Dunkerque – Annecy (Division 1, relégation, match 2)

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La lanterne rouge de Division 1 est en ballottage favorable. Vaincus le jeudi précédent à Courchevel dans un match qui aurait pu leur assurer le maintien et les vacances, les Corsaires ont dû s’arrêter du côté d’Annecy sur la longue route du retour, où les Chevaliers du Lac, menés à deux reprises, ont trouvé les ressources pour l’emporter d’une tête dans le dernier tiers. Et se retrouver à une victoire du maintien, synonyme pour Dunkerque de Division 2 en guise de dernière année à Michel-Raffoux.

Le vent est dans le dos des Chevaliers, avides de faire souffler un froid encore plus piquant que les températures rencontrées dans la région septentrionale depuis plusieurs heures. Mais c’est bien le chaud assez caractéristique de l’antre des Corsaires qui les attend, avec un public chauffé à blanc et déployant un « tifo » à l’entrée des joueurs, pour mieux illustrer la volonté d’union sacrée autour des couleurs locales manifestée par l’association de supporters du Plexicrew.

Contraints de laisser Jiri Jelen, buteur au premier match, sur le bord du glaçon du fait de problèmes dorsaux, les Hauts-Savoyards se retrouvent à quatre dès la première minute, Cyril Papa ayant fait trébucher Direr à la ligne rouge. Seul Clément Thomas parvient à cadrer, et les rouge et blanc prennent un temps le contrôle des opérations ; un repli salutaire empêche Victor Vitton-Mea, à l’interception d’une relance aérienne de Pavlicek, de lancer, puis une action de Delplanque, en repiquant vers la cage, oblige Chimienti à intervenir, le rebond n’étant pas converti par D’Orazio.

Dans la continuité, Zeliska lance Garrido dans l’espace et parvient à reprendre en force le travail de son équipier, pour une intervention en deux temps de Tomljenovic. Le jeune Gothique est ensuite appelé à prendre la place de son capitaine Clément Thomas, contraint de quitter le jeu après avoir heurté la balustrade à la lutte avec son ancien équipier Maxim Belov. Encore plus létale, la passe de Young trouve idéalement son compère Francis Ballet, parti éviter le dernier défenseur et un gardien tout heureux de voir la rondelle stoppée à même la ligne, au moment où son assaillant lève les bras (10’05). Et que dire de la cage ouverte manquée par Vit Budínský sur le rebond d’un lancer de Ballet ? Le doute ne semble pas faire partie du vocabulaire du buteur tchèque, qui profite d’une opportunité dans la minute suivante pour ouvrir la marque d’un lancer précis à mi-distance (1-0 à 11’24).

De la ligne bleue, par Millerioux et Francovic, les visiteurs emploient un Chimienti tranquille, avant de concéder une deuxième pénalité. Victor Vitton-Mea, pressé par Mikušovic, expédie le caoutchouc hors des limites. On retrouve la solide paire Young – Ballet, la passe en retrait du premier étant reprise de volée par le second en force depuis l’entrée de la zone (2-0 à 13’06). Encore échaudés par un coup de semonce de Lukáš Zeliska, les Annéciens auraient pu regagner le vestiaire sur une marque de 1-2, l’Espagnol Carbonell voyant son palet écarté de justesse par une défense pressée par Karel Richter. Deux positions de hors-jeu consécutives ont le don d’énerver Cyril Papa et les Chevaliers. Leur portier Tomljenovic apprécie peu un oubli arbitral sur un lancer de la neutre alors qu’un Nordiste n’avait pas encore quitté la zone offensive.

Le déroulement du deuxième tiers-temps n’est pas pour calmer le Croate, qui sort de ses gonds sur une accélération à droite d’Adam Young, ponctuée d’un lancer sous la barre (3-0 à 28’03). D’autant que son vis-à-vis demeure solide sur les quelques coups de boutoir des visiteurs. Eric Aurard, vainqueur de la course au palet face à Gaborcik, expédie un tir en pivotant, avant de voir le gardien québécois sortir le palet d’un réflexe en se relevant suite à un essai dévié d’Arnaud. En supériorité car Pavlicek repousse violemment Aurard de l’enclave, Annecy se fait contrer par Adam Young, échappé sur la gauche pour mieux servir Budínský face à la cage ouverte (4-0 à 33’15). Maxim Belov ne peut surprendre Chimienti dans un angle fermé et Alexandre Delplanque expédie au-dessus du but un rebond concédé par le portier au sol. Les affaires haut-savoyardes se compliquent. D’autant plus que Cyril Papa, expédié dans la balustrade par Budínský, ne reprendra pas le jeu (37’19).

Le dernier tiers-temps s’annonce dès lors anecdotique, entre deux formations soucieuses de préserver leurs forces pour un affrontement du lendemain semblant inéluctable. Et pourtant… Entre deux séries d’explications, une percée de Borna Silovic se termine dans la mitaine de Chimienti. Un cinglage de Zeliska permet aux Chevaliers du Lac de faire tourner la rondelle dans la zone, et même de scorer à quelques secondes du retour à cinq, Aurard convertissant un rebond de Hromas (4-1 à 48’12). L’égalité numérique ne tarde pas car, outre Karel Hromas puni pour méconduite, un Geffroy-Lemoine trop engagé face à Delplanque oblige le HGD à évoluer de nouveau à quatre. Le tir de Vitton-Mea est opportunément dévié par Eric Aurard (4-2 à 50’57). La sérénité laisse la place à un début d’inquiétude imperceptible jusque-là. Antoine Richer demande son temps-mort pour remobiliser des troupes secourues par Francis Ballet, dont le positionnement empêche Maxime D’Orazio de reprendre le palet aux abords de la cage.

Au pressing derrière le but sur une paire Silovic – Francovic plusieurs fois en difficulté au cours de la soirée, Vit Budínský provoque une perte de palet malencontreuse. À l’interception entre les deux cercles, Mikušovic fait preuve de sang froid pour feinter Mate Tomljenovic et permettre au Tchèque de signer le triplé (5-2 à 53’49). Auteur d’autant de doublés dans les deux victoires obtenues face au même adversaire au cours de la première phase (7-3 et 5-3), Vit Budínský signe même un quadruplé dans la cage désertée par le gardien croate (6-2 à 58’29).

La victoire est logique pour des Maritimes portés par une entame sérieuse et pleine d’opportunisme. Nerveux et indisciplinés, les Chevaliers du Lac n’auront pas trouvé la solution face à une défense plutôt appliquée autour d’un Adam Young omniprésent. Cette soirée aura été marquée par d’incessantes palabres et se termine par une explication Ballet-Aurard. De façon positive, retenons plutôt le fair-play affiché par Alexandre Delplanque à l’encontre du public local !

 

Dunkerque – Annecy 6-2 (2-0, 2-0, 2-2)
Samedi 17 mars 2018 à 19h30 à la patinoire Michel Raffoux. 480 spectateurs.
Arbitrage de Frédéric Le Berre assisté de Sueva Torribio et Joffrey Yssembourg.
Pénalités : Dunkerque 20′ (0’, 6′, 14′), Annecy 57′ (4′, 2’+10′, 6’+5’+10’+20′).
Tirs : Dunkerque 31 (15, 9, 7), Annecy 37 (12, 11, 14).

Évolution du score :
1-0 à 11’24 : Budínský assisté de Young et Ballet
2-0 à 13’06 : Thomas assisté de Young et Budínský (sup. num.)
3-0 à 28’03 : Young
4-0 à 33’15 : Budínský assisté de Young (inf. num.)
4-1 à 48’12 : Aurard assisté de Hromas et Vitton Mea (sup. num.)
4-2 à 50’57 : Aurard assisté de Vitton Mea et Arnaud (sup. num.)
5-2 à 53’49 : Budínský assisté de Mikušovic et Pavlicek
6-2 à 58’29 : Budínský assisté de Young et Chimienti (inf. num., cage vide)

Dunkerque

Attaquants :
Clément Thomas (C) [puis Garrido à 07’30] – Marek Mikušovic (A) – Vit Budínský
Clément Garrido [puis Poirier à 07’30] – Matej Direr – Lukáš Zeliska
Matej Blinka – Geoffrey Parisot – Nicolas Siegfriedt

Défenseurs :
Adam Young – Francis Ballet (A)
Martin Pavlicek – David Gaborcik
Jonathan Lafrance (A) – Martin Poirier ou Alexis Geffroy-Lemoine

Gardien :
Lino Chimienti

Remplaçants : Pierrick Boudot (G), Victor Vanwormhoudt, Jordan De Lat, Nathan Thomm. Absents : Brendan Martial, Antoine et Rémi Houque (blessés)

Annecy

Attaquants :
Karel Hromas – Alejandro Carbonell – Karel Richter
Benjamin Arnaud (C) – Cyril Papa – Éric Aurard
Alexandre Delplanque – Fabrice Leglaive – Maxime D’Orazio
Bertrand Fribault

Défenseurs :
Borna Silovic (A) – Pavol Francovic
Victor Vitton-Mea – Martin Millerioux
Maxim Belov – Thomas Lecoanet (A)

Gardien :
Mate Tomljenovic [sorti de 55’51 à 57’21 et de 56’16 à 58’29]

Remplaçants : Benjamin Accarier (G), Valbert Contat. Absents : Jiri Jelen (dos), Frédéric Puthod.

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