La saison 2018-19 pointe déjà le bout de son nez et c’est donc l’heure de se pencher sur les effectifs qui entameront le calendrier début octobre. Quelles équipes peuvent prétendre aux séries ? Quelles sont les forces et faiblesses de chacune ? Troisième volet : la division Métropolitaine où l’on trouve les trois dernières coupes…
Carolina Hurricanes – par Thibaud Chatel
Nouvelle année, nouveau règne chez les Hurricanes, nouveau propriétaire et nouvel entraîneur, mais déjà l’impression que Carolina n’a plus le droit à l’erreur. Le passage de Bill Peters derrière le banc a vu un hockey dominateur mais stérile, entaché des pires performances imaginables dans les cages. Peters ne compte toujours aucune qualification en playoffs dans sa carrière… Le voici parti à Calgary.
Qui sait ce que réserve un Rob Brind’Amour aux allures plus terre-à-terre ? Mais le talent est sans précédent dans la franchise malgré le départ de Jeff Skinner. Aux solides Jordan Staal, Teuvo Teräväinen, Sebastian Aho, au nouveau capitaine Justin Williams et à Victor Rask s’ajoute du talent offensif pur avec Andrei Svechnikov, numéro 2 de la dernière draft, Valentin Zykov et Martin Necas. Jonathan Ferland vient ajouter une touche de rudesse autour de la cage qui manquait également.
La brigade défensive est renforcée d’un des arrières les plus sous-estimés de la ligue en Dougie Hamilton, une des meilleures dynamos offensives à la bleue. Et c’est sans compter la bonne pioche Calvin de Haan, l’agent libre le plus convoité cet été à cette position. Avec Brett Pesce, Jacob Slavin, Justin Faulk, cette ligne bleue fait saliver. Un surplus (Haydn Fleury et Trevor van Riemsdyk sont encore derrière) qui laisse à penser qu’un Faulk pourrait changer d’air en retour d’un attaquant.
Enfin, dans les cages, Scott Darling ne peut faire que mieux cette saison et Petr Mrazek sera à surveiller avec une vraie défense devant lui pour une fois…
Les + : L’arrivée de joueurs d’élite, un coaching plus simple?
Les – : Incertitude dans les cages, un coaching plus simple? (sic)
Prono : Playoffs (enfin)
Columbus Blue Jackets – par Thibaud Chatel
Columbus tout en haut ? Ou tout en bas ? Tout en bas, j’exagère, mais aucune autre équipe dans la ligue n’a autant de capacités de réussir comme de décevoir. Et tout dépend du bon vouloir de deux hommes : Artemi Panarin et Sergei Bobrovsky.
La troupe coachée par John Tortorella se pose sur le papier comme un candidat sérieux dans la Métropolitaine. La paire Zach Werenski – Seth Jones fait partie de l’élite de la ligue malgré sa jeunesse. Marcus Nutivaara et David Savard ne font pas saliver mais forment une bonne deuxième paire. Jack Johnson est parti (bonne nouvelle) et Ryan Murray pourrait se trouver soulagé dans un rôle de profondeur.
Devant, Panarin est la superstar la moins médiatisée de NHL. Si Columbus contrôlait près de 57% des tirs tentés en sa présence l’an passé, chiffre astronomique, cela tombait en bas de 50% sans lui… Seuls Connor McDavid et Nikita Kucherov ont eu plus de contributions offensives (tirs + shot assists) que lui l’an passé à 5 contre 5. À ses côtés, Pierre-Luc Dubois a explosé et Cam Atkinson s’accrochait au porte-bagages (56% des tirs avec Panarin, 46% sans lui…).
Et le problème est là. Les Nick Foligno, Alex Wennberg, Oliver Bjorkstrand, Boone Jenner et compagnie ont tous un potentiel mais aucun ne possède un facteur wow prompt à supporter l’équipe si Panarin venait à s’absenter. Car la situation contractuelle du Russe risque de peser lourd sur la saison, lui qui s’est déclaré désintéressé à signer à long terme dans l’Ohio. Columbus s’est dit prêt à vivre avec le risque de le perdre pour rien en juillet 2019 afin de se donner toutes les chances cette saison. Mais si le club est entre deux eaux en janvier… Comment ne pas l’échanger?
Et le deuxième effet kiss-cool est que la situation est la même pour le second pilier de la franchise, le gardien Sergei Bobrovsky. Le meilleur gardien de la ligue ces deux dernières saisons peut élever à lui tout seul le club au plus haut rang, mais aussi le couler, comme en 2015-16. Et s’il a la tête ailleurs ? Les échecs répétés du gardien en playoffs viennent encore compliquer la donne.
Évidemment, ces deux joueurs pourraient aussi tout donner afin de faire sauter la banque (ailleurs). Ou se laisser porter en attendant un échange. John Tortorella vient d’être prolongé, mais après quatre saisons, il atteint la zone rouge de l’espérance de vie des coachs en NHL, d’autant que Columbus n’a toujours pas franchi le mur du premier tour de playoffs après dix-huit ans d’existence. Son discours pourrait-il toujours passer dans une situation d’adversité ? Cela fait beaucoup de doutes.
Les + : Deux des tous meilleurs joueurs de la ligue. Et Werenski-Jones.
Les – : Les situations contractuelles. Le manque de talent élite en profondeur.
Prono : Pas de playoffs
New Jersey Devils – par Nicolas Leborgne
Ray Shero a un plan, et il ne compte pas en dévier. En dépit d’un espace conséquent dans sa masse salariale, le manager général n’a finalement procédé à aucun mouvement cet été. Les nombreuses rumeurs autour de stars de la ligue n’étaient pas fondées. Prudent, Shero s’appuiera sur l’éclosion des jeunes talents, qui avaient permis à l’équipe de surprendre l’an dernier. Les Devils n’avaient alors pas quitté le top-8 de toute la saison.
La clé reste bien sûr Taylor Hall, auréolé de son titre de MVP de la saison. L’ex-Oiler a pris une autre dimension, mais pourra-t-il encore porter l’équipe sur son dos ? Il aura besoin d’aide, qu’il s’agisse de celle des vétérans Kyle Palmieri et Marcus Johansson ou des « deuxième année » Nico Hischier et Jesper Bratt. Le premier a assumé un rôle de centre numéro 1, le second celui d’ailier de top-6, même s’il s’est éteint au fil des mois. Il ne faudra pas subir le fréquent coup de bambou de deuxième saison. La troisième ligne des Texans (Stefan Noesen, Blake Coleman et le vétéran Travis Zajac) a trouvé une belle alchimie en fin de saison et donne un peu de profondeur.
Reste à voir si Pavel Zacha franchira un cap, lui qui se présente avec la meilleure forme de sa carrière au camp d’entraînement. Miles Wood a pour sa part manqué le début du camp avant de signer quatre ans. On semble vouloir donner sa chance à une nouvelle cuvée de rookies, tels Joey Anderson, champion NCAA, l’ancien premier choix Michael McLeod, ou encore Brett Seney et John Quenneville. La relève arrive.
La fragilité reste celle de la défense, qui a perdu John Moore à Boston sans le remplacer. Andy Greene affiche son âge et le leadership revient plutôt à Sami Vatanen. Damon Severson doit franchir un palier, et Will Butcher assumera plus de responsabilités. La surprise pourrait venir de Yegor Yakovlev, plus de 300 matchs de KHL au compteur, ou de Ty Smith, 18 ans, premier choix de la dernière draft, impressionnant aux camps estivaux.
Mais les efforts de tous ces joueurs pourraient être réduits à néant si le gardien Cory Schneider décline encore, après deux saisons difficiles. L’opération de l’épaule subie à l’intersaison l’aidera-t-elle à rebondir ? Keith Kinkaid attend dans son ombre…
Les + : une attaque variée et extrêmement rapide, le MVP de la ligue
Les – : une défense banale et peu dense, un gardien en plein doute
Prono : 40% de chance de playoffs. Dans une division relevée, les Devils n’affichent aucune certitude, juste du potentiel. Leur style de jeu, rapide et casse-pieds, leur laisse ceci dit encore une chance de jouer les trouble-fête.
New York Rangers – par Pierre Gouguet
Depuis février dernier, les Blueshirts sont officiellement en reconstruction. Jusque là toujours en quête d’une nouvelle finale de coupe après celle de 2014, les Rangers ont entamé la refonte d’une équipe que le manager général Jeff Gorton n’a estimé plus capable d’atteindre ces objectifs.
Après plusieurs transferts pour récupérer des espoirs et autres jeunes agents libres, Gorton dispose maintenant d’une banque d’espoirs bien plus développée qu’il y a 2 ans. Il lui reste à déterminer qui sera assez bon pour acquérir un rôle important dans la future équipe.
Changeant également son staff après l’éviction logique d’Alain Vigneault dont le discours ne passait plus, les New-Yorkais ont engagé David Quinn, longtemps coach de Boston University, et technicien émérite lorsqu’il s’agit de développer de jeunes prospects.
Avec un effectif en pleine mue, Gorton dispose donc encore quelques cordes à son arc pour engranger de nouveaux espoirs. Il lui faudra pour cela régler les cas de Kevin Hayes, Mats Zuccarello, Chris Kreider, Ryan Spooner, ou Vladislav Namestnikov à qui il reste un ou deux ans de contrat, et qui pourraient servir de monnaie d’échange. Kevin Shattenkirk, longtemps blessé, servira de patron des lignes arrières, et encadrera la jeune garde, avec notamment l’émergent Brady Skjei.
En attendant, Henrik Lundqvist est toujours là, fidèle parmi les fidèles, souhaitant terminer sa carrière sous les bannières du Madison Square Garden. Nous allons pouvoir observer avec intérêt les évolutions des Filip Chytil, Lias Andersson, Ville Meskanen, Libor Hajetk, Brett Howden, Michael Lindqvist, Ty Ronning, Tim Gettinger, Neal Pionk en attendant l’été prochain et une nouvelle vague avec les K’Andre Miller, Igor Shestyorkin, Yegor Rykov, Vitali Kravstov ou Nils Lundkvist. Si personne ne connaît vraiment le niveau de ces espoirs, la saison qui va commencer nous renseignera rapidement sur leur valeur réelle.
Les + : Les jeunes à observer, Henrik Lundqvist pourrait rebondir dans un système défensif moins permissif
Les – : Manque de vrai leader, une défense somme toute moyenne, une attaque de “2e lignes”.
Prono : Pas de playoffs
New York Islanders – par Pierre Gouguet
À l’instar des voisins du MSG, les New-Yorkais des Islanders sont eux aussi en train de repartir de zéro. Exit Garth Snow et Doug Weight, occasionnant l’arrivée de l’expérimenté Lou Lamoriello, ex NJ Devils et Toronto, qui a pris dans ses bagages le coach champion en titre, Barry Trotz.
Malgré ces airs de stabilité et le projet de nouvelle arena, ce staff n’a pas pu empêcher son leader offensif depuis 2009, John Tavares, de signer aux Leafs, choix dicté par son envie de revenir dans sa région natale. Du coup, sans leur capitaine et meilleur joueur, les Isles auraient pu ourdir une sinistrose, mais il n’en est rien. Les noms des remèdes ? Mathew Barzal, Oliver Wahlstrom, Noah Dobson, Jordan Eberle, Anders Lee, Brock Nelson, Josh Bailey…
Oui, les Islanders misent sur la jeunesse, mais celle-ci finira sans doute par détonner. Méconnu en début de saison, Barzal était quelque peu inattendu sous le trophée Calder du rookie de l’année avec ses 22 buts et 85 points, une saison de feu. On attend donc aussi bien de sa part, en prenant même en compte le traditionnel mur du deuxième année. Sa ligne avec Eberle et Beauvillier est performante avec son Corsi à 53%.
Si l’attaque a de quoi motiver les suiveurs des Islanders, la défense est en revanche moins excitante. Nick Leddy ou Ryan Pullock peuvent certes apporter de l’autre côté de la glace, mais c’est un petit peu plus difficile derrière, et cela manque cruellement d’un ou deux leaders. Peu de chance donc de les voir révolutionner une défense qui a squatté l’ultime place de la ligue.
Dans les buts, Jaroslav Halak est parti à Boston, remplacé numériquement par le Suédois Robin Lehner, qui semble être en mesure de vaincre ses démons et autres problèmes personnels. Sans contraintes physiques, et une hygiène de vie normale, l’ex-portier des Sabres a un joli potentiel. Encore faut-il s’en donner les moyens. Il sera secondé par Thomas Greiss.
En reconstruction, on ne demandera pas forcément d’excellents résultats tout de suite aux hommes de Trotz, excepté le développement des jeunes, et la future intégration de Wahlstrom et Dobson, draftés en 2018, en attendant la prochaine belle fournée de rookies en 2019.
Les + : Un top-6 très talentueux qui doit confirmer
Les – : Dernière défense de la ligue, avec peu de chances de beaucoup s’améliorer
Prono : Pas de playoffs
Philadelphia Flyers – par Thibaud Chatel
La saison de la confirmation pour Philadelphie ? Cela peut sembler bizarre quand vos leaders sont déjà des vétérans bien enracinés dans le paysage de la ligue. Mais la vérité est que Claude Giroux et Jakub Voracek ne sont plus les locomotives du club mais uniquement des pièces du puzzle. Et il n’existe pas de meilleur signe que cela.
La vague d’espoirs que les Flyers ont accumulée ces dernières années est proche du rivage. Dans un sens, Sean Couturier a enfin révélé sa vraie nature l’an passé dans un rôle offensif. Avec Giroux et le jeune Travis Konecny sur ses ailes, le trio pouvait légitimement prétendre être aux portes du top-10 de la ligue. Derrière, Nolan Patrick, numéro 2 de la draft 2017, est monté en puissance et n’aura pas de problème à assumer le rôle de second centre, avec des compagnons de choix en Voracek et l’arrivant James van Riemsdyk, l’une des gâchettes les plus prolifiques du circuit.
Cela se corse un peu avec le fond d’alignement. Wayne Simmonds semble un peu en bout de course. Il y a encore de la jeunesse avec Oscar Lindblom, Jordan Weal et Scott Laughton mais les vétérans Jori Lehterä, Michael Raffl ou Dale Weise sont de vraies enclumes pourtant très appréciées du coach Dave Hakstol… au point de nuire parfois au roulement de l’équipe.
En défense aussi, la jeunesse a pris les rênes. Ivan Provorov et Shayne Gostisbehere s’approchent déjà des toutes meilleures paires de la ligue, alors que le management a enfin accepté de les réunir. Le problème pourrait venir du manque de soutien derrière eux. La paire Travis Sanheim – Radko Gudas peut être très efficace défensivement (seulement) mais Andrew MacDonald et Robert Hagg sont faits dans un même moule, malgré la différence d’âge. Un moule prompt à prendre l’eau de tous les côtés.
Et pour arrêter les fuites, la question, comme toujours avec Philadelphie, sera de savoir si les gardiens tiendront la route. Brian Elliott et Michal Neuvirth ont bien joué à 5 contre 5 l’an passé mais coulaient à pic en infériorité numérique, un fardeau qu’il faut attribuer au collectif. Est-ce qu’un meilleur coaching à ce niveau, et dans l’ensemble, pourrait solidifier le poste ? Assurément. En attendant le grand espoir Carter Hart.
Les + : Un top-6 offensif et une première paire d’élite.
Les – : La profondeur, les envies conservatrices de Dave Hakstol
Prono : Playoffs
Pittsburgh Penguins – par Pierre Gouguet
Le champion n’est plus champion. Doubles tenants du titre en 2018, les Penguins ont laissé leur couronne à leur meilleur souffre-douleur, les Capitals. En se faisant même sortir au deuxième tour par le futur vainqueur, les hommes de Mike Sullivan ont soldé trois saisons de succès cliniques et presque démoniaques.
Du coup, qu’en est-il maintenant de ces Penguins ? Pour mettre des buts, ils ne devraient pas trop souffrir. Les deux premières lignes sont toujours les mêmes, complémentaires, efficaces, se connaissant bien, et ayant gagné ensemble. Jake Guentzel, Sidney Crosby, Patric Hörnqvist, Carl Hagelin, Evgeni Malkin, Phil Kessel. Pas besoin de poursuivre, tout est dit.
Derrière, des joueurs de complément comme Derick Brassard, l’ancien Matt Cullen, le quasi novice Daniel Sprong, Riley Sheahan, continueront le travail, comme ils l’ont fait jusque là. Seule la perte de Connor Sheary (Buffalo) peut entamer la profondeur de l’effectif, mais Zach Aston-Reese est “programmé” pour le remplacer.
C’est moins rassurant en défense malgré Kris Letang. Cela accuse un peu le coup pour les Olli Määttä, Justin Schultz ou Brian Dumoulin. Si le seul critère de sélection pour les playoffs était la défense, les Penguins ne se seraient pas qualifiés l’an dernier, avec seulement le 9e total de buts encaissés de la conférence. De plus, le gardien Matt Murray, pas toujours en santé, est le baromètre du secteur. S’il joue au niveau qui fut le sien dans les finales de coupe remportées, les Penguins seront très difficiles à battre. Dans le cas contraire, leur secteur défensif est à la peine.
Ce qui sauve cette équipe est son redoutable jeu de puissance. Avec 26,2% de conversion, le meilleur taux de la ligue, la machine est huilée, et tout le monde connaît son rôle. C’est travaillé, méticuleux, complémentaire, et récompensé. Un must du genre.
En gros, Pittsburgh a toujours de quoi rester au tout premier plan. L’effectif n’a pas radicalement bougé, ils auront toujours quelques espoirs à intégrer dans la rotation pour suppléer en cas de besoin, et reprendre le flambeau plus tard. Mais ils devront surveiller leur porosité sous peine de perdre de leur superbe.
Les + : Leurs stars toujours présentes, et toujours aussi efficaces, leur jeu de puissance
Les – : La santé de Murray, leur défense déclinante
Prono : Playoffs
Washington Capitals – par Nicolas Leborgne
Principal mouvement de l’intersaison pour le vainqueur 2018 de la coupe Stanley : lever le coude ! On aura rarement vu une célébration aussi délirante, mais elle était à la mesure de l’attente longue durée d’Alexander Ovechkin. Le capitaine russe a célébré comme il se doit ce premier sacre – ainsi que la naissance de son enfant – tout au long de l’été, profitant de la coupe du monde de football à domicile pour en remettre une couche. Les joueurs ont tant fêté l’événement que le Temple de la renommée, gardien du trophée, a durci les règles pour l’an prochain afin de ne pas trop utiliser la coupe comme réceptacle d’alcool collectif…
Dans ces conditions, difficile de savoir quel sera l’état physique et psychologique de ces joyeux drilles. Le staff, lui, a fait le boulot, en s’efforçant de conserver l’intégralité de l’effectif. On ne compte donc que deux départs : le quatrième centre Jay Beagle (Canucks) et le gardien remplaçant, Philipp Grubauer (Colorado). Celui-ci avait été accompagné par Brooks Orpik, dont le salaire pesait, mais l’Avalanche a racheté son contrat, ce qui lui a permis de revenir aux Capitals à prix modique. Ce tour de passe-passe offre donc aux champions une défense de leur titre en intégralité.
On compte un excellent gardien, Braden Holtby, une défense variée, menée par l’offensif John Carlson, Matt Niskanen et Dmitri Orlov. Devant Ovechkin compte sur les mêmes compagnons de jeu : son passeur fétiche Nicklas Bäckström, son compatriote Evgeny Kuznetsov, le précieux TJ Oshie et la jeune garde menée par André Burakosvky, Jakub Vrana et le rugueux Tom Wilson. Une seule arrivée réelle, celle de Sergei Shumakov, 26 ans, qui débarque de KHL après avoir été “recruté” par Kuznetsov. Lars Eller et Brett Connolly constituent des joueurs de soutien intéressants.
Les Capitals ont remporté le trophée du président 2016 et 2017, la coupe Stanley 2018 : dans une division Métropolitaine en mutation, il serait surprenant qu’ils ne soient pas dans la course pour défendre leur titre. S’ils ont assez décuvé…
Les + : l’euphorie du champion, la barrière psychologique détruite, un effectif expérimenté
Les – : une défense moyenne, une préparation raccourcie
Prono : Playoffs