Grenoble – Bordeaux (Ligue Magnus 2017/18, demi-finale, match 5)

Et de trois pour Bordeaux en prolongations !

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Vainqueurs lors de la troisième manche à Bordeaux (5-3), les Brûleurs de Loups ont raté le coche lors de la quatrième en s’inclinant en prolongation (3-2). Pourtant les hommes d’Edo Terglav avaient mené pendant quasiment tout le match. En prolongation, Grenoble a même bénéficié de deux supériorités numériques ! Et c’est sur l’une d’entre elles que Bordeaux a réussi à marquer pour égaliser à 2-2 dans la série. Un scénario qui laisse beaucoup de regrets car les Grenoblois avaient de réelles chances de revenir chez eux en menant 3-1 pour conclure à domicile. À l’inverse, les Boxers, mal en point, se sont complètement relancés et peuvent de nouveau y croire. Une victoire ce soir leur laisserait la possibilité de conclure dimanche à Meriadeck.

Cette série très intense commence à laisser des traces physiques : Edwards et Besch sont blessés et manquent à l’appel côté bordelais. À l’inverse, quelques joueurs font leur retour comme le bordelais Mathieu André ou le Grenoblois Boštjan Goličič qui effectue ses débuts dans la série.

Les deux équipes débutent prudemment, loin de l’intensité et de l’animosité entrevue lors du match 2. Les Boxers sont les plus dangereux. Ils donnent le tempo de la rencontre et accélèrent même avec deux lancers coup sur coup de Desrosiers et Labelle. Étonnamment attentistes, les Brûleurs de Loups semblent en dedans en ce début de match. Terrier s’avance vers la cage, lance, puis Julien Guillaume oblige Horak à un arrêt difficile en deux temps. Bis repetita avec Jaatinen dont le lancer est repoussé difficilement par Horak qui laisse un rebond dans l’axe. Puis c’est au tour de Desrosiers de porter le danger sur la cage grenobloise. La réaction des Brûleurs de Loups tarde à venir. C’est Hordelalay qui le premier tente une première incursion en zone offensive, le relais de Le Blond trouve en excellente position Ville qui manque son tir. Kara prend le relais avec un bon travail qui donne le ton d’une période meilleure pour Grenoble avec de bonnes séquences en zone offensive. Mais les Boxers sont à l’affût et un contre rapidement mené par Desrosiers aurait pu leur permettre d’ouvrir la marque.

Leclerc fait un petit festival de protection du palet en zone offensive pour finalement délivrer une belle passe pour Champagne qui n’arrive pas à redresser la course du palet. Gros coup de chaud sur la cage bordelaise pendant quelques secondes alors que Baazzi lance à la cage dans la foulée, mais Quemener parvient à repousser le danger. Une perte de palet de Goličič au profit de Jaatinen aurait bien pu avoir des conséquences plus importantes mais Grenoble s’en sort bien malgré de nombreuses approximations dans la transmission du palet. Les Boxers font un bon pressing pour gêner les sorties de zone grenobloises. Pourtant, sur une remontée de palet de Leclerc, décidément intenable, Kara récupère le palet sur le côté face à une cage grande ouverte mais son tir n’est pas cadré. Les Boxers continuent également de pousser avec Terrier qui s’ouvre le chemin de la cage, Horak repousse, Lessard est au rebond mais Horak s’impose de nouveau. À force de pousser, Bordeaux est récompensé : Tartari se fait contrer le long de la bande par Valier qui s’échappe et bat Horak d‘un tir croisé en lucarne (0-1, 19’23). Même s’il survient à un moment où on ne l’attendait pas vraiment, ce but vient concrétiser la domination bordelaise dans cette première période et sanctionner l’attentisme des Grenoblois lors des vingt premières minutes.

Après leur premier tiers poussif, les Brûleurs de Loups subissent encore en début de deuxième période : Valier insiste près de la cage de Horak, puis Desrosiers oblige le portier grenoblois à un gros arrêt. En guise de réaction, Grenoble lance une contre-attaque avec Goličič mais Giroux n’arrive pas à profiter du rebond. Le top scorer grenoblois va d’ailleurs être expulsé dans la foulée pour une charge contre la bande sur Labelle, sonné sur l’action. Grenoble, déjà en difficulté dans le jeu, se voit contraint de défendre pendant cinq minutes en infériorité numérique. Dès le début, Sauvé décale en bonne position Lessard qui ne cadre pas son tir. Une des rares occasions bordelaises au cours de ces cinq minutes car le boxplay grenoblois fait du bon travail. Au bout de quatre minutes, les Boxers finissent par s’installer et par pousser sur la cage avec Terrier et McEachen. Horak repousse toutes les occasions bordelaises mais craque finalement à trois secondes de la fin sur un rebond pris par Sauvé suite à un tir de Lessard (0-2, 26’23). Cruel pour Grenoble qui avait admirablement défendu pendant cinq minutes avant de lâcher dans les ultimes secondes.

Côté, avec un gros lancer sur Quemener, essaie de sonner la révolte. Les Brûleurs de Loups obtiennent une opportunité quand Rambelo retient Hordelalay derrière la cage bordelaise. Grenoble met tout de suite la pression sur la cage bordelaise avec un tir de Rodman non cadré, idem pour Dame-Malka quelques instants plus tard. Mais Valier fait un bon travail en infériorité numérique. Pas suffisamment pour empêcher les Brûleurs de Loups de s’installer de nouveau : après une bonne circulation de palet en zone offensive, Goličič centre pour Hardy qui jaillit au second poteau et loge le palet en lucarne (1-2, 29’45).

Ce but marqué en supériorité numérique relance complètement Grenoble. Ce surplus d’énergie se traduit par un déboulé de Baylacq qui se fait accrocher par Jaatinen. Deuxième supériorité consécutive pour Grenoble qui essaie de poursuivre sur sa lancée avec toujours Hardy à la manœuvre. Son lancer dans l’axe est dévié mais Quemener ne se laisse pas surprendre. La tension monte entre Dieudé-Fauvel et Goličič qui se chamaillent devant le slot. Bien installés, les Brûleurs de Loups n’arrivent pas à trouver la faille cette fois.

Bordeaux reste dangereux en contre mais Côté est vigilant avec un plongeon pour déposséder in extremis Sauvé du palet alors que celui-ci allait se présenter seul face à Horak. Mieux en jambes, les Brûleurs de Loups font le forcing pour égaliser avant la pause. Le capitaine Hardy montre l’exemple en remontant le palet et il prend une crosse haute de Sauvé dans la figure. En supériorité numérique, Grenoble a l’occasion de pousser Bordeaux dans ses retranchements. Sur un décalage de Hardy pour Rodman, l’attaquant slovène reprend sans contrôle et le palet passe au ras du poteau de Quemener. Insuffisant pour revenir au score, Bordeaux parvenant à préserver son avantage d’un but jusqu’à la pause.

Les Brûleurs de Loups ont un but à remonter au début de la troisième période. Hardy part à l’abordage, bientôt imité par Bisaillon dont le lancer dévié au passage ne surprend pas Quemener. Les Boxers ne sont pas en reste et tentent d’accroître leur avance avec une succession de tirs sur la cage gardée par Horak. Kramar, Janil et Paquin s’en donnent à cœur joie sur une bonne séquence bordelaise. Mais sur la contre-attaque, Janil neutralise irrégulièrement Rohat qui avait pris la défense bordelaise à revers. Cette supériorité numérique est une aubaine, mais elle n’est pas très bien gérée par Grenoble qui accuse le coup au retour à cinq contre cinq. Les Boxers en profitent pour porter le danger dans la zone grenobloise pendant que le chrono défile en leur faveur. Crispés, les Brûleurs de Loups donnent l’impression d’avoir du mal à se lâcher complètement dans cette rencontre. Rodman tente de relancer la machine grenobloise mais il ne parvient pas à cadrer son tir.

Plutôt approximatifs dans leurs contrôles et leurs transmissions de palet, les Isérois ne s’approchent de la cage bordelaise que par à-coups. En véritable feu follet, Guillaume Leclerc manque de très peu le cadre sur un tir croisé puis Vincent Kara l’imite quelques instants plus tard. Philippe Bozon demande un temps mort pour faire souffler ses joueurs et relâcher la pression grenobloise. Et au moment où la situation semblait figée, Rohat parvient à ressortir de derrière la cage avec le palet et surprend Quemener d’un tir du revers assez malin (2-2, 54’03).

Enfin libérés par cette égalisation, les Brûleurs de Loups se jettent à corps perdus dans cette fin de match avec l’espoir de marquer le but vainqueur. Leclerc fait encore un sacré numéro mais Quemener parvient à repousser son tir. Puis c’est Le Blond qui se heurte au portier bordelais sollicité de toutes parts. Du grand Quemener qui laisse son équipe dans le match. La fin de match est complètement folle : sur un 2 contre 1, Terrier et Lessard s’emmêlent les pinceaux alors que sur la contre-attaque, un lancer de Kara est contré par Quemener de nouveau. Rodman à son tour est tout près de marquer à deux reprises mais ne cadre pas ses tirs.

Place donc à la prolongation avec Bordeaux à la manœuvre. Les Boxers sont le plus souvent en contrôle du palet. Une pénalité n’est pas sifflée contre Tartari mais quelques instants plus tard Leclerc n’échappe pas à la sanction lorsqu’il accroche McEachen. Bordeaux peut donc évoluer en supériorité numérique à quatre contre trois. Une bien belle opportunité pour les Boxers qui ne la laissent pas passer : après un redoublement de passes avec McEachen, Desrosiers reprend sans contrôle et trompe le malheureux Horak qui voit le palet glisser entre ses jambes avant de franchir la ligne (2-3, 63’22).

Décidément les Brûleurs de Loups ne sont pas vernis avec les prolongations puisqu’ils concèdent leur troisième défaite dans cet exercice. S’ils pouvaient en vouloir à l’arbitre lors de la première lors du match 2, ils ne pouvaient s’en prendre qu’à eux-mêmes lors du match 4. Ce soir, la pénalité de Leclerc leur coûte le but, ce qui est un comble tant le jeune attaquant a débordé d’activité ce soir au point d’être le meilleur des siens. Mais surtout les Brûleurs de Loups peuvent regretter de ne pas être entrés dans le match plus tôt. Apathiques en début de rencontre, ils semblaient encore accuser le coup du dénouement cruel du match 4… Et la troisième pénalité majeure reçue dans ces play-offs (après celles de Legault et Arnaud en quart de finale, sans oublier la suspension de Dame-Malka) n’a rien arrangé. Elle a même permis à Bordeaux de prendre le large et forcé les Grenoblois à ramer pour revenir dans un copier-coller de ce que fût le match 2 ici même. Offensivement, les Brûleurs de Loups ont toujours autant de mal à finir leurs actions avec des leaders toujours aussi discrets même si Rodman et Goličič contribuent au premier but. Dans les cages, Horák continue d’encaisser des buts évitables à l’image du premier et du troisième ce soir. Il n’arrive pas encore à redevenir le mur infranchissable qu’il fut certains soirs en saison régulière. Une somme de petits détails qui fait que les Brûleurs de Loups se retrouvent ce soir au pied du mur, risquant l’élimination lors du match 6 dimanche à Bordeaux.

Côté bordelais, on peut se satisfaire d’avoir pu encore tenir la dragée haute à Grenoble. Comme lors du match 2, les Boxers ont été quasiment en tête tout le match avant de se faire rejoindre sur le fil. Mais ils ont trouvé les ressources nécessaires en prolongation pour l’emporter grâce à une belle combativité et une efficacité en supériorité numérique retrouvée (deux buts ce soir dont celui vainqueur en prolongation). Bien aidé par l’indiscipline grenobloise (pénalité majeure de Giroux, faute en prolongation de Leclerc), les Boxers ont su contenir leurs adversaires pendant toute la deuxième partie du match. Offensivement, on retiendra la très bonne sortie de Sauvé, le meilleur attaquant bordelais sur cette série, mais aussi l’activité dans les deux sens de la patinoire de Valier. Les absences de Besch et Edwards ont été compensées par Rambelo et André, signe que les Boxers ont de la profondeur de banc même s’ils perdent Labelle sur blessure ce soir. On retiendra également la grosse performance de Ronan Quemener devant la cage même s’il perd de vue le palet sur l’égalisation de Rohat. Désormais en tête 3 victoires à 2 dans la série, Bordeaux a les cartes en main pour finir dimanche à domicile.

(Photos Philippe Crouzet)

Commentaires d’après-match :

Edo Terglav (entraîneur de Grenoble) : « Avec tout ce qu’on a déjà vécu cette année, chaque chose nous a rendu plus fort. Le chemin pour être champion, ce n’est jamais facile, c’est juste un autre obstacle qu’on a en face… C’est un groupe extraordinaire qui fait des choses pas possibles. Aujourd’hui, pendant quarante minutes, on ne voyait qu’une équipe sur la glace, on a fait un bon retour, il manquait juste un peu d’exécution pour marquer un but de plus. On va être prêt dimanche, si je suis là aujourd’hui c’est que ce n’est pas fini. J’étais déçu de ce premier tiers, Il manquait de l’énergie, il y avait un peu trop de peur de bien faire, c’est juste une question de se lâcher et de jouer, on l’a fait après. Pour avoir du succès à Bordeaux, il faudra être bon soixante minutes. Jusqu’à présent, on a joué onze matchs en série, on n’en a perdu qu’un en temps réglementaire, le premier contre Mulhouse. C’est dur mais on n’abandonne pas. L’overtime à trois contre trois, il y a beaucoup d’espaces, beaucoup de choses qui arrivent et aujourd’hui le palet tourne plus pour eux que pour nous. Depuis le début, on a des absents, des blessés, il n’y a pas un match qui finit pareil. On est habitué à faire ça cette année les joueurs ont bien réagi, tout le monde s’est bien adapté à sa ligne, il n’y a pas de question à se poser, il faut juste tout donner sur la glace et c’est ce qu’ils ont fait. »

Matthieu Le Blond (attaquant de Grenoble) : « C’est frustrant forcément, les prolongations c’est un petit peu du hasard, ça ne tourne pas en notre faveur mais il ne faut pas lâcher, il faut jouer comme on a joué le deuxième et le troisième tiers. Il faut continuer et tout donner, on est prêt à aller jouer ce match là-bas et on va voir ce qui va se passer. On ne pouvait pas se satisfaire de ce premier tiers où on a été un peu en dedans. On voulait montrer du caractère, on l’a montré, ça n’a pas suffi, il faut jouer soixante minutes. On le sait depuis le début, chaque fois qu’on a des petits égarements, on le paye. Mais chaque fois qu’on a été en difficulté, on a toujours rebondi, à nous de montrer ce qu’on vaut. On ne lâche pas, on ne va pas abandonner au vu de ce qui se passe, il n’y a aucune raison. On est dans une mauvaise passe, les choses tournent en leur faveur, c’est comme ça, il faut l’accepter et c’est en l’acceptant qu’on peut renverser la série. »

Philippe Bozon (entraîneur de Bordeaux) : « C’est un groupe qui essaie de se sacrifier sur tous les pucks, qui se bat chaque minute, chaque seconde sur la glace. Je pense qu’on a fait une très bonne entame, une très bonne première période. Si on est devant au premier tiers, c’est mérité. Et dès que la pénalité majeure de Grenoble a été finie, le momentum du match a changé, ils ont eu deux power-plays de suite qui leur ont redonné du rythme et de la vie en marquant ce but, là ça a commencé à tourner, c’est devenu plus difficile pour nous, au troisième tiers on a subi mais on a fait preuve de beaucoup de caractère pour tenir, ce n’est pas facile, l’effectif aussi s’est réduit chez nous mais tout le monde met sa pierre à l’édifice. Très fier de l’effort, de l’abnégation de tous les gars, du caractère des joueurs. À Bordeaux on doit tuer deux infériorités numériques en prolongation, c’est quand même assez exceptionnel, avec un gros esprit de sacrifice de tout le groupe, ce soir même chose. La troisième période était difficile mais on a su se créer des chances à trois contre trois, on a su profiter enfin de notre supériorité numérique qui nous fait un peu défaut depuis le début de la série mais qui nous sort un gros but en prolongations. On est concentré sur le prochain match, on va récupérer les énergies, on voit que c’est un rythme élevé, soutenu pendant 60 minutes, même si Grenoble a eu un peu de mal à rentrer dans le match ce soir. Il faut de la fraîcheur phyisque… Dimanche, ce sera une autre histoire. »

Ronan Quemener (gardien de Bordeaux) : « Ce n’est pas un duel de gardiens, c’est un duel d’équipes, on a deux équipes qui se sacrifient beaucoup devant leur gardien. Sur le match 1 et le match 3, Grenoble nous a vraiment dominés, et sur le match 2 et le match 4, on a montré beaucoup de caractère pour revenir. Aujourd’hui on a souffert mais on a montré beaucoup de caractère comme lors de la série contre Gap. Si on pouvait gagner en temps règlementaire, on le ferait, mais on prend ce qu’on peut. Grenoble ne nous facilite pas la tâche mais on se bat comme on peut et on est allé trois fois en prolongation, ça a tourné trois fois en notre faveur, tant mieux pour nous. Ça se joue vraiment à des petites choses, j’espère que ça va continuer comme ça… C’est sûr qu’on préfère jouer à domicile avec nos supporters qui nous poussent mais Grenoble est venu chez nous nous battre, on est venu chez eux les battre, on sait que dans une série tout est possible, il faut rester concentré. On a fait un très gros boulot ce soir, mais une série c’est quatre victoires, il en reste encore une, rien n’est fait ! L’équipe adverse n’a pas envie d’aller en vacances donc il faudra encore une fois faire notre maximum et se battre comme des beaux diables pour aller chercher cette quatrième victoire. »

 

Grenoble – Bordeaux 2-3 après prolongation (0-1, 1-1, 1-0, 0-1)
Vendredi 16 mars 2018 à 20h la patinoire Pôle Sud de Grenoble. 3200 spectateurs.
Arbitrage de Laurent Garbay et Alexandre Hauchart assistés de Joris Barcelo et Gwilherm Margry
Pénalités : Grenoble 33′ (0’, 6’+25’, 0’, 2’), Bordeaux 14’ (0’, 12’, 2’, 0’)
Tirs : Grenoble 39 (6, 15, 18, 0), Bordeaux 28 (13, 8, 5, 2)

Évolution du score :
0-1 à 19’23 : Valier assisté de Sauvé
0-2 à 26’23 : Sauvé assisté de Terrier et Lessard (sup. num.)
1-2 à 29’45 : Hardy assisté de Rodman et Goličič (sup. num.)
2-2 à 54’03 : Rohat assisté de Leclerc et Kara
2-3 à 63’22 : Desrosiers assisté de McEachen et Jaatinen (sup. num.)

Grenoble

Attaquants :
Alexandre Giroux (5’+20’) [puis Ville après 26’26 »] – Boštjan Goličič (2’) – David Rodman
Guillaume Leclerc (2’) – Joël Champagne (A) – Vincent Kara
Pierre-Charles Hordelalay – Matthieu Le Blond – Maxime Legault
Matthias Arnaud – Sébastien Rohat – Julien Baylacq
Gabin Ville (4’)

Défenseurs :
Kyle Hardy (C) – Sébastien Bisaillon
Christophe Tartari (A) – Olivier Dame-Malka
Jean-Philippe Côté – Aziz Baazzi
Joona Kunnas

Gardien :
Lukáš Horák

Remplaçant : Antoine Bonvalot (G). Absent : Teddy Trabichet (commotion).

Bordeaux

Attaquants :
Julien Desrosiers – Felix Petit – Olivier Labelle (A)
Antti Jaatinen (2’) – Maxime Sauvé (2’) – Peter Valier
Jonathan Lessard (2’) – Matthias Terrier – Mathieu André
Lionel Tarantino – François Paquin – Julien Guillaume
Vincent Cadren

Défenseurs :
Benjamin Dieudé-Fauvel (4’) – Jonathan Janil (2’)
Patrick McEachen – Dominik Kramar
Aina Rambelo (2’) – Maxime Moisand (C)

Gardien :
Ronan Quemener

Remplaçant : Clément Fouquerel (G). Absents : Spencer Edwards, Nicolas Besch, Adam Hughesman (blessés)

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