium. 904 spectateurs, une belle affluence après un exercice précédent très mitigé dans ce domaine (il y avait moins monde pour la finale face à Mulhouse par exemple).

L’intégralité de la pré-saison des Albatros (six matchs pour cinq défaites) ayant été disputée à l’extérieur, la majorité du public découvre donc les recrues pour la première fois ce soir. Il faut donc un petit temps d’adaptation pour s’y retrouver au milieu de ces nouveaux noms et maillots. Idem pour les Drakkars de Caen avec des maillots parfois anonymes ou peu lisibles. Si en plus on y ajoute le partenariat avec Rouen susceptible de modifier la présence ou non de joueurs lors des matchs, la tâche s’annonce un peu plus difficile.

Victorieuses sur un score identique lors de la première journée (2-0), les deux équipes sont susceptibles d’offrir un scénario de match à vocation plutôt défensive. Les automatismes sont en tout cas déjà en place. Sur la première pénalité caennaise (5’05’’), une combinaison sans doute travaillée à l’entraînement par Brest fait mouche. Benjamin Lagarde, qui a complètement pris le dessus sur le défenseur censé le surveiller devant l’enclave, est à la réception du centre millimétré adressé par son capitaine Jonathan Avenel (1-0 à 5’53’’).

Les recrues nord-américaines brestoises affichent de beaux gabarits qu’il va falloir utiliser à bon escient dans un arbitrage bien différent de leurs terres d’origines. Adam Stuart effectue un énorme tampon sur un adversaire et passe par la case prison (7’37’’). En infériorité, les frères Avenel exploitent mal une contre-attaque qui aurait pu aboutir au but du break (8’30’’). Rageant pour eux car quinze petites secondes plus tard, les Drakkars concrétisent eux aussi leur premier powerplay du match. O’Connor dans l’enclave au niveau du second poteau glisse le palet sous Ruby (1-1 à 8’55).

Malgré cette égalisation, Brest est un ton au-dessus est prend peu à peu les choses en main. A la conclusion d’une belle remontée de palet, Benjamin Lagarde s’offre un doublé d’un tir croisé côté plaque (2-1 à 13’04’’). Le pressing breton s’intensifie et pousse les Normands à la faute.

Réduit à quatre pour surnombre (14’58’’), le box play caennais ne parvient pas à tenir les deux minutes. Bien que Ménard ait été proche de marquer en contre, ce sont bien les Albatros qui prennent le large. Les lignes de passes ne sont pas coupées ce qui permet à Jeffrey Jones d’ajuster Papillon d’un tir précis sous la barre (3-1 à 16’36’’).

Avec un taux de réussite en jeu de puissance à 100% et deux buts d’avance, ce premier tiers est une belle réussite pour les joueurs locaux. Il faut confirmer par la suite car les Caennais ne veulent évidemment pas en rester là. Les Drakkars se remettent à l’eau et sont plus entreprenants. Brest trouve plus difficilement les espaces pour se porter à l’attaque et adopte une attitude défensive et un peu plus physique avec quelques solides charges à l’appui. O’Connor (27’) puis Brannon (29’) sont tout proches de relancer les leurs mais Ruby s’interpose solidement. Le tiers médian se termine sur une marque inchangée.

Trente secondes après la reprise, le poteau de Ruby le sauve d’une fin de match plus stressante (40’30’’). Une pénalité visiteuse permet à Brest de retrouver ses esprits (41’18’’) sans pour autant augmenter l’écart. La faute souvent à un Quentin Papillon brillant notamment sur les échappées de Lagarde (43’50’’ et 55’15’’) ou face à Tayler Thompson (47’29’’). Le meilleur pointeur 2016-2017 de la SPHL a étalé tout au long de la soirée ses talents de manieur de palet hors-pair et n’est pas passé loin d’inscrire le but de la soirée après une série de dribbles.

Les Drakkars ne parviennent pas à revenir. Il faut dire que les Brestois sont vraiment rigoureux en zone neutre et pas avare dans le repli défensif. Quelques échauffourées apparaissent par-ci par-là, ce qui n’est pas une grande nouveauté dans un Brest-Caen. La sortie de Papillon (59’45’’) et le but en cage vide refusé car inscrit juste après le gong ne change pas une marque scellée à 3-1 dès le premier quart d’heure de jeu.

Brest enchaine donc avec un deuxième succès et réussit son entrée à domicile. Le bilan général est globalement positif avec un accent important sur le travail défensif assez inhabituel dans le style de jeu pratiqué habituellement par les Bretons. Caen ne s’est jamais remis d’un premier tiers loupé où les deux buts pris en infériorités numériques auront fait mal.

Les visiteurs se sont heurtés à un mur défensif bien en place ce soir. Le déficit de taille et de poids des Drakkars s’est aussi fait sentir sur le match. En effet, les charges les plus solides et spectaculaires du match sont à mettre à l’actif des Brestois. Attention à ces derniers d’ailleurs à ne pas trop jouer avec le feu car on sait que l’arbitrage français goûte parfois peu à ce type d’action.

 

Brest – Caen 3-1 (3-1, 0-0, 0-0)
Samedi 23 septembre 2017 à 18h40 au Rïnkla Stadium. 904 spectateurs.
Arbitrage de Julien Peyre assisté de Maxime Laboulais et Thomas Honore.
Pénalités : Brest 8′ (2’, 2’, 4’), Caen 8′ (4’, 0’, 4‘).
Tirs : Brest 33 (10, 13, 10), Caen 21 (8, 9, 4)

Évolution du score :
1-0 à 05’53’’ : Lagarde assisté de J.Avenel et Stuart (sup. num)
1-1 à 08’55’’ : O’Connor assisté de Menard et Kuhn (sup. num)
2-1 à 13’04’’ : Lagarde assisté de G. Avenel et J. Avenel
3-1 à 16’36’’ : Jones assisté de G. Avenel et Gréverend (sup. num)

Brest

Attaquants :
Bryan Kolodziejczyk – Erwan Pain – Tayler Thompson
Graham Avenel – Alexandre Lubin – Jonathan Avenel (C)
Jeffrey Jones – Adam Stuart – Benjamin Lagarde
Bastien Lardière

Défenseurs :
Clément Colombin – Kyle Shapiro
Gaëtan Cannizzo – Michal Dobron
Aurélien Gréverend (A) – Christian Weidauer

Gardien :
Jordan Ruby

Remplaçants : Quentin Dubos (G), Benoit Valier, Jérémy Cormier, Antonin Marcelle, Maxime Foulon. Absent : David Fritz-Dreyssé.

Caen

Attaquants :
Wehebe Darge – André Menard (C) – Alexander Ryabev
Kevin Undershute – Steven Kuhn – Scott Brannon
Fabien Colotti – Jeremy Delbaere – Vincent Nesa

Défenseurs :
Igor Zubov – Thibaut Colombin
Mackenzie Keirstead – Gabriel O’Connor (A)
Rémi Colotti – Camil Durand

Gardien :
Quentin Papillon (sorti à 59’45’’)

Remplaçants : Grégoire Blanc (G), Quentin Labanowicz, Théophile Miquelot, Alexandre Ferey, Thomas Dubourg. Absent : Alexandre Palis (ischio-jambiers).

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