Répartition des joueurs de Ligue Magnus 2017-2018 par lieu de naissance (2eme partie)

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Nous vous avons proposé hier la première partie d’analyse de la répartition des joueurs de Ligue Magnus 2017-2018 par lieu de naissance. Après l’échelle internationale et l’échelle régionale, nous continuons à zoomer pour évoquer la situation des départements et des villes françaises.

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RÉPARTITION DÉPARTEMENTALE

(Pour suivre ces données sur la carte, je vous invite à cliquer sur la dernière icône « calques », puis l’icône « œil », afin d’activer la visibilité du calque « 3- Données par départements » en plus du calque « 1- Lieux de naissance Ligue Magnus – données« .)
Légende :
– 0 joueur = pas de remplissage
– de 1 à 4 joueur(s) = couleur jaune
– de 5 à 9 joueurs = couleur rose
– de 10 à 19 joueurs = couleur orange
– 20 joueurs et plus = couleur rouge)

43 départements sont représentés cette saison, soit le même total que la saison passée, mais 5 départements ne sont pas communs : le Puy de Dôme, la Meurthe et Moselle, la Guyane, l’Indre et l’Indre et Loire ont pris la place des Deux Sèvres, de la Haute-Vienne, du Territoire de Belfort, de la Loire et des Pyrénées-Atlantiques.

Comme l’année dernière, l’Isère demeure le département le plus représenté avec 23 joueurs (12% des joueurs français) en même proportion que les derniers chiffres ( – 0.1 point de pourcentage). Mais si l’an dernier le département 38 était talonné de près par l’autre grand département formateur qu’est la Haute-Savoie, ce dernier voit son nombre de représentants chuter assez significativement en passant à 17 joueurs (8.8% des joueurs français, une baisse d’1.8 point de pourcentage). Comme nous l’évoquions dans l’analyse de la répartition régionale, l’absence en élite de l’entité Morzine peut être une cause directe de cette baisse, avec des joueurs qui ont suivi le club en D3 ou ont rejoint d’autres destinations en D1 ou D2. L’incidence sur le levier « juniors » n’est pas à minorer non plus.

La Somme ne constitue plus le troisième département du relevé, puisque la place est à présent occupée par les Hautes-Alpes, comptant 14 joueurs (7.2% des Français, une augmentation de 0.6 point de pourcentage). Si la variation est très sensible en cette légère amélioration pour les Alpins, elle est couplée à une baisse du nombre de joueurs originaires du département picard (12 joueurs, 6.2%, – 0.9 point de pourcentage), pouvant laisser penser que la filière empiriquement très locale des Gothiques fut peut être plus ouverte à l’extérieur cette saison.

En évoquant la filière locale, constatons que le département qui connaît la plus importante augmentation cette saison est le département du Bas-Rhin, avec ses 9 représentants soit 4.7% des joueurs nationaux (+ 2.2 points de pourcentage). La forte présence des jeunes joueurs sur le banc strasbourgeois, et la promotion du rival régional Mulhouse, ont largement contribué à cet accroissement : 7 de ces 9 joueurs portaient les couleurs de l’un des deux clubs alsaciens (en comptant Pierrick Hoehe, transfuge de Nice en cours de saison).

RÉPARTITION DES VILLES FRANÇAISES

(Ne nécessite pas d’autres données sur la carte que le calque « 1- Lieux de naissance Ligue Magnus – données« ).

Les 191 joueurs nés en France proviennent de 69 villes différentes. La ville la plus peuplée est évidemment la capitale Paris (6 représentants), la moins peuplée est celle de Saint-Pierre (Saint-Pierre-et-Miquelon) : 5 430 habitants mais 4 anciens résidents qui évoluent aujourd’hui en Ligue Magnus.
Le rapport entre infrastructures pour pratiquer le hockey sur glace et villes d’origine des joueurs n’est plus à prouver. Un chiffre vient renforcer le propos : sur les 69 villes référencées, 42 possèdent un club de hockey sur glace référencé, ne serait-ce qu’en loisirs ou école de hockey (61% des villes). Exception faite de Cayenne (ville de naissance du Bordelais Alexandre Bruyant) qui représente un cas particulier, la ville référencée la plus éloignée d’une patinoire permanente est Nogent le Rotrou (où est né Fabien Métais), distante de 74 kilomètres de la patinoire Cityglace du Mans.

Grenoble partageait la saison passée le statut de ville la plus représentée avec Amiens. Cette saison les Isérois se retrouvent seuls « en tête », avec 13 joueurs natifs. L’écart se creuse encore avec la répartition par aire urbaine, puisque 4 communes de l’agglomération grenobloise apparaissent dans la répartition (Grenoble, Saint Martin d’Hères, Echirolles et La Tronche).
Amiens se retrouve juste derrière avec 12 joueurs, et plutôt une bonne répartition puisque ces 12 acteurs se répartissent en 7 clubs de Magnus différents (Amiens, Angers, Gap, Lyon, Mulhouse, Nice et Rouen).
Première ville sans équipe de Magnus représentée, Briançon demeure une place forte en fournissant 10 joueurs dont 4 au voisin gapençais (Jérémy Aymard, Robin Colomban, Cédric Di Dio Balsamo et Dimitri Thillet).

Notons enfin que sans surprise, les 12 clubs pensionnaires de Ligue Magnus sont représentés avec au minimum un joueur natif de la ville, et à chaque fois au moins un joueur évoluant dans l’équipe locale.

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